OPV Maroc Telecom. Une opération pas si populaire que ça…

L’OPV Maroc Telecom est une réussite sur le plan financier. L’Etat voulait récupérer 2,2 milliards de dirhams, il a eu en face une demande de plus de 33 milliards. L’objectif financier pur et dur est donc atteint.

Les 2,2 milliards seront encaissés aujourd’hui (ce mardi 16 juillet étant la date de règlement-livraison des titres) et iront renflouer à parts égales le budget général et le Fonds Hassan II.

Mais l’OPV Maroc Telecom n’avait pas que cet objectif. Après la cession de 6% du capital aux institutionnels, le ministère des Finances a décidé de réserver 2% du capital au marché pour attirer une épargne populaire. Mohamed Benchaaboun et les responsables du ministère l’ont déclaré à maintes reprises lors de la préparation de l’opération.

Objectif atteint ? Pas vraiment, selon plusieurs sources du marché.

Les résultats techniques de l’opération montrent que seules 22.880 personnes physiques marocaines résidentes ont souscrit à l’OPV. On est loin des niveaux de participation aux OPV et IPO de la première décennie des années 2000.

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OPV Maroc Telecom: la demande des particuliers satisfaite à hauteur de 9,21%

Les personnes physiques ont été servies à hauteur de 9,21% dans le cadre de l’opération de cession de 2% du capital de Maroc Telecom détenus par l’Etat, d’après les résultats techniques de l’opération, publiés sur le site de la bourse de Casablanca.

25.043 personnes physiques ont participé à cette opération (y compris les salariés de Maroc Telecom). Leur demande a atteint 85.578.274 actions, dont seulement 7.884.370 actions ont été attribuées. Soit une moyenne de 315 actions par souscripteur. 

Rappelons que la première allocation pour la tranche des particuliers et personnes morales porte sur la répartition par itération à hauteur de 150 actions par souscripteurs. Elle a donc été complètement satisfaite.

Dans le détail, 22.880 personnes physiques marocaines résidentes ont été servies à hauteur de 7,23% recevant ainsi 5.915.866 actions. 

Les salariés du secteur privé (9.279 personnes) ont demandé 34,3 millions d’actions contre 3,49 millions d’actions attribuées, soit un taux de satisfaction de 10,18%. Les retraités (2.396), eux, ont demandé 22.155.461 actions. Ils ont été satisfaits à hauteur de 5,14% pour 1.139.827 actions attribuées. 

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Maroc Telecom : comment se comportera le titre après l’OPV ?

La cession de 8% du capital de Maroc Telecom est désormais bouclée. Après le placement réussi d’un bloc de 6% auprès des institutionnels, la Bourse de Casablanca annoncera aujourd’hui les résultats de l’OPV qui a porté sur les 2% restant du capital

Souscrite plus de 15 fois selon nos informations, l’opération a mobilisé quelque 25 000 souscripteurs (les résultats officiels de l’OPV seront publiés dans la journée dans le bulletin de la cote). Parmi eux, une grande majorité de particuliers et de personnes morales qui espèrent pour la plupart réaliser un gain rapide sur la valeur. 

Réaliste ? Oui, selon plusieurs analystes du marché qui estiment qu’une plus value de 10% est quasi assurée si les souscripteurs à l’OPV décident de vendre immédiatement après le règlement-livraison qui interviendra mardi prochain. 

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OPV Maroc Telecom: 33 milliards de DH mobilisés en 8 jours !

Une source sûre nous confirmait dimanche le succès de l’OPV Maroc Telecom: 25.000 souscripteurs y ont participé pour un montant 15 fois supérieur à l’offre, soit 33 milliards de DH. Un montant énorme mobilisé en 8 jours, du mercredi 26 juin au vendredi 5 juillet.

Selon une source du marché, ce montant a été mobilisé essentiellement par les investisseurs qualifiés et les OPCVM, mais aussi les personnes physiques et morales et les salariés du groupe qui représentent (en nombre) l’essentiel des 25.000 souscripteurs à l’opération. 

Ce qui renseigne sur deux choses: la capacité du marché casablancais à financer des opérations de grande taille et la soif des investisseurs et des boursicoteurs en papier frais.

Le « collatéral », la technique qui a fait exploser la demande

Il faut dire aussi que le montage de l’opération a facilité cette grande mobilisation, puisque l’apport en cash n’était pas systématiquement exigé. 

Pour donner le maximum de chance de réussite à l’OPV, les arrangeurs de l’opération (Attijari et la BCP) ont prévu pour les personnes disposant déjà d’un portefeuille titres de mettre en collatéral leur portefeuille. 

Un portefeuille actions de 100 millions de DH donnait, à titre d’exemple, droit à une souscription de 80 millions de DH (80% de la valeur du portefeuille). Idem si la garantie présentée est constituée de parts d’OCPVM (hors monétaires) ou d’un dépôt à terme.

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OPV Maroc Telecom : 25.000 souscripteurs ont participé à l’opération

25.000 souscripteurs ont pris part à l’offre publique de vente portant sur 2% du capital de Maroc Telecom détenus par l’Etat, selon une source sûre.

L’opération a été souscrite 15 fois, selon le dernier bilan.

Ouverte le mercredi 26 juin, l’opération a pris fin le vendredi 5 juillet. 

Les résultats de l’opération seront publiés par la Bourse de Casablanca au Bulletin de la cote le 11 juillet 2019. La livraison des titres se fera le 16 juillet.

OPV Maroc Telecom: la tranche des particuliers souscrite plus de deux fois rien que chez Attijariwafa bank

Nous avons écrit ce matin que l’OPV de Maroc Telecom connaissait un fort engouement auprès des particuliers. Et que l’opération allait fort probablement être clôturée dès mardi, comme le prévoit la note d’information

Une source autorisée chez Attijariwafa bank, co-chef de file de l’opération, nous précise que l’opération pourrait même être souscrite jusqu’à 5 fois

« Nous sommes au troisième jour et l’opération est déjà souscrite deux fois chez nous sur la tranche des particuliers et des personnes morales. Et ce chiffre ne prend en compte que la clientèle de la banque privée qui passe directement par Attijari Intermédiation. Les souscriptions collectées par le réseau de la banque ne sont pas incluse à ce stade », confie notre source.

Souscrire sans mettre le moindre dirham

Le secret de cette réussite commerciale tient en une technique assez ingénieuse mise en place par la banque, comme par tous les membres du syndicat de placement: la possibilité pour les personnes disposant déjà d’un portefeuille titres de souscrire en mettant un collatéral en contrepartie. 

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OPV Maroc Telecom: fort engouement auprès des particuliers

Selon plusieurs sources du marché, l’opération Maroc Telecom suscite un fort engouement auprès des particuliers. Un membre du syndicat de placement nous informe qu’une clôture anticipée des souscriptions n’est pas exclue.

L’engouement est fort mais pas exceptionnel, selon plusieurs membres du syndicat de placement de l’opération. 

Le nombre de souscripteurs dans la catégorie des particuliers pourra atteindre les 30.000 selon une source bancaire. C’est loin des chiffres mirobolants des IPO des années 2005-2008 où on avait atteint des sommets de plus de 100.000 souscripteurs pour des petites opérations comme celle de la Snep par exemple.

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Ce matin au Maroc

Cette mise en garde figure dans un communiqué, publié par Lakome.

Le ministère de la Justice et des libertés dément.  Le ministère de Ramid a démenti les allégations relayées, mardi et mercredi, par la presse faisant état d'interrogatoire par des officiers des renseignements américains de deux détenus dans la prison de Tiflet, précisant qu'il s'agit plutôt d'une commission rogatoire exécutée par des officiers de la Brigade nationale de la Police judiciaire (BNPJ) en présence de deux représentants de l'autorité américaine en qualité d'observateurs.

Le ministère de la Justice et des libertés a relevé dans un communiqué, dont la MAP a reçu jeudi une copie, que le Département américain de la Justice avait demandé à son homologue marocain d'exécuter une commission rogatoire sollicitée par la justice américaine pour l'audition des deux détenus au sujet de leur lien avec un ressortissant marocain résidant aux Etats-Unis, et ce conformément aux dispositions de l'accord sur la coopération judiciaire en matière pénale, signé à Rabat le 17 octobre 1983 et promulgué par Dahir n 1.98.10 du 28 juin 2000.

La même source ajoute que cette commission rogatoire a été exécutée par des officiers de la BNPJ, suite à une demande adressée par le juge d'instruction compétent, et ce en présence de deux représentants de l'autorité américaine juste en qualité d'observateurs conformément aux dispositions de la loi.

Le ministère rappelle que l'article 715 du code de la procédure pénale stipule que le ministre de la justice est habilité à autoriser les représentants de l'autorité étrangère à prendre part à l'exécution des commissions rogatoires en tant qu'observateurs.

Eu égard aux accords bilatéraux fondés sur la réciprocité signés entre le Maroc et certains pays, des commissions rogatoires ont été exécutées en l'absence ou en présence des représentants de l'autorité étrangère. Dans ce dernier cas, les autorités judiciaires étrangères soumettent des questions écrites et après examen de leur conformité avec la loi marocaine, elles sont présentées à la partie judiciaire compétente pour exécution en vertu des dispositions de la loi nationale.

Le ministère des Transports réagit à l’hécatombe routière. Le Ministre de l'Equipement et du transport, Aziz Rabbah, a tenu, jeudi à Rabat, une réunion avec les instances représentatives des professionnels du transport routier de voyageurs par autocar et ce, suite aux accidents tragiques de la circulation qui ont été enregistrés durant le mois courant et dans lesquels ont été impliqués les autocars du transport public de voyageurs, indique un communiqué du ministère de l'Equipement et du transport.

Lors de cette réunion, l'accent a été mis sur les facteurs qui ont causé ces accidents mortels ainsi que les procédures et les mesures d'urgence à prendre afin de les éviter et d'épargner les pertes en vies humaines et les dégâts matériels.

L'ensemble des participants à cette réunion ont exprimé leur entière adhésion aux efforts déployés pour réduire le fléau des accidents de la circulation, ajoute le communiqué, relevant qu'ils "ont convenu à l'unanimité de la nécessité de mobiliser toutes les parties prenantes pour combattre ce phénomène considéré comme une responsabilité collective".

Selon le texte, parmi les mesures les plus importantes qui ont été convenues lors de cette réunion figurent l'élargissement du champ du contrôle routier et l'intensification des opérations de surveillance, le but étant d'inclure tous les autocars dans tout le réseau routier national, en particulier les sections de route qui connaissent un important trafic à l'occasion des vacances et du retour des membres de la communauté marocaine résidant à l'étranger.

Il s'agit également œuvrer pour déterminer les responsabilités concernant les personnes qui ont causé les accidents graves de la circulation, en vue de prendre les mesures nécessaires à leur encontre.

L'engagement à long terme des instances professionnelles afin de sensibiliser tous les intervenants dans le transport public de passagers, en particulier les employeurs et les chauffeurs, à l'obligation de respecter toutes les règles de la route sur les plans technique, professionnel, juridique, et réglementaire qui sont liées à la sécurité, fait partie aussi de ces mesures.

D'autre part, la réunion a abouti à un consensus sur la nécessité d'activer le programme de réhabilitation du secteur des transports de voyageurs, en particulier en ce qui concerne la formation des conducteurs professionnels, le renouvellement du parc, la modernisation du réseau des gares routières des voyageurs et du système de contrôle et son renforcement en équipements et en ressources humaines nécessaires ainsi que le traitement des points noirs sur le réseau routier.

Dans le même sillage, les participants ont jugé nécessaire d’œuvrer à éviter l'utilisation de pièces de rechange qui pourraient nuire à la sécurité des autocars, conclut le communiqué.

Egypte, retour à la case départ. La mise en liberté de Hosni Moubarak qui a quitté hier la prison est le dernier épisode d’une succession d’événements ayant abouti à un retour à la case départ.

Politique. La fin des vacances autorise la reprise des pourparlers PJD-RNI en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Un round de négociations est annoncé pour cette fin de semaine.

Le buzz marocain. Cette vidéo est en train de faire le tour de la planète. Elle montre présentant Lina Allouch, présentant le JT de Médi  tv, se faire surprendre par sa propre fille qui lui a remis son téléphone portable. La journaliste n’a pas perdu sa contenance. La chaîne n’a pas diffusé de communiqué explicatif.

 

Immobilier de bureau : les transactions montent en flèche

L’immobilier de bureau reprend des couleurs et ce, chiffres à l’appui. Ces derniers émanent de Bank Al Maghrib qui vient de publier son baromètre de l’immobilier pour le deuxième trimestre de l’année. Ce document fait le point sur l’évolution trimestrielle des prix et des transactions portant sur le résidentiel, le foncier et le commercial.

Durant cette période, le nombre d’opérations de vente enregistrées sur le segment bureau a fait un bond quantitatif de +28,7%, soit la hausse la plus importante, toutes catégories confondues. La moyenne globale enregistre un taux 22,8%.

Précisons tout de même qu’il s’agit-là d’une variation par rapport au premier trimestre 2013. Car, si l’on calcule l’évolution des transactions portant sur l’immobilier de bureau en glissement annuel, ce ratio chute considérablement pour se fixer à… 0%.

Côté prix, la tendance est exactement à l’opposé. En effet, les prix ont connu une baisse remarquable par rapport à l’année passée. La diminution est de l’ordre de -8%. Il s’agit là aussi de la plus forte baisse du secteur.

Preuve en est : la variation moyenne du secteur est d’à peine -1,6%. Toutefois, cette évolution à la baisse est beaucoup moins significative si l’on se réfère au comparatif trimestriel. Ce dernier affiche un taux négatif de -1,9%.

Par ailleurs, et malgré les bonnes performances réalisées en matière de transactions, l’immobilier de bureau demeure encore le parent pauvre du secteur. Il représente à peine 1% du volume global des ventes, soit quelque 280 opérations concrétisées au troisième trimestre de cette année. A ne pas confondre avec l’immobilier commercial qui représente quant à lui 6,3% du total des transactions.

Par ailleurs, le secteur reste dominé par des opérations portant sur les appartements (64,7%), suivies des terrains urbains (22%). Les maisons ainsi que les villas représentent moins de 8% dans l’ensemble des opérations conclues.

 

La Bourse de Casablanca poursuit sa baisse à la mi-séance

Le Masi régressait de 0,30% à 8.466,50 points. Cette contre-performance s'explique par les pertes accusées par l'ensemble des secteurs ayant fait l'objet des transactions, à l'exception près du secteur des assurances, où Atlanta a crû de 3,32%, et de celui des transports où CTM avançait de 2%, alors que la blue chip immobilière Addoha cédait 1,71% de la valeur de ses actions.

Le Madex, indice composé uniquement des valeurs cotées au continu, se situait à 6.862,25 points avec une baisse de 0,32%.

La morosité se confirme au niveau du FTSE CSE Morocco 15, qui reculait de 0,73% à 8.351,33 points.

Les transactions matinales totalisaient toutefois un volume global très faible, à environ 2 millions de DH, tiré principalement par les opérations réalisées sur les titres Ciments du Maroc (693.837 DH), CIH (392.446 DH) et BCP (312.606 DH).

«Des secousses à petite magnitude valent mieux qu’un silence assourdissant»

Une secousse de magnitude 4,6 degrés sur l’échelle de Richter a secoué la région d’Al Hoceima le jeudi 8 août. Une heure après, une réplique de magnitude 3 degrés a été ressentie. Pas de conséquences sur la ville, mais Al Hoceima est une région à fort risque qui enregistre continuellement des petites secousses. Pourquoi ? Peut-on prévenir une catastrophe ? Médias 24 a posé la question à Lahcen Aït Brahim, professeur et responsable de l’équipe Georisk à l’Université Mohammed V Agdalde Rabat.

Le Maroc est- il un pays à fort risque de séisme ?

Le Maroc est qualifié de pays à activité sismique faible à moyenne, qui a connu cependant depuis le XIème siècle à aujourd’hui un certain nombre de séismes destructeurs. Les séismes au Maroc sont la conséquence du rapprochement des plaques tectoniques de l’Afrique et de l’Europe depuis plus de 15 millions d’années et qui  continuent de bouger aujourd’hui à raison de 5 millimètres en moyenne par an. Par exemple, la naissance de l’Atlas et du Rif est due au choc entre ces deux plaques.

La déformation sismique au Maroc prend forme dans la croûte terrestre. Lorsque que le summum de la résistance est atteint, les roches cèdent et l’énergie est expulsée sous forme d’ondes sismiques, ce qui provoque un tremblement de terre.

Et c’est le Maroc qui absorbe toute la tension due à la confrontation entre les deux plaques tectoniques ?

Non. C’est toute la région du Maghreb. Partant de l’Atlantique jusqu’à la Tunisie. L’Algérie est la région qui enregistre le plus de séismes destructeurs avec des magnitudes de 6 à 7 sur l’échelle de Richter, voire plus. Pour ce qui est du Maroc, il y a des régions plus menacées que d’autres.

Aujourd’hui, peut-on identifier ces points menacés ?

Au cours de la  dernière décennie, le Maroc a perfectionné relativement son réseau sismique pour mieux enregistrer l’activité sismique. Le Maroc s’est doté aussi d’un réseau  de GPS pour mesurer les déplacements et la déformation des différents blocs.

Ces enregistrements permettent d’identifier les déplacements au niveau du Rif – région de Tétouan, Tanger, Al Hoceima – comme étant les plus menaçants.

Pourquoi Al Hoceima enregistre-t-il le plus de séisme ?

C’est une région caractérisée par la présence de déformations récentes et de failles actives.Le réseau de surveillance sismique a enregistré dans la région d’Al Hoceima au cours des deux derniers siècles le plus grand nombre de séisme, avec 2 destructeurs : celui de 1994 de magnitude 5,3 sur l’échelle de Richter qui a entraîné des dégâts considérables au niveau des campagnes et celui de 2004, de magnitude de 6,3 avec plus de 600 morts et des dégâts aussi bien importants en ville qu’à la campagne.

En tout cas, des petites secousses permanentes permettent de dégager de l’énergie. C’est mieux qu’un silence assourdissant qui s’explique par une tension silencieuse et allant exponentielle.

Justement, à partir de quel degré le séisme est il destructeur ?

Le séisme à 3 ou 4 degrés ne pose pas de problèmes, c’est à partir de 5 que cela devient dangereux. La profondeur – le foyer d’un séisme – intervient aussi comme paramètre : les séismes superficiels entre 1 à 5 kilomètres sont plus destructeurs que ceux entre 20 à 30 km.C’était le cas de la catastrophe d’Agadir de magnitude 5,7 à 6 mais dont le foyer du séisme était entre 1,5 à 2 km de profondeur, ce qui a engendré la mort de plus de 12.000 personnes.

Une magnitude de 4,6 degrés, comme la secousse qui a frappé Al Hoceima la semaine dernière, est à la limite de l’apparition de fissures, surtout dans les constructions sans armature métallique ou en terre pisée.

Aujourd’hui avec l’avancée de la science peut-on prévenir quand aura lieu le séisme ?

On ne peut pas prévoir à quel moment aura lieu le tremblement, même à l’échelle internationale. Je vous raconte une petite anecdote : en Chine, on a pu prévoir lors du siècle précédent un séisme destructeur. Toute la ville avait été évacuée. Les scientifiques chinois étaient contents de leur système de prévision des séismes. La même année, 5 mois à peu près après, la Chine a connu le séisme le plus destructeur de son histoire avec des milliers de morts. Des Américains, des Japonais, des Européens ont travaillé sur le même sujet, mais jusqu’à maintenant sans résultats. Le phénomène est très compliqué puisqu’il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu mais la recherche continue.

S’il n’est pas possible de prévenir la date des séismes, comment peut-on éviter le pire ?

La prévention est la meilleure des solutions. Le Maroc a élaboré un règlement de construction parasismique qui est devenu par la force de la loi obligatoire depuis février 2002. Malheureusement, il n’est pas respecté. Les autorités qui délivrent les autorisations de construire n’insistent pas sur la réglementation et ne sanctionnent pas après. En 2008, une enquête a démontré que 30% des constructeurs seulement appliquent ce code. Le ministère de l’Habitat, après le séisme d’Al Hoceima de 2004, a procédé à l’élaboration d’un nouveau texte d’application qui doit bientôt voir le jour.

Cela permettra-t-il de protéger les villes des catastrophes ?  

Tout à fait. Depuis 2004, des instructions ont été données pour qu’Al Hoceima soit dotée de cartes d’aptitude à l’urbanisation. Un appel d’offre international a été lancé par l’agence urbaine d’Al Hoceima et une société franco-marocaine a décroché le contrat. Un projet de 16 millions de dirhams. Les travaux ont duré 4 ans. Ces  cartes tiennent compte de l’activité sismique, des inondations et des instabilités de terrain. Elles déterminent là ou il est permis de construire sans problèmes, là où il est défendu de construire et là ou il faut construire avec des recommandations obligatoires. C’est un projet pilote qui devrait ensuite se généraliser aux provinces à risques. Les provinces suivantes seront probablement Tanger, Tétouan, Fès et Agadir.

Donc, j’appelle à travers votre portail tous les Marocains à appliquer le code de construction parasismique RPS 2000 ainsi que les cartes d’aptitude à l’urbanisation au fur et à mesure de leur réalisation. C’est la meilleure et l’unique façon de se protéger des tremblements de terre à l’état actuelle des connaissances scientifiques à l’échelle mondiale.

Que va-t-il arriver si les deux plaques tectoniques Afrique-Europe continuent de se rapprocher à ce rythme ?

A l’échelle géologique, dans une dizaine de millions d’années par exemple, on n’aura plus besoin du pont entre l’Europe et l’Afrique (rires).

Destruction de 1.000 tonnes de produits alimentaires

Selon un communiqué de l'Office national de sécurité sanitaire de produits alimentaires (Onssa) diffusé lundi 12 août, il s'agit de viandes rouges et abats (134 tonnes, dont 97 tonnes d'abats et 1 tonne de viande), de viandes blanches (53 tonnes), de produits à base de viandes (2,7 tonnes), de produits de la pêche (672 tonnes), de produits de ruche (856 Kg), de produits laitiers (6 tonnes), d'unités d'oeufs de consommation (17.965), de margarines (122 kg), de fruits secs (1,3 tonne) et de dattes (6,9 tonnes).

Il s'agit également de préparation sucrante (303 kg), de confiture (135 kg), de biscuits et produits de la pâtisserie (265 kg), de pâtes alimentaires et couscous (134 kg) de boissons gazeuses et limonades (592 litres), d'eau minérale (164 litres), de nectars et jus (389 litres) et de farine (1,8 tonne).

Par ailleurs, 886.537 tonnes de produits impropres à la consommation ont été refoulées durant le mois du ramadan 1434, suite à des contrôles effectués par les services de l'Onssa aux différents postes frontaliers.

Il s'agit de produits laitiers (580 tonnes), de dattes (90,7 tonnes), de biscuits (87,6 tonnes), de produits de pêches (10 tonnes), de confiture (37 kg) et de boissons instantanées (14,5 tonnes).

Durant cette période, les brigades de contrôle de l'Onssa ont effectué 6.197 sorties au niveau du marché national, au cours desquelles elles ont effectué 47.646 visites des points de vente, d'établissements agroalimentaires, d'abattoirs et de lieux de restauration collective.

Elles ont réalisé 114.197 actes de contrôle qui ont donné lieu à 2.856 prélèvements d'échantillons aux fins d'analyse, à 354 procès-verbaux de constatations directes d'infraction et à 11.058 actions de sensibilisation en matière d'entreposage des produits alimentaires, d'étiquetage et des conditions d'hygiènes.

Quant aux produits d'importation, les services compétents de l'Onssa ont traité 2.510 dossiers d'importation, dont 2.121 actes de contrôle documentaires et physiques et 342 prélèvements d'échantillons pour analyses.

(Avec MAP)