Sahara marocain : Omar Hilale dénonce un paragraphe biaisé dans un rapport du Conseil de sécurité

Dans cette missive, Omar Hilale a tenu à exprimer, suite à l’adoption, par le Conseil de sécurité de son rapport informatif à l’Assemblée générale au titre de l’année 2024, le vendredi 30 mai 2025, ainsi qu’aux observations et réserves formulées par certains membres du Conseil à cet égard, la profonde surprise et le ferme rejet du Maroc de la singularisation de « deux parties » dans le paragraphe relatif au Sahara marocain dans ce rapport.

Parmi les observations formulées par le Maroc à cet égard, l’ambassadeur a indiqué que l’introduction de ce rapport du Conseil de sécurité précise, dans son dernier paragraphe, que l’objectif même de cette section “n’est pas de fournir une liste exhaustive des réunions, des développements ou des réponses du Conseil. Il s’agit plutôt d’une vue d’ensemble succincte et utile des principaux développements survenus tout au long de l’année”.

Or, a-t-il signalé, le paragraphe biaisé sur le Sahara marocain dans l’introduction du rapport s’écarte de manière flagrante de cette directive, qui a toujours présidé à la rédaction des précédents rapports annuels, notant que loin de rapporter fidèlement la position du Conseil de sécurité et ses efforts sincères en faveur d’une solution politique, juste et durable à ce différend régional, il présente une lecture partisane et déséquilibrée des positions exprimées au sein du Conseil à ce sujet.

M. Hilale a fait observer que ce paragraphe reflète uniquement, de manière sélective et non contextualisée, la position nationale du rédacteur de l’introduction et celle d’un membre non-permanent du Conseil de sécurité et passe sous silence les contributions et les positions exprimées par les autres membres, s’éloignant, ainsi, du consensus au sein de cet organe.

L’ambassadeur a tenu à souligner que, contrairement à la prétention de ce paragraphe, le Conseil de sécurité a consacré les quatre parties au processus politique: en l’occurrence le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le « polisario », les citant à cinq reprises dans toutes ses résolutions, depuis 2018.

En outre, aucun rapport du Secrétaire général, ni de résolution de l’Assemblée générale ne singularisent deux parties au détriment des quatre parties prenantes dans le processus politique, a-t-il rappelé, ajoutant que la démarche biaisée du rédacteur est, par ailleurs, contredite par la dynamique internationale en cours, marquée par un large soutien au règlement de ce différend régional sur la seule et unique base de l’Initiative marocaine d’autonomie dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume.

Faire preuve de neutralité et d’objectivité

Cette initiative sérieuse et crédible est soutenue fortement et ouvertement par 116 pays, dont deux membres permanents du Conseil de sécurité, auxquels vient de se joindre, ce jour même, le Royaume-Uni, ainsi que trois membres non-permanents ayant siégé au Conseil en 2024, et six parmi les actuels membres non-permanents, a-t-il poursuivi.

M. Hilale a fait remarquer qu’en se départissant de la pratique établie de factualité et de neutralité qui caractérise traditionnellement les rapports du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale, cette approche décrédibilise le travail du Conseil de sécurité vis-à-vis de l’Assemblée générale. Bien plus, elle interroge sur la confiance de l’Assemblée générale dans l’intégrité des rapports qui lui sont transmis par le Conseil de sécurité, a-t-il dit.

“Au lieu de tenter d’induire l’Assemblée générale en erreur en se référant à sa position nationale et à celle d’un membre non permanent du Conseil en outre partie principale à ce différend, le rédacteur de cette section aurait dû faire preuve de neutralité et d’objectivité en informant l’Assemblée générale sur les constantes et les fondements du processus politique établis par le Conseil de sécurité, qui sont les paramètres de la solution politique, les quatre parties prenantes et la prééminence de l’Initiative marocaine d’autonomie pour le règlement définitif de ce différend régional”, a-t-il encore relevé.

M. Hilale a, en outre, souligné que le rédacteur aurait dû, également, ne pas s’opposer au rétablissement de la factualité de cette section en excipant d’une prétendue « intégrité procédurale », qui ne saurait primer lorsqu’une inexactitude aussi flagrante est rapportée à quelque stade que ce soit, notant que l’objectivité et la factualité du rapport sont un prérequis politique à la mission du Conseil de sécurité en tant que garant du processus politique pour le règlement de la question du Sahara marocain.

Pour toutes ces raisons, l’ambassadeur a affirmé que le Royaume du Maroc dénonce fermement ce manquement à la prégnance de la rigueur, l’impartialité et l’intégrité de cette section du rapport et rejette, également, la distorsion politiquement motivée de ce paragraphe, qui ne peut être perçue que comme une vaine tentative de parasiter le momentum international en faveur du processus politique engagé sous l’égide exclusive des Nations Unies.

La lettre adressée par l’ambassadeur Hilale au président et aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU a été également transmise au président de l’Assemblée générale et au Secrétaire général. Elle sera publiée en tant que document officiel du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

Omar Hilale : « L’Algérie souffre d’une pathologie schizophrénique incurable »

Le séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU (C24), qui vient de clore ses travaux à Dili, au Timor oriental, a été marqué par les habituelles joutes oratoires maroco-algériennes, sous la forme de deux droits de réponse.

Fidèle à ses philippiques, provocations véhémentes et allégations fallacieuses, le chef de la délégation algérienne s’est élevé contre ce qu’il a appelé la singularisation de son pays dans le discours du Maroc, prétextant qu’il n’est pas partie prenante dans le différend du Sahara marocain.

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU lui a répondu « qu’il n’a fait que rappeler des faits et actes réels assumés ouvertement par l’Algérie ». Et Omar Hilale de s’interroger : « Qui a créé le polisario? C’est bien l’Algérie. Où se trouve-t-il ? Sur le territoire algérien. Qui le finance ? C’est l’Algérie. Qui mène les campagnes diplomatiques contre le Maroc ? C’est encore l’Algérie ». C’est la raison pour laquelle l’Algérie est citée à cinq reprises dans chacune des dernières résolutions du Conseil de sécurité, a-t-il ajouté.

L’Algérie n’est pas partie, mais en même temps elle s’oppose depuis trois ans à la reprise du processus politique, bloquant ainsi le règlement politique de ce différend régional

Réagissant au pseudo statut d’observateur de l’Algérie, l’ambassadeur a constaté que « malheureusement l’Algérie souffre d’une pathologie schizophrénique incurable. Elle n’est pas partie, mais en même temps elle s’oppose depuis trois ans à la reprise du processus politique, bloquant ainsi le règlement politique de ce différend régional’’.

À son tour, Omar Hilale a reproché au diplomate algérien « d’utiliser un logiciel obsolète parce que le narratif de l’Algérie s’est arrêté à l’an 2000 et a passé sous silence les importants développements survenus durant ces vingt-cinq dernières années », s’interrogeant « pourquoi l’Algérie ne se réfère jamais aux résolutions du Conseil de sécurité depuis 2000 ? ».

« L’Algérie ne les cite jamais, parce qu’ils contredisent les fondements de sa position, en actant l’enterrement du référendum, en reconnaissant la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie, en responsabilisant expressément l’Algérie et en constatant le momentum international en faveur de l’initiative marocaine. Ce que l’Algérie persiste à ignorer en recourant à un discours monomatique sur la seule période du début de ce différend et non sur ses évolutions diplomatiques positives jusqu’à ce jour, a-t-il précisé.

Actuellement, Alger est la mecque de la déstabilisation. Elle est la mecque des groupes terroristes, du séparatisme et de tous ceux qui veulent prendre les armes contre leur propre pays

Réagissant à la prétention du diplomate algérien que son pays a été et demeure la mecque des mouvements de libération africains, l’ambassadeur Hilale lui a répondu que « c’était peut-être un mythe durant les années soixante. Mais actuellement, Alger est la mecque de la déstabilisation. Elle est la mecque des groupes terroristes, du séparatisme et de tous ceux qui veulent prendre les armes contre leur propre pays« , constatant que « malheureusement la politique de déstabilisation de l’Algérie au Maghreb et au Sahel a ouvert un large boulevard au terrorisme d’Al-Qaeda et de Daesh en Afrique”.

Enfin, Omar Hilale a démystifié la forfanterie du chef de la délégation algérienne au sujet du droit à l’autodétermination en l’interpellant que « pour crédibiliser son discours, l’Algérie se doit tout d’abord d’offrir ce droit à ceux qui vivent sur son propre territoire, le peuple kabyle, et dont la revendication de son droit à l’autodétermination remonte bien avant la création même de l’État algérien ».

(Avec MAP)

ONU : Omar Hilale élu à la présidence du Comité de haut niveau sur la coopération Sud-Sud

Dans sa déclaration à cette occasion, M. Hilale a indiqué que l’élection du Maroc à la présidence de ce Comité consacre le rôle pionnier du Royaume qui a placé, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, la coopération Sud-Sud au cœur de sa politique étrangère.

Il a ajouté que sous le leadership visionnaire du Roi, la coopération Sud-Sud a été ancrée dans une vision fondée sur la solidarité, le partage, le co-développement humain et durable ainsi que le co-investissement dans des domaines clés tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, la formation professionnelle, la sécurité alimentaire, outre la lutte contre les effets du changement climatique.

Cet organe stratégique de l’Assemblée générale de l’ONU est considéré comme la seule et unique plateforme au sein du système onusien qui examine et évalue les progrès en matière de coopération Sud-Sud et de coopération triangulaire au niveau mondial et à l’échelle du système. Il vise à soutenir les efforts des pays du Sud dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 à travers des projets de développement durables et solidaires.

Le rôle du Maroc à la tête du Comité réaffirme ainsi la véritable « success story » du Royaume et illustre la capacité des pays du Sud à proposer des solutions concrètes, innovantes et adaptées.

En outre, l’élection du Maroc à la tête de ce Comité intervient à un moment crucial, alors que le multilatéralisme est confronté à des remises en question profondes, le financement du développement atteint son niveau le plus bas depuis des décennies et la communauté internationale se trouve à un moment charnière où il devient impératif de repenser les mécanismes de coopération internationale et où la coopération Sud-Sud émerge comme un levier stratégique incontournable pour le développement durable.

Dans sa déclaration, M. Hilale a annoncé que sa présidence sera guidée par la vision royale de porter encore plus haut les valeurs de solidarité, de respect mutuel et de co-développement entre les pays du Sud.

Sahara et Minurso. Au Conseil de sécurité, le Maroc dénonce la « manipulation politique sélective » de l’Algérie

« Une délégation, la seule parmi les nombreuses délégations qui ont pris la parole devant le Conseil lors de ce débat, a mentionné la composante des droits de l’Homme et a essayé de la lier à la Minurso », a souligné d’emblée la diplomate marocaine, Majda Moutchou, en riposte à l’intervention de l’ambassadeur algérien, lundi, lors d’un débat public du Conseil de sécurité sur le renforcement de la capacité d’adaptation des opérations de paix de l’ONU.

Elle a relevé que la délégation marocaine a été surprise et étonnée par cette intervention, car « elle reflète une masterclass en manipulation politique sélective », notant que l’ambassadeur algérien « a soudainement retrouvé une passion nouvelle pour les droits de l’Homme et le droit international ».

Éclairant l’intervenant avec des réalités « qui sont soit volontairement ignorées, soit commodément oubliées », la diplomate a indiqué que le mandat de la Minurso est on ne peut plus clair, car il a été établi par le Conseil de sécurité pour superviser le cessez-le-feu.

« Ce mandat a été clairement défini par le Conseil de sécurité, et toute tentative de la délégation algérienne de déformer son rôle est soit mal informée, soit délibérément trompeuse », a-t-elle précisé, ajoutant que, contrairement à ce qui a été suggéré, sept opérations de paix de l’ONU sur onze ne disposent pas de mandat de surveillance des droits humains.

« Nous aussi, nous nous demandons pourquoi la délégation algérienne, faisant preuve d’un deux poids, deux mesures flagrant et sélectif, se concentre uniquement sur la Minurso et ferme les yeux sur les autres opérations de maintien de la paix », a souligné Majda Moutchou.

Et de poursuivre que le Conseil de sécurité attribue ces mandats en fonction de la situation spécifique sur le terrain. « Il ne s’agit ni d’une règle systématique ni d’une exception ; il s’agit d’une décision prise au cas par cas ».

« De plus, malgré les tentatives persistantes et désespérées de cette même délégation, en octobre 2024, le Conseil de sécurité a rejeté en bloc l’inclusion d’un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme dans le mandat de la Minusro. Ce rejet n’était pas accidentel : il réaffirmait que la situation des droits de l’Homme au Sahara marocain ne nécessite pas un tel mécanisme », a affirmé la diplomate.

Pour la Représentante permanente adjointe du Maroc à l’ONU, il s’agit d’un message clair que le Conseil de sécurité est parfaitement conscient des manœuvres politiques de certaines parties.

La situation dans les camps de Tindouf

Toujours en réponse à la déclaration de l’ambassadeur algérien qui « semble si profondément préoccupé » par les droits de l’Homme, Majda Mouchou l’a interpellé sur une « question bien plus urgente : les camps de Tindouf, situés sur le territoire algérien, où la population vit sous une oppression quotidienne, privée de ses droits fondamentaux et soumise à de sévères restrictions de mouvement et à des violations flagrantes du droit international ».

Elle a, par ailleurs, fait observer que le Maroc a toujours démontré son engagement indéfectible en faveur de la promotion des droits de l’Homme et du respect des droits et libertés fondamentaux de tous les individus, ajoutant que le Royaume a constamment collaboré avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

Le Maroc a également accueilli plusieurs visites d’experts de l’ONU et coopéré de manière constructive afin de favoriser la transparence, le dialogue et le progrès, a-t-elle dit, notant que les efforts du Maroc en matière de promotion des droits de l’Homme ne se limitent pas à des paroles, mais se traduisent par des actions concrètes visant à garantir le bien-être et la dignité de chaque citoyen.

En réponse à la mention par l’ambassadeur algérien du droit à l’autodétermination, la diplomate marocaine a révélé une « contradiction troublante », expliquant que, pour l’Algérie, l’autodétermination « est un concept sélectif utilisé comme arme politique contre l’intégrité territoriale du Maroc, et pourtant commodément ignoré lorsqu’il s’agit des aspirations légitimes d’autres peuples, qui vivent encore sous occupation et oppression étrangères ».

« L’ONU doit prêter attention à toutes ces aspirations, sans exception ni sélectivité, y compris sur le territoire des États qui prônent l’autodétermination pour les autres tout en la refusant systématiquement aux peuples opprimés sur leur propre territoire », a-t-elle encore indiqué.

Elle a enchaîné en soulignant que « le droit à l’autodétermination ne peut être un outil politique utilisé de manière sélective, invoqué par certains et ignoré par d’autres. Ce n’est pas une carte jouée par commodité ».

Et la diplomate de conclure en réitérant que « le Sahara a toujours fait partie intégrante du Maroc. Il est marocain et le restera à jamais. Il ne s’agit pas d’une revendication fondée sur des événements récents, mais du reflet de siècles de liens historiques, culturels et géographiques ».

(Avec MAP)

Au Conseil de sécurité de l’ONU, Omar Hilale décline la stratégie royale de lutte contre le terrorisme en Afrique

L’ambassadeur s’exprimait lors d’un débat public proposé par la présidence algérienne du Conseil de sécurité de ce mois de janvier, sous le titre « Lutte contre le terrorisme dirigée par l’Afrique et axée sur le développement« .

En droite ligne de la vision clairvoyante du Roi Mohammed VI, le Maroc a adopté une stratégie nationale d’envergure, fondée sur une approche multidimensionnelle, proactive et inclusive pour prévenir et éradiquer le terrorisme, a souligné M. Hilale.

La stratégie mise en place par le Royaume repose sur quatre piliers fondamentaux: le renforcement de la sécurité et de l’arsenal juridique, le développement économique et humain, la préservation de l’identité cultuelle ou encore la promotion de la coopération régionale et internationale, a expliqué le diplomate.

M. Hilale a relevé que la stratégie marocaine est, entre autres, basée sur la promotion d’un Islam du juste milieu, fondé sur les valeurs universelles de coexistence et de paix, notant que ce sont ces principes que le Royaume partage avec de nombreux pays, y compris les pays africains frères.

Il a, dans ce cadre, mis en exergue le rôle de la Fondation Mohammed VI pour les Oulémas africains et de l’Institut Mohammed VI de formation des imams, morchidines et morchidates, précisant que ces deux institutions répondent activement aux sollicitations de pays africains, européens et asiatiques pour la formation des leaders religieux.

Depuis sa création en 2015, l’Institut Mohammed VI de formation des Imams, Morchidines et Morchidates a formé plus de 3.000 bénéficiaires originaires de divers pays africains, a rappelé l’ambassadeur, ajoutant que ce mois de janvier, l’Institut a célébré la réussite de 100 imams du Mali.

Séparatisme, terrorisme et criminalité transfrontière, le mélange explosif

M. Hilale a, par ailleurs, mis en garde contre le lien entre le séparatisme, le terrorisme et la criminalité transfrontière qui constitue, selon lui, un phénomène gravissime pour la paix et la sécurité sur le continent africain.

Dans la même veine, l’ambassadeur a dénoncé la connivence croissante entre certains groupes séparatistes et des organisations terroristes, telles qu’Al-Qaida et Daech, notant que ce phénomène “exacerbe dangereusement l’instabilité régionale en Afrique”.

“Ces alliances pernicieuses ne se limitent pas seulement à semer la terreur. Elles divisent les communautés fragiles, exploitent les vulnérabilités structurelles des sociétés et alimentent un cycle d’insécurité persistante” en Afrique, a-t-il averti, signalant que les groupes séparatistes, en particulier, tentent de tirer parti de cette déstabilisation pour menacer l’intégrité territoriale des Etats membres et saper leur développement.

L’ambassadeur a jugé primordial que la communauté internationale se mobilise de manière proactive afin d’anticiper, contrer et neutraliser ces groupes déstabilisateurs, qui mettent en péril la paix, la sécurité et l’état de droit.

Par la même occasion, le Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU a fait part de l’attachement ferme du Royaume à son partenariat avec le système onusien, incarné par des actions concrètes comme l’établissement du Bureau programme de l’ONUCT à Rabat, premier en son genre en Afrique.

L’établissement de ce bureau démontre l’engagement résolu du Royaume en faveur de la mutualisation de l’expertise avec l’ONUCT, afin de dispenser des formations de qualité au profit des États africains, selon une approche collaborative et solidaire reflétant un esprit de responsabilité collective, a-t-il indiqué, rappelant que, depuis sa création en 2021, cette structure a formé plus de 2.000 agents issus de 38 pays africains.

Dans ce cadre, M. Hilale a réitéré la disposition du Maroc à continuer à œuvrer en faveur du renforcement et de la diversification de ce partenariat afin de répondre aux besoins et attentes des pays du continent.

Il a également cité la Plateforme de Marrakech, un événement de haut niveau réunissant les chefs des agences de lutte contre le terrorisme et de sécurité en Afrique, dont la 3ᵉ édition a eu lieu à Fès, en juin 2024.

M. Hilale a, en outre, indiqué que la lutte contre le terrorisme dépasse de loin le cadre strictement sécuritaire. Elle s’inscrit, selon l’ambassadeur, dans le cadre d’une dynamique globale et holistique, où la protection des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, la préservation des valeurs de paix et de dignité humaine, ainsi que la promotion des partenariats et de la coopération internationale, deviennent des leviers essentiels pour éradiquer les causes profondes de ce fléau et en prévenir durablement les impacts et les ravages.

(Avec MAP)

Le Maroc est « le mieux placé » pour représenter l’Afrique au Conseil de sécurité (Omar Hilale)

Dans une interview avec la MAP, vendredi 13 décembre, en marge des travaux de la 13e édition de la Conférence internationale annuelle du Policy Center for the New South (PCNS) « The Atlantic Dialogues », Omar Hilale a souligné que le Royaume, sous le leadership du Roi Mohammed VI, a justement cette capacité de représenter le continent et de défendre les causes et les intérêts de l’Afrique.

« Le Royaume est éligible à devenir membre du Conseil de sécurité parce que, tout simplement, le critère fondamental pour devenir membre est de contribuer à la paix et la sécurité dans le monde notamment en contribuant aux forces de maintien de la paix », a expliqué l’ambassadeur.

A cet égard, il a rappelé que depuis les années 1960, le Maroc a été parmi les pays les plus constants à déployer ses soldats dans le cadre des missions de maintien de la paix de l’ONU dans les quatre coins du monde.

L’ambassadeur marocain a souligné que les Forces armées royales ont joué un rôle fondamental notamment en Afrique, grâce à leur connaissance de la culture africaine et de la langue, mais aussi par l’action sociale en faveur des populations et la promotion du dialogue entre les différentes communautés, conformément aux orientations du Roi.

L’autre critère pour contribuer à la sécurité internationale est la démocratie, a poursuivi M. Hilale, soulignant que « le Royaume, État démocratique et de droit, reste attaché aux valeurs universelles et au respect de la Charte et des principes des Nations Unies ».

Il s’agit également de la capacité du Royaume à représenter le continent africain et défendre les causes et les intérêts de l’Afrique et de ses pays, a ajouté le diplomate marocain, mettant en exergue la solidarité agissante du Maroc, sous la conduite éclairée du Roi, avec les États africains.

Le Maroc est aussi pleinement investi dans la coopération bilatérale et trilatérale, outre ses efforts et initiatives en matière de médiation, a-t-il noté, ajoutant que le rôle et l’action du Royaume dans le domaine de la coopération et de l’assistance humanitaire ont été reconnus et salués par les Nations Unies.

« De ce fait, le Maroc a des atouts qui lui permettent légitimement d’être éligible, le moment venu, à un poste permanent au sein du Conseil de sécurité », a assuré M. Hilale.

(Avec MAP)

Omar Hilale : « De Mistura doit démontrer l’autorité nécessaire afin de relancer le processus des tables rondes »

Lors de sa rencontre avec la presse à l’issue de l’adoption de la nouvelle résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara marocain, Omar Hilale a souligné que « le mandat de l’Envoyé personnel pour le Sahara est la facilitation de la solution entre les parties », insistant que pour réaliser des progrès significatifs, l’Envoyé personnel doit mettre en œuvre son mandat de facilitation » conformément à sa lettre de nomination par le Secrétaire général ainsi qu’aux résolutions du Conseil de sécurité ».

M.Hilale s’est référé au « guide de l’ONU pour la facilitation des négociations », qui contient « des informations claires sur le rôle des facilitateurs, dont le premier principe est de s’atteler à mettre en œuvre son mandat et le deuxième est de faire preuve d’autorité ».

Le diplomate marocain a appelé l’Envoyé personnel à démontrer l’autorité nécessaire afin de relancer le processus des tables rondes. « Nous lui demandons d’appliquer son mandat et d’agir avec autorité. L’a-t-il fait ? Nous ne le pensons pas », a-t-il déclaré.

« Nous encourageons l’Envoyé personnel à faire usage de son autorité de manière efficace, plutôt que d’obtempérer au refus de l’Algérie », a martelé l’ambassadeur marocain, ajoutant que les anciens envoyés personnels, Christopher Ross et Horst Köhler, n’ont jamais demandé l’avis de l’Algérie et des autres parties, ni sur les dates, ni sur les lieux des négociations, pour convoquer respectivement, les consultations de Manhasset et les tables rondes de Genève. « Nous attendons que M. de Mistura agisse de la même manière, et fasse preuve d’autorité », a-t-il affirmé.

En réponse à une question sur la lecture du Maroc de la déclaration de l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura, dans son dernier briefing au Conseil de sécurité, de réévaluer le rôle des Nations Unies sur la question du Sahara en l’absence de progrès dans les six prochains mois, M. Hilale a répondu que « la réévaluation du rôle de l’ONU sur la question du Sahara ne le regarde pas et ne relève pas de son mandat. Elle relève du mandat du Secrétaire général et des membres du Conseil de sécurité ».

Concernant l’évaluation de la situation, l’ambassadeur Hilale a précisé que « le Maroc ne cherche pas à évaluer le rôle de l’ONU », en insistant que « le succès du progrès en avril prochain sera mesuré par la tenue ou non de tables rondes à Genève”.

A ce titre, M. Hilale s’est référé à la récente déclaration de la Suisse, exprimant sa volonté d’accueillir la troisième série de tables rondes. « Nous avons le lieu. Ce qui manque maintenant, c’est l’autorité de l’Envoyé personnel et la mise en œuvre de son mandat », a-t-il conclu.

(Avec MAP)

Le Maroc réaffirme son soutien « ferme et constant » à la souveraineté des Emirats sur les îles occupées par l’Iran

Devant la 4e commission de l’Assemblée générale de l’ONU, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale a également indiqué que le Royaume soutient « la demande de ce pays frère de mettre fin à l’occupation par l’Iran de ces trois îles émiraties, ainsi que sa position appelant à la recherche d’une solution soit par la négociation directe, soit par la saisine de la Cour internationale de Justice ».

(Avec MAP)

Dans une lettre au Conseil de sécurité, Omar Hilale dénonce les provocations et le double discours de l’Algérie

Dans cette lettre, Omar Hilale a relevé que, lors du débat du Conseil de sécurité tenu le lundi 12 août, sous la présidence de Julius Maada Bio, président de la République de Sierra Leone, et consacré au thème “Maintien de la paix et de la sécurité internationales : remédier à l’injustice historique et renforcer la représentation effective de l’Afrique au Conseil de sécurité”, le secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, Lounès Magramane, a cru bon de se répandre dans sa déclaration pour aborder une question qui n’était nullement inscrite à l’ordre du jour de cette séance.

Etant donné que seuls les membres du Comité des dix chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine sur la réforme du Conseil de sécurité (C10) et les représentants des groupes d’intérêt aux négociations inter-gouvernementales et des groupes régionaux ont été invités à intervenir lors dudit débat, l’ambassadeur a affirmé que le Maroc voudrait apporter les éléments de réponse suivants à la déclaration du délégué algérien, tant sur la forme que sur le fond.

Une déclaration totalement hors contexte

Omar Hilale a indiqué qu’au lieu de proposer des mesures tangibles et de formuler des stratégies efficaces à même de réparer l’injustice de la non-représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité, le représentant algérien a choisi la voie des thèses trompeuses, des assertions erronées et des affirmations mensongères. “À l’évidence, son pays est plutôt obnubilé par sa maroco-phobie et son obsession maladive du Sahara marocain”, a souligné l’ambassadeur.

Il a fait observer que l’Algérie, dont la candidature au Conseil de sécurité a été endossée par le Sommet des chefs d’Etat africains pour défendre les intérêts légitimes du continent, avec en premier lieu la représentativité africaine au sein du Conseil de sécurité, a, comme à l’accoutumé, privilégié son agenda national anti-marocain, au détriment de la cause de l’Afrique.

“Le secrétaire général du ministère algérien a outrageusement manqué de respect à son excellence le président de la Sierra Leone, qui a voulu, en sa qualité de président du C10 de l’Union africaine, faire de la cause de la représentativité de l’Afrique l’événement signature phare de la présidence du Conseil par son pays”, a ajouté Omar Hilale. “Regrettablement, c’était compter sans le dérapage du représentant algérien, qui s’est distingué en étant seul à aborder la question du Sahara marocain durant cette séance”.

Le Sahara a été marocain depuis la nuit des temps et le restera jusqu’à la fin des temps

Evoquant la prétendue question de la décolonisation, telle qu’avancée par le délégué algérien lors du débat, l’ambassadeur a soutenu que la question du Sahara marocain est une question d’intégrité territoriale et d’unité nationale du Royaume du Maroc, et nullement une prétendue question de décolonisation, notant que ni l’histoire, ni le droit international, ni les rapports du Secrétaire général de l’ONU, ni l’avis consultatif de la Cour internationale de justice et encore moins les résolutions du Conseil de sécurité, ne désignent le Sahara marocain comme un soi-disant « territoire colonisé ».

Le diplomate a, de même, rappelé que la décolonisation du Sahara marocain a été définitivement réglée grâce à la glorieuse Marche verte, dont le Royaume célèbrera le cinquantenaire l’année prochaine, ajoutant que sa réintégration à la mère patrie est également scellée par l’ONU, et ce conformément à sa résolution 3458B du 10 décembre 1975, qui a pris acte de l’Accord de Madrid, signé le 14 novembre 1975. Cet accord est déposé depuis le 18 novembre 1975 auprès du Secrétaire général de l’ONU, a-t-il encore relevé.

« Le Sahara marocain fait l’objet d’un processus politique visant à parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique, durable et mutuellement acceptable, sous les auspices du Secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel, dans le cadre exclusif du chapitre VI relatif au règlement pacifique des différends », a tenu à préciser Omar Hilale.

Le flagrant double discours de l’Algérie sur l’autodétermination

Réagissant à la question de l’autodétermination évoquée par l’Algérie pour le cas du Sahara marocain “dans le seul but de contrarier sa récupération par le Maroc”, l’ambassadeur a souligné que l’Algérie recourt à une interprétation insidieuse et sélective de ce principe, dans une vaine tentative d’induire en erreur la communauté internationale.

“Le délégué algérien a sciemment omis de mentionner que la résolution 1514 établit clairement que le droit à l’autodétermination ne doit en aucun cas compromettre l’intégrité territoriale des Etats membres, ni s’appliquer à une partie d’un Etat souverain membre de l’ONU”, a indiqué le diplomate marocain dans sa lettre de réponse.

Il a signalé que le délégué algérien “feint également d’ignorer la résolution 1541, qui décline les différentes options pour la mise en œuvre de la 1514 sur le principe d’autodétermination, dont la libre association ou l’intégration. Par la suite, l’Assemblée générale a adopté sa résolution 2625 de 1970, qui est venue ajouter l’option de tout autre statut politique librement décidé”.

L’ambassadeur a encore expliqué que l’Initiative marocaine d’autonomie est une forme moderne, concrète et démocratique d’exercice du droit à l’autodétermination, notant que c’est pourquoi le Conseil de sécurité a réaffirmé, dans ses 20 résolutions successives depuis sa présentation en 2007, sa prééminence, son sérieux et sa crédibilité.

“Bien plus, cette initiative jouit d’un soutien international large et grandissant en tant que seule et unique solution pour le règlement définitif de cette question, dont le récent soutien, ô combien symbolique de la France en tant que membre permanent du Conseil de sécurité”, a poursuivi Omar Hilale, notant que le secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères s’arroge le droit de demander, hors contexte, le droit à l’autodétermination pour les populations des provinces sahariennes du Royaume du Maroc.

L’ambassadeur a fait remarquer à ce propos que le responsable algérien “dénie cependant ce droit au peuple kabyle, qui vit sous occupation depuis des siècles. Que l’Algérie assume jusqu’au bout sa logique de soutien au principe d’autodétermination en faveur de tous les peuples du monde, et accepte de l’accorder au peuple de Kabylie”.

“La région kabyle est délaissée. Sa population de plus de 7 millions vit dans la marginalisation et la pauvreté ; ses jeunes et ses femmes sont persécutés et leurs droits d’expression, de rassemblement, d’association, de libre circulation, de préservation de leur culture et identité kabyles sont bafoués au quotidien”, a déploré l’ambassadeur, ajoutant que “le vaillant peuple kabyle mérite amplement que les Nations unies se chargent de lui assurer son droit de décider librement de son avenir et d’exercer son droit à l’autodétermination, comme ce que demande l’Algérie pour d’autres populations dans le monde”.

Le Sahara marocain, un véritable modèle de développement régional

Rejetant les allégations mensongères du délégué algérien sur la question des ressources naturelles au Sahara marocain, l’ambassadeur a précisé qu’aucun rapport du Secrétaire général ni aucune résolution du Conseil de sécurité n’ont crédibilisé ses assertions, soulignant que, bien au contraire, c’est le Maroc qui a injecté 8 milliards de dollars pour le développement de ses provinces, élevant ainsi leur développement socio-économique à un niveau supérieur à celui de plusieurs wilayats en Algérie.

“En effet, les nombreux projets d’envergure et grands chantiers d’infrastructures au Sahara, grâce au Nouveau Modèle de développement des provinces du Sud, lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en 2015, ont métamorphosé la région, devenue une destination attrayante pour les investissements étrangers, lui permettant ainsi d’enregistrer les plus hauts indices de développement du Royaume, et d’être un hub régional entre le continent africain et le reste du monde”, a fait valoir le diplomate dans sa lettre au Conseil de sécurité.

Il a invité le responsable algérien à lire les nombreux rapports au Conseil de sécurité, depuis 2016, y compris ceux de 2021, 2022 et 2023 du Secrétaire général de l’ONU, qui confirment les efforts du Maroc en termes d’investissements colossaux et de projets de développement structurants de ses provinces sahariennes. Ces rapports démontrent ainsi que l’essor considérable que connaît le Sahara marocain, sur tous les plans, n’est nullement compromis par l’hostilité de l’Algérie depuis un demi-siècle, ni pris en otage par l’attente du règlement politique de ce différend régional.

“Ce qui n’est pas le cas en Algérie, qui, au lieu de consacrer les milliards de dollars de revenus de son pétrole et son gaz pour le développement de son propre pays, les utilise pour financer et armer son proxy le +polisario+, ainsi que d’autres groupes terroristes et séparatistes, qui sévissent dans son voisinage immédiat et déstabilisent dangereusement les pays voisins”, a asséné Omar Hilale.

Mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité

Évoquant la position “manifestement contradictoire” de l’Algérie au sujet des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant le Sahara marocain, l’ambassadeur a noté que, d’un côté, ce pays les rejette officiellement et, de l’autre, il appelle avec insistance à leur mise en œuvre.

“Le délégué algérien feint d’oublier que le blocage actuel du processus politique est entièrement imputable à son pays, qui persiste à refuser de revenir aux tables rondes, malgré les appels répétés du Conseil de sécurité, lequel considère l’Algérie comme une partie principale dans ce différend régional”, a souligné Omar Hilale, relevant que l’Algérie, en refusant de reprendre sa place aux tables rondes, sape gravement le processus politique initié par le Conseil de sécurité, dont elle est actuellement membre, et s’oppose à la légalité internationale, incarnée par les résolutions de ce même Conseil, dont son délégué a appelé ardemment à la mise en œuvre.

En conclusion de sa lettre de réponse, Omar Hilale a indiqué que le Royaume du Maroc espère vivement que l’Algérie se consacre davantage, pour la période qui lui reste de son mandat au Conseil de sécurité, aux intérêts du continent africain qu’elle représente, plutôt qu’à la promotion frénétique de son agenda national contre son voisin, le Maroc.

La lettre adressée par l’ambassadeur Hilale au président et aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU sera publiée en tant que document officiel de l’instance onusienne.

 

(Avec MAP)

À New York, le Maroc organise une réunion sur la sécurité alimentaire en Afrique

Placée sous le thème « Les objectifs de développement durable (ODD) en action : façonnons l’Afrique que nous voulons. Des partenariats effectifs pour éradiquer la pauvreté, construire la souveraineté alimentaire et atténuer le changement climatique », cette réunion a été coparrainée avec les Missions permanentes du Rwanda, d’Éthiopie, du Nigeria et du Kenya.

Cet événement a été ouvert par les remarques introductives de la secrétaire générale adjointe des Nations Unies, Amina Mohammed, et de l’ambassadeur représentant du Maroc à l’ONU, Omar Hilale, ainsi qu’un exposé du président directeur général du groupe OCP, Mostafa Terrab.

Ont également pris part à la réunion Tesfaye Yilma Sabo, Ernest Rwamucyo, Syndoph Endoni, Njambi Kinyungu, respectivement ambassadeurs représentants permanents d’Éthiopie, du Rwanda, du Nigeria et du Kenya auprès de l’ONU, la directrice exécutive au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), Ismahane Elouafi, Daniel Nahon, fondateur du Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (CEREGE).

Dans sa déclaration liminaire, Omar Hilale a souligné que l’engagement du Royaume pour l’élimination de la faim et la promotion d’une agriculture durable émane d’une prise de conscience collective du défi que représente la sécurité alimentaire dans le monde en général et sur le continent africain en particulier.

Il a fait remarquer que c’est dans ce contexte que s’inscrit la stratégie multidimensionnelle du groupe OCP sur le continent africain, notant qu’à travers cette présence, le Groupe marocain est aujourd’hui le principal fournisseur mondial de produits phosphatés sous toutes ses formes, mais aussi le principal partenaire et pourvoyeur africain d’expertise en matière d’agriculture.

Abondant dans le même sens, Mostafa Terrab a souligné d’emblée que l’Afrique vit au rythme d’une véritable “révolution verte”, se disant convaincu que l’accélérateur de cette “révolution” sera la capacité du continent à produire ses propres engrais en s’appuyant sur ses abondantes ressources naturelles.

“L’Afrique va devoir jouer un rôle positif à l’échelle mondiale en termes de sécurité alimentaire”, a-t-il affirmé, expliquant que cette sécurité dépend de la nutrition du sol et des plantes. “Sans engrais, nous ne pourrons produire que la moitié de la production alimentaire que nous produisons aujourd’hui”, a-t-il dit.

Prenant la parole à cette occasion, la secrétaire générale adjointe de l’ONU a salué les investissements engagés par le Maroc pour développer le secteur agricole, à travers la promotion de la production locale et la mise en place de cadres politiques qui catalysent le développement de systèmes alimentaires durables et résilients.

Cette dynamique a créé des emplois et a renforcé le rôle des femmes dans la société marocaine, s’est-elle félicitée, notant que les systèmes alimentaires durables “concernent non seulement ceux qui consomment, mais aussi ceux qui gèrent et qui récoltent, depuis la production jusqu’à la table”.

Jusqu’au 17 juillet, le Forum de haut niveau sur le développement durable examinera les progrès réalisés vers l’objectif 1 sur l’élimination de la pauvreté, l’objectif 2 sur la faim zéro, l’objectif 13 sur l’action climatique, l’objectif 16 sur des sociétés pacifiques et inclusives et l’objectif 17 sur le renforcement des moyens de mise en œuvre.

(Avec MAP)

Le plaidoyer de Omar Hilale pour une approche globale de la préservation du patrimoine culturel en cas de conflit armé

« La communauté internationale gagnerait à adopter une approche globale, holistique et intégrée qui favorise la préservation du patrimoine culturel pendant les crises humanitaires » en vue d’assurer une meilleure protection du patrimoine culturel en temps de crises humanitaires, a souligné Omar Hilale, qui s’exprimait lors d’un colloque international sur « la protection du patrimoine culturel lors des crises humanitaires et la question de l’effectivité« , organisé à Rabat en commémoration du 70e anniversaire de la Convention de La Haye de 1954.

Il a, dans ce sens, insisté sur l’importance de la promotion du dialogue interculturel, du renforcement de la coopération internationale, de la sensibilisation des populations locales sur l’importance de la préservation du patrimoine culturel et de la planification des formations pour les acteurs humanitaires.

 

Dans sa présentation axée sur le « rôle de l’ONU dans la protection des biens culturels lors des crises humanitaires », l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU a indiqué que « les Etats membres doivent se doter de législations nationales efficaces pour la mise en œuvre de la Convention de La Haye de 1954 et de ses protocoles, afin que leurs armées veillent, en cas de conflit, au respect de leurs obligations en vertu de cette Convention ».

« L’ONU devrait établir des directives claires et précises destinées aux opérations de maintien de la paix afin d’intégrer le patrimoine culturel dans leurs missions, y compris des protocoles de protection, la documentation et la prévention des dommages au patrimoine culturel », a-t-il poursuivi.

Omar Hilale a, en outre, mis en exergue le rôle de l’intelligence artificielle dans la surveillance des sites culturels en temps réel par le biais des données historiques pour élaborer des plans futurs de prévention des risques, notamment en repérant les anomalies et en prévenant les dommages.

« L’IA peut aussi contribuer à la préservation de l’histoire et sa transmission aux générations futures, à travers la documentation des données et la génération de sites virtuels », a-t-il poursuivi.

Omar Hilale a, à ce propos, noté que le Maroc s’active sans relâche pour la préservation du patrimoine culturel mondial, rappelant, à cet égard, la ratification par le Royaume de toutes les Conventions de l’Unesco en matière de protection et de préservation du patrimoine culturel.

412 sites historiques endommagés en Ukraine

Lors de ce colloque, Omar Hilale a cité l’exemple des attaques contre le patrimoine humain commun en raison de l’intolérance, en évoquant les « tentatives de judaïsation de Jérusalem », qu’il a qualifiées d’actes « condamnables et dangereux, face auxquels le monde reste impuissant ». Il a ajouté que cette situation est exacerbée par l’aggravation des conflits et des crises, mentionnant les conséquences de la guerre à Gaza et en Ukraine, où de nombreuses mosquées et églises ont été détruites, dénombrant, en Ukraine seulement, 137 édifices religieux, 31 musées et 191 immeubles historiques.

 

Dans ce contexte, Omar Hilale a rappelé l’importance du droit international qui doit protéger ce patrimoine, affirmant qu’il ne suffit pas de s’engager dans des conventions, mais qu’il doit y avoir des mécanismes nationaux et des lois conformes aux protocoles internationaux dans ce domaine.

Compte tenu de la situation actuelle, marquée par les crises et les violations, et afin de mieux protéger le patrimoine humain, Omar Hilale a affirmé que la communauté internationale doit être active pour généraliser la Convention de La Haye et tous les protocoles associés. Il a exhorté les États à œuvrer au niveau du droit national pour promulguer des lois protégeant le patrimoine et conformes aux lois internationales établies à cet effet.

Initié en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, ce colloque s’inscrit dans le cadre de la commémoration par la communauté internationale du 70e anniversaire de l’adoption en 1954 de la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé.

Omar Hilale : « L’Algérie doit se rendre à l’évidence du fiasco de son projet séparatiste au Sahara »

« Aujourd’hui, l’Algérie est face à un choix : celui de s’inscrire dans une démarche pacifique et respectueuse du principe de bon voisinage et du règlement pacifique des différends, ou [celui de] s’embourber dans le fiasco coûteux de son agenda polisarien, à coup de milliards de dollars et aux dépens du bien-être du peuple algérien, qui fait la queue pour se procurer les denrées les plus élémentaires », a souligné Omar Hilale.

L’ambassadeur, qui s’exprimait lors de la session ordinaire du Comité des 24 de l’ONU (C24) qui se tient du 10 au 21 juin, a appelé l’Algérie voisine à tirer les leçons de l’échec cuisant de son projet séparatiste au Sahara marocain.

« Au lieu de ressasser ses discours sur sa prétendue défense de l’autodétermination et de clamer une pseudo neutralité à laquelle elle est la seule à croire encore, l’Algérie ferait mieux de prendre acte des trois évidences immuables : le Sahara a été de tout temps et restera à jamais marocain ; l’Initiative marocaine d’autonomie est la seule et unique solution à ce différend, dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume ; le Maroc poursuivra avec détermination la stratégie de développement de ses provinces du Sud, qui sont en phase de devenir un hub régional et continental », a tenu à souligner M. Hilale.

L’indépendance, la libre association ou l’intégration

Rappelant la création du C24 en 1961, par l’Assemblée générale de l’ONU, pour mettre en œuvre la résolution 1514 qui consacre le principe d’autodétermination, adoptée par cette même Assemblée le 14 décembre 1960, Omar Hilale a noté qu’il y a eu au fil des années un regrettable dérapage dans la mise en œuvre de la [résolution] 1514 doublée d’une malheureuse instrumentalisation du mandat du C24.

« En effet, dans leur grande sagesse, les auteurs de la résolution 1514 ont tenu à décliner en détail le processus de sa mise en œuvre, en la complétant le jour d’après par une autre résolution, la 1541 », a-t-il dit.

Cette résolution, la 1541, que d’aucun feignent d’ignorer, consacre clairement les trois options d’application du principe d’autodétermination, en l’occurrence l’indépendance, la libre association ou l’intégration. Bien plus, la résolution 2625 de 1970 a ajouté l’option de tout autre statut politique librement choisi, a-t-il indiqué.

« Cependant, aveuglés par des idéologies d’une autre ère, et mettant l’accent sur la seule option de l’indépendance au détriment des deux autres alternatives, certains Etats ont multiplié les manœuvres insidieuses en vue de faire du C24 un Comité de balkanisation », a regretté l’ambassadeur, signalant que « l’autodétermination n’est pas synonyme de voie vers l’indépendance. Bien plus, l’autodétermination ne peut pas, non plus, se faire aux dépens de l’intégrité territoriale des Etats ».

En effet, la résolution 1514 affirme clairement, dans son OP 6, que « toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l’unité nationale et l’intégrité territoriale d’un pays est incompatible avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies », a enchaîné M. Hilale.

« Par ailleurs, ces mêmes États excellent dans l’exégèse de la 1514 et la 1541 en liant l’autodétermination au processus de référendum. Or, ces deux résolutions ne font aucune référence au référendum, qui est un simple mécanisme d’expression. Elles ne conditionnent pas, non plus, la mise en œuvre de leurs dispositions pertinentes par une quelconque consultation référendaire », a fait observer le diplomate.

(Avec MAP)