Exportations : plateforme digitale, bureaux régionaux, assurance et guichet unique au cœur du dispositif

Dévoilé le 28 mai dernier, le contenu de la feuille de route du commerce extérieur réalisée avec le concours des opérateurs (ASMEX, CGEM et fédérations), après une tournée dans les 12 régions du Royaume, vise à renforcer le chiffre d’affaires à l’export et à générer de nouveaux emplois d’ici 2027. Sollicité par Médias24, le secrétaire d’État Omar Hejira revient sur les moyens qui seront mis en œuvre pour atteindre ces objectifs.

Médias24 : Quelles sont les grandes nouveautés de la feuille de route du commerce extérieur ?

Omar Hejira : La feuille de route du commerce extérieur 2025-2027 se distingue d’abord par ses ambitions en visant la réalisation d’un chiffre d’affaires à l’export additionnel de l’ordre de 84 milliards de DH à l’horizon 2027, ce qui permettra de générer 76.000 emplois directs, et la transformation de 400 entreprises actuellement non exportatrices en entreprises exportatrices.

Six grandes nouveautés pour accompagner les exportateurs 

Elle se distingue également par son approche et l’envergure de ses programmes d’intervention agissant sur plusieurs leviers, à travers principalement :

  1. L’accompagnement de 600 entreprises avec un programme de soutien à la carte à travers la mise en place d’une plateforme électronique « One Shop Store Export » centralisant l’accès aux outils de soutien à l’export.
  2. Le renforcement de l’ancrage territorial à travers le lancement de bureaux régionaux du commerce extérieur qui contribueront à mobiliser les entreprises dans les régions comptant très peu d’exportateurs.
  3. Le déploiement d’un dispositif d’assurance complémentaire à l’export visant à sécuriser les risques de défaut de paiement qu’encourent les exportateurs sur certains marchés, ce qui permettra de diversifier nos débouchés à l’export.
  4. La programmation, en partenariat avec les institutions de promotion et les associations professionnelles, des missions de prospection et des campagnes de promotion dans les marchés ciblés.
  5. Le renforcement de la diplomatie économique.
  6. La facilitation des procédures du commerce extérieur et la poursuite de leur dématérialisation dans le cadre d’un guichet électronique unifié.

– Que va apporter l’assurance à l’export pour les opérateurs ?

– Je tiens à préciser, tout d’abord, que l’assurance à l’export existe déjà et est opérée par des compagnies privées qui assurent le risque de défaut de paiement encouru par l’exportateur. Or les compagnies d’assurance privées assurent peu, ou pas, des transactions réalisées avec certains clients présentant des risques élevés.

Une assurance complémentaire pour couvrir les risques commerciaux dans des pays à fort potentiel

Le dispositif, que nous mettons en place en partenariat avec la Société centrale de réassurance (SCR), consiste par conséquent à fournir une assurance complémentaire permettant une couverture de risques plus élargie s’étendant à des pays qui sont actuellement peu ou non couverts par l’assurance à l’export existante.

L’objectif est de couvrir les risques politiques et commerciaux dans des marchés à fort potentiel, mais faiblement couverts par les assureurs privés.

Pour cela, nous allons déployer le dispositif dans une phase pilote, la couverture d’une quinzaine de pays africains présentant un fort potentiel avant de l’élargir aux marchés du Moyen-Orient et d’Asie. Ce qui va permettre, in fine, de diversifier nos exportations sur ces marchés.

– C’est la raison pour laquelle l’État a injecté 100 millions de dirhams dans la Société centrale de réassurance ?

– L’enveloppe de 100 millions de dirhams est une subvention d’équilibre mise à la disposition de la SCR qui sera chargée de réassurer les assureurs privés sur les transactions à risque dans le cadre de l’export. En effet, sans cette subvention, les assureurs et la SCR ne vont pas couvrir ces exportations.

Cela fonctionnera de la manière suivante : l’exportateur s’assure auprès des compagnies d’assurances qui opèrent dans l’assurance-crédit à l’export, et ces dernières se réassurent auprès de la SCR, qui elle-même se réassure auprès d’autres compagnies internationales de réassurance.

100 MDH injectés par l’État dans la SCR pour couvrir les risques d’impayés

En cas de défaut de paiement de l’exportateur avec une défaillance partielle ou totale des assureurs dans les trois niveaux, l’exportateur sera remboursé à partir de ce fonds de 100 millions de DH. En d’autres termes, c’est l’État qui prend le risque en dernier ressort.

– Comment cette somme permettra-t-elle de générer 7,5 MMDH d’exportation ?

– Selon les calculs actualisés et en tenant compte du niveau de risque politique et commercial pour les pays non couverts actuellement, chaque dirham investi permettra de couvrir jusqu’à 75 DH de chiffre d’affaires à l’export.

Ainsi, les 100 MDH mobilisés devraient permettre de garantir jusqu’à 7,5 MMDH d’opérations d’exportation, tout en assurant un équilibre entre les emplois et les ressources.

– Pourquoi ne pas avoir créé l’équivalent marocain de la Coface française ?

– Parce que la Coface opère déjà au Maroc à travers sa filiale marocaine et que nous avons deux autres compagnies qui opèrent dans l’assurance-crédit à l’export, à savoir la SMAEX et Allianz Trade.

Partant de ce constat, notre but n’était pas de créer un nouvel acteur, mais plutôt de renforcer les capacités existantes des compagnies privées d’assurance.

Au final, le modèle, tel que je l’ai décrit, s’inscrit dans une logique de complémentarité avec l’offre d’assurance à l’export en place, sans créer de redondances institutionnelles.

Lancement d’une plateforme numérique et de bureaux régionaux pour accompagner les opérateurs

– Quels services et plus-value va apporter la nouvelle plateforme « One Shop Store » ?

– La plateforme « One Shop Store Export » permettra principalement :

Cette plateforme, qui constitue une vraie nouveauté, répondra donc à une forte attente des opérateurs en matière de lisibilité et d’efficacité dans la gestion de l’appui public octroyé aux entreprises.

Quel sera le rôle des bureaux régionaux qui seront lancés dans quelques jours ?

– Ces bureaux seront notre interface de proximité dans les régions et constitueront des relais pour le déploiement de la feuille de route à l’échelle territoriale.

Dans ce cadre, ils auront pour tâche :

Plusieurs marchés continentaux sous-exploités en ligne de mire 

Quid des 22 pays identifiés ayant un potentiel inexploité d’exportation et des 200 produits ciblés ?

– Le choix de ces 22 pays, qui sont issus des continents africain, américain et asiatique, a été dicté par la croissance de leur demande en matière d’import de produits en ligne avec notre offre exportable.

En ce qui concerne les produits à fort potentiel, il y a lieu de citer :

– Sur quoi repose votre calcul du potentiel d’exportation africain chiffré à 12 MMDH, et celui global de 120 MMDH ?

– Tout simplement sur la somme des couples produits/marchés qui ont été identifiés.

Ce calcul génère un potentiel de 120 MMDH pour l’ensemble de la planète et de 12 MMDH pour l’Afrique, tous deux mis en exergue lors de la préparation de la feuille de route du commerce extérieur.

Pour des raisons de confidentialité stratégique, je ne peux pas développer et vous en dire plus, mais les exportateurs disposeront de fiches détaillées des couples produits/marchés pour leur usage interne.

– Selon votre département, 92% des exportations sont concentrées dans six secteurs d’activité. Quels sont-ils et quels autres secteurs doivent faire l’objet d’efforts ?

– Effectivement, notre offre exportable est actuellement concentrée sur les six secteurs suivants :

Cela dit, nous sommes certains que notre offre à l’export sera bientôt élargie et diversifiée grâce aux investissements et aux projets qui sont en train de se développer, comme les batteries et composants de batteries pour véhicules électriques, l’hydrogène vert, les produits miniers de haute valeur…

Un guichet unique pour centraliser les démarches administratives naguère éparpillées

– Comment va fonctionner le guichet unique à l’export ?

– Il s’agit d’un projet de grande envergure qui permettra de réaliser une avancée majeure dans la facilitation des procédures de commerce extérieur.

En effet, en instaurant un guichet unique national des procédures du commerce extérieur, nous allons rompre avec la démarche de facilitation à travers la simple digitalisation, car nous allons offrir aux opérateurs une plateforme centralisée et interconnectée couvrant l’ensemble des formalités, à l’import comme à l’export.

C’est un véritable basculement de l’ancien système fragmenté vers un écosystème unifié, intelligent, fluide et harmonisé, aligné avec les meilleures pratiques internationales.

De cette manière, l’exportateur ou l’importateur pourra effectuer toutes ses démarches à partir d’une interface unique, mettant fin à la redondance documentaire, aux doubles saisies et à l’accès à plusieurs plateformes pour effectuer l’intégralité des formalités exigées.

Aujourd’hui, un exportateur doit interagir avec plusieurs plateformes, déposer plusieurs fois les mêmes documents, suivre plusieurs circuits mais, demain, avec ce guichet unique, tout sera centralisé.

L’exportateur accèdera à une interface unique en ligne à partir de laquelle il pourra initier l’ensemble de ses formalités d’export, que ce soit une autorisation, une déclaration, l’obtention d’un certificat sanitaire, etc.

Cette réforme, qui repose sur l’orchestration intelligente des démarches, va se traduire par une réduction de 30% des délais moyens de traitement et une diminution des coûts administratifs et procéduraux des transactions commerciales.

En outre, elle entraînera une amélioration du classement du Maroc dans les indicateurs internationaux de performance logistique. À ce titre, il convient de souligner que le rapport « Business Ready » de la Banque mondiale recommande la mise en place d’un portail unique national dédié aux procédures du commerce extérieur.

En d’autres termes, cette réforme structurante permettra au Maroc de gagner des points importants dans son classement dans les prochaines éditions de ce rapport, et d’améliorer sa position parmi les économies les plus attractives et compétitives de la région.

Automobile. « Les exportations de voitures ont chuté de 22% sur les quatre premiers mois de 2025 » (Ryad Mezzour)

S’exprimant devant les parlementaires à la Chambre des conseillers, le mardi 3 juin, le ministre de l’Industrie et du commerce a dressé un constat sans détour.

En réponse à une question sur la baisse des exportations automobiles, Ryad Mezzour a indiqué que ces exportations ont reculé de 22% sur les quatre premiers mois de 2025, en glissement annuel.

« Les exportations automobiles sur les quatre premiers mois enregistrent une baisse de 7%, tandis que celles des voitures accusent, à elles seules, un recul de 22%« , précise-t-il.

Le ministre a néanmoins tenu à relativiser la portée de cette baisse. « Ce repli s’explique par plusieurs facteurs, essentiellement conjoncturels ».

Dans son intervention, Mezzour pointe d’abord du doigt la situation du marché européen, qui reste la principale destination des voitures made in Morocco. Selon lui, l’essoufflement de la demande en Europe, et notamment en France, constitue la raison centrale de cette baisse.

« L’essentiel dans cette dynamique, c’est le ralentissement du marché européen, qui demeure la principale destination de nos exportations. Ce marché montre des signes de perte de dynamisme : à titre d’exemple, le marché français a enregistré une contraction de plus de 25% des ventes de voitures sur la même période », explique le ministre.

Diversification des débouchés : un nouveau cap pour la politique commerciale de l’automobile

Face à cette dépendance structurelle à l’Europe, le ministère de l’Industrie et du commerce entend revoir sa stratégie en profondeur.

« En collaboration avec Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, nous œuvrons à une nouvelle conception de notre politique commerciale, avec pour objectif de diversifier nos débouchés », indique-t-il.

L’objectif est clair : réduire la vulnérabilité géographique des exportations automobiles marocaines en s’ouvrant à de nouveaux marchés.

« Nous travaillons également en étroite coordination avec les investisseurs et les producteurs installés au Maroc, afin d’élargir notre portefeuille de marchés et de consolider notre offre exportable », précise Ryad Mezzour.L’ambition est de porter le nombre des marchés d’exportation de 70 actuellement à 95, voire 100.Le Maroc, qui exporte actuellement vers plusieurs pays, ambitionne d’élargir considérablement cette base. Selon Mezzour, 25 à 30 nouveaux marchés pourraient être conquis à court et moyen terme. Cette stratégie vise à atténuer l’exposition du pays aux chocs exogènes touchant des zones spécifiques.

« À ce jour, les voitures produites au Maroc sont exportées vers 68 à 70 pays. Notre ambition est d’ajouter 25 à 30 nouveaux marchés à cette liste, dans le but de réduire notre exposition aux risques liés à la concentration géographique ».

Malgré les tensions conjoncturelles, le ministre se veut optimiste pour l’avenir. « Nous avons pleine confiance dans le potentiel du secteur automobile. D’ailleurs, avec la localisation de la production de batteries, nous estimons qu’il est possible de doubler nos exportations automobiles au cours des cinq prochaines années », conclut-il.

Feuille de route du commerce extérieur : le Maroc table sur 160 MMDH d’exportations supplémentaires d’ici 2027

« Fruit d’une concertation avec 1.000 participants lors de nos tournées dans les 12 régions, la feuille de route basée sur 524 propositions permettra de développer nos exportations et de réduire notre déficit commercial », nous a déclaré le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, en ajoutant que l’horizon 2027 s’explique par l’échéance de fin du mandat électoral des régions.

 « Un potentiel d’exportation de 120 MMDH dans 22 pays identifiés »

Avant de revenir sur les priorités et les objectifs du plan d’action devant le chef du gouvernement et plusieurs ministres, Omar Hejira a affirmé qu’il s’imposait pour mieux exploiter l’important potentiel qui a été identifié.

Fort d’un réseau de 12 accords de libre-échange représentant un marché potentiel de 2,3 milliards de consommateurs, le Maroc a, selon lui, une marge de manœuvre importante sachant que 82% de ses exportations sont concentrées dans cent pays et que 92% d’entre elles émanent de six secteurs d’activité seulement.

Afin de réduire le déficit commercial, le secrétaire d’État a ajouté que le plan d’action a identifié 22 pays prioritaires et 200 produits à fort potentiel représentant un potentiel d’exportation de 12 MMDH vers l’Afrique et de 120 MMDH vers l’ensemble de la planète.

« 80 MMDH supplémentaires en 2026, puis en 2027 »

« L’objectif est d’élargir notre base exportatrice, avec 400 nouvelles sociétés d’export par an qui généreront 80 MMDH et 76.000 nouveaux emplois », a expliqué Omar Hejira en laissant entendre que 800 nouvelles entreprises et 152.000 emplois seront créés d’ici 2027 pour 160 MMDH d’exportations supplémentaires.

Reposant sur plusieurs nouveautés facilitant le processus d’exportation, le programme va mettre à la disposition des candidats à l’export une plateforme intitulée « One shop store export » contenant les potentialités d’exportation et des études de marché, ainsi qu’une assurance-export pour couvrir les risques de non-paiement des exportateurs.

Lancement de 27 missions de prospection pour élargir le spectre

En outre, 27 missions de prospection à l’étranger seront lancées en 2025 pour renforcer la présence des opérateurs sur les marchés traditionnels et pour explorer les opportunités existantes sur les nouveaux marchés.

Le contenu du plan d’action comprendra aussi des mesures de renforcement des exportations des produits de l’artisanat et la création d’offices régionaux d’appui au commerce extérieur dans l’ensemble des régions du Royaume.

« Un plan qui va améliorer le taux de couverture des importations »

Sollicité à son tour, le président de la CGEM a affirmé que ce plan allait totalement transformer le visage du secteur de l’exportation grâce à un accompagnement public qui était réclamé depuis longtemps par les opérateurs.

« Grâce aux nouveautés introduites par cette feuille de route, notamment au niveau de l’assurance et de la classification des marchés qui faciliteront la tâche aux exportateurs, nous allons faire un bond significatif en termes de chiffre d’affaires à l’export », a conclu Chakib Alj, pour qui sa mise en œuvre permettra, d’ici 2027, d’améliorer le taux de couverture des importations et de générer de nombreuses nouvelles opportunités d’emploi.

Feuille de route du commerce extérieur 2025–2027 : Aziz Akhannouch fait le point avec les départements concernés

Lors de cette réunion, selon un communiqué des services du chef du gouvernement, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a présenté la feuille de route du commerce extérieur 2025-2027, articulée autour de trois objectifs stratégiques : la création de quelque 76.000 postes d’emploi nouveaux, l’élargissement de la base des exportations à travers la création chaque année de 400 nouvelles sociétés d’export, et la réalisation de 84 milliards de dirhams supplémentaires dans le secteur de l’export.

Le chef du gouvernement a souligné au cours de cette réunion que le gouvernement a œuvré, en application des hautes directives royales, à renforcer le commerce extérieur et à promouvoir les exportations nationales, en tant que levier de la croissance et du développement, mettant l’accent sur l’importance d’apporter un accompagnement et des encouragements aux petites et moyennes entreprises marocaines désireuses d’investir le domaine de l’export.

La feuille de route du commerce extérieur pour la période 2025-2027 comprend six chantiers de réforme, dont l’accélération de la digitalisation du commerce extérieur, la création de bureaux régionaux pour accompagner cette digitalisation et la promotion des exportations des secteurs de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire.

Commerce Maroc-Égypte. Cinq décisions prises pour un « partenariat gagnant-gagnant »

À l’issue d’une réunion tenue à Rabat le 27 février, les deux pays ont annoncé plusieurs mesures pour dépasser les obstacles aux échanges commerciaux, annonce un communiqué conjoint.

Cette réunion avait pour objectif de discuter l’état des échanges dans le cadre d’une phase de réévaluation des relations commerciales entre les deux pays, dans un contexte de restrictions égyptiennes ayant perturbé le commerce bilatéral où le Maroc a réagi par réciprocité.

Dans ce sens, les parties ont convenu de plusieurs mesures :

Au-delà des échanges de biens, les discussions ont également porté sur la nécessité de développer des projets d’investissement conjoints, notamment dans le secteur industriel.

L’accent a également été mis sur la nécessité de renforcer les relations commerciales entre les deux nations, en s’appuyant sur les opportunités prometteuses d’échanges et d’investissements qu’offrent les deux pays, ainsi que sur le cadre juridique préférentiel diversifié qui les lie.

Dans ce contexte, le secrétaire d’État marocain au Commerce extérieur, Omar Hjira, a déclaré : « Au cours de cette visite, nous avons mené une série de discussions fructueuses, abordant les chiffres actuels et les perspectives d’avenir des relations commerciales entre nos deux pays. Nous avons notamment mis l’accent sur la nécessité de réduire le déficit de la balance commerciale que nous constatons aujourd’hui ».

« Les discussions ont révélé une volonté forte de la part de nos homologues égyptiens, qui ont insisté sur l’importance d’organiser une visite des exportateurs marocains en Égypte dans les semaines à venir. Cette initiative vise à renforcer les échanges commerciaux et à promouvoir les exportations marocaines, notamment dans le secteur automobile, en vue d’un partenariat économique mutuellement bénéfique », a ajouté le responsable gouvernemental.

De son côté, le ministre égyptien de l’Investissement et du commerce extérieur, Hassan El Khatib, a souligné que sa visite au Maroc témoigne de l’excellence des relations bilatérales et de la solidité des liens économiques, sociaux et culturels qui unissent les deux pays.

Il a insisté sur la convergence des visions entre le Maroc et l’Égypte dans la plupart des instances internationales et a affirmé l’attachement des dirigeants et du peuple égyptien à leurs relations avec le Maroc. Le ministre a ajouté que cette rencontre avait pour objectif de rapprocher les points de vue et de réorganiser les sujets liés au commerce bilatéral afin de faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays.

Après le remaniement, des ministres nous racontent leur intégration au gouvernement

La plupart des ministres nommés pour la première fois, entreprennent leur mission avec un mélange de trac et de bonheur; sauf s’ils avaient déjà à leur actif une carrière dans la haute administration.

Que peut-on faire ? Que peut-on dire ? Quelles sont les formules consacrées, les formulations à utiliser et les autres à éviter ?

Un ancien ministre, qui n’est plus aux affaires, nous a raconté comment il avait constamment sur lui des fiches, données, notes, concernant son département. Au cas où il recevrait un appel lui demandant des explications sur un sujet donné. Ce coup de fil est arrivé -et à plusieurs reprises, mais les anti-sèches n’ont jamais été utiles, car les questions portaient sur des sujets auxquels il ne s’attendait pas.

Il arrive aussi qu’un ministre ne passe pas ce test du téléphone et ne montre pas une maîtrise suffisante de ses dossiers.

Et comment gérer son image ? Comment se comporter au parlement ? Comment gérer les équipes? Quels sont les codes dans ce microcosme de Rabat ?

Voici trois témoignages de premier plan concernant les 8 ministres et 6 secrétaires d’Etat nommés lors du dernier remaniement.

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« L’intégration gouvernementale des nouveaux ministres et secrétaires d’Etat a été facilitée par le fait que ces derniers se sont très rapidement adaptés, à savoir en moins de trois mois, aux arcanes du pouvoir et aux spécificités propres à l’administration marocaine », nous assure une source fiable proche du RNI.

Ministre de la Santé: une expérience administrative utile

C’est notamment le cas du ministre de la Santé Amine Tahraoui qui a, selon notre interlocuteur, l’avantage de bien connaître les rouages administratifs grâce à son passé d’ancien secrétaire général de la primature et de chef de cabinet du ministre de l’Agriculture.

Tout en reconnaissant qu’il découvre le secteur de la santé, notre source affirme que son cumul d’expériences préalables l’a habitué à gérer un département ministériel et lui a par conséquent permis de s’intégrer beaucoup plus facilement.

De plus, la création récente des agences du sang, des médicaments et des groupements sanitaires, qui a contribué à déconcentrer ce domaine, a également largement facilité la tâche du remplaçant de Khalid Aït Taleb qui a désormais un rôle administratif qui est plus centré sur la gouvernance et l’implémentation de la réforme.

« S’il n’aura aucun mal à gérer une machine administrative aussi sensible que la santé, on peut cependant reprocher à ce diplômé de la même promotion de l’Institut de sciences politiques de Paris que le président Emmanuel Macron d’être excessivement discret au niveau médiatique mais avec l’aide de communicants, cette situation est amenée à  évoluer », confie optimiste notre interlocuteur en affirmant que le nouveau titulaire n’a plus besoin de faire ses preuves.

« Des lacunes en arabe classique ne sont pas rédhibitoires au parlement »

Interrogé sur les premiers pas au gouvernement du ministre de l’Éducation nationale, notre source estime que si Mohamed Saad Berrada a eu « des débuts assez difficiles » au parlement, son évolution et sa maîtrise actuelle des dossiers de son département donnent désormais l’impression qu’il a toujours fait partie du gouvernement.

Revenant sur sa première séance de questions orales qui n’a pas été une réussite à cause de ses lacunes en arabe classique, l’observateur ajoute que cette expérience négative l’a poussé à redoubler d’efforts et de préparation lors de son deuxième passage où il s’est avéré « très convaincant en s’exprimant en darija sans lire ses notes ».

Nul besoin d’être dans le secret pour comprendre qu’un rendu positif aussi rapide en termes de communication a certainement pour origine plusieurs séances de soutien d’un coach en langue arabe.

« La greffe a pris plus rapidement pour certains secrétaires d’État. »

« Concernant la nouvelle secrétaire d’État à la pêche Zakia Driouch ou son collègue à l’Artisanat, Lahcen Essaadi (RNI): l’une est comme un poisson dans l’eau dans ce secteur qu’elle connaît depuis des années et le deuxième dans son élément grâce à sa simplicité et son aisance relationnelle avec les artisans », avance notre source en laissant entendre que certains profils s’adaptent beaucoup plus rapidement que d’autres.

En guise de conclusion, notre interlocuteur juge qu’au terme des trois mois écoulés depuis leur nomination, « la greffe a rapidement pris » avec l’ensemble des nouveaux venus qui sont désormais totalement intégrés dans une équipe parfaitement homogène malgré leurs différences d’affiliation partisane.

« Un passé de militant est une des clés pour devenir responsable gouvernemental »

« Il n’y a pas de formation pour intégrer un gouvernement mais la plupart des nouveaux venus ont eu un parcours politique qui les a préparés à occuper leurs fonctions », affirme Omar Hejira secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur en rappelant qu’il a occupé plusieurs mandats d’élu avant d’être nommé à son poste actuel.

S’il reconnaît qu’une expérience de technocrate peut également aboutir à une nomination gouvernementale, Omar Hejira affirme cependant que l’encartement de longue date à un parti politique constitue souvent la voie royale pour prendre la tête d’un département ministériel.

« Une bonne intégration résulte d’une aptitude à savoir travailler en équipe »

« Il faut cependant savoir travailler avec les techniciens, directeurs et fonctionnaires qui maitrisent les dossiers pour être en mesure de faire le point sur l’état d’avancement des programmes », résume notre interlocuteur en ajoutant que cette qualité est essentielle pour pouvoir déterminer les priorités ministérielles et imprimer sa propre touche.

A la question de savoir si un responsable de parti a moins de mal qu’un technocrate à s’intégrer au gouvernement, Omar Hejira s’inscrit en faux en affirmant qu’un technicien qui a multiplié les expériences de gestion dans le secteur privé peut aussi bien exceller au sein du pouvoir exécutif.

Et d’ajouter qu’il n’est pas nécessaire d’avoir été un responsable politique pour faire preuve d’efficience, la principale difficulté consiste à savoir communiquer avec ses nouveaux interlocuteurs du secteur public.

« Une nécessaire période d’adaptation pour apprendre à communiquer »

Se disant prêt à occuper ses nouvelles fonctions dès le premier jour de sa nomination, notre interlocuteur nuance son propos en affirmant qu’il lui a fallu en réalité une quinzaine de jours pour comprendre le fonctionnement du département et devenir véritablement opérationnel puis efficient.

Ce n’est en effet qu’à l’issue du premier conseil du gouvernement qu’il a pu se mettre dans « la peau de secrétaire d’État qui tranche avec celle d’ancien parlementaire’ habitué à interpeller le gouvernement, alors que son poste actuel lui impose d’être réactif et de répondre aux questions des députés.

« Mon premier passage au parlement n’a pas été de tout repos, car j’ai dû me préparer activement sous peine de passer pour un ministre qui ne maîtrise pas ses dossiers », confie Omar Hejira en précisant qu’il devait être à la hauteur des attentes de sa majorité en étant capable de répondre aux questions de l’opposition qui l’attendait au tournant.

Bien qu’il soit un parfait arabophone habitué à s’exprimer sans difficulté en public, le secrétaire d’État reconnait cependant qu’il est nécessaire pour tout nouveau responsable de passer par une période transitoire pour apprendre à mieux communiquer avec l’aide d’un coach personnel ou de son cabinet ministériel.

« Mon champ d’action a été déterminé dès le début avec le ministre de tutelle »

Tout aussi volontaire que son collègue Omar Hejira, le secrétaire d’État chargé du Travail auprès du ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, affirme n’avoir eu aucune difficulté à s’intégrer à l’équipe gouvernementale remaniée.

Sachant que son rôle est d’accélérer la digitalisation du monde du travail, d’effectuer les démarches nécessaires pour relancer la négociation collective et enfin d’aboutir à la signature des conventions collectives dans le cadre du dialogue social, Hicham Sabiry estime que les axes prioritaires de ses attributions gouvernementales ont permis de décharger le ministre Younes Sekkouri de certaines tâches au sein de son super-ministère.

« Notre département dispose de ses propres locaux »

Sur les étapes ayant suivi son installation au département, créé à l’occasion du remaniement, le secrétaire d’État précise que son ministre de tutelle lui a d’abord présenté tous les responsables de son administration avant de pouvoir accéder à toutes les informations utiles et de déterminer ses attributions.

« Dès le lendemain de ma nomination, qui a eu lieu le 23 octobre dernier, nous avons pu nous installer avec l’équipe que j’ai nommée dans des locaux dédiés annexes à ceux du siège du ministère avant de commencer à enchainer les réunions de travail », confie Hicham Sabiry pour qui il n’a fallu que quelques jours pour être opérationnel.

Dans une démarche de coordination de leurs apports respectifs, le responsable qui est en contact permanent avec son ministre de tutelle, conclut, à l’instar de ses collègues d’autres partis politiques, que le début de sa mission a été grandement facilité par leur appartenance commune au parti de l’authenticité et de la modernité (PAM).

Gouvernement Akhannouch II : le compte est bon pour les attributions des secrétaires d’Etat

Dans la plus récente édition du Bulletin officiel, on retrouve les décisions des ministres de tutelle relatives aux attributions des secrétaires d’État qui sont rattachés à leurs départements.

Il s’agit des attributions de Omar Hejira, secrétaire d’État au Commerce extérieur, de celles de Abdeljabbar Rachidi, secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale, et d’Adib Benbrahim, secrétaire d’État chargé de l’Habitat.

Les trois décisions sont signées, respectivement, par Abdessamad Kaiouh, Naima Benyahia et Fatima-Zohra El Mansouri.

La nouvelle feuille de route du commerce extérieur sera dévoilée avant fin janvier (Hejira)

Tout en rappelant que les exportations marocaines ont atteint 430 milliards de DH en 2023, contre 716 MMDH pour les importations, le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Omar Hejira, estime que cet important déficit commercial de 286 MMDH doit faire l’objet d’une dynamisation des exportations, avec une nouvelle stratégie.

« S’appuyer sur les régions pour booster les exportations nationales »

Et d’ajouter que la priorité de ce plan d’action national, dont l’élaboration est en cours, sera d’accroître leur volume au niveau des 12 régions du Maroc. Une tournée régionale a ainsi permis d’identifier, en moins d’un mois, de nombreux freins à l’export, et de réunir 524 propositions, dont 80% émanant des régions et 20% du ministère.

Portées par 1.200 élus et opérateurs économiques, ces propositions ont pour objectif d’améliorer la compétitivité, de simplifier les procédures, d’accompagner les PME, de diversifier les marchés d’exportation et, enfin, d’équilibrer le tissu d’exportation monopolisé à 85% par 3 régions.

Sur les pistes qui permettront de multiplier les ventes à l’étranger de biens manufacturés et de services, le secrétaire d’État istiqlalien précise qu’un chatbot (robot informatique de chat) pour le commerce extérieur sera bientôt lancé afin que les acteurs concernés puissent interagir avec le ministère de tutelle concernant leurs attentes.

« 120 milliards de dirhams de manque à gagner »

« Dans le but de promouvoir nos échanges commerciaux, cette nouvelle stratégie fera l’objet de plusieurs annonces relatives à tous les marchés extérieurs du Maroc, y compris les pays avec qui nous avons signé des accords de libre-échange (USA, Turquie, Union européenne, ZLECAf, Mercosur…) », indique Omar Hejira. Il ajoute que plusieurs mesures correctives seront bientôt annoncées pour renforcer la part des exportations vers les pays où le déficit commercial marocain est important.

Pour cela, il cite une étude ministérielle de 2020, actualisée en 2023, qui a montré que le Maroc affichait un manque à gagner de 120 MMDH, dont 10% concernent l’Afrique, et qui a surtout identifié les produits, les marchés et les destinations qui doivent faire l’objet d’efforts.

Afin de réduire, dans un premier temps, puis d’éliminer ce manque à gagner en capitalisant sur les nombreuses potentialités sous-exploitées, 12 bureaux régionaux dédiés au développement du commerce extérieur seront créés d’ici fin janvier, sur l’ensemble du territoire national.

S’appuyant sur ses résultats qui contiennent plusieurs pistes d’action, notre interlocuteur avance que la nouvelle stratégie 2025-2027 devrait permettre de rattraper, dans les prochaines années, la perte constatée en boostant tous les marchés étrangers, notamment sur le continent.

« Je travaille avec le ministre de tutelle en bonne intelligence »

Sur son apport pour développer le niveau des exportations et réduire les importations, Omar Hejira avance que le ministre [Ryad Mezzour, ndlr] et son secrétaire d’État, qui appartiennent au même parti, ne font qu’un, et que sa nomination aura pour effet d’accélérer le rythme de travail de son département.

« Sachant que l’industrie marocaine réalise des performances exceptionnelles en termes d’emplois et de ventes à l’étranger, nous nous devons de multiplier les exportations nationales avec une nouvelle feuille de route qui permettra de booster leur niveau », conclut Omar Hejira, pour qui les premiers résultats commenceront à se faire sentir d’ici aux prochaines élections législatives de 2026.

Rappelons que 92% des exportations marocaines sont concentrées dans six secteurs clés, à savoir l’automobile (34,4%), l’agriculture et les industries alimentaires (19,3%), les phosphates et dérivés (17,8%), les produits en cuir (10,7%), l’aviation (5,3%) et l’électronique (4,3%).

Le Maroc en pole position pour concrétiser les objectifs de la Zlecaf

Organisé par le ministère de l’Industrie et du commerce et la Confédération marocaine des exportateurs (Asmex), ce forum vise à offrir un espace de réflexion sur les opportunités et les défis du commerce intra-africain, renforcer l’intégration régionale et stimuler les échanges commerciaux au sein du continent africain. « Commerce intra-africain : perspectives et opportunités » est le thème choisi pour cette première édition.

Intervenant lors de l’événement, Mene Wamkele Keabetswe, secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), a salué le « positionnement stratégique du Maroc en tant que moteur de croissance pour l’Afrique ». « Fort de sa diversification économique et de ses succès dans des secteurs comme l’automobile, l’aéronautique et le textile, le Royaume pourrait capitaliser sur le marché de 1,4 milliard de consommateurs de la Zlecaf », a-t-il souligné.

Omar Hejira, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie et du commerce, a quant à lui réaffirmé l’engagement du Maroc à concrétiser les objectifs de la Zlecaf, notamment par la mise en place d’un comité national dédié et une stratégie d’implémentation. Il a également souligné le rôle de l’Alliance Atlantique, initiative marocaine regroupant 23 pays africains, comme vecteur de paix, stabilité et développement.

De son côté, Hassan Sentissi El Idrissi, président de l’Asmex, a plaidé pour des investissements permettant de développer des chaînes de valeur continentales et de renforcer la résilience face aux défis globaux. Il a proposé la création d’une union africaine des exportateurs et d’un fonds de soutien aux exportateurs privés.

Chambre des représentants : Allal Amraoui et Abdelmajid El Fassi remplacent les ministres Hejira et Kayouh

Omar Hejira, nommé par le Souverain secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, a été remplacé à la présidence du groupe de l’Istiqlal par Allal Amraoui, député de la circonscription de Fès Nord, apprend Médias24 auprès de l’intéressé. Allal Amraoui, médecin de renom et figure politique très connue dans la capitale spirituelle, avait dirigé le CHU de la ville. Actif également sur le plan de la scène politique locale, le Dr Amraoui a été premier adjoint au maire Hamid Chabat.

Quant à Abdessamad Kayouh, nommé ministre du Transport et de la logistique à la place de Mohammed Abdeljalil, il sera remplacé au bureau de la Chambre des représentants par Abdelmajid El Fassi. Ce dernier, élu dans la circonscription de Fès-Sud, y occupera le poste de deuxième vice-président. Spécialiste des médias et diplômé de Sydney et de Liverpool, il s’agit du fils de l’ancien Premier ministre Abbas El Fassi.

Abdelmajid El Fassi a travaillé à la SNRT comme chargé de mission avant d’entamer sa carrière politique.

Les noms des deux nouveaux responsables ont été proposés par Nizar Baraka qui a eu le feu vert du comité exécutif (direction du parti).

https://medias24.com/2024/10/25/parlement-voici-les-remplacants-de-5-nouveaux-ministres-desormais-ex-deputes/

Fact Checking. Nommé au gouvernement, Omar Hejira a-t-il des démêlés avec la Justice?

Nommé secrétaire d’Etat au Commerce extérieur lors du remaniement ministériel du mercredi 23 octobre, Omar Hejira n’est pas sous le coup d’une condamnation judiciaire. Poursuivi dans une affaire de dissipation de deniers publics, l’homme politique avait été acquitté par la Justice.

La décision d’acquittement remonte au 7 juillet 2023. Elle émane de la Chambre criminelle d’appel de Rabat. Cette juridiction avait réexaminé le dossier après son renvoi par la Cour de cassation qui avait annulé la condamnation de l’intéressé à deux ans de prison par la section des crimes financiers de la Cour d’appel de Fès.

Donc oui, Omar Hejira a bien été condamné, mais cette condamnation a été annulée et il a été innocenté des faits qui lui étaient reprochés.

Dans cette affaire, l’intéressé avait été poursuivi sur la base d’un rapport de la Cour régionale des comptes pointant la mauvaise gestion de la commune d’Oujda qu’il dirigeait à l’époque sous les couleurs de l’Istiqlal. Une dizaine de personnes avaient également été jugées et acquittées, dont Abdenbi Bioui, alors président de la région de l’Oriental, aujourd’hui impliqué dans une vaste affaire de trafic international de drogues.