Autonomy: Resolution 2797 turns the issue into a national project

Autonomie : la résolution 2797 transforme le dossier en chantier national

Le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et le Portugal reconnaissent officiellement l’État de Palestine

Au total, au moins 145 des 193 États membres de l’ONU reconnaissent désormais l’État palestinien, selon un décompte de l’AFP. Cette reconnaissance ne modifie toutefois pas le statut actuel des Palestiniens à l’ONU, leur adhésion pleine et entière restant bloquée par les États-Unis.

Ce lundi, d’autres pays devraient rejoindre le mouvement lors de la réunion prévue à l’ONU, parmi lesquels la France, Andorre, la Belgique, le Luxembourg, Malte et Saint-Marin.

Avant même cette rencontre, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et le Portugal avaient annoncé, dimanche 21 septembre, leur reconnaissance officielle de l’État palestinien.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé que son pays reconnait officiellement l’État de Palestine. « Aujourd’hui, pour raviver l’espoir de paix pour les Palestiniens et les Israéliens, et une solution à deux États, le Royaume-Uni reconnaît officiellement l’État de Palestine », a-t-il dit dans une vidéo publiée sur son compte X.

Pour sa part, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé que le Canada reconnaît officiellement l’État de Palestine, soulignant que cette décision vise à préserver la possibilité d’une solution à deux États. « Le Canada inscrit cette mesure dans le cadre d’un effort international concerté visant à préserver la possibilité d’une solution à deux États », a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Rangel, a également annoncé que son pays reconnaît officiellement l’État de Palestine. « Aujourd’hui, le 21 septembre 2025, l’État portugais reconnaît officiellement l’État de Palestine », a indiqué le chef de la diplomatie portugaise dans une déclaration à la presse à New York. Il a souligné que « le Portugal soutient la solution à deux États, comme la seule voie vers une paix juste et durable, favorisant la coexistence et des relations pacifiques entre Israël et la Palestine ».

Le Premier ministre australien a annoncé que son pays reconnait officiellement l’État de Palestine. « À partir de ce dimanche 21 septembre 2025, le Commonwealth d’Australie reconnaît officiellement l’État de Palestine en tant qu’État indépendant et souverain », a souligné M. Albanese dans un communiqué publié sur le site du ministère des Affaires étrangères. Cette décision, a-t-il ajouté, traduit la reconnaissance par Canberra « des aspirations légitimes et de longue date du peuple palestinien à un État qui lui soit propre ».

Sahara. Au Comité des 24, large soutien renouvelé au plan d’autonomie

Le Comité des 24, dont les séances plénières se déroulent toujours, a pu mesurer le soutien considérable dont bénéficie le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour mettre fin au conflit du Sahara.

Le mardi 10 juin, en plus des pays ayant renouvelé leur appui à l’intégrité territoriale du Royaume et à sa souveraineté sur son Sahara, plusieurs membres de l’ONU ont réitéré leur soutien au plan d’autonomie.

Les représentants de pays comme le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Gabon ou encore le Bénin, pour ne citer que ces pays, ont fait des interventions sans ambages en faveur du Maroc.

La même position a été exprimée individuellement par les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Sultanat d’Oman et Qatar). Puis, de manière collective, lors d’une intervention lue en leur nom par le représentant du Koweït.

Pour ceux qui soutiennent le plan d’autonomie, cette issue est la plus crédible, la plus juste et la plus réaliste pour résoudre un conflit qui n’a que trop duré.

Des intervenants ont rappelé la grande dynamique de développement que vivent les régions du Sahara. Une réalité qu’ont également rappelée des élus et militants de la société civile issus du Sahara, qui intervenaient comme pétitionnaires.

Le représentant de l’Algérie a essayé d’induire encore une fois la communauté internationale en erreur en tordant le cou aux réalités historiques autour de ce conflit. Majda El Moutchou, numéro deux de la mission du Maroc à l’ONU, est intervenue à trois reprises pour rectifier les propos.

La diplomate marocaine a surtout démontré devant le Comité des 24 que, malgré ses allégations mensongères, l’Algérie est bel et bien une partie au conflit.

Pour suivre le déroulement des deux dernières séances plénières, cliquez ici et ici.

https://medias24.com/2025/06/04/sahara-le-maroc-gagne-du-terrain-au-conseil-de-securite-de-lonu/

Sahara. Le Maroc gagne du terrain au Conseil de sécurité de l’ONU

Ce 3 juin, l’élection de cinq nouveaux membres non permanents au Conseil de sécurité de l’ONU devrait renforcer le soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara. À partir de janvier 2026, la Colombie, la République démocratique du Congo (RDC), le Bahreïn, la Lettonie et le Liberia siègeront pour deux ans aux côtés des cinq membres permanents et de cinq autres non permanents (élus en 2024). Soit quinze membres au total.

Onze d’entre eux soutiennent ouvertement la marocanité du Sahara. Ce nouveau paysage diplomatique place donc le Maroc en position favorable.

Parmi les cinq pays fraîchement élus, trois ont affiché une position claire en faveur de l’intégrité territoriale du Maroc.

Parmi les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, 11 soutiennent la position du Maroc sur le Sahara
Parmi les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, 11 soutiennent la position du Maroc sur le Sahara.

Des soutiens constants

En effet, la RDC a réaffirmé à plusieurs reprises, notamment en 2023, un soutien “sans équivoque” au plan d’autonomie marocain. En 2015, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre congolais en charge des relations avec le Parlement à l’époque, soulignait que la position de son pays avait “toujours été claire » en faveur de la marocanité du Sahara.

Le Bahreïn a également confirmé son engagement. En décembre 2023, le ministre des Affaires étrangères, Abdellatif Ben Rachid Al-Zayani, a réitéré cette position. Dès 2020, Bahreïn avait déjà ouvert un consulat général à Laâyoune, un acte diplomatique fort décidé par le Roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa.

Du côté du Liberia, l’appui au Maroc est également constant. En juin 2024, la ministre libérienne des Affaires étrangères, Sara Beysolow, a rappelé le soutien de son pays à l’intégrité territoriale du Royaume.

Des positions nuancées

La position de la Colombie est, quant à elle, plus nuancée. Mais elle reste globalement favorable. En avril 2021, la ministre des Relations extérieures, Claudia Blum, saluait l’initiative d’autonomie marocaine comme une base sérieuse et réaliste. Toutefois, en 2022, le président Gustavo Petro a décidé de rétablir les relations diplomatiques avec la pseudo-rasd. Cette décision a suscité une vive opposition du Sénat colombien, qui a exprimé son “rejet catégorique” et un désaccord total” avec la décision du président colombien.

Récemment, soit en avril 2025, le Parlement colombien a réaffirmé son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc.

Seule la Lettonie n’a pas encore pris de position publique sur la question du Sahara. Il s’agira de son premier mandat au Conseil de sécurité, et sa future posture reste à observer.

Trois soutiens “permanents”

Ce renouvellement intervient dans un contexte où trois des cinq membres permanents soutiennent déjà le Maroc. Les États-Unis ont reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara dès décembre 2020. Cette décision, annoncée par Donald Trump, a été maintenue sous l’administration Biden et après la réélection de Trump en 2024.

Du côté de la France, la déclaration officielle date du 30 juillet 2024, puis a été réitérée en octobre 2024 lors de la visite du président Macron au Maroc. On en retient que le président français, Emmanuel Macron, a déclaré : “Le présent et l’avenir du Sahara s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine”.

Enfin, le dernier pays ajouté à la liste, et non des moindres : le Royaume-Uni. Le 1er juin 2025, les autorités britanniques se sont également alignées sur une position favorable au plan marocain d’autonomie.

En effet, le Royaume-Uni considère la proposition d’autonomie marocaine comme “la plus crédible, viable et pragmatique pour le règlement durable du différend”.

Ainsi, avec l’arrivée en 2026 de membres non permanents majoritairement favorables au Maroc et le soutien de trois membres permanents disposant du droit de veto, le Conseil de sécurité connaîtra une dynamique renforcée en faveur du plan d’autonomie marocain.

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De plus, 5 autres membres non permanents du Conseil de sécurité sont globalement favorables à la position marocaine. Il s’agit du Danemark, de la Grèce, du Pakistan, du Panama et de la Somalie. Tous ont affiché leur soutien à la souveraineté marocaine sur son Sahara.

En septembre 2024, le Danemark a officiellement déclaré que le plan marocain d’autonomie est une contribution sérieuse et crédible au processus en cours de l’ONU. La solution marocaine est considérée comme « une bonne base pour une solution convenue entre les parties ».

La Grèce a, quant à elle, qualifié, en 2020, l’initiative marocaine d’autonomie comme une « approche sérieuse et crédible » pour parvenir à une solution à la question du Sahara.

Du côté du Pakistan, le soutien à l’intégrité territoriale du Royaume a été réaffirmé à plusieurs reprises. Les autorités pakistanaises estiment que le plan d’autonomie constitue le « cadre adéquat » pour le règlement du conflit autour du Sahara.

En 2024, le Panama s’est clairement positionné dans la dynamique internationale suscitée par l’initiative d’autonomie pour les provinces du Sud que ce pays, comme tant d’autres, qualifie de seule et « unique solution » à ce différend. La même année, le pays a décidé de suspendre toute reconnaissance de la pseudo “rasd”.

La Somalie s’est quant à elle déjà exprimée de manière claire. En 2020, le gouvernement somalien a déclaré se tenir “aux côtés du Maroc dans l’ensemble des mesures qu’il entreprend pour protéger sa sécurité et sa souveraineté sur ses territoires”.

En 2022, la Somalie avait même annoncé sa décision d’ouvrir une ambassade à Rabat et un consulat général à Dakhla.

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Ce qu’il faut retenir :

Sahara : les Comores réitèrent leur soutien au Maroc

S’exprimant lors de ce séminaire tenu récemment à Dili au Timor-Leste, le Représentant permanent de l’Union des Comores auprès de l’ONU, l’ambassadeur Issimail Chanfi, a qualifié l’initiative d’autonomie de base solide, sérieuse et fiable pour parvenir à une solution politique négociée à la question du Sahara marocain.

L’Initiative marocaine, qui se distingue par sa crédibilité et sa conformité avec le droit international, a été saluée par de nombreux membres de la communauté internationale, comme une approche pragmatique et constructive pour résoudre ce différend régional, a-t-il indiqué.

Il a également relevé que cette initiative a enregistré l’adhésion d’un nombre croissant de membres du concert des nations, ce qui témoigne de sa forte pertinence. Le plan d’autonomie s’inscrit dans la dynamique des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment les plus récentes, qui appellent à une solution politique, réaliste, pragmatique et durable, fondée sur le compromis, a-t-il ajouté.

Après avoir réitéré l’engagement indéfectible de son pays en faveur des principes consacrés par la Charte des Nations Unies, en l’occurrence le respect de l’intégrité territoriale des États membres et la recherche de solutions pacifiques, réalistes et durables aux différends régionaux, le diplomate comorien a appelé à soutenir les efforts du Secrétaire général de l’ONU pour aboutir à une solution politique, mutuellement acceptable, fondée sur l’Initiative marocaine d’autonomie.

Il a, dans ce cadre, salué l’engagement du Maroc, dans le processus politique, mené sous l’égide exclusive du Secrétaire général de l’ONU, ainsi que le travail mené par son envoyé personnel, Staffan de Mistura, invitant toutes les parties prenantes à s’inscrire dans cette dynamique « très louable ».

Par ailleurs, M. Chanfi s’est félicité des efforts soutenus déployés par le Royaume afin de promouvoir le développement socio-économique dans les provinces du Sud, notant que les investissements massifs engagés, notamment en matière d’infrastructures, d’éducation, de santé et d’énergies renouvelables, témoignent de la volonté sincère du Maroc d’améliorer les conditions de vie des populations locales.

(Avec MAP)

Omar Hilale : « L’Algérie souffre d’une pathologie schizophrénique incurable »

Le séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU (C24), qui vient de clore ses travaux à Dili, au Timor oriental, a été marqué par les habituelles joutes oratoires maroco-algériennes, sous la forme de deux droits de réponse.

Fidèle à ses philippiques, provocations véhémentes et allégations fallacieuses, le chef de la délégation algérienne s’est élevé contre ce qu’il a appelé la singularisation de son pays dans le discours du Maroc, prétextant qu’il n’est pas partie prenante dans le différend du Sahara marocain.

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU lui a répondu « qu’il n’a fait que rappeler des faits et actes réels assumés ouvertement par l’Algérie ». Et Omar Hilale de s’interroger : « Qui a créé le polisario? C’est bien l’Algérie. Où se trouve-t-il ? Sur le territoire algérien. Qui le finance ? C’est l’Algérie. Qui mène les campagnes diplomatiques contre le Maroc ? C’est encore l’Algérie ». C’est la raison pour laquelle l’Algérie est citée à cinq reprises dans chacune des dernières résolutions du Conseil de sécurité, a-t-il ajouté.

L’Algérie n’est pas partie, mais en même temps elle s’oppose depuis trois ans à la reprise du processus politique, bloquant ainsi le règlement politique de ce différend régional

Réagissant au pseudo statut d’observateur de l’Algérie, l’ambassadeur a constaté que « malheureusement l’Algérie souffre d’une pathologie schizophrénique incurable. Elle n’est pas partie, mais en même temps elle s’oppose depuis trois ans à la reprise du processus politique, bloquant ainsi le règlement politique de ce différend régional’’.

À son tour, Omar Hilale a reproché au diplomate algérien « d’utiliser un logiciel obsolète parce que le narratif de l’Algérie s’est arrêté à l’an 2000 et a passé sous silence les importants développements survenus durant ces vingt-cinq dernières années », s’interrogeant « pourquoi l’Algérie ne se réfère jamais aux résolutions du Conseil de sécurité depuis 2000 ? ».

« L’Algérie ne les cite jamais, parce qu’ils contredisent les fondements de sa position, en actant l’enterrement du référendum, en reconnaissant la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie, en responsabilisant expressément l’Algérie et en constatant le momentum international en faveur de l’initiative marocaine. Ce que l’Algérie persiste à ignorer en recourant à un discours monomatique sur la seule période du début de ce différend et non sur ses évolutions diplomatiques positives jusqu’à ce jour, a-t-il précisé.

Actuellement, Alger est la mecque de la déstabilisation. Elle est la mecque des groupes terroristes, du séparatisme et de tous ceux qui veulent prendre les armes contre leur propre pays

Réagissant à la prétention du diplomate algérien que son pays a été et demeure la mecque des mouvements de libération africains, l’ambassadeur Hilale lui a répondu que « c’était peut-être un mythe durant les années soixante. Mais actuellement, Alger est la mecque de la déstabilisation. Elle est la mecque des groupes terroristes, du séparatisme et de tous ceux qui veulent prendre les armes contre leur propre pays« , constatant que « malheureusement la politique de déstabilisation de l’Algérie au Maghreb et au Sahel a ouvert un large boulevard au terrorisme d’Al-Qaeda et de Daesh en Afrique”.

Enfin, Omar Hilale a démystifié la forfanterie du chef de la délégation algérienne au sujet du droit à l’autodétermination en l’interpellant que « pour crédibiliser son discours, l’Algérie se doit tout d’abord d’offrir ce droit à ceux qui vivent sur son propre territoire, le peuple kabyle, et dont la revendication de son droit à l’autodétermination remonte bien avant la création même de l’État algérien ».

(Avec MAP)

Le FIDA émet une obligation durable de 150 millions USD auprès de Bank Al-Maghrib

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a annoncé, le 14 mai 2025, l’émission d’une deuxième obligation durable auprès de Bank Al-Maghrib (BAM), dans le cadre d’un effort conjoint pour renforcer la sécurité alimentaire dans les zones rurales.

« Aujourd’hui, le FIDA a émis une obligation durable auprès de la Banque centrale du Maroc, sous la forme d’un placement privé, au titre de son cadre de financement du développement durable. C’est la onzième fois que le FIDA émet une obligation durable. Celle-ci, dont le montant s’élève à 150 millions d’USD avec une échéance fixée à dix ans, contribue au plan de financement du FIDA pour 2025″, indique un communiqué publié sur le site du Fonds.

L’organisation avait déjà commencé à mettre en œuvre son financement 2025 en juillet 2024, lorsqu’elle avait établi son premier partenariat avec Bank Al-Maghrib et procédé à un placement privé de 100 millions d’euros, fait savoir la même source.

Citée dans le communiqué, Natalia Toschi, responsable du financement au FIDA, a déclaré : « Nous sommes particulièrement fiers que Bank Al-Maghrib nous renouvelle sa confiance en tant qu’investisseur. Cela montre à quel point les relations à long terme sont essentielles pour permettre au FIDA de mener à bien sa mission générale, qui, plus que jamais, est indispensable pour bâtir un monde meilleur et plus stable ».

Et d’ajouter : « Ceci est d’autant plus vrai en ces temps d’incertitude au niveau mondial, alors que les marchés ne cessent de nous surprendre. Bank Al-Maghrib applique une politique de responsabilité sociale des entreprises pleinement alignée sur les valeurs du FIDA ».

Les fonds levés serviront à financer les projets de développement du FIDA dans le monde, en particulier ceux visant à transformer les zones rurales pour les rendre plus productives et prospères, et, à terme, pour améliorer les moyens d’existence, la sécurité alimentaire et la résilience de millions de ruraux.

« Cette nouvelle collaboration s’appuie sur la relation de longue date que le FIDA entretient avec le Maroc, pays phare de son portefeuille depuis plus de 40 ans. Le Maroc se démarque non seulement en raison de l’ampleur de son engagement, mais aussi de son volontarisme visionnaire en matière de développement rural, de résilience climatique et de transformation agricole », a expliqué Donal Brown, Vice-Président adjoint du Département des opérations de pays du FIDA.

« Notre partenariat se renforce d’année en année, nous permettant d’avoir un impact durable là où notre action est la plus nécessaire », a-t-il fait valoir.

Ensemble, le FIDA et le Maroc ont investi plus de 1,7 milliard d’USD depuis 1979, dans le cadre de 16 projets dont ont bénéficié 700.000 ménages ruraux. Le portefeuille actuel du FIDA est stratégiquement aligné sur les priorités nationales de la stratégie « Génération Green » 2020–2030 et comprend trois projets actifs d’un montant total de 250 millions d’USD, qui visent en particulier les femmes et les jeunes des régions montagneuses.

ONU : Omar Hilale élu à la présidence du Comité de haut niveau sur la coopération Sud-Sud

Dans sa déclaration à cette occasion, M. Hilale a indiqué que l’élection du Maroc à la présidence de ce Comité consacre le rôle pionnier du Royaume qui a placé, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, la coopération Sud-Sud au cœur de sa politique étrangère.

Il a ajouté que sous le leadership visionnaire du Roi, la coopération Sud-Sud a été ancrée dans une vision fondée sur la solidarité, le partage, le co-développement humain et durable ainsi que le co-investissement dans des domaines clés tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, la formation professionnelle, la sécurité alimentaire, outre la lutte contre les effets du changement climatique.

Cet organe stratégique de l’Assemblée générale de l’ONU est considéré comme la seule et unique plateforme au sein du système onusien qui examine et évalue les progrès en matière de coopération Sud-Sud et de coopération triangulaire au niveau mondial et à l’échelle du système. Il vise à soutenir les efforts des pays du Sud dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 à travers des projets de développement durables et solidaires.

Le rôle du Maroc à la tête du Comité réaffirme ainsi la véritable « success story » du Royaume et illustre la capacité des pays du Sud à proposer des solutions concrètes, innovantes et adaptées.

En outre, l’élection du Maroc à la tête de ce Comité intervient à un moment crucial, alors que le multilatéralisme est confronté à des remises en question profondes, le financement du développement atteint son niveau le plus bas depuis des décennies et la communauté internationale se trouve à un moment charnière où il devient impératif de repenser les mécanismes de coopération internationale et où la coopération Sud-Sud émerge comme un levier stratégique incontournable pour le développement durable.

Dans sa déclaration, M. Hilale a annoncé que sa présidence sera guidée par la vision royale de porter encore plus haut les valeurs de solidarité, de respect mutuel et de co-développement entre les pays du Sud.

Un think tank américain pointe l’échec de la Minurso et exige des résultats tangibles

Dans une tribune, Michael Rubin, chercheur associé au sein du think tank américain American Enterprise Institute (AEI), appelle à une refonte radicale de la politique américaine vis-à-vis des opérations de maintien de la paix de l’ONU. Pour lui, l’administration Trump « arrive armée d’une hache dans une main et d’une tronçonneuse dans l’autre » afin d’en finir avec ce qu’il considère comme l’ »obésité bureaucratique » des Nations unies.

Selon le chercheur, « Trump et l’ONU pourraient économiser des milliards en supprimant les opérations de maintien de la paix qui ont échoué ». Il reconnaît que certaines missions ont porté leurs fruits, notamment « au Liberia, en Sierra Leone, au Timor oriental et en Côte d’Ivoire« , où « les casques bleus ont permis aux gouvernements de se consolider et de tourner la page des conflits ». Toutefois, d’autres opérations onusiennes, affirme-t-il, « non seulement échouent à instaurer la paix, mais contribuent parfois à entretenir les conflits ».

L’exemple du Sahara marocain est, selon lui, emblématique de ces échecs. « Le Conseil de sécurité de l’ONU a établi en 1991 la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Son objectif était simple : organiser un référendum auprès des Sahraouis pour déterminer s’ils souhaitaient rejoindre le Maroc ou établir leur propre pays », rappelle Michael Rubin. Or, « trente-quatre ans et des milliards de dollars plus tard, la Minurso n’a même pas effectué de recensement ».

Ce mouvement marxiste soutenu par l’Algérie empêche les réfugiés des camps qu’il contrôle dans la province algérienne de Tindouf de se rendre au Maroc avec leur famille

Il dénonce également le paradoxe de certaines positions internationales : « Les États-Unis reconnaissent aujourd’hui le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc, et ils continuent pourtant de financer une organisation qui trahit un partenaire des Accords d’Abraham, fidèle allié de l’Amérique ».

Exigence de résultats tangibles

Michael Rubin va plus loin en affirmant que « les Sahraouis eux-mêmes souhaitent rejoindre le Maroc », et accuse le Polisario d’empêcher toute solution. « Ce mouvement marxiste soutenu par l’Algérie empêche les réfugiés des camps qu’il contrôle dans la province algérienne de Tindouf de se rendre au Maroc avec leur famille. Les femmes et les enfants y sont retenus comme otages pour empêcher toute réinstallation », dénonce-t-il.

En conclusion, il accuse l’ONU de « gonfler la légitimité du Polisario » et de « perpétuer le problème« . La Minurso, selon lui, est devenue un symbole d’inefficacité. « Aujourd’hui, le meilleur moyen de trouver les agents de la Minurso au Sahara occidental est de visiter les bars de Laâyoune ou de Dakhla, où les véhicules de la mission sont omniprésents », ironise-t-il.

À travers cette critique, Michael Rubin plaide pour une politique plus ferme et plus cohérente des États-Unis en matière de financement international, avec une exigence de résultats tangibles sur le terrain.

Nadia Bernoussi : « L’Occident n’a plus le monopole des droits de l’Homme »

Après avoir été désignée membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme (CDH) en 2020 puis réélue en 2024 à côté des 17 autres membres issus des cinq continents (5 des États d’Afrique, 5 des États d’Asie, 2 des États d’Europe orientale, 3 des États d’Amérique latine et des Caraïbes et 3 des États d’Europe occidentale et d’autres États), Nadia Bernoussi a été élue présidente du Comité consultatif du CDH lors du renouvellement annuel du Bureau qui s’est totalement « gendérisé » par l’élection de trois vice-présidentes et une rapporteure.

Invitée à nous expliquer sa mission, la juriste marocaine rappelle que le Comité travaille sous la direction du CDH, composé de 47 représentations étatiques, dont le rôle est de veiller à la promotion et à la protection des droits de l’homme.

     Médias24: Quelle est la fonction du Comité consultatif que vous présidez pour une année ?

Nadia Bernoussi: Avant de définir notre mission, il faut préciser que le Comité consultatif est un organe subsidiaire du CDH, une sorte de think tank constitué d’experts indépendants désignés par leurs États et élus par le CDH.

Ce pourvoyeur d’idées, d’études et de réflexions se penche sur différentes thématiques et problématiques diverses intrinsèquement liées aux droits de l’homme, comme celles de l’égalité de genre, des droits des enfants, du climat ou de l’intelligence artificielle (IA).

Un comité en charge de l’ingénierie juridique du CDH

-Comment démarre une étude de cet organisme ?

-Composé de 18 membres de manière paritaire, le Comité peut soit demander au conseil de lui donner un mandat pour réfléchir sur un sujet donné, soit se saisir d’une problématique proposée par le CDH qui doit voter une résolution dans ce sens.

Afin d’éclairer le Conseil et de lui livrer des recommandations à l’intention des États, le Comité qui fait office de boîte à outils constitue en réalité l’ingénierie juridique du CDH qui compte beaucoup sur le travail des experts du Comité dans les domaines qui l’intéressent.

Le comité traite de sujets d’actualité ayant des retombées sur les droits de l’homme: la pollution plastique, l’intelligence artificielle, la bonne gouvernance, la mésinformation, les nouvelles technologies militaires, la violence fondée sur le genre facilitée par l’IA 

-Quels sont les dossiers d’actualité ?

-Il y a les dossiers qui sont presque aboutis et les nouveaux pour lesquels un mandat a été émis. Ils intéressent des questions diverses et brûlantes d’actualité. Tous ceux qui ont une retombée directe sur les droits de l’homme, tels que la pollution plastique, l’intelligence artificielle, la bonne gouvernance, la mésinformation, les nouvelles technologies militaires et la violence fondée sur le genre facilitée par l’IA et ses effets négatifs sur les femmes et les filles.

Ainsi, si un État, à travers sa mission diplomatique, estime nécessaire de réclamer une résolution sur la corruption en en devenant ainsi le penholder, il peut demander au CDH de l’adopter pour que le Comité puisse travailler sur cette question en désignant un drafting group à cet effet.

A l’issue d’un travail de recherche qui durera environ deux ans, le Comité rendra donc son rapport au CDH qui adoptera son avis, ce qui aura pour effet de lier les États membres du CDH.

-Comment êtes-vous passée de membre du Comité à présidente ?

-Par un processus classique sachant que chaque année, le Bureau, et son président inclus, est renouvelé selon une rotation géographique et  et l’adoption s’effectue par consensus sauf si un groupe régional en décide autrement.

Comme c’était au tour de l’Afrique d’assumer la présidence en 2025 après le tour de l’Amérique, le Groupe africain a présenté ma candidature et l’ensemble des membres du Comité m’a élue par consensus général des membres du Comité après que ma candidature ait été proposée par des pays qui ne sont pas politiquement proches du Maroc tels que l’Algérie, l’Afrique du Sud ou l’Angola.

-Quelles peuvent être les raisons de cette unanimité plutôt étonnante de la part d’adversaires de la cause du Maroc ?

-Je veux croire que les représentants de ces pays qui me connaissent depuis 2020 ont eu le temps d’apprécier mon travail qui s’inscrit d’ailleurs dans les progrès et les avancées significatives que notre pays a effectués en matière des droits de l’Homme sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

-Quel est votre rôle exact ?

-En tant que représentante du Comité, je suis son porte-parole auprès des autres instances internationales comme par exemple le Haut-Commissariat ou le CDH.

Chargée de suivre les différents projets et avis en cours, mon rôle est de faire en sorte que les séances de délibérations se passent dans un climat serein et constructif mais aussi de veiller à activer l’aboutissement des projets sur lesquels le Comité est mandaté.

L’objectif étant donc de consolider la communication et la fluidité entre le Conseil et le Comité et de s’assurer de préserver la confiance que lui voue le Conseil, de par la qualité de ses rapports.

Une victoire du Maroc

-Comment faut-il interpréter votre élection ?

-Tout simplement comme une victoire du Maroc qui renforce son image de pôle de stabilité et d’équilibre dans un environnement régional régressif tant au Sud qu’au Nord.

En dehors de ma désignation qui constitue une première pour une femme marocaine et arabe, je me dois de rappeler que l’ambassadeur Omar Zniber qui est le Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU à Genève depuis 2018 avait aussi été élu en 2024, pour présider le CDH.

Le Maroc marque des points en matière de multilatéralisme à l’heure où ce dernier est le plus malmené

Je saisis également cet espace de communication pour rappeler la brillante élection de Madame Amina Bouayach à la présidence de la coalition des Institutions Nationales des droits de l’homme. Le Maroc marque des points en matière de multilatéralisme à l’heure où il est le plus malmené !!!

-Quelle empreinte souhaitez-vous laisser au terme de votre mandat ?

-D’abord que sous ma présidence, le Comité puisse livrer des rapports de qualité mais également que l’élection d’une femme issue d’un Etat du Sud montre que désormais l’Occident n’aura plus le monopole sur la question de la promotion et de la protection des droits de l’homme.

Mon passage à la tête du Comité prouve en effet que l’Occident n’a pas une « patente » en la matière car il s’agit en réalité d’une question qui est tombée dans le domaine et le patrimoine public mondial.

-Malgré les craintes liées à l’arrivée du nouveau président américain rétif à toute forme de multilatéralisme et jugeant sans intérêt, les questions liées aux droits de l’homme, qui n’hésite pas à couper voire sacrifier les budgets de coopération internationale (USAID, OMS …) ?

-S’il est vrai que les déclarations et les décrets pris par le président Donald Trump sont inquiétants par rapport notamment aux organes de l’ONU, il n’est pas le seul acteur de l’équilibre mondial et son mandat n’est pas éternel.

Moudawana: les questions de l’ADN et celles du Ta3ssib furent une occasion historique inespérée de faire converger l’initiative heureuse du féminisme d’Etat et les revendications franches du mouvement féministe

-Que pensez-vous de la célébration médiatique de la journée des femmes du 8 mars d’où la Moudawana était quasiment absente ?

-Je reste convaincue que si l’égalité de genre est consubstantielle à la question démocratique, je reste également lucide quant à la gestion du temps politique et social au Maroc et quant au caractère graduel, incrémental et toujours en quête de consensus de la culture juridique marocaine.

Tout en étant inclusive, cette attitude n’est en effet pas sans lien avec les retards, les réticences et parfois même les volte faces.

S’il faut souligner les avancées intéressantes présentées au débat public, je reste dubitative sur les questions de l’ADN et celles du Ta3ssib qui furent une occasion historique inespérée de faire converger l’initiative heureuse du féminisme d’Etat et les revendications franches du mouvement féministe.

La Constitution de 2011, bien plus moderne, plus avancée et plus équilibrée que l’actuelle Moudawana

-Alors comment réformer le Code de la famille et supprimer des textes discriminants et déphasés par rapport à la Constitution et contraires aux conventions internationales ratifiées par le Maroc ?

-Plusieurs chemins sont possibles :

Le premier consisterait à attendre des décennies pour que les mentalités évoluent du fait de la persistance de nombreuses franges de la population opposées à toute sorte de réforme perçue comme une bid3a [innovation, ndlr], mais qui a malheureusement un coût très élevé en termes de violence et de précarité pour la famille et également pour l’intérêt supérieur de l’enfant.

Ou alors opter pour le volontarisme juridique et imposer à un moment ou à un autre par le haut, des réformes juridiques équilibrées, décidées par  un chef d’Etat éclairé qui a à son actif, d’avoir initié plusieurs chantiers en souffrance tels que les quotas, le Code de la famille en 1993 puis en 2004, la migration, l’Etat social et le Code de la famille aujourd’hui.

Dernière possibilité de réforme, soulever l’exception d’inconstitutionnalité de cette loi pour l’attaquer de manière indirecte devant un juge ordinaire, afin de la « blesser » de manière incidente, par hasard, sans éclat et sans publicité mais sans espoir immédiat, sachant qu’un retard de 14 ans est enregistré aujourd’hui pour adopter cette loi organique sur l’exception d’inconstitutionnalité.

     -Dernière question, est-ce qu’on  peut dire qu’en réalité, la Moudawana est la Constitution civile du Royaume ?

-Je répondrais par la négative. En effet, la Moudawana en vigueur qui recèle des dispositions discriminantes, violentes et injustes, n’est pas la Constitution civile du Maroc dans la mesure où elle accuse un retard et une contradiction flagrants par rapport à la Constitution  de 2011, laquelle, en dépit de certaines dispositions ambiguës, reste bien plus moderne, plus avancée et plus équilibrée.

Le Maroc prend part à la 58ᵉ session du Conseil des droits de l’homme à Genève

La participation marocaine  »traduit la détermination ferme du Royaume à s’engager de manière positive et efficace dans le système international des droits de l’Homme et sa contribution au développement des mécanismes onusiens pertinents, qu’il a incarnées à travers sa présidence du Conseil des droits de l’Homme en 2024 et qu’il continue de réaffirmer dans les forums internationaux similaires », souligne-t-on auprès de la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH).

Comprenant des représentants de plusieurs départements gouvernementaux et institutions concernés, la délégation marocaine sera conduite par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, qui prononcera la déclaration du Royaume du Maroc, lundi prochain, lors du segment de haut niveau de cette session, qui verra la participation de nombre de chefs d’État ou de gouvernement, ainsi que de hauts représentants du système des Nations Unies.

Le ministre de la Justice aura, à cette occasion, plusieurs entretiens bilatéraux avec ses homologues, notamment de pays arabes et africains frères, ainsi qu’avec de hauts responsables de l’ONU et des organisations internationales, selon la DIDH.

En marge de cette session, le Royaume du Maroc organisera, le 25 février, en partenariat avec le Paraguay et le Portugal, un panel de haut niveau sous le thème  »Réseau international des mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’élaboration de rapports et de suivi (MNMRS) : renforcer la coopération, promouvoir l’adhésion et diffuser le cadre d’orientation de Marrakech » (MGF).

Au cours de ce panel, Fatima Berkane, secrétaire générale de la DIDH, mettra en avant les avancées réalisées et les perspectives d’avenir du réseau international des MNMRS, ajoute la même source.

La rencontre sera également l’occasion de faire le point sur les résultats du 10ᵉ dialogue de Glion, qui s’est tenu à Marrakech en octobre 2024, de présenter le cadre d’orientation de Marrakech comme document de référence et de présenter les prochaines étapes pour renforcer la coopération et les capacités de ces mécanismes nationaux.

Cette session permettra aussi de partager l’expérience marocaine sur le thème de « La contribution du pouvoir judiciaire à la promotion des droits de l’Homme et la question de la peine de mort », à travers une intervention de Hicham Mellati, directeur des affaires pénales, des grâces et de la détection du crime au ministère de la Justice, lors d’une table ronde de haut niveau, prévue également le 25 février.

La délégation marocaine interviendra également sur le thème « Tolérance et inclusion dans le sport : un catalyseur pour la promotion des droits de l’homme » lors d’un side event, programmé le 27 février 2025.

La 58ᵉ session du CDH s’ouvrira lundi prochain, sous la présidence de l’ambassadeur Jürg Lauber, représentant permanent de la Suisse auprès de l’Office des Nations unies à Genève, et président en exercice du Conseil, avec des allocutions du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, du président de l’Assemblée générale de l’ONU, Philémon Yang, du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, et du ministre suisse des Affaires étrangères, Ignazio Cassis.