Conservation foncière : le e-paiement des frais déployé à la mi-avril

À partir du 14 avril 2025, le paiement électronique des frais de conservation foncière sera adopté pour toutes les demandes de dépôt ou d’inscription dans les registres fonciers.

La mesure concerne les demandes soumises via le registre de dépôt des documents pour étude (R1), lit-on dans une note adressée par le conservateur général aux conservateurs de la propriété foncière.

L’initiative fait partie de la mise en œuvre progressive des dispositions du décret n° 218181 du 2 Rabii al-Akhir 1440 (décembre 2018), visant à moderniser la gestion électronique des opérations de conservation foncière, lit-on dans la note datée du 20 mars.

La direction de la conservation foncière fournira des détails supplémentaires sur cette nouvelle procédure et sa mise en œuvre. Les conservateurs sont appelés à se référer aux services centraux compétents concernant les difficultés qui pourraient survenir lors de l’application.

CMI vs NAPS : au Conseil de la concurrence, l’affaire n’est pas terminée

Attaqué par NAPS pour abus de position dominante sur le marché des paiements électroniques par carte, le CMI reste sous pression. Bien que les banques actionnaires aient proposé des engagements pour répondre aux « préoccupations » soulevées par le Conseil de la concurrence, la décision finale du régulateur est encore en attente.

Cette échéance cruciale est fixée au 31 octobre. D’ici là, le Conseil souhaite recueillir les avis de « tiers intéressés » qui doivent se manifester avant le 30 octobre. Ces dates, annoncées fin septembre avec les propositions du CMI, ont été réitérées dans un communiqué publié le 16 octobre. S’agit-il d’un rappel à l’ordre ?

Le communiqué, au ton faussement neutre, insiste sur un élément en particulier : le « taux d’interchange », la part perçue par les banques sur la commission des paiements par carte. Dans cette affaire, c’est le point focal. Historiquement, les banques ont contrôlé la tarification monétique, créant ainsi une situation quasi monopolistique pour le CMI. Malgré une ouverture du marché en 2015, le taux d’interchange a augmenté à plusieurs reprises entre 2012 et 2019, selon le Conseil. Ces hausses ont nui à la concurrence et au développement des paiements électroniques qui ne représentent que 1% des paiements au Maroc, déplore le régulateur.

Pour remédier à ces préoccupations, Bank Al-Maghrib a fixé le taux d’interchange à 0,65% de la valeur des transactions par carte émises au Maroc, à la suite d’une recommandation du Conseil. Auparavant, ce taux atteignait 1,2%.

Là aussi, le Conseil rappelle ce qu’il a déjà annoncé fin septembre. Pourquoi ce rappel ? Des déviances dans l’application de la mesure ont-elles été constatées ? Selon nos informations, certains clients se plaignent du fait que la baisse du taux d’interchange n’a pas été totalement répercutée, se transformant même en marge pour le CMI.

Ainsi, la baisse n’a pas bénéficié à tous les commerçants, nuançant un communiqué de CMI du 11 octobre, où l’opérateur affirme avoir réduit significativement ses commissions pour 55.000 commerçants, sans préciser l’ampleur de la réduction. Le CMI se félicite d’une « initiative » de la Banque centrale, tout en occultant le rôle du Conseil de la concurrence, pourtant à l’origine de ces développement.

Le régulateur fait d’ailleurs savoir, en filigrane, qu’il garde la main sur l’avenir ce dossier. Il continuera de suivre l’impact du plafonnement de l’interchange sur les commissions et le fonctionnement concurrentiel des marchés. Ce suivi a probablement déjà débuté et se poursuivra une fois les engagements validés. Mais pour l’instant, rien n’est acté. Rendez-vous le 31 octobre.

Les perturbations lors des paiements en ligne sont résolues

Contacté par Médias24, Ismail Bellali, directeur général du Centre monétique interbancaire (CMI), indique que des perturbations sont en effet constatées lors des paiements en ligne depuis ce lundi 16 octobre, “notamment au moment de la montée en charge des demandes de paiement, avec un taux d’échec de 70%”.

Ce problème est survenu suite à la migration des banques et des acquéreurs de transactions monétiques “vers un nouveau protocole de sécurité, le 3D Secure, imposé par Visa et MasterCard pour authentifier les paiements en ligne”, précise Ismail Bellali.

Cette migration répond à une volonté d’optimisation du temps de réponse. “Certains messages d’authentification arrivaient après les time-out de dix secondes. Nos équipes ont donc travaillé pour optimiser l’arrivée de ces messages d’authentification, afin de répondre à temps aux demandes de paiement”, explique Ismail Bellali.

“Les utilisateurs exposés à cette problématique ne seront pas débités. Ils devront refaire leurs opérations”, conclut-il.