Transport par bus à Oujda : l’étude de faisabilité confiée à la société CIMT

D’après les documents d’attribution de ce marché, la société CIMT devra mener cette étude pour « répondre aux besoins des citoyens dans le domaine de la mobilité vu le développement urbain et l’expansion de la ville en impliquant aussi les communes proches dans l’espace de déplacement quotidien ».

Cette étude coûtera 1,1 million de dirhams et devra être prête dans un délai de 100 jours.

Le transport par bus à Oujda est actuellement assuré par une société dans le cadre de la gestion déléguée et selon un contrat qui prendra fin en 2016.

https://medias24.com/2025/05/16/transport-urbain-par-bus-le-grand-chantier-de-modernisation-lance-le-point-sur-son-avancement/

Programme IA Starter : 30 cadres formés à l’IA et au codage à Oujda

Dans une volonté commune de promouvoir l’innovation dans le service public et d’accompagner la transformation numérique des institutions, Zone01 Oujda, en partenariat avec la wilaya de la région de l’Oriental, le Conseil de la région de l’Oriental, l’Université Mohammed Ier, l’Agence de développement de l’Oriental et le Centre régional d’investissement de l’Oriental, a organisé le programme IA Starter, du 14 au 18 avril 2025 sur le campus de Zone01 Oujda.

Ce programme intensif s’adressait aux cadres et responsables des administrations locales. Il avait pour objectif de leur transmettre les fondamentaux de la programmation, de les initier à une collaboration efficace avec l’intelligence artificielle dans leurs missions quotidiennes et de renforcer leur capacité à travailler collectivement de manière plus agile et innovante.

Cette première édition, inédite à l’échelle locale et nationale, a réuni 30 participants issus de diverses institutions et structures administratives, témoignant ainsi de l’intérêt croissant porté à la digitalisation du secteur public.

Le programme s’appuyait sur la méthode d’apprentissage entre pairs (Peer-to-Peer Learning), adoptée par 01Talent, une organisation internationale reconnue pour son expertise dans le développement des talents numériques dans plusieurs pays. Cette approche pédagogique, éprouvée depuis plus de vingt ans, est aujourd’hui utilisée pour former certains des meilleurs développeurs au monde.

Son intégration dans le contexte administratif a représenté une opportunité unique pour les agents publics d’acquérir de nouvelles compétences en travaillant en équipes hétérogènes, favorisant ainsi l’intelligence collective, la créativité et la résolution de problèmes de manière innovante.

Le programme reposait sur une approche pratique et interactive, permettant aux participants de maîtriser les bases du codage et de s’approprier l’usage concret des outils d’intelligence artificielle dans leur environnement professionnel, à travers les modules suivants :

Un plan d’urgence pour restaurer et valoriser la forêt urbaine de Sidi Maâfa à Oujda

Dans le cadre de la stratégie Forêts du Maroc 2020-2030, Abderrahim Houmy, DG de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), a présidé le lancement officiel du projet d’aménagement paysager et récréatif de la forêt urbaine de Sidi Maâfa.

Lors d’une réunion présidée par le wali de la Région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda Angad, Khatib El Hebil, l’ANEF a présenté aux partenaires institutionnels le projet d’aménagement paysager et récréatif de la forêt urbaine de Sidi Maâfa.

Selon un communiqué de l’ANEF, ce projet vise à concilier la préservation des écosystèmes forestiers et les besoins croissants des habitants en matière d’espaces verts et de loisirs.

S’étendant sur 1.650 hectares, le complexe forestier de Sidi Maâfa représente un patrimoine naturel exceptionnel, jouant un rôle essentiel dans l’équilibre écologique et l’amélioration du cadre de vie des habitants d’Oujda. Cependant, les effets du changement climatique, notamment la sécheresse prolongée, ont entraîné un dépérissement massif des peuplements de pins d’Alep, les rendant vulnérables aux pathogènes et altérant la qualité paysagère et sylvicole du site.

Face à cette situation alarmante, un programme d’urgence a été mis en place par l’ANEF afin d’enrayer la dégradation de la forêt et de restaurer son rôle écologique et récréatif.

Ce programme d’intervention structuré sur trois ans (2024-2026) s’articule autour de trois axes majeurs :

>Lutte contre le dépérissement et préservation du couvert forestier :

>Reboisement et diversification des essences adaptées au climat local :

>Aménagement paysager et valorisation éco-touristique

Fermée depuis 2020, un sort incertain pour la Grotte du Chameau et ses plus anciennes gravures rupestres d’Afrique du Nord

La grotte du chameau abrite les plus anciennes gravures rupestres d’Afrique du Nord. Le site est d’une rare richesse.  Les stalactites et stalagmites et autres formations rocheuses à l’intérieur de la grotte avaient été déclarés patrimoine national en 1953.

Niché dans les montagnes de Bni Znassen, le lieu était prisé par la population locale en quête de découvertes naturelles et de plein air. Médias24 s’est rendu sur place pour en savoir plus sur cette fermeture prolongée.

Nous avons rencontré le responsable de la grotte, Mounir Hamdaoui, qui nous a autorisés à visiter les lieux. Il nous confie que, depuis 2020, pendant la période du Covid-19, les travaux de mise à niveau des lieux ont été suspendus, “sans aucune raison”.

 

La Grotte du Chameau, de l’intérieur. Ph : Z.A

Le président du Conseil régional du tourisme de l’Oriental, Youssef Zaki évoque “des problèmes d’entrepreneurs”. Il explique à Médias24 que « le développeur du projet a été obligé de changer l’entreprise qui s’occupait des travaux puisque les résultats étaient décevants. Cela a entraîné un retard dans la livraison des travaux. » 

Une source bien informée explique à Médias 24 qu’une association prenait en charge les travaux de revalorisation, mais “ils se sont vite retrouvés dépassés par les événements”. La Grotte du Chameau et ses alentours ont alors été fermés sans préavis aux visiteurs. Le lieu était prisé par les habitants de la région qui venaient y faire des pique-niques, des activités en famille, ou juste pour profiter de l’air de la montagne.

Notre interlocuteur nous confie que des études sont en cours pour voir “comment repositionner la grotte du chameau pour qu’elle soit intégrée dans le circuit touristique”.

Insécurité et manque de financements

Pour Hassan Aouragh, professeur de géologie et d’archéologie à l’université Mohammed Ier d’Oujda, spécialiste des grottes de Zegzel, les travaux se sont arrêtés parce qu’il n’y a “pas de financement en plus d’un risque de sécurité”. Une perte pour le tourisme de l’Oriental puisque, selon notre interlocuteur, “le site est prêt à accueillir des visiteurs, les niveaux supérieurs, le 1 et le 2 sont visitables et accessibles ».

“La grotte du chameau est la première du Maroc à être illuminée avec des spots. C’est un beau site, un musée pour moi, et je regrette ce qui se passe”, confie Hassan Aouragh.

Par contre, les missions des archéologues et spécialistes n’ont jamais cessé. Ce que nous confirme Mounir Hamdaoui, qui accompagne ses spécialistes dans leurs missions “parfois sous l’eau”, dans les profondeurs de la grotte.

 

La grotte du chameau, nichée dans les montagnes de Bni Znassen. Ph : Z.A

Médias 24 a contacté, en vain, le développeur du projet d’embellissement de la grotte du chameau, Dr Mohamed Kadiri Boutchich, et la direction du patrimoine au sein du département de la Culture.

En 2023, le président du Conseil régional du tourisme de l’Oriental, Youssef Zaki, avait annoncé à Médias 24 “une ouverture opérationnelle au premier semestre de 2024, en respectant les normes internationales”. Nous sommes en janvier 2025, sans aucune visibilité pour le devenir de ce site.

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Air Arabia lance une nouvelle liaison directe entre Rabat et Oujda

La cérémonie d’inauguration de la nouvelle liaison aérienne entre Rabat et Oujda s’est déroulée à l’aéroport d’Oujda-Angad. Plusieurs responsables de la région étaient présents. Parmi eux : le wali de la région de l’Oriental, Khatib El Hebil, le président du Conseil régional de l’Oriental Mohamed Bouarourou, la directrice générale d’Air Arabia Maroc, Leila Mechbal, et le président du Conseil régional de tourisme de l’Oriental, Youssef Zaki .

Cet événement a été marqué par la salutation traditionnelle avec un jet d’eau à l’arrivée du vol inaugural à Oujda.

Cérémonie de jet d’eau traditionnel à l’arrivée à l’aéroport d’Oujda Angads

La liaison aérienne est le fruit d’un accord entre le Conseil de la région de l’Oriental et la compagnie aérienne Air Arabia.

Dimanche 12 janvier sera inaugurée la liaison reliant l’aéroport de Nador Laroui à celui de Rabat Salé Kénitra. “Le Conseil a soutenu cet accord avec plus de 28 millions de dirhams”, déclare le président de la région de l’Oriental, Mohamed Bouarourou. Il affirme être convaincu que “ces deux liaisons vont participer au dynamisme de la région de l’Oriental et qu’elles seront positives pour plusieurs domaines, tout en renforçant son attractivité“.

“En moins de 45 minutes, vous êtes déjà à Rabat”

La ligne aérienne reliera directement l’aéroport de Rabat à celui d’Oujda Angads, à raison de trois fréquences par semaine. Ils seront desservis par des Airbus A320 d’une capacité de 164 sièges. Outre la participation au développement du tourisme dans la région, ces vols “vont permettre de raccourcir aussi la période de vol et la période de transport entre les aéroports. En moins de 45 minutes vous êtes déjà à Rabat ou bien vous êtes déjà à Oujda”, affirme la directrice générale d’Air Arabia Maroc, Leila Mechbal.

Les prix de lancement sont à partir de 350 dirhams, “pour 85 sièges fixes”, au-delà, “les prix vont augmenter suivant l’offre et la demande”, précise-t-elle.

Cette nouvelle ligne aérienne enchante même du côté du secteur touristique. Le président du Conseil régional de tourisme de l’Oriental, Youssef Zaki, déclare à Médias24, que cette ligne “attendue depuis très longtemps” va “permettre de mettre en place les packages entre les villes de l’Oriental et les autres villes du Maroc, que ce soit Rabat, Casablanca, Agadir, Marrakech”.

Cette nouvelle liaison sera opérée chaque mardi, jeudi et dimanche. Les billets sont disponibles sur le site Web de la compagnie, son application mobile, ainsi qu’auprès des agences de voyages agréées.

La région de l’Oriental se rêve en pôle national de l’IA (Vidéos)

La région de l’Oriental connaît une effervescence dans le secteur de la formation et de la recherche dans le domaine du digital et de l’intelligence artificielle (IA). Après la création de l’Ecole nationale de l’intelligence artificielle et du digital à Berkane, le vice-président du conseil régional de l’Oriental, Alae Berkaoui, annonce la création d’un Centre de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé, dans le cadre d’une convention qui lie la région à celle du Grand-Est en France.

Celle-ci s’ajoute à d’autres projets qui ont été initiés dans le domaine du digital, à l’instar de l’Ecole de codage YouCode qui a ouvert ses portes cette année à Nador dans le cadre d’une convention qui lie la région au ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, au ministère de la Transition numérique ainsi qu’à l’UM6P, et qui vise à moderniser les Maisons de jeunes.

Considérant le capital humain comme « le principal moteur d’une société numérique, innovante et inclusive », Alae Berkaoui a exprimé la volonté de positionner la région comme un pôle d’excellence numérique au niveau national et international, lors de son intervention au Symposium africo-européen sur la gouvernance responsable de l’IA (SAE’IA 2024), le 28 novembre dernier à Oujda. Cela passe, d’après lui, par la création des conditions nécessaires à cette transition, notamment à travers la signature de plusieurs conventions qui soutiennent la recherche, l’innovation, la formation et l’intégration professionnelle dans les métiers du digital.

L’Université Mohammed Premier renforce son engagement envers l’IA et le digital

Au sein du Campus du savoir, relevant de l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda, une école de codage baptisée Zone01 a été inaugurée début 2024. D’après ses responsables, elle est portée par la même équipe qui est à l’origine de la pédagogie « Peer to Peer » adoptée par les écoles 42 (France), 1337 ou encore YouCode.

Zone01 se distingue par le fait d’enchaîner avec un stage professionnel, rémunéré 7.500 DH/mois pendant un an, pour déboucher sur un CDI avec un salaire mensuel de 20.000 DH. La formation est gratuite, et l’insertion professionnelle à ces conditions est garantie grâce à des conventions avec le secteur privé.

Dans ce Campus du savoir, l’école de codage côtoie un fablab équipé de machines et matériels variés qui servent au prototypage et au développement de produits technologiques. À proximité, la Maison de l’IA fait office d’espace de découverte et d’apprentissage des applications et usages divers de l’intelligence artificielle. Elle organise également le Miathon qui incite les étudiants et les jeunes de la région à lancer leur start-up dans les domaines variés de l’IA.

Organisé par l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda en partenariat avec l’UNESCO, le SAE’IA 2024 a permis à l’université de renforcer son positionnement dans les domaines de l’IA et du digital, à travers de nouvelles conventions qui visent à enrichir son offre de formation et de recherche.

Les jeunes de la région innovent et créent des start-up dans l’IA

Le symposium comprenait également un espace d’exposition où des start-up présentaient leurs innovations. Médias24 en a rencontré quelques-unes.

LSTA Technologie est une start-up créée par des étudiants représentant plusieurs établissements de l’UMP d’Oujda. Elle développe des produits et services basés sur l’IA. Après avoir conçu des lunettes intelligentes pour malvoyants, elle a créé une solution qui permet aux entreprises de gérer intelligemment leur stock. Grâce à un système de capteurs RFID, les espaces de stockage sont optimisés, et la gestion des flux de marchandises est facilitée et sécurisée.

Mr Genius est une autre start-up oujdie qui produit localement des robots programmables, dans un objectif éducatif, à l’intention des élèves et des étudiants. Au Maroc, c’est un marché en pleine expansion, tirant parti de la volonté des parents de préparer leurs enfants à cette transition vers les métiers de l’IA. Aujourd’hui, c’est un marché dominé par deux multinationales étrangères. Mohammed Bouziani, fondateur de la start-up, développe une solution purement marocaine, produite actuellement grâce à des imprimantes 3D.

D’autre part, il a conçu un robot avatar prenant la forme d’un homme vêtu d’habits traditionnels locaux, à même d’accueillir les touristes et de leur fournir toutes les informations liées à la région de l’Oriental. Son ambition est de développer davantage ce concept afin que chaque région puisse disposer de son propre avatar pour accueillir et guider les touristes lors de la Coupe du monde 2030 au Maroc.

Des start-up venant d’autres régions du Maroc ont également exposé leurs solutions. Comme DoctorIA de Jad Tounsi, qui a développé une IA qui assiste les radiologues lors de la détection d’anomalies dans les images radiologiques, permettant ainsi de mieux prévenir et soigner les patients.

Zynerator est une autre start-up innovante et fort prometteuse. Son cofondateur Khalid Zouan nous explique comment elle facilite la vie aux développeurs en faisant de la conception d’applications un jeu d’enfant. Zynerator revendique de meilleures performances que celles des leaders internationaux.

Éduquer et communiquer pour garder l’humain au centre du développement de l’IA

L’institut Afriq’IA, fondé par Saïda Belouali, professeur à l’UMP d’Oujda, est un autre établissement qui s’ajoute à cet écosystème. À l’image de son grand frère, l’institut EuropIA, il aura pour mission de fédérer et de communiquer autour de l’IA en mettant l’accent sur l’humain et l’utilisation éthique de ces nouvelles technologies.

Une autre mission de cette nouvelle entité, comme nous l’explique Marco Landi, fondateur d’EuropIA, sera de superviser la création de nouvelles Maisons de l’IA partout en Afrique, avec l’objectif d’éduquer et de stimuler l’apprentissage chez les jeunes autour de l’IA, dans un objectif de développement inclusif.

Il faut dire que le thème principal du SAE’IA 2024 concernait principalement la gouvernance responsable de l’IA, afin de rassurer autour des risques et d’éviter les dérives qui peuvent venir d’une utilisation malsaine de l’IA. Plusieurs sujets ont été abordés comme l’inclusion, la santé, l’éducation et la créativité à l’ère de l’IA.

Dans une discussion avec Hakim Boulouiz, directeur de l’Ecole nationale d’architecture (ENA) d’Oujda, nous abordons quelques-uns de ces enjeux dans les secteurs de l’enseignement et de l’architecture. Des domaines où l’IA prend du terrain et où des questions légitimes se posent sur la créativité et la responsabilité à l’ère de l’IA. La machine va-t-elle remplacer l’architecte ? Où s’arrête l’assistance et où commence le plagiat ?

SAE’IA 2024 a été organisé et soutenu par plusieurs organisations nationales et internationales, dont l’UNESCO, la Commission européenne, la Fondation Anna Lindh et le conseil régional de l’Oriental. Il contribue, selon ses organisateurs, à mettre la ville d’Oujda et la région de l’Oriental dans les radars de la communauté internationale de l’IA et à renforcer ce positionnement.

Trafic international d’or : un réseau démantelé à Oujda, cinq arrestations

Fact Checking. Nommé au gouvernement, Omar Hejira a-t-il des démêlés avec la Justice?

Nommé secrétaire d’Etat au Commerce extérieur lors du remaniement ministériel du mercredi 23 octobre, Omar Hejira n’est pas sous le coup d’une condamnation judiciaire. Poursuivi dans une affaire de dissipation de deniers publics, l’homme politique avait été acquitté par la Justice.

La décision d’acquittement remonte au 7 juillet 2023. Elle émane de la Chambre criminelle d’appel de Rabat. Cette juridiction avait réexaminé le dossier après son renvoi par la Cour de cassation qui avait annulé la condamnation de l’intéressé à deux ans de prison par la section des crimes financiers de la Cour d’appel de Fès.

Donc oui, Omar Hejira a bien été condamné, mais cette condamnation a été annulée et il a été innocenté des faits qui lui étaient reprochés.

Dans cette affaire, l’intéressé avait été poursuivi sur la base d’un rapport de la Cour régionale des comptes pointant la mauvaise gestion de la commune d’Oujda qu’il dirigeait à l’époque sous les couleurs de l’Istiqlal. Une dizaine de personnes avaient également été jugées et acquittées, dont Abdenbi Bioui, alors président de la région de l’Oriental, aujourd’hui impliqué dans une vaste affaire de trafic international de drogues.

CAN 2025. En équipe nationale, la charnière défensive des Lions est une question centrale

Si l’équipe nationale s’avance vers la Coupe d’Afrique des nations 2025 avec de nombreuses certitudes, notamment en milieu de terrain et en attaque, le sélectionneur Walid Regragui doit encore se creuser les méninges pour trouver une paire de défenseurs centraux qui tienne la route. Mais les blessures de certains joueurs et les méformes d’autres internationaux l’en empêchent et lui compliquent la tâche. 

Prévue sur la pelouse du Stade d’honneur à Oujda (20 h), ce mardi 15 octobre, la confrontation avec la République centrafricaine, dans le cadre de la 4e journée des éliminatoires de la CAN 2025, ne devrait pas aider le sélectionneur dans sa quête d’une défense centrale. Sorti sur blessure à l’heure de jeu de la dernière rencontre, Nayef Aguerd sera sans doute laissé au repos par le staff de l’équipe nationale qui ne prendra aucun risque avec le gaucher de la Real Sociedad

Au coup de sifflet de la première confrontation entre les deux équipes, qui s’est conclue par une large victoire des Lions de l’Atlas (5-0), Walid Regragui a aligné, pour la 6e fois en 7 matchs, une défense centrale différente, sans compter les remplacements effectués en cours de match.

Aux côtés de l’indéboulonnable Nayef Aguerd, cinq défenseurs centraux ont eu leur chance : Abdel Abqar à deux reprises, Yunis Abdelhamid, Chadi Riad, Romain Saïss et Jamal Harkass. Le joueur du Wydad de Casablanca n’a pas démérité contre la République centrafricaine. Il a non seulement réussi quasiment toutes ses transmissions (96%), mais il a également été dominant dans les duels (70% réussis).

Une solidité défensive en déclin

Cela dit, son entente avec Nayef Aguerd reste largement perfectible. Et pour cause, « une défense centrale doit enchaîner plusieurs matchs pour trouver ses automatismes. Pendant le dernier match, nous avons constaté un manque de coordination dans l’alignement entre nos deux défenseurs centraux », a concédé le sélectionneur national lors de la conférence d’après-match.

En effet, depuis que Walid Regragui a écarté Romain Saïss et commencé ses expériences en charnière centrale pour trouver la meilleure association, le Maroc subit davantage de tirs (7,2), dont 37% cadrés, contre 6,5 tirs par match, dont 25% lors de la CAN 2023. Les adversaires du Onze national ont également des scores xG par match (1,28) plus élevés que lors de la compétition continentale (0,5).

Une défense centrale doit enchaîner plusieurs matchs pour trouver ses automatismes

À l’évidence, l’absence de continuité dans l’axe central constitue un frein à la solidité défensive de l’équipe nationale. Les défenseurs qui seront titularisés face à la République centrafricaine par Walid Regragui, qu’il devra choisir parmi Abdel Abqar, Jamal Harkass et Abdelhamid Aït Boudlal, risquent de rencontrer à nouveau ces difficultés.

« À un moment donné, il faut que je prenne une décision définitive », a concédé le sélectionneur national en conférence de presse. Bien que dans son esprit, Chadi Riad ait de fortes chances de former la paire en défense centrale avec Nayef Aguerd dans l’optique de la CAN 2025, ce dernier n’est pas encore disponible pour inscrire ce duo sur le long terme.

« La blessure de Chadi Riad a perturbé notre continuité. C’est l’une des difficultés en sélection : face aux blessures ou aux méformes, nous devons nous adapter. Mais d’un autre côté, les absences offrent l’opportunité à d’autres joueurs de montrer ce qu’ils peuvent apporter et de nous donner des certitudes”, a affirmé le technicien marocain.

C’est pourquoi Walid Regragui continue de mettre sous pression les défenseurs sélectionnables, malgré sa préférence affichée pour Nayef Aguerd et Chadi Riad. « D’autres joueurs entrent également dans ma réflexion, comme Achraf Dari ou Jawad Yamiq. Il en va de même pour Romain Saïss, à condition qu’il retrouve son meilleur niveau ».

« Quoi qu’il en soit, nous évaluerons les meilleures options pour former une charnière centrale solide, ce qui est indispensable si nous voulons remporter la Coupe d’Afrique des nations 2025 », a-t-il justement conclu. Comme le disait Alex Ferguson, le légendaire entraîneur de Manchester United : « L’attaque vous fait gagner des matchs, la défense vous fait gagner des titres ». 

Équipe nationale. Cinq nouveaux joueurs convoqués par Walid Regragui face à la République centrafricaine

Ce jeudi 3 octobre, au Complexe Mohammed VI de football à Rabat, Walid Regragui a annoncé un groupe de 25 joueurs en prévision des 3e et 4e journées éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2025 (CAN), une compétition pour laquelle le Maroc est qualifié d’office en tant que pays organisateur.

Cette fenêtre internationale sera particulière à plus d’un titre. D’abord, le Maroc affrontera deux fois le même adversaire, la République centrafricaine, sur la pelouse du stade d’honneur à Oujda, les samedi 12 et mardi 15 octobre. Ensuite, parce que le visage de l’équipe nationale sera quelque peu modifié.

Entre les méformes (Amir Richardson, Mehdi Benabid), les blessures (Hakim Ziyech, Brahim Diaz) et la concurrence, plusieurs internationaux sont restés sur le quai. L’occasion pour d’autres joueurs, dont trois issus de la Botola, de faire étalage de tout leur talent afin d’espérer poursuivre l’aventure avec les Lions de l’Atlas.

À commencer par le poste de gardien de buts. S’il est peu probable qu’il soit aligné à la place de Yassine Bounou ou Munir El Kajoui, Salaheddine Chihab a l’occasion de confirmer son excellent début de saison pour devenir le 3e gardien de l’équipe nationale. Statistiquement, le portier du Moghreb de Fès fait partie des meilleurs derniers remparts du championnat national, si ce n’est le meilleur.

Très bon sur sa ligne, avec 80% d’arrêts réflexes (8 sur 10), Salaheddine Chihab est prépondérant dans les résultats positifs de son équipe, en évitant à ses coéquipiers d’encaisser jusqu’à présent trois buts (1er). La convocation de Jamal Harkass (WAC) et Abdelhamid Ait Boudlal (Rennes), en lieu et place de Achraf Dari (Al Ahly) et Yunis Abdelhamid (Saint-Étienne), révèle quant à elle les difficultés du sélectionneur à trouver la bonne association en charnière centrale, surtout depuis la disparition de Romain Saïss des radars.

« La défense est un chantier où je me pose des questions pour l’avenir, notamment en charnière centrale », a concédé Walid Regragui. « En l’absence de Romain Saïss, reprend-il, je me dois de donner sa chance à Jamal Harkass qui a connu une belle progression et d’évaluer Abdelhamid Ait Boudlal ».

La présence de Adam Aznou est moins surprenante, surtout après sa bonne prestation lors du dernier match face au Lesotho. « Il est de retour car nous préparons l’avenir avec lui. D’ici la CAN 2025, nous allons essayer encore des joueurs pour que je puisse avoir une vision claire du secteur défensif », a annoncé le technicien marocain.

L’avenir, Walid Regragui y a également songé en cochant les noms des milieux de terrain convoqués. L’absence d’Amir Richardson (22 ans) a été comblée par la convocation du milieu de terrain du Hellas Vérone (Italie), Reda Belahyane (20 ans). « C’est un joueur atypique que je suivais lorsqu’il était à l’OGC Nice. Désormais, il est titulaire en Série A. Il aurait pu faire les JO mais il était blessé », a précisé le sélectionneur.

À ses côtés, on notera le retour d’Ismail Saibari (PSV Eindhoven). Un secteur de jeu où Amine Harit n’a pas encore été rappelé. « Ismail Saibari et Bilal El Khannouss passent actuellement devant Amine Harit qui a besoin d’avoir une place importante dans l’équipe. Si je dois le laisser sur le banc, je préfère ne pas le convoquer car il ne l’accepte pas. Mais la porte lui est toujours ouverte », a souligné Walid Regragui.

En attaque, la principale attraction lors des prochains rendez-vous se nommera Osame Sahraoui. Alors qu’il s’affirme en tant que titulaire à Lille, qui a battu le Real Madrid (1-0), le mercredi 2 octobre en Ligue des champions, le droitier possède des qualités similaires à celles de Brahim Diaz.

Au-delà du jeu, il s’agit d’un joueur qui a affirmé sa volonté de porter les couleurs du Maroc, malgré le pressing insistant de la Norvège, son pays natal. Mais cela ne lui assure pas pour autant un siège permanent en équipe nationale. « La concurrence est rude en équipe nationale », avance Walid Regragui.

« Que ce soit pour les joueurs de la Botola comme pour les joueurs à l’étranger. Cette année, il y a 16 joueurs marocains qui participent aux compétitions européennes. C’est un record. Forcément, le niveau est plus élevé, il y a de plus en plus de concurrence. Il faut être régulier et travailler », prévient le sélectionneur.

Une règle qui ne semble pas s’appliquer à Youssef En-Nesyri, dont le début de saison est loin des attentes. « C’est un des meilleurs attaquants de l’histoire du Maroc, il a marqué dans toutes les compétitions auxquelles il a participé et a été adoubé par un grand manager, en la personne de José Mourinho », affirme Walid Regragui.

« Donc il faut l’aider pour qu’il garde sa confiance car Youssef passe par une période difficile. C’est mon travail en tant qu’entraîneur, et je suis sûr qu’il retrouvera son niveau comme en Coupe du monde 2022″, conclut-il.

Par ailleurs, le sélectionneur a indiqué que la décision a été prise d’envoyer les meilleurs U23 de la Botola pour disputer le Championnat d’Afrique des nations 2025 (CHAN) et la Coupe avec l’objectif de leur permettre de progresser.

Éliminatoires CAN 2025 : le Maroc affronte la Centrafrique les 12 et 15 octobre à Oujda

Les deux matchs sont programmés à 20 h, souligne la Fédération royale marocaine de football (FRMF) sur son site officiel.

Les Lions de l’Atlas occupent la première place du groupe B avec 6 points, après leur succès face au Gabon (4-1) et au Lesotho (1-0). La République centrafricaine est 2e ex æquo avec le Gabon (3 points).

La Coupe d’Afrique des nations se tiendra au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.

Air Arabia : nouvelles destinations européennes pour l’été depuis Oujda et Tanger

Voici le détail des vols :

Vols depuis Oujda 

Lyon : 2 vols par semaine (Jeudi, Dimanche)

Barcelone : 2 vols par semaine (Samedi, Dimanche)

Charleroi : 2 vols par semaine (Vendredi, Mardi)

Vols depuis Tanger 

Majorque : 4 vols par semaine (Mercredi, Jeudi, Samedi, Dimanche)