Deux groupements aux commandes du projet d’interconnexion des barrages Oued El Makhazine et Dar Khrofa

Le projet d’interconnexion du barrage Oued El Makhazine avec le barrage Dar Khrofa est composé de deux lots.

Le premier concerne les travaux de réalisation de la station de pompage et de la tranche 1 de la conduite d’adduction. Il a été confié au groupement SNCE-SOGEA-SOGETRAMA pour un montant de 271 millions de DH.

Quant au deuxième lot, qui englobe les travaux de réalisation de la tranche 2 de la conduite d’adduction, il a été attribué au groupement STAM-SAPEP pour un coût d’environ 527 millions de DH.

Le délai d’exécution de chaque lot est de 8 mois.

Pour une capacité de transfert d’un volume de 100 Mm³/an d’eau, avec un débit d’équipement de 3,2 m³/s, le projet d’interconnexion du barrage Oued El Makhazine au barrage Dar Khrofa s’inscrit dans le cadre de la sécurisation de l’alimentation en eau potable et industrielle (AEPI) du Grand Tanger.

Ce projet comporte, à titre indicatif, les ouvrages suivants :

– la conduite de raccordement de la station de pompage au barrage se fera par une conduite en acier DN1800 par piquage sur la conduite DN1200 sortant du barrage ;

– une station de pompage d’un débit de 3,2 m³/s ;

– une conduite de refoulement en acier de DN1800 ;

– une cheminée d’équilibre pour la protection des conduites de refoulement et d’adduction ;

– une conduite gravitaire de DN1800 sur environ 40 km ;

– un ouvrage de restitution au niveau du barrage Dar Khrofa ;

– une ligne aérienne de raccordement électrique avec postes départ et transformation.

Dans une déclaration à la presse, à l’issue de la réunion du comité de pilotage du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, tenue en septembre dernier, le ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka, a affirmé que les efforts se poursuivent pour réaliser l’interconnexion des barrages Oued El Makhazine et Dar Khrofa en vue d’assurer l’approvisionnement en eau potable des habitants de Tanger.

Près de 15,4 MDH pour l’assistance technique du projet d’interconnexion des barrages Oued El Makhazine-Dar Khrofa

Une enveloppe budgétaire de près de 15,4 MDH sera consacrée à ce marché, dont le délai d’exécution a été fixé à 24 mois.

Pour une capacité de transfert d’un volume de 100 Mm3/an d’eau, avec un débit d’équipement de 3.2 m3/s, le projet d’interconnexion du barrage Oued EL Makhazine au barrage Dar Khrofa s’inscrit dans le cadre de la sécurisation de l’alimentation en eau potable et industrielle (AEPI) du Grand Tanger.

Ce projet comporte, à titre indicatif, les ouvrages suivants :

– la conduite de raccordement de la station de pompage au barrage se fera par une conduite en acier DN1800 par piquage sur la conduite DN1200 sortant du barrage ;

– une station de pompage d’un débit de 3.2 m3/s ;

– une conduite de refoulement en acier de DN1800 ;

– une cheminée d’équilibre pour la protection des conduites de refoulement et d’adduction ;

– une conduite gravitaire de DN1800 sur environ 40 km ;

– un ouvrage de restitution au niveau du barrage Dar Khrofa ;

– une ligne aérienne de raccordement électrique avec postes départ et transformation.

L’interconnexion Oued El Makhazine-Dar Khrofa coûtera plus de 750 MDH  

L’Office régional de mise en valeur agricole du Loukkos avait lancé un autre appel ayant pour objet les travaux d’interconnexion du barrage Oued El Makhazine au barrage Dar Khrofa, en deux lots :

– lot 1 : travaux de réalisation de la station de pompage et de la tranche 1 de la conduite d’adduction ;

– lot 2 : travaux de réalisation de la tranche 2 de la conduite d’adduction.

L’estimation du coût des travaux du premier lot est de 244,5 MDH, tandis que celle des travaux du deuxième lot est de 506,8 MDH.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de la réunion du comité de pilotage du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, tenue en septembre dernier, le ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka, a affirmé que les efforts se poursuivaient pour réaliser l’interconnexion des barrages Oued El Makhazine et Dar Khrofa en vue d’assurer l’approvisionnement en eau potable des habitants de Tanger.

Depuis début juin, le Maroc a réalisé 11% d’économie d’eau des barrages par rapport à l’année dernière

La majorité des grandes retenues d’eau artificielles du Royaume ont vu leurs réserves diminuer ces deux derniers mois. Mais malgré la canicule, cette baisse a été atténuée en comparaison à la même période de l’année dernière, à la faveur de la lutte contre les fuites d’eau, la réduction du débit et le dessalement d’eau de mer. 

Depuis début juin dernier, le taux moyen de remplissage des barrages a baissé. Selon la Direction générale de l’eau, à la date du 14 août, les réserves globales du Royaume se situent à 4,5 milliards de mètres cubes (28,2%), contre 5,3 MMm3 (33%), le 4 juin 2023. 

Environ 800 millions de mètres cubes ont été consommés en l’espace d’un peu plus de deux mois. Une consommation moins importante que celle de l’année dernière, dans le même laps de temps (899 Mm3). Une économie d’eau a donc été réalisée à hauteur de 12%. Elle équivaut à environ cinq mois de consommation d’eau potable d’une grande ville comme Casablanca, dont le pic de consommation est de 650.000 m3 par jour.

Un objectif rendu possible notamment par le développement de l’offre du dessalement d’eau de mer. Par exemple, grâce à des unités de dessalement de l’OCP, Safi est alimentée en eau potable depuis fin juillet, en attendant El Jadida à la fin du mois d’août. Ce projet permet de réduire la pression sur le barrage Al Massira à raison de 40 Mm3. En plus, OCP n’utilise plus les eaux de cet ouvrage à des fins industrielles (-90 Mm3).

Autre modèle de gestion, Marrakech où la consommation en eau potable peut atteindre 250.000 m3 par jour. Le Plan d’action de rationalisation de la demande en eau se base sur un programme de détection des fuites, de modulation de pression, d’actions de sensibilisation et d’identification de solutions par typologie de consommateurs pour un potentiel d’économie en usage domestique et industrielle à hauteur de 38% (585.606 m3/an). 

Baisse des retenues des barrages de plus de 400 Mm3

Par ailleurs, voici l’évolution des plus grandes retenues d’eau artificielles du Royaume :

– Les réserves du barrage Bin El Ouidane (13,7%), d’une capacité de 1,2 MMm3, ont baissé de 30,5 Mm3 pour s’établir à 166,9 Mm3. En aval, le barrage Ahmed El Hansali n’a pas non plus été épargné. D’une capacité de stockage de 668,2 Mm3, ses réserves sont passées de 57,8 Mm3 (8,6%) à 43,9 Mm3 (6,6%), soit une diminution de l’ordre de 13,9 Mm3.

– Deuxième plus grand barrage du pays par la taille de son bassin de retenue (2,6 MMm3), Al Massira a vu ses réserves passer de 115,5 Mm3 (4,3%) à 87 Mm3 (3,3%) depuis le 4 juin 2023. Une diminution de l’ordre de 28,5 Mm3. D’une capacité de stockage de 1,1 MMm3, les ressources du barrage Idriss Ier (25,2%) ont baissé de 42,4 Mm3 (21,4%). À noter que le taux de remplissage de cet édifice était de 32,9%, il y a un an, jour pour jour. 

– Le barrage Al Wahda, plus grande retenue d’eau artificielle du pays (3,5 MMm3), est lui aussi concerné par cette diminution. Entre le 4 juin (1,9 MMm3) et le 14 août (1,7 MMm3), ses réserves ont baissé de 200 Mm3. Non loin, les réserves (21,4%) de l’édifice de Dar Al Khorfa ont également baissé, pour s’établir à 102,7 Mm3. 

– Cette tendance concerne également le barrage de Oued El Makhazine dont les réserves sont de l’ordre de 445,8 Mm3 (66,3%), contre 530,1 Mm3 (78,8%) en juin dernier, sur une capacité de retenue de 672,9 Mm3.  

– Édifié en 1974 pour mobiliser les eaux des bassins versants des oueds Bouregreg, Grou et Korifla, le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah possède une capacité de retenue de l’ordre de 974,8 Mm3. Son taux de remplissage est passé de 23,6% (230,3 Mm3) à 16,8% (164 Mm3) ; l’équivalent de 66,3 Mm3 en moins. L’année dernière, à la même époque, ses réserves étaient de 293,4 Mm3 (30,1%). 

– Enfin, dans la région Drâa-Tafilalet, les ressources du barrage Mansour Eddahbi ont également diminué. Les réserves de ce barrage (21,5%), d’une capacité de 445,3 Mm3, ont baissé de 22,6 Mm3 pour s’établir à près de 73,2 Mm3 (16,4%).

De nouveaux aménagements hydro-agricoles dans la province de Ouezzane

La Direction provinciale de l’agriculture de Ouezzane a lancé un appel d’offres pour l’aménagement hydro-agricole des périmètres irrigués dans la zone d’action de Lakdioua, qui relève de la commune rurale de Zoumi. Le prestataire devra exécuter dans un délai de 12 mois, les travaux suivants, dont le coût est estimé à 1,6 million de dirhams : 

– l’exécution des terrassements nécessaires à la construction des ouvrages de tête, des séguias et ouvrages annexes ;

– la pose des blocages en pierres sèches sur 20 cm d’épaisseur ;

– la construction de murs ou parties d’ouvrages en maçonneries de moellons ou en béton ;

– le façonnage de l’acier pour armatures ;

– la mise en œuvre du béton pervibré pour ouvrages et séguias ;

– l’exécution des ouvrages annexes (prises, chutes, dalots…) ;

– la démolition éventuelle de certaines parties de séguias anciennes et autres ouvrages.

Ces aménagements hydro-agricoles sont d’une grande importance pour la province de Ouezzane, dominée par les activités agricoles, avec une superficie agricole utile de 144.850 ha. Première région productrice de tournesol, la province compte également des céréales (65.000 ha), des cultures maraîchères (1.691 ha), des oliviers (65.000 ha), des légumineuses (5.400 ha) et de l’arboriculture (4.700 ha).  

Ces cultures sont en partie irriguées par des précipitations, dont la moyenne annuelle atteint 800 mm, irrégulièrement réparties, mais aussi via les eaux des barrages Al Wahda et Oued el Makhazin. Ces eaux, au même titre que celles des nappes phréatiques, servent à irriguer un périmètres de 936 ha, en attendant les 2.705 ha de périmètres en cours d’aménagement.

Légère hausse des niveaux des principaux barrages

Ce vendredi 20 janvier 2023, le taux moyen de remplissage des barrages du Royaume était de 31,6%. Selon la Direction générale de l’eau, les réserves de l’ensemble de ces barrages se situent à 5,09 milliards de mètres cubes (MMm3). 

Il y a un an, les réserves enregistrées étaient de l’ordre de 5,4 milliards de mètres cubes (34%). La comparaison avec les réserves recensées il y a un mois atteste d’une légère amélioration de la situation des barrages.  

En effet, le 20 décembre 2022, le taux moyen de remplissage des barrages se chiffrait à 31%, contre 31,6% le 20 janvier 2023, soit une hausse correspondant à 105,2 millions m3 supplémentaires, à la faveur notamment des récentes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du Royaume. 

A l’exception des barrages de Sidi Mohamed Benabdellah et de Ahmed El Hansali, les principaux ouvrages du pays ont connu une hausse de leurs réserves durant la même période. 

Al Wahda et Oued El Makhazine, principaux bénéficiaires 

Les réserves du barrage d’Al Wahda (56,9%), d’une capacité d’environ 3,5 MMm3, ont augmenté de 116 Mm3 pour s’établir à un peu plus de 2 MMm3. Les réserves du barrage Oued El Makhazine, dont la capacité de stockage s’élève à 672,9 Mm3, sont passées de 505,2 Mm3 (75,1%) à 541,9 Mm3 (80,5%), soit une progression de 36,7 Mm3. 

Achevé en 1973, le barrage Idriss Ier possède un réservoir d’un peu plus d’un milliard de mètres cubes d’eau. A cause du tarissement des nappes du Saïss, l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE) a planché sur la création d’une nouvelle prise d’eau pour l’alimentation en eau potable des villes de Fès et Meknès, à partir des réserves du barrage Idriss Ier. 

L’eau potable est acheminée par 100 km de conduites avec un débit de 2.000 l/s. Malgré cette nouvelle prise, les réserves du barrage se sont quelque peu améliorées depuis le 20 décembre 2022, passant de 275,9 Mm3 (24,4%) à 285,5 Mm3 (25,3%), l’équivalent d’environ 10 millions de mètres cubes supplémentaires. 

Le barrage de Bin El Ouidane, l’une des plus grandes retenues d’eau artificielles du Royaume, a également tiré avantage des dernières pluies. D’une capacité totale de 1,2 MMm3, l’édifice situé à une quarantaine de kilomètres de Afourer, dans la région de Béni Mellal-Khénifra, a depuis un mois vu ses réserves passer de 130,4 Mm3 (10,7%) à 140,9 Mm3 (11,6%). Soit une hausse de 10,5 millions de mètres cubes. 

Les réserves d’Al Massira augmentent mais pas celles d’Ahmed El Hansali 

Les réserves du barrage Al Massira, d’une capacité de 2,6 MMm3, ont augmenté de 55,2 Mm3, pour s’établir à 152,2 Mm3 (5,7%). Cette hausse a été enregistrée en parallèle à la baisse des réserves du barrage d’Ahmed El Hansali. 

Conçu pour l’approvisionnement en eau, l’irrigation et l’énergie hydraulique, ce barrage a vu ses réserves diminuer de 67,8 Mm3, depuis le 20 décembre dernier, passant de 126 Mm3 (18,9%) à 58,2 Mm3 (8,7%). Cette baisse est principalement due “au lâché d’eau habituel qui est effectué pour alimenter en eau le barrage d’Al Massira, à travers le fleuve de Oum Er-Rbia” nous explique une source sûre. 

Par ailleurs, parmi les plus grandes retenues d’eau du Royaume, le barrage de Sidi Mohamed Benabdellah a perdu 20 Mm3 en l’espace d’un mois. Édifié en 1974 pour mobiliser les eaux des bassins versants des oueds Bouregreg, Grou et Korifla, c’est le cinquième réservoir artificiel d’eau au Maroc, par la taille de son bassin de retenue (974,8 Mm3). 

Mais ses réserves sont passées de 292,5 Mm3 (30%) à 272,3 Mm3 (27,9%). Une baisse logique, car c’est lui qui approvisionne en eau potable les villes de Rabat, Salé, Benslimane, Bouznika, Tamesna, Casablanca et Mohammédia. Le projet d’interconnexion avec Casa-Sud a en outre augmenté la demande et la pression sur les réserves du barrage.