Message de condoléances du Roi Mohammed VI à la suite du décès du pape François

Voici la traduction du texte intégral du message :

« Votre Éminence,

C’est avec une profonde affliction et une vive émotion que nous avons appris le décès de sa sainteté le Pape François Ier, que Dieu l’agrée en son vaste paradis.

En cette douloureuse circonstance, nous tenons à vous présenter, et à travers vous, au monde chrétien, et plus particulièrement à l’honorable Église catholique, l’expression la plus sincère de nos condoléances et de notre compassion à la suite de la disparition d’une éminente figure religieuse ayant consacré sa vie au service des idéaux suprêmes de l’Humanité toute entière et des nobles valeurs communes de foi, de liberté, de paix, d’amour et de solidarité entre les peuples, de même qu’elle est restée attachée à l’appel quant à la nécessité de protéger et de préserver l’environnement qui abrite l’ensemble de l’Humanité.

En ce moment pénible, nous nous remémorons toute la générosité et les sacrifices dont a fait montre le défunt tout au long de sa vie, en appelant à la lutte contre la marginalisation et la pauvreté et à la défense de la dignité humaine, et en dénonçant, en particulier, les circonstances entourant le phénomène de la migration illégale, outre son appel inlassable pour la consécration des valeurs de paix, de dialogue, de tolérance et de coexistence entre les religions monothéistes.

Nous nous rappelons, avec grande déférence, la visite historique que le grand regretté de l’Église a effectuée au Maroc, en mars 2019, laquelle visite a consolidé le caractère distingué des relations solides liant le Royaume du Maroc et la Cité du Vatican et servi ainsi de socle pour la poursuite de la construction des passerelles du dialogue, de la compréhension et du respect mutuels entre les mondes chrétien et musulman. Cette visite bénie a été couronnée par la signature par notre majesté et feu sa sainteté le pape de ‘l’Appel d’Al Qods’ qui insiste sur la garantie de la pleine liberté d’accès des fidèles des trois religions monothéistes à la Ville sainte et sur le droit de chacune d’y exercer son propre culte.

En partageant votre peine à la suite de cette perte cruelle, nous implorons le Très-Haut de vous accorder patience et réconfort et d’entourer le défunt de sa sainte miséricorde.

Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons.

Avec l’expression de ma sincère compassion et de ma haute considération ».

Au-delà de sa vocation religieuse, le Vatican, puissance diplomatique discrète

Avec le décès du pape François ce dimanche 20 avril, le monde perd une figure spirituelle majeure, mais aussi un acteur de poids sur la scène diplomatique internationale. Pendant plus d’une décennie, François a consolidé une diplomatie vaticane discrète mais influente.

Le Vatican entretient des relations diplomatiques avec tous les États du monde dans le but de défendre les intérêts de l’Église catholique. À cet égard, ses ambassadeurs, appelés nonces apostoliques, jouent un rôle clé. Ils sont les représentants officiels du Pape et de l’Église catholique auprès des gouvernements étrangers, assurant ainsi un lien direct entre le Saint-Siège et les États, explique Ahmed Faouzi, ancien ambassadeur et chercheur en relations internationales.

Le Vatican est également membre observateur de plusieurs organisations internationales, notamment des Nations unies, ce qui renforce sa présence sur la scène mondiale. Dans ses relations internationales, le Saint-Siège s’efforce de maintenir une position de médiateur dans les conflits, en s’appuyant sur sa neutralité et sur l’autorité morale incarnée par le pape lui-même, poursuit notre interlocuteur.

Parmi les priorités internationales de l’Église, on retrouve l’Afrique, le Moyen-Orient, où la présence chrétienne est particulièrement importante, ainsi que l’Amérique latine.

Parmi les moments forts de cette diplomatie pontificale, les visites au Maroc occupent une place à part. En 1985, Jean-Paul II devient le premier pape à fouler le sol d’un pays musulman, invité par feu le Roi Hassan II. En 2019, le pape François perpétue cette dynamique en se rendant à Rabat à l’invitation du Roi Mohammed VI.

Comment est élu un pape ?

À la mort ou à la démission du pape, les cardinaux de moins de 80 ans se réunissent au Vatican pour élire son successeur lors du conclave, une procédure codifiée depuis le Moyen-Âge, instaurée au XIIIe siècle pour éviter toute pression extérieure.

Pendant toute la durée du conclave, qui se tient dans la chapelle Sixtine, les cardinaux sont totalement isolés : téléphones interdits, réseau brouillé, fenêtres scellées. Ils logent à la résidence Sainte-Marthe, attenante à la chapelle.

L’élection se déroule à bulletin secret, lors de scrutins successifs (deux le matin, deux l’après-midi). Il faut une majorité des deux-tiers pour désigner un nouveau pape. La couleur de la fumée qui s’échappe de la cheminée de la chapelle indique le résultat : noire en cas d’échec, blanche lorsqu’un pape est élu.

Tous les cardinaux électeurs peuvent être choisis, même si certains sont plus pressentis que d’autres – on les appelle les papabili. Une fois élu, l’heureux désigné accepte officiellement sa charge et choisit le nom qu’il portera comme pape. Puis, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, l’annonce est faite au monde par le cardinal doyen qui prononce le fameux Habemus papam.

Nasser Bourita remet un message royal au Pape François

Le Pape François a reçu samedi, 5 octobre, un message écrit ddu Roi, Amir Al Mouminine, annonce le ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
Le message royal a été remis par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, au cours d’une audience auprès du Pape François, au siège du Vatican.
Outre M. Bourita, ont assisté a cette audience, le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq, et l’Ambassadeure du Roi au Vatican, Mme Rajae Naji.

Une déclaration de Nasser Bourita

La délégation marocaine s’était rendue au Vatican pour prendre part au Consistoire tenu, samedi 5 octobre pour marquer l’élévation, par le Pape François, de 13 nouveaux cardinaux, dont M. Cristóbal López Romero, qui officiait jusque là comme archevêque de Rabat.

Dans une déclaration après cette cérémonie et après l’audience accordée par le Pape, Nasser Bourita a indiqué que le message royale « a réitéré la satisfaction de Sa Majesté le Roi, Amir Al Mouminine, de la Visite du Pape François au Maroc les 30 et 31 mars 2019, isite historique par sa symbolique, son déroulé et ses résultats ».

« La décision du Pape François d’élever l’archevêque de Rabat à la haute dignité de cardinal, intervient dans la suite de lavisite historique du Souverain pontife, et inscrit dans la durée, la convergence des deux Souverains sur les idéaux de la foi agissante, du vivre-ensemble, de la compassion, de la co-connaissance et du service des plus démunis.

« Le Maroc a, ainsi, été à l’honneur dans ces cérémonies, à travers l’élévation de l’archevêque de Rabat. Mgr López Romero a passé plus de 10 ans au Maroc, durant lesquelles il s’est imprégné d’une connaissance intime de notre pays et de sa culture ouverte et humaniste, et a été témoin de son islam modéré et tolérant.

« Le cardinal saura, assurément, au sein du collège des cardinaux, être porteur non seulement d’un message de foi, mais aussi d’un message d’ouverture et de co-connaissance ».

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Le Pape François au Maroc, une visite à forte connotation spirituelle

Il s’agit de la première visite du Pape François dans un pays maghrébin. Cette visite est, selon le Vatican, « placée sous le signe du développement du dialogue interreligieux, de la compréhension mutuelle entre les fidèles des deux religions et la promotion des valeurs de paix et de tolérance ».

Trente-quatre ans après le séjour dans le Royaume du pape Jean-Paul II, cette nouvelle visite du Pape François offre ainsi « une grande rencontre interreligieuse ».

Dans un message de vœux et de félicitations au Pape François à l’occasion du 6e anniversaire de son pontificat, le Roi Mohammed VI avait souligné que cette visite constituera une bonne occasion pour un échange de vues sur des questions d’intérêt commun et permettra de promouvoir les efforts visant à consolider la communication, le dialogue interculturel constructif et la compréhension interconfessionnelle ».

Le Pape remercie le Maroc

Comme c’est la coutume à l’approche de chaque voyage apostolique, le Pape François a adressé un message vidéo au peuple marocain. 

Dans ce message, le pape remercie le Roi Mohammed VI pour son invitation et les autorités marocaines pour leur collaboration attentionnée.

« Ce voyage m’offrira l’occasion précieuse de visiter la communauté chrétienne présente au Maroc et d’encourager son chemin. Je rencontrerai aussi les migrants, qui représentent un appel à construire un monde plus juste et solidaire », a dit le Pape.

Un week-end chargé

Le Pape François arrive ce samedi 30 mars à l’aéroport international de Rabat-Salé. Une cérémonie de bienvenue sera organisée au palais royal, suivie d’un entretien avec le Roi Mohammed VI.

A 15h30, le pape prononcera un discours depuis l’esplanade de la Tour Hassan. 

Il visitera également le Mausolée Mohammed V et l’Institut Mohammed VI pour la formation des imams. 

A 18h, le Pape François se rendra au siège de la Caritas diocésaine pour rencontrer des migrants. 
 
Dimanche 31 mars, il effectuera une visite au centre rural des services sociaux de Témara, avant sa rencontre avec les prêtres dans la cathédrale de Rabat. 
 
Après un déjeuner prévu avec des membres du Seguito papal et des évêques du Maroc, il célébrera une messe au Complexe sportif Moulay Abdellah, avant de repartir vers Rome. 

Nouveaux détails du programme de la visite papale au Maroc

Le Pape François est attendu les 30 et 31 mars prochains à Rabat « pour une visite d’Etat et une visite pastorale », a déclaré ce mardi 5 mars Cristobal Lopezromero, archevêque de Rabat, lors d’un point de presse dédié à la présentation du programme de la visite du Pape au Maroc.

Cette courte visite « s’inscrit dans une double dimension; une dimension politique, puisqu’elle répond à l’invitation du Roi Mohammed VI, et une dimension pastorale, puisqu’elle répond à une invitation des évêques du Maroc », ajoute-t-il. 

Le Pape François arrive samedi 30 mars prochain à l‘aéroport international de Rabat-Salé. Il sera accueilli par le Roi Mohammed VI. Le Roi et le Pape se rendront ensuite au Palais royale de Rabat pour une rencontre avec le reste de la famille royale marocaine. S’en suivra un entretien privé de 30 minutes entre le Roi et le Pape. 

Plus tard dans la journée, les deux personnalités s’adresseront au peuple marocain et à la société civile (ambassadeurs, ministres et responsables marocains…) depuis l’esplanade de la Tour Hassan. Ils se recueilleront ensuite sur les tombes de feu Mohammed V et feu Hassan II. 

Dans l’après-midi, la rencontre du Roi et du Pape s’achèvera après une visite à l’Institut Mohammed VI pour la formation des imams Mourchidines et Mourchidates, où un discours sera prononcé par le ministre des Habous et des affaires islamiques. 

Lors de cette visite, qui sera marquée par la présence des étudiants de l’institut « Al Mowafaqa »- dédié à la formation, réflexion et promotion du dialogue interculturel et interreligieux-, des témoignages seront présentés par deux étudiants étrangers de l’Institut Mohammed VI, un européen et un africain.  

Le Pape se rendra ensuite, seul, au Caritas, une ONG au service des migrants, pour une rencontre avec les personnes migrantes ainsi que les personnes qui s’occupent d’elles. Rappelons que les migrants subsahariens sont de plus en plus nombreux au Maroc. 

Un discours du Pape ainsi qu’un spectacle présenté par des mineurs migrants sont également au programme de la visite à cette institution de l’Eglise catholique.

Samedi soir, le Roi Mohammed VI organisera un diner en l’honneur des officiels marocains et de la délégation qui accompagne le Pape François. Ce dernier ne sera, toutefois, pas présent.

La journée du dimanche 31 mars commencera pas une visite au centre rural des services sociaux de Témara. Le Pape rencontrera ensuite les représentants de l’Eglise évangélique au Maroc, les représentants de l’Eglise orthodoxe russe de Rabat, l’évêque qui viendra de Tunisie, l’évêque orthodoxe russe, le père Maxim Massalitin qui exerce à Rabat, ainsi que tous les pasteurs qui exercent au Maroc. Cette rencontre s’achèvera par la prière de l’angélus qui honore Marie. Elle sera diffusée dans le monde entier depuis la Cathédrale Saint-Pierre de Rabat. 

Entre 10h35 et 11h35, un repas officiel sera organisé à la nonciature en l’honneur des grands responsables des églises.  

Le Pape célébrera dimanche à 14h45 la messe dans le stade couvert Moulay Abdellah avant de se rendre à l’aéroport pour rentrer à Rome. 

Selon Cristobal Lopezromero, « la visite du Pape François est différente de celle de Jean Paul II en 1985. Le Pape Jean Paul II aimait rencontrer les non chrétiens dans de grands stades. Le Pape François préfère quant à lui créer de la fraternité entre les communautés ». 

Officiel. Le programme de la visite du pape François au Maroc

Le Pape François arrive le 30 mars 2019 à 14h à l’aéroport international de Rabat-Salé. Une cérémonie de bienvenue sera organisée au palais royale, suivie d’un entretien avec le Roi Mohammed VI, selon un communiqué du Saint-siège.

A 15h30, le Pape prononcera un discours depuis l’esplanade de la Tour Hassan. 

Il visitera ensuite (à 16h30) le Mausolée Mohammed V, puis l’Institut Mohammed VI pour la formation des imams (à 17h). 

A 18h, le Pape François se rendra au siège de la Caritas diocésaine pour rencontrer des migrants, selon la même source. 
 
Dimanche 31 mars, le Pape effectuera une visite au centre rural des services sociaux de Témara, avant sa rencontre avec les prêtres dans la cathédrale de Rabat. 
 
A 12h, il déjeunera avec des membres du Seguito papal et des évêques du Maroc, puis célébrera une messe au Complexe sportif Moulay Abdellah.

Il repartira vers Rome à 17h15 (arrivée à 21h30). 
 
 
 

Hausse de 2,4% de l’IPC en avril sur un an

Cette variation résulte de la hausse de 3% de l'indice des produits alimentaires et de 1,9% de celui des produits non alimentaires. Les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d'une baisse de 8,8% pour les «communications» à une hausse de 6,1% pour l' «enseignement», explique le HCP dans une note d'information relative à l'IPC du mois d'avril.

En glissement mensuel, l'indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois d'avril 2013, une stabilité par rapport au mois précédent. Cette stabilité est le résultat de la baisse de 0,1% de l'indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,2% de l'indice des produits non alimentaires.

La baisse des prix des produits alimentaires observée entre mars et avril 2013 concerne principalement les «poissons et fruits de mer» avec 3,2%, les «viandes» avec 1,2%, le «lait, fromage et œufs» avec 1,1% et les «légumes» avec 0,8%, précise la même source.

En revanche, les prix ont augmenté de 9% pour les «fruits».

Les baisses les plus importantes de l'IPC ont été enregistrées à Safi avec 0,7% et à Rabat et Tanger avec 0,3%. Cependant, des hausses ont été enregistrées notamment à Al-Hoceima avec 0,9%, à Guelmim et Meknès avec 0,7% et à Marrakech avec 0,5%.

L'indicateur d'inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois d'avril 2013 une baisse de 0,1% par rapport au mois de mars et une hausse de 2,1% par rapport au mois d'avril 2012.


 

Séisme en Chine : les secours s’intensifient malgré les difficultés d’accès

Le dernier bilan officiel des victimes s'établissait lundi à 188 morts, 25 disparus et près de 11.500 blessés. Plus de 48 heures après la secousse de magnitude 6,6 qui a ébranlé la province du Sichuan, l'une des plus peuplées de Chine, certains sites n'étaient encore accessibles qu'à pied, les routes n'étant pas encore carrossables ou barrées par des obstacles.

Plus de 22.000 secouristes, dont 17.000 militaires et policiers, étaient à pied d'œuvre lundi. Des volontaires et bénévoles, non mandatés par les autorités, ont également afflué de tout le pays, ajoutant à la congestion sur les routes.

Plus de 2.000 répliques sismiques, la plus violente atteignant 5,4 de magnitude, se sont succédé depuis samedi matin, augmentant la psychose des rescapés, également inquiets par la pluie attendue dans la région, qui pourrait aggraver les conditions.

La télévision d'Etat a montré des images de secouristes, sur le flanc d'une montagne théâtre de glissements de terrain, obligés de courir pour échapper au danger d'une nouvelle coulée. 

« Je n'ose aller nulle part à proximité d'une montagne », confiait à l'AFP une résidente du village de Baoxing, dévasté par le séisme. « Beaucoup de gens craignent que la pluie ne cause davantage de dommages ».

Environ 17.000 familles ont perdu leur domicile dans la catastrophe, selon le bureau des affaires civiles du Sichuan. Sur la route menant à Lushan, les sirènes des ambulances se dirigeant vers l'hôpital de la ville rappelaient que, deux jours après le drame, le séisme prenait encore son lot de victimes. Une villageoise de 54 ans, Luo Chengfang, a raconté à l'AFP son soulagement quand son fils de 31 ans, Luo Shiwei, pris dans son sommeil, a été dégagé vivant sous plus de deux mètres de décombres. « Je n'ai plus de maison, et plus d'espoir pour l'avenir. Mais j'étais tellement soulagée qu'il soit vivant ! »

Confronté à sa première épreuve depuis son entrée en fonction le mois dernier, le Premier ministre, Li Keqiang, a regagné Pékin dans l'après-midi de dimanche, après avoir dirigé samedi les opérations et passé la nuit sur place. Sur les réseaux sociaux, Weibo, le « twitter chinois », était submergé de messages de soutien, avec des milliers de promesses de dons en argent ou en matériels, individuelles ou venant d'entreprises, privées ou d'Etat.

General Motors, premier constructeur automobile étranger en Chine, a annoncé un don de 4 millions de yuans (500.000 euros), augmenté d'un abondement de deux yuans pour chaque yuan donné par un de ses employés.

Quatrième province la plus peuplée de Chine avec 80 millions d'habitants, le Sichuan, situé en bordure du plateau tibétain, a renoué avec la tragédie, dans une proportion toutefois bien moindre qu'en mai 2008, quand un séisme d'ampleur historique, de magnitude 7,9, avait fait 87.000 morts dans la région de Wenchuan, 200 km au nord-est de l'épicentre de la secousse de samedi.

Une mère de 50 ans, Lu Jingkang, qui avait déjà perdu son fils dans le séisme de 2008, a raconté avoir perdu samedi sa fille, « son dernier réconfort », a rapporté la presse chinoise. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, les présidents russe et français, Vladimir Poutine et François Hollande, ainsi que le pape François, ont envoyé des messages de solidarité.


 

Siemens va supprimer plus de 3.000 postes dans sa division industrie

Les coupes lieu au siège (500 postes), lors d'une délocalisation d'une activité dans les moteurs d'Allemagne vers la République tchèque (200 postes), de la fermeture d'une usine au Pakistan (170 postes) et du regroupement de plusieurs usines allemandes de mécanique sur deux sites (500 postes), selon cette présentation destinée à des analystes et publiée par Siemens sur son site internet.

Siemens, en permanente restructuration et qui fait face à une érosion de sa rentabilité, veut coupler ces suppressions d'effectifs à une baisse des coûts d'achat et à d'autres mesures d'amélioration de l'efficacité pour atteindre d'ici fin 2014 des « gains de productivité » de 1,1 milliard d'euros dans la division industrie, sa deuxième plus grosse.

L'objectif est de dégager l'an prochain une marge d'exploitation d'au moins 14% dans ce segment, contre 12% dernièrement, selon le patron Siegfried Russwurm.

Au total, ce sont 6 milliards d'euros que Siemens a annoncé en novembre vouloir économiser d'ici fin 2014 pour redresser ses profits. Le détail des mesures envisagées, et notamment leur impact social, est communiqué au compte-gouttes.

Fin 2012, le groupe ainsi avait déjà annoncé la suppression d'environ 1.100 postes en Allemagne dans sa division énergie, pour la plupart sans avoir recours à des licenciements secs.