HPS : marges en baisse au S1-2025, mais ambitions et backlog record maintenus

HPS a tenu, le 24 septembre, une conférence de presse pour faire le point sur ses résultats semestriels et ses perspectives.

« Ce premier semestre confirme notre croissance continue, avec un chiffre d’affaires ajusté en hausse de 25,7%. Mais avec l’impact du dollar, la croissance finale ressort à 16,4% », a expliqué Abdessalam Alaoui Smaili, cofondateur et CEO de HPS.

Sur une base pro forma, le chiffre d’affaires a reculé de 7,4%, une baisse qu’il attribue entièrement à la dépréciation du dollar de 10,7%.

« Si l’on neutralise cet impact, le paiement continue de progresser légèrement, conformément à nos prévisions, même si la transition SaaS réduit temporairement le revenu par rapport aux projets on-premise », a-t-il ajouté.

Backlog record : une visibilité inédite pour les prochaines années

Au-delà des chiffres semestriels, la direction insiste sur le niveau exceptionnel du carnet de commandes. À fin juin, le backlog atteignait 1,3 milliard de dirhams, en hausse de 46,6% par rapport au début d’année. À fin août, il s’est établi à 1,6 MMDH, soit une progression de 82,8%.

« C’est probablement le niveau le plus élevé de notre histoire« , souligne Abdessalam Alaoui Smaili.

« Ce backlog représente des commandes fermes, encore non livrées, et qui devront être exécutées dans les meilleurs délais. Cela nous donne une visibilité rare sur le second semestre 2025 et même au-delà ».

La direction précise que la majorité de ces contrats s’étaleront sur 2025, 2026 et 2027, garantissant une base solide de revenus récurrents pour les prochaines années

SaaS, on-premise et timing des contrats : une stratégie flexible

La transition vers le SaaS était anticipée comme un passage stratégique pour HPS, mais aussi comme un facteur temporairement pénalisant pour le chiffre d’affaires et la rentabilité.

« Comme expliqué l’an dernier, nous attendions pour 2025 un impact total de -80 MDH sur le chiffre d’affaires lié à la transition SaaS. Ce que nous constatons aujourd’hui est strictement conforme à nos prévisions », a rappelé Brahim Berrada, directeur général de HPS.

En parallèle, les revenus SaaS progressent rapidement, à savoir +20% sur le semestre, portés par la migration croissante des volumes des grands clients bancaires mondiaux signés en 2023 et 2024.

Le SaaS représente désormais environ 20% à 25% du chiffre d’affaires total du groupe

Alors, si le groupe accélère la transition vers le SaaS, il n’abandonne pas pour autant les contrats on-premise, notamment ceux conclus avec des banques de premier rang en Asie.

« Nous ne pouvons pas imposer à nos clients de choisir entre SaaS et on-premise. Le SaaS est plus rentable à long terme et apporte plus de prévisibilité, mais les contrats on-premise génèrent du chiffre d’affaires immédiat et soutiennent nos marges à court terme », explique Brahim Berrada.

Pour Abdessalam Alaoui Smaili, ces contrats jouent aussi un rôle stratégique. « Ne pas signer ces contrats on-premise serait une erreur : ce sont de gros montants et cela nous donne une position stratégique si le client décide de migrer vers le SaaS plus tard ».

Ces projets généreront une reconnaissance partielle des revenus dès le second semestre 2025, tandis que la majorité sera comptabilisée en 2026 et 2027, avec un effet positif attendu sur les marges à moyen terme.

Rentabilité sous pression mais objectifs confirmés

La direction reconnaît que la rentabilité a été pénalisée par deux facteurs : la dépréciation du dollar et le passage au SaaS.

« L’EBITDA a été impacté par la baisse du dollar et par la transition SaaS qui pèse sur les marges au début ».

« Mais nous savions que cette phase entraînerait une baisse provisoire. Les investissements réalisés commencent déjà à produire les effets attendus. Avec les deux gros contrats on-premise signés cette année, nous allons reconnaître plus rapidement des revenus au second semestre et améliorer nos marges dès fin 2025″.

Malgré ces vents contraires, HPS maintient ses ambitions pour 2025 :

Nos projections sont confirmées. Nous finirons 2025 avec une croissance de 20% et un EBITDA en hausse de 30%. La croissance du résultat net sera elle aussi à deux chiffres 

Recentrage stratégique : la cession du Testing

Parallèlement, le groupe poursuit son recentrage sur les activités les plus stratégiques et rentables. L’activité Testing, jugée peu porteuse, a vu ses revenus chuter de 90% au premier semestre et sa rentabilité devenir négative.

« Cette activité est structurellement peu rentable et nous avons donc décidé de la céder d’ici fin 2025 pour nous recentrer sur le paiement », a indiqué Brahim Berrada. La transaction devrait être finalisée d’ici fin novembre et son effet positif sur les marges sera surtout visible à partir de 2026.

« Les choix que nous avons faits en matière de technologie et de stratégie commerciale se révèlent payants : nous gagnons des parts dans des environnements très compétitifs et les grands acteurs nous font confiance ».

Switching, marché marocain et croissance

L’activité Switching confirme sa bonne dynamique avec une croissance de 12%, portée par une hausse de 15% des retraits DAB et de 25% des paiements électroniques.

« Le marché marocain reste sous-pénétré en matière de cartes et de paiement marchand, ce qui laisse une forte marge de croissance. La fin du monopole du CMI sur l’acquisition va dynamiser la concurrence et soutenir notre activité Switching à long terme », explique Brahim Berrada.

Cette évolution structurelle devrait profiter à tout l’écosystème des paiements et renforcer la position de HPS sur le marché domestique.

Gestion des coûts et trésorerie renforcée

Sur le plan des charges, la direction a poursuivi ses efforts d’optimisation. « Les charges RH ont baissé de 5% hors effet de change, malgré l’augmentation des effectifs, car nous avons remplacé des ressources externes coûteuses par des embauches internes plus efficaces », a précisé Brahim Berrada.

En revanche, les charges externes ont augmenté, tirées par les dépenses cloud pour le SaaS, les projets internationaux comme au Canada ou en Australie, ainsi que par l’ouverture de nouveaux bureaux.

Côté trésorerie, le groupe affiche une position solide : 280 MDH à fin juin, en hausse de 37%, grâce à un flux opérationnel de 104,6 MDH et au passage du SaaS à une phase désormais génératrice de cash.

Perspectives 2026 : marges en nette amélioration

La direction se veut confiante pour la suite. Les investissements dans le SaaS, les contrats on-premise et le recentrage stratégique devraient porter leurs fruits dès la fin 2025, avec une accélération attendue en 2026.

« Ces contrats commencent déjà à générer de l’EBITDA positif. La rentabilité va s’accélérer sur le second semestre 2025 et encore plus en 2026 », a assuré le directeur général.

La direction indique viser, à partir de 2026, une marge d’EBITDA supérieure à 20%, grâce à la montée en puissance du SaaS et à l’arrêt des activités peu rentables.

À moyen terme, HPS vise une croissance organique comprise entre 12% et 17% par an, avec une base de revenus récurrents en forte hausse grâce au modèle SaaS

« Nous avons fait des choix difficiles mais nécessaires. Aujourd’hui, ils portent leurs fruits : nous renforçons nos parts de marché, nous gagnons des contrats majeurs et nous construisons une croissance durable », a conclu Abdessalam Alaoui Smaili.

VPS intègre les solutions Visa pour moderniser l’acceptation des paiements au Maroc

Ce partenariat permettra à VPS d’intégrer les solutions développées par Visa, dans le but de proposer aux commerçants locaux des outils de paiement numériques adaptés à différents types d’activités, en présentiel comme en ligne, indique un communiqué conjoint. Les deux entreprises comptent ainsi mettre en place des offres accessibles via un point d’intégration unique, tout en assurant un certain niveau de qualité de service.

L’accord intervient dans un contexte de développement des secteurs du commerce et du tourisme au Maroc, et alors que le pays se prépare à accueillir des événements d’envergure. Il vise également à élargir les canaux d’acceptation des paiements, notamment par le biais du mobile et de l’e-commerce, en offrant davantage d’options aux commerçants comme aux consommateurs, souligne le communiqué.

Un partenariat dans un contexte de croissance

La collaboration entre VPS, qui s’appuie sur sa connaissance du marché local, et Visa, avec son expertise technologique à l’échelle internationale, s’inscrit dans une démarche de renforcement de l’inclusion financière et d’accompagnement de la transition numérique du système de paiement marocain.

L’objectif est de proposer des solutions pratiques et sécurisées à l’ensemble des acteurs économiques, notamment les petites et moyennes entreprises.

Mustapha Badr-Ezzaman, directeur général de VPS, cité dans le communiqué, a indiqué que ce partenariat s’inscrivait dans la continuité des efforts déployés par l’établissement pour faciliter l’accès aux solutions de paiement. Il souligne que l’ambition de VPS est de « rendre les paiements plus simples, plus rapides et plus sûrs, en tenant compte des réalités du terrain ».

De son côté, Walter Lironi, Senior Vice President et responsable des services à valeur ajoutée pour la région CEMEA chez Visa, a affirmé que ce partenariat reflète l’engagement de Visa en faveur de l’innovation et de l’élargissement de l’accès aux paiements numériques. Il a mis en avant le potentiel de cette collaboration pour contribuer à la modernisation de l’écosystème de paiement au Maroc et accompagner les initiatives de digitalisation du pays.

Comment la start-up Alya compte démocratiser le paiement fractionné au Maroc

Le paiement fractionné, ou « Buy Now Pay Later » (BNPL), est un modèle financier qui gagne en popularité à l’échelle mondiale, et le Maroc ne fait pas exception. Cette solution de financement permet aux consommateurs d’acquérir des produits ou des services immédiatement tout en étalant le paiement sur plusieurs échéances, généralement sans frais supplémentaires.

Le BNPL connaît un véritable essor, notamment en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient, avec des entreprises comme Klarna, Affirm ou encore Tabby qui ont non seulement transformé les comportements d’achat, mais aussi redéfini les pratiques financières dans leurs régions respectives.

Ce mode de paiement représente ainsi une alternative plus accessible au crédit classique, souvent associé à des taux d’intérêt élevés. Il permet de répondre à une demande croissante de flexibilité dans la gestion des dépenses des consommateurs, tout en favorisant une croissance des ventes pour les commerçants, qui peuvent constater une augmentation de leur panier moyen allant de 20% à 50%.

Une start-up marocaine pionnière dans le BNPL

Alya, la première start-up marocaine dans le domaine du paiement fractionné, s’illustre comme un acteur clé de cette transformation. Fondée par Brahim Zaid, Alya se positionne non seulement comme un facilitateur pour les consommateurs, mais aussi comme une solution novatrice pour les commerçants marocains.

Dans un échange avec Médias24, Brahim Zaid, fondateur et CEO d’Alya, nous explique les enjeux et les ambitions de sa start-up qui pourrait bien révolutionner l’écosystème économique national.

Comment le BNPL pourrait-il révolutionner l’écosystème économique national ?

Le paiement fractionné est un phénomène international qui connaît un grand succès dans des régions comme l’Europe, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient. En introduisant ce modèle au Maroc, Alya vise à dynamiser la consommation en permettant aux consommateurs marocains d’accéder à des produits et services de manière plus flexible.

Selon Brahim Zaid, « Le BNPL va stimuler la demande et accompagner la croissance du retail, avec des augmentations de ventes qui peuvent atteindre 50% ». Il ajoute que le modèle permet également d’améliorer l’inclusion financière, notamment en offrant des solutions plus accessibles que le crédit traditionnel.

Alya se positionne comme le premier acteur BNPL ayant obtenu le feu vert de Bank Al-Maghrib au Maroc. Son cadre légal solide repose sur une approche de co-construction avec la banque centrale qui encourage l’innovation fintech sérieuse et responsable. « Nous avons obtenu le feu vert officiel grâce à une gouvernance rigoureuse et une gestion prudente du risque », souligne Brahim Zaid.

Une solution concrète face à la crise économique ?

Dans un contexte économique difficile, marqué par une baisse du pouvoir d’achat et une stagnation des crédits à la consommation, le BNPL se présente comme une alternative efficace. Brahim Zaid affirme que « le BNPL offre une solution concrète pour mieux gérer son budget ».

Il permet aux consommateurs d’échelonner leurs paiements en 2, 3 ou 4 fois sans frais supplémentaires, rendant l’accès à des biens de consommation courante plus abordable ». Il cite des exemples de produits que les Marocains peuvent acheter en plusieurs fois, allant des appareils électroménagers aux vêtements pour enfants en passant par des abonnements à des salles de sport ou même des voyages.

Les risques de surendettement, une préoccupation légitime

Toutefois, la question du surendettement reste d’actualité. Brahim Zaid reconnaît ce risque, mais insiste sur les mécanismes de contrôle rigoureux mis en place par Alya. « Nous utilisons des modèles de scoring avancés pour évaluer la solvabilité des utilisateurs, garantissant que chaque consommateur dispose d’une capacité de remboursement adaptée », explique-t-il.

Alya veille ainsi à plafonner les crédits en fonction des revenus et de l’historique de paiement des utilisateurs. Il précise également qu’Alya adopte une approche transparente et éthique, avec des conditions claires et sans frais cachés, afin d’éviter l’accumulation de dettes.

Une alternative aux crédits bancaires classiques ?

Alya se distingue également par son modèle économique innovant. Contrairement aux crédits classiques, qui imposent souvent des intérêts élevés et des frais supplémentaires, Alya propose un service gratuit pour les consommateurs, se rémunérant par une commission auprès des commerçants.

« Nous avons une approche orientée retail, où nous aidons les commerçants à augmenter leur taux de conversion, leur panier moyen, et à améliorer leur gestion du besoin en fonds de roulement (BFR) », souligne Brahim Zaid.

Alya ne compte pas s’arrêter là. La start-up envisage de diversifier son offre en proposant de nouveaux produits financiers pour répondre aux besoins croissants des consommateurs. Selon Brahim Zaid, « Le marché BNPL au Maroc est estimé entre 15 et 20 milliards de DH, avec un potentiel de 50 MMDH d’ici 2030″.

L’expansion régionale fait également partie de ses objectifs, avec des ambitions de s’étendre vers d’autres pays d’Afrique francophone et d’Afrique du Nord.

Alya a su tisser des partenariats stratégiques avec des acteurs de la monétique et de la finance, tant au niveau national qu’international. « Nous avons conclu des partenariats avec des investisseurs comme Plug and Play, Proparco et MFounders, et nous continuons à renforcer nos collaborations dans des secteurs clés comme la banque, l’assurance, et le retail », explique Brahim Zaid.

La start-up envisage également d’annoncer de nouveaux partenariats dans des domaines comme l’assurance automobile et l’électroménager, des secteurs où la demande pour des solutions de paiement flexible est en pleine croissance.

HPS : chiffre d’affaires quasi-stable à fin juin

Le groupe affiche un produit d’exploitation à fin juin de 571,1 MDH, en hausse de 1,3% par rapport à la même période de l’année précédente. Les revenus réguliers, eux, progressent de 12,3% à 414,6 MDH. Ces derniers représentent désormais 76% des revenus des activités à fin juin 2024, contre 69% en 2023.

Au deuxième trimestre 2024, l’activité Paiement a connu une légère baisse des revenus de 1,4%. Cette évolution est le résultat d’un léger recul des revenus des projets en Europe notamment, compensé par une forte progression dans le déploiement des projets en Afrique. Parallèlement, une percée significative a été réalisée aux États-Unis avec la mise en œuvre réussie de nouveaux projets. En Europe, l’entrée en maintenance des nouveaux clients a également contribué à cette performance, tout comme l’augmentation des nouvelles demandes des clients en Asie.

Au deuxième trimestre 2024, HPS Switch a renforcé les capacités technologiques de sa plateforme monétique pour assurer une meilleure disponibilité des services, aussi bien pour les paiements par carte que pour les nouveaux modes de paiement, notamment le paiement mobile. Ces investissements continus dans l’infrastructure ont été réalisés pour répondre aux besoins croissants des partenaires. Ces initiatives ont conduit à une augmentation significative des revenus générés par l’activité Switching (+13,6% sur le premier semestre).

L’activité Testing a continué de faire face à une conjoncture sectorielle défavorable en France. La reprise de plusieurs projets reportés a permis une stabilisation partielle de l’activité. Des efforts soutenus ont été maintenus pour le référencement et la consolidation du portefeuille clients, ce qui a conduit à la reprise des activités auprès de certains clients majeurs et à l’attribution de nouveaux projets dans le cadre des appels d’offres. Ces initiatives se sont accompagnées d’un élargissement des efforts de prospection vers d’autres régions en France, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour renforcer notre présence sur le marché.

Au deuxième trimestre 2024, les investissements en Recherche & Développement ont atteint 45,3 MDH, contre 41 MDH au deuxième trimestre 2023, marquant une hausse de 10,5%.

Afin de soutenir efficacement son développement, le Groupe HPS continue de gérer de manière proactive ses flux de trésorerie et ses équilibres bilanciels. Grâce à cette approche, l’endettement a été réduit de 6,3% à 108,8 MDH. Parallèlement, la trésorerie du Groupe a augmenté de 2,8%, atteignant 216,9 MDH.

Concernant les perspectives liées à son activité, le groupe rappelle que l’intégration de CR2 après son acquisition et suite à la levée des conditions suspensives contribuera à la performance du Groupe au titre de l’exercice 2024 à partir du 4ème trimestre. Sa couverture géographique, son expertise en matière de Banque Digitale et sa présence auprès de plus de 90 banques à travers le monde constituent un véritable levier de développement et un vivier de synergie à court et à moyen termes pour le Groupe HPS.

HPS confirme également ses objectifs de croissance et de rentabilité cette année.

La reconnaissance faciale monte à bord

Familière pour nombre d’utilisateurs de smartphones, l’authentification par reconnaissance faciale va-t-elle le devenir également pour les automobilistes ? C’est en tout cas l’ambition de Continental, qui présentera à l’occasion du Mobile World Congress 2023 de Barcelone un nouveau système basé sur cette technologie et destiné à équiper des voitures.

Intégré dans un imposant écran multimédia incurvé, le dispositif développé par l’équipementier allemand et son compatriote TrinamiX, spécialiste des solutions biométriques et des caméras 3D, permet d’authentifier l’identité du conducteur par reconnaissance faciale avant d’autoriser tout démarrage. Objectif : faire office de dispositif antivol ultime, pratiquement impossible à déjouer.

Et pour cause, l’authentification faciale intégrée utilise une nouvelle technologie développée et brevetée par TrinamiX. En effet, pour vérifier l’identité de l’utilisateur, celle-ci s’appuie sur la reconnaissance de la peau humaine, neutralisant par conséquent une éventuelle usurpation d’identité via des photographies ou des masques tridimensionnels représentant le conducteur légitime.

Une caméra… comme moyen de paiement

Accessoirement, le système baptisé “Driver Identification Display” comprend deux autres fonctionnalités, à savoir la surveillance de l’attention du conducteur ainsi que la possibilité d’effectuer des paiements numériques sécurisés, notamment dans les stations-service, les parkings, les points de péage, voire sur des magasins d’applications implémentés dans les systèmes multimédia des modèles récents.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle technologie est installée sur une voiture.

Depuis 2021, Genesis (marque premium de Hyundai) commercialise le GV60, un SUV 100% électrique équipé d’un capteur de reconnaissance faciale, dont les données sont cryptées et stockées dans le véhicule. Placé sur le montant de la portière, il permet au conducteur d’accéder à son véhicule et de le démarrer sans avoir à porter sur lui la moindre clé, mais aussi de restaurer les réglages de siège, du volant et des rétroviseurs qui lui sont associés.

Dimagaz assailli par les actions en paiement, 1,8 MMDH réclamé par trois banques

Dimagaz est dans le collimateur du secteur bancaire. Condamné à plus d’un milliard de dirham (1,1 MMDH) au profit de Banque Populaire (BP), le distributeur de gaz butane doit gérer d’autres actions en paiement au tribunal de commerce. Bank of Africa (BOA) et Crédit Agricole du Maroc (CAM) lui réclament respectivement 370 et 315 millions de dirhams, correspondant à des crédits impayés.

Les actions de BOA et CA sont entre les mains du même juge (Aziz Dikr Allah), mais font l’objet de traitements séparés. Pour l’heure, aucune n’a donné lieu à un jugement.

BOA devait être fixée le 18 janvier, mais le juge a retiré le dossier des délibérés à la demande de Dimagaz. La prochaine audience aura lieu le 1er février. Cette même date verra se tenir la 10e audience du dossier initié par Crédit Agricole.

Banque Populaire avait obtenu la condamnation « solidaire » de la société et son dirigeant, Najib Jerari, caution personnelle. BOA semble avoir opté pour une stratégie similaire. Un détail : les deux banques sont assistées par le même cabinet, Kettani Law Firm.

Représenté par le cabinet Bassamat & Laraqui, Crédit Agricole a ratissé large. Son action est dirigée non seulement contre Dimagaz et son PDG, mais aussi contre cinq autres membres de la famille.

Entre BP, BOA et CA, l’endettement bancaire est déjà de 1,8 MMDH pour Dimagaz. Nous avons repéré des actions antérieures, certaines initiées par d’autres banques pour des montant inférieurs.

Le sort de la société, autrefois convoitée par Total Maroc, semble plus que jamais compromis. Une incertitude amplifiée par l’absence de son dirigeant, incarcéré à la prison de Ouarzazate où il doit répondre d’une poursuite pour chèque sans provision.

Les montants en jeu, l’historique de la société et son secteur, l’arrière-plan pénal du dossier, le profil des avocats mobilisés… L’affaire Dimagaz n’a pas révélé tous ses secrets.