Les exportations marocaines vers l’Égypte devraient atteindre 5 MMDH d’ici 2027 (Omar Hejira)

En réponse à une question orale sur les discussions Maroc-Égypte concernant la promotion des exportations marocaines, le lundi 12 mai à la Chambre des représentants, Omar Hejira a fait savoir qu’une importante délégation marocaine, composée de plus de 40 chefs d’entreprises et exportateurs, a effectué une visite de travail en Égypte à la fin de la semaine dernière.

Cette visite, a-t-il poursuivi, a donné lieu à des résultats préliminaires notables, dont l’organisation de plus de 200 rencontres entre opérateurs économiques des deux pays (B to B), permettant de conclure des accords d’étape en vue de leur mise en œuvre à plus grande échelle à court terme.

Omar Hejira a également mis en avant la forte volonté d’améliorer la balance commerciale entre le Maroc et l’Égypte, faisant remarquer que, dans le secteur de l’industrie automobile, les exportations marocaines vers l’Égypte sont passées de 400 véhicules à 3.000 véhicules actuellement, avec une perspective d’atteindre 5.000 unités en 2025 et 8.000 unités à l’horizon 2026.

 

 

Pour le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, les relations commerciales entre le Maroc et l’Égypte « constituent un modèle de coopération arabe », les deux pays frères étant liés par des liens historiques et des intérêts économiques communs.

Omar Hejira a souligné que cette volonté politique, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, continue de renforcer les relations bilatérales pour un partenariat fructueux et un avenir prometteur.

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Un dispositif public d’assurance-crédit à l’export pour sécuriser jusqu’à 7,5 MMDH vers les marchés à risque

Une rencontre dédiée à la présentation du projet du « dispositif d’assurance publique complémentaire à l’export » a été organisée, mardi 22 avril à Casablanca, en présence du ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, et du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira.

Ce dispositif, dont le lancement opérationnel est prévu pour le 1er juin 2025, a été conçu en concertation avec l’ensemble des acteurs publics et privés de l’écosystème de l’assurance à l’export afin de renforcer la compétitivité des entreprises exportatrices vers des marchés stratégiques présentant un certain niveau de risque, non couverts par les assurances privées.

Son opérationnalisation repose sur un fonds public dédié, mis à la disposition de la Société centrale de réassurance (SCR), devenue Atlantic Re, qui se chargera de la gestion du mécanisme public d’assurance-crédit à l’export et assurera la réassurance des risques, avec une rétention collective des opérateurs ayant un agrément en assurance-crédit à l’export.

Avec un investissement de 100 MDH, ce dispositif, qui intègre un système de tarification modulée en fonction des pays et du niveau de risque, garantissant ainsi une couverture adaptée aux réalités des marchés, « couvrira jusqu’à 7,5 MMDH d’exportation additionnelle par an, permettant de générer un effet levier significatif, avec jusqu’à 75 dirhams d’exportation additionnelle pour chaque dirham investi », souligne Mehdi Arifi, directeur du pôle business development chez Atlantic Re.

Intervenant à cette occasion, M. Mezzour a indiqué que ce dispositif « s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale actuellement en marche en matière de promotion du commerce extérieur ».

« C’est un levier stratégique au service de la politique nationale d’appui à l’export », a affirmé le ministre, ajoutant qu’il contribuera à élargir la présence des produits marocains à l’international tout en réduisant l’exposition des entreprises aux risques inhérents aux marchés émergents ».

De son côté, M. Hejira a relevé que ce nouveau mécanisme s’inscrit dans la feuille de route 2025-2027 pour le développement du commerce extérieur et constitue un outil stratégique pour stimuler les exportations marocaines.

« Conçu en parfaite adéquation avec les attentes et les besoins exprimés par les opérateurs, ce dispositif vise à renforcer la compétitivité et l’internationalisation des entreprises en les accompagnant dans leur quête de nouveaux débouchés, notamment vers les marchés faiblement couverts et à fort potentiel », a-t-il noté.

Afin d’identifier les meilleures pratiques et d’adapter le modèle retenu aux spécificités du marché marocain, une étude de benchmark international a été menée en partenariat avec l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) et a révélé que les exportateurs marocains concentrent leurs activités sur des zones géographiques à faible risque, principalement en Europe et dans les pays de l’OCDE.

Les marchés émergents comme ceux de l’Afrique et du Moyen-Orient restent largement non couverts, ce qui constitue un frein au développement des exportations marocaines dans ces régions.

Le nouveau dispositif, qui vise à combler cette lacune, sera déployé dans une première étape pour couvrir les risques commerciaux et politiques pour les acheteurs publics et privés issus de 15 pays jugés stratégiques en Afrique.

TijarIA, premier guichet IA dédié au commerce extérieur marocain

La plateforme digitale TijarIA a été officiellement lancée le vendredi 7 mars 2025 à Rabat, lors d’une réunion présidée par Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur.

Conçue pour répondre aux besoins des opérateurs économiques, TijarIA offre un service disponible 24h/24 et 7j/7, permettant un accès rapide et personnalisé aux informations essentielles du commerce extérieur. Grâce à l’intelligence artificielle, elle traite efficacement les requêtes complexes, simplifiant ainsi les démarches et optimisant les opérations d’import-export, indique un communiqué du ministère.

Ce projet s’inscrit dans le cadre des recommandations issues des concertations régionales menées avec les acteurs du commerce extérieur, en vue d’élaborer la feuille de route 2025-2027 du secteur. Il a été développé par le Secrétariat d’État au Commerce extérieur, en partenariat avec le Guichet unique Portnet, ajoute la même source.

Selon le ministère, la plateforme met à disposition plusieurs services clés :

Dans un premier temps, TijarIA sera déployée sous forme de projet pilote avant d’être généralisée à l’ensemble des acteurs économiques.

Les échanges commerciaux Maroc-Afrique ont atteint près de 52,7 MMDH en 2023 (Hjira).

Gouvernement Akhannouch II : des secrétaires d’État toujours sans attributions

Heureux qui comme Lahcen Essaadi, le benjamin du gouvernement et secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire. Nommé à ce poste le 23 octobre, Fatim-Zahra Ammor lui signe son arrêté d’attributions le 29, et cet arrêté est publié le 31 au Bulletin officiel.

Idem pour Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, sous la tutelle de son camarade de parti (RNI), Ahmed El Bouari, dont l’arrêté des attributions est signé.

Deux sur six donc… sachant qu’Adib Benbrahim et Hicham Sabiry du PAM ainsi que Omar Hjira et Abdeljabbar Rachidi de l’Istiqlal n’ont toujours pas de périmètre d’action clairement défini.

Le dossier du travail, dont hérite Hicham Sabiry, n’est-il pas aussi urgent que celui de la pêche maritime ? Le commerce extérieur affecté à Omar Hjira n’est-il pas aussi important que l’artisanat et l’économie solidaire ?

Fixer les attributions d’un membre du gouvernement n’est pas un luxe dont on peut se passer. Un secrétaire d’État a besoin d’une base légale, écrite noir sur blanc et promulguée au Bulletin officiel, pour avoir un droit de regard sur les établissements relevant de son département et pouvoir embaucher, muter, sanctionner, lancer des appels d’offres…

D’ailleurs, Aziz Akhannouch s’était lui-même empressé de signer les décrets d’attributions des huit nouveaux ministres qui ont rejoint son équipe. Ces décrets, datés du 28 octobre, ont été publiés au BO le jour même !

« Pendant ce temps-là, l’un des nouveaux secrétaires d’État avait une terrible équation à résoudre : trouver un bureau où s’installer au sein de son ministère de tutelle. Quant à s’entourer d’un groupe de cabinards, c’est une autre paire de manches », ironise un jeune leader d’une formation de la majorité gouvernementale.

Trois des quatre secrétaires d’État approchés par Médias24 ont préféré ne pas répondre à nos questions sur la (assez) longue attente de leurs arrêtés d’attributions.

C’est aux ministres dont relèvent les secrétaires d’Etat récemment nommés de s’atteler au plus vite à définir leur attributions. Nous parlons ici de Fatima Ezzahra El Mansouri et Younes Sekkouri pour le PAM, et de Ryad Mezzour et Naima Ben Yahya du côté de l’Istiqlal.

Des « moteurs en panne »

Cela aurait pu éviter à Omar Hjira le commentaire de l’opposition sur ce point.

Au Parlement, les six secrétaires d’État viennent en renfort à leurs collègues lors des débats autour du PLF 2025. Cinq d’entre eux ont changé de bord puisqu’ils étaient également, jusqu’à leur nomination, des députés (sauf Abdeljabbar Rachidi).

Omar Hjira aura alors cette réflexion en qualifiant les tout nouveaux secrétaires d’État de « moteurs » du gouvernement. Propos auquel Abderrahim Chahid, chef du groupe USFP (opposition) à la Chambre des représentants rétorque : « Vous êtes plutôt des moteurs en panne qui n’auront aucun à rôle à jouer ». Avant d’enfoncer le clou en ajoutant que les secrétaires d’État étaient tout simplement « de hauts fonctionnaires jusqu’à nouvel ordre ».

Le député ittihadi faisait allusion à l’absence du texte réglementaire des attributions de quatre nouveaux membres du gouvernement. Mais aussi au rôle qu’ils doivent jouer au sein de l’exécutif, avec cette question récurrente : à quoi servent alors les six secrétaires d’État ?

« C’est un vieux débat, et il est légitime de se poser la question pour savoir si on raisonne en termes de compétence et d’utilité ou alors selon une logique de rente », commente, pour Médias24, Ahmed El Bouz, professeur de droit constitutionnel et de sciences politiques à l’Université Mohammed V de Rabat.

Une affaire d’égo ?

Les quatre ministres de tutelle concernés refuseraient-ils alors de signer les fameux arrêtés ? « Possible, et ce n’est pas nouveau, et parfois le retard de la publication de ces textes va au-delà de deux années », explique Ahmed El Bouz qui rappelle un antécédent qui avait fait beaucoup de bruit à l’époque : Habib El Malki, ministre de l’Education nationale dans le gouvernement Abbas El Fassi, qui compliquait la tâche à Mohamed El Gahs, secrétaire d’État à la Jeunesse. Même si les deux étaient issus du même parti (USFP), cela n’avait pas arrangé les choses, et c’est El Fassi himself qui intervenait pour apaiser les esprits.

Bien avant, l’on se rappelle une situation similaire au sein du gouvernement Youssoufi I. Abdelkrim Benatiq était alors secrétaire d’État auprès du ministre de l’Economie sociale, des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, qui n’était autre qu’Ahmed Lahlimi. Les deux hommes, pourtant issus tous les deux de l’USFP, ne pouvaient pas cohabiter. Abdelkrim Benatiq avait changé de poste lors du remaniement du 23 juillet 2001 en tant que secrétaire d’État au Commerce extérieur.

Pour Ahmed El Bouz, il s’agit là d’une polémique salutaire pour ouvrir un large débat sur l’architecture des gouvernements en général, et trancher cette histoire de secrétaires d’État une fois pour toutes.

« Il faut qu’on soit fixés de manière exacte sur le rôle des secrétaires d’État. Est-on en présence de simples auxiliaires de leurs ministres de tutelle ou de vrais décideurs responsables de véritables chantiers gouvernementaux ? », s’interroge encore le politologue.

Pour bientôt, inchallah !

« La polémique n’a pas lieu d’être, et il s’agit d’une question de temps », affirme une source au sein de la majorité gouvernementale, promettant les arrêtés d’attributions manquants dans les semaines, sinon les jours à venir.

« Les quatre responsables auxquels vous faites allusion ont fait et font l’objet d’une unanimité au sein de la majorité, et personne n’en conteste la compétence. Comme on ne saurait parler de divergences entre eux et leur ministre de tutelle », ajoute notre interlocuteur.

Pour rappel, et dans les derniers gouvernements, Saâd Dine El Otmani détient le record des secrétaires d’État avec 13 postes, contre 0 pour Benkirane, 7 pour El Fassi, 6 pour Jettou et 9 dans le gouvernement Youssoufi.

Istiqlal : Omar Hjira va présider temporairement le groupe parlementaire

« Le temps que les turbulences qui agitent le parti s’estompent, Omar Hjira remplacera temporairement Nourredine Mediane. Il faudra attendre la fin du 18e congrès pour organiser une élection », nous explique une source interne du parti, rappelant que sa fonction de premier vice-président du groupe lui permet d’assurer l’intérim.

Sur le nom du successeur du président démissionnaire, notre interlocuteur précise qu’il doit être proposé par le comité exécutif, dont il doit obligatoirement être membre, avant qu’une élection soit organisée au sein du groupe pour valider sa désignation.

Omar Hjira, membre du comité exécutif et député depuis vingt ans, est le profil qui semble être le mieux placé pour succéder au président démissionnaire jusqu’au futur scrutin législatif prévu en 2026.

Hjira et Bioui se pourvoient en cassation après leur condamnation

La Chambre criminelle d’appel près la Cour d’appel de Fès a condamné, mercredi 20 mars, plusieurs personnalités de la région de l’Oriental pour des faits de dissipation de deniers publics. 

Il s’agit principalement de Omar Hjira (parti de l’Istiqlal), président du Conseil communal d’Oujda, et de Abdenbi Bioui (PAM), président du Conseil de la région de l’Oriental, condamnés respectivement à deux ans et une année de prison ferme et une amende de 20.000 DH chacun.

Le premier a été sanctionné en tant qu’auteur principal, le deuxième en tant que co-auteur. 

La Cour d’appel a ainsi infirmé une décision rendue en premier ressort par la Chambre criminelle près la même Cour. Prononcée en 2017, elle avait innocenté les deux accusés. 

Impliqués dans les mêmes faits, une dizaine d’autres accusés ont quant à eux écopé de peines allant de un à deux ans d’emprisonnement et des amendes de 1.000 à 20.000 DH. 

21 témoins ont été entendus dans ce procès démarré en mars 2018. 

Poursuivis en état de liberté provisoire, aucun des condamnés n’a fait l’objet d’un mandat de dépôt. C’est cet acte qui permet à la juridiction d’ordonner au responsable de l’établissement pénitentiaire de recevoir et détenir un condamné. Autrement dit, ils sont tous en liberté, du moins pour l’instant, nous assure un des avocats de la défense, Me Zouhair Allioui, faisant savoir que ses clients se sont déjà pourvus en cassation

Voici une capture d’écran de l’arrêt de la Cour d’appel (source: Mahakim.ma)

«Figuration» de Meki Megara à la galerie d’art l’Atelier 21

«Figuration» se compose intégralement d’œuvres appartenant à la famille Megara. Dans la préface du catalogue d’exposition, la critique d’art Tzvetomira Tocheva parle en ces termes de l’importance de la figuration dans l’art de Meki Megara :«Portraits d’enfants, vieillards, compositions humaines, paysages, natures mortes, études de nus – la palette est riche – , la matière savamment répartie aux endroits sensibles afin de ne pas oublier la moindre ride, le moindre pli de la bouche, du bras, du vêtement, de la jambe pliée, en s’asseyant, du dos tourné, alternant avec le torse de face, pour boucler la spirale d’un mouvement continu.»

Né à Tétouan en 1933 et décédé en 2009, Meki Megara a commencé par la figuration à la fin des années 40. La peinture figurative marque ainsi le point de départ et l’ultime approche esthétique de l’artiste. Il dédie sa vie à la création d’une peinture moderne marocaine et à la formation de plusieurs générations de peintres marocains.