Premières injections d’électricité par le parc éolien de Dakhla

Le parc éolien de 60 MW, qui alimentera directement la future station de dessalement de Dakhla, a été achevé. « Il y a quelques jours, nous avons officiellement injecté nos premiers gigawattheures dans le réseau », a annoncé Loic Jaegert Huber, directeur régional d’Engie pour l’Afrique du Nord d’Engie.

À terme, il s’agit de :

– 112.000 m³ d’eau douce/jour produits par dessalement, soit 37 millions de m³/an ;

– 5.200 hectares de terres agricoles irriguées ;

– 7 millions de m³/an dédiés à l’eau potable de Dakhla et sa région ;

– Des clients industriels alimentés en énergie renouvelable, via l’excédent d’électricité.

Énergie éolienne : 528 hectares pour l’extension du parc de Jbel Lahdid

La décision d’extension de ce parc éolien a été prise le 6 janvier via un décret signé par Aziz Akhannouch et publié au Bulletin officiel du 20 du même mois.

Elle stipule de prélever plus de 528 hectares sur le domaine forestier public de la forêt Assoufid pour les besoins d’extension de ce parc. Le foncier forestier en question s’étale entre les communes de Teggat, Legdadra, Mejji, Sidi Aissa Regragui et Sidi Boulaâlam relevant de la province d’Essaouira.

En contrepartie, l’Office national de l’eau potable et de l’électricité (ONEE) devra verser plus de 36 millions de DH au fonds de reboisement de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF).

Le parc de Jbel Lahdid avait nécessité un investissement de 3,25 MMDH et offre une capacité de 270 MW.

Avec son entrée en service, précisait l’ONEE dans un précédent communiqué, la capacité totale en énergies renouvelables du Royaume atteint désormais 5.440 MW, dont 2.400 MW d’origine éolienne, ce qui représente 45% de la capacité de production électrique nationale.

Situé le long de la route nationale Essaouira-Safi, le parc éolien Jbel Lahdid est installé sur trois crêtes et est équipé de 54 turbines de 5 MW chacune, dont plusieurs composantes ont été fabriquées au Maroc.

Il devra produire environ 952 GWh par an, soit la consommation électrique d’une ville de 1,2 million d’habitants, comme Marrakech, Fès ou encore Tanger, ajoutait la même source.

Selon le même communiqué, le parc éolien Jbel Lahdid a permis l’ouverture de plusieurs accès routiers d’une longueur de 74 km connectant plus de 14 communes rurales ainsi que la création de plus de 500 emplois directs, contribuant ainsi au développement socio-économique de la région.

Énergie éolienne : mise en service du parc de Jbel Lahdid pour un investissement de 3,25 MMDH

Cette initiative s’inscrit dans la démarche continue de l’ONEE pour consolider le parc national de production d’électricité d’origine renouvelable, annonce l’Office dans un communiqué.

Avec cette nouvelle réalisation, la capacité totale en énergies renouvelables du Royaume du Maroc atteint désormais 5.440 MW, dont 2.400 MW d’origine éolienne, ce qui représente 45% de la capacité de production électrique nationale, précise l’ONEE.

« Grâce à la mise en service du parc éolien Jbel Lahdid, nous marquons une nouvelle étape dans notre engagement à renforcer l’indépendance énergétique du Royaume et à soutenir la lutte contre le changement climatique. Notre pays continue d’avancer à grande vitesse vers l’atteinte de l’objectif ambitieux de 52% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique, et ce bien avant 2030″, a déclaré Tarik Hamane, directeur général de l’ONEE, cité dans le communiqué.

Situé le long de la route nationale Essaouira-Safi, le parc éolien Jbel Lahdid est installé sur trois crêtes et est équipé de 54 turbines de 5 MW chacune, et dont plusieurs composantes ont été fabriquées au Maroc. Il devra produire environ 952 GWh par an, soit la consommation électrique d’une ville de 1,2 million d’habitants, comme Marrakech, Fès ou encore Tanger, ajoute la même source. Soit une réduction des émissions de CO2 de 580.000 tonnes par an.

Selon le communiqué, le parc éolien Jbel Lahdid a permis l’ouverture de plusieurs accès routiers d’une longueur de 74 km connectant plus de 14 communes rurales ainsi que la création de plus de 500 emplois directs, contribuant ainsi au développement socio-économique de la région.

Développé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) avec les sociétés Nareva Holding et Enel Green Power, le projet du parc éolien Jbel Lahdid représente un investissement global d’environ 3,25 milliards de DH. Le projet a bénéficié d’un financement concessionnel mobilisé par l’ONEE auprès des institutions internationales de financement (KfW et BEI) et de l’Union européenne.

Parc éolien de Jbel Lahdid : le taux d’avancement des travaux atteint 95%

Le parc éolien de Jbel Lahdid, d’une puissance de 270 MW, fait partie du « Programme intégré de l’énergie éolienne 1.000 MW », qui se compose également d’autres parcs éoliens au Royaume. Il s’agit ainsi des parcs éoliens de Midelt (210 MW), de Boujdour (300 MW) et de Taza (87 MW), qui ont déjà été mis en service entre 2020 et 2023.

Concernant le projet du parc éolien de Jbel Lahdid, les travaux de construction ont été lancés en janvier 2022. Ils enregistrent actuellement un taux d’avancement dépassant les 95%. L’exploitation du parc est prévue avant la fin du premier semestre 2024, nous indique une source de l’Office national de lélectricité et de leau potable (ONEE). Pour rappel, ce projet était initialement prévu pour 2023.

Ce projet, qui a nécessité un investissement de 2,67 MMDH, est réalisé sur trois crêtes montagneuses, à savoir Jbel Lahdid, Jbel Kourati et Jbel Assoufid, qui sont situées dans leurs limites sud-ouest, à environ 20 et 30 km du Nord de la ville d’Essaouira. Développé sur une superficie d’environ 3.500 hectares, le parc éolien de Jbel Lahdid constitue l’un des plus grands parcs du Royaume et sera composé d’une cinquantaine d’éoliennes.

« Une nouvelle expansion du site du parc éolien pourrait être envisageable, une fois que les prérequis en termes d’études détaillées complémentaires, de foncier, de permis et autorisations seront satisfaits », précise la même source. 

Les objectifs attendus de ce projet sont liés à la valorisation du potentiel marocain en énergie éolienne, au développement d’une industrie éolienne par le biais d’un transfert de savoir-faire, au développement social et régional à travers la création d’emplois, au développement de formations spécialisées dans le domaine de l’éolien et à la promotion de la recherche et développement dans le secteur.

Développement de routes daccès

« Au-delà de la production d’une électricité verte et du renforcement du réseau national de transport de l’électricité dans la région, le projet vise une bonne intégration dans son voisinage », assure l’ONEE. Cela se concrétise par la contribution au développement des routes d’accès et des pistes entre différentes zones autour du projet, favorisant le désenclavement des riverains

Le projet du parc éolien de Jbel Lahdid contribue également à la création de 300 à 400 emplois directs et indirects tout au long des phases de construction et d’exploitation, ainsi qu’au développement économique et social de la région. Et ce, à travers la stimulation des dépenses effectuées localement par les entreprises telles que la location de terrains et locaux, les approvisionnements, la restauration, l’hôtellerie et le gardiennage, « sans oublier l’implémentation d’actions sociales coordonnées entre les parties prenantes du projet et les autorités locales », ajoute l’ONEE. 

La même source précise que le projet éolien avoisine une zone forestière. Les accès, y compris les pistes, ont été planifiés de façon à éviter tout impact néfaste sur les arbres existants.

Les autorisations requises ont bien été traitées et obtenues en coordination avec les administrations concernées, assure la même source, avant d’ajouter que les installations du projet, comprenant les éoliennes, un poste d’évacuation et un réseau électrique ont toutes été implantées dans le respect des normes et standards internationaux en matière de sécurité et de protection de l’environnement.

Le projet a fait l’objet de l’obtention du permis environnemental en 2021 et sera « réalisé de manière à minimiser, voire à bannir, tout impact négatif potentiel sur le site et la région et à optimiser une utilisation responsable et durable de la nature », conclut la même source. 

A titre de rappel, le « Programme intégré de l’énergie éolienne 1.000 MW » s’inscrit dans la lignée de la stratégie énergétique nationale, dont l’objectif est d’accélérer la transition énergétique du Royaume, de contribuer aux objectifs du développement durable et datteindre une énergie « bas coût-bas carbone ». Le Maroc s’est résolument engagé à accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, en visant actuellement latteinte de 52% de capacité installée à lhorizon 2030.

« Morocco, The Green Kingdom », un documentaire sur les énergies propres marocaines bientôt sur 2M

En investissant dès 2009 dans les énergies renouvelables et en développant des infrastructures solaires et éoliennes nécessaires à la transition énergétique, le Maroc apporte des réponses concrètes à la crise énergétique mondiale. Pour cela, le pays s’est doté d’une vision claire, d’une politique proactive et de l’ensemble des mécanismes réglementaires et institutionnels y afférents, pour promouvoir les investissements dans l’économie verte, indique un communiqué de 2M.

Pour mieux raconter la vision marocaine de l’énergie renouvelable, le documentaire remontera aux années 1960, lorsque le Royaume a misé sur l’hydroélectricité et la construction de barrages.

Il s’agira ensuite de dérouler, étape par étape, l’évolution énergétique au Maroc pour expliquer la pertinence des choix du Royaume de se tourner vers les énergies propres à travers plusieurs axes : de quelle manière le Maroc a pu tirer le meilleur des Éléments ? Comment fonctionnent les centrales solaires, les parcs éoliens, les barrages hydroélectriques et les unités de dessalement ? Comment et pourquoi la production de l’hydrogène vert révolutionnera-elle le secteur énergétique national ?

En plus d’apporter des réponses à toutes ces interrogations, le documentaire mettra aussi en avant l’apport de la recherche scientifique et de la formation dans ce chantier.

De plus, plusieurs projets structurants, mis en place pour accompagner la révolution énergétique nationale, seront détaillés dans ce film documentaire, à l’image du programme d’investissement vert du groupe OCP (2023-2027) pour lequel le groupe a mobilisé 130 milliards de DH d’investissement pour la production de l’hydrogène vert à partir d’énergies propres.

Le documentaire « Morocco, The Green Kingdom » sera diffusé sur 2M le mercredi 26 juillet 2023 à 22 heures.

Bouclage financier du repowering du parc éolien Nassim Koudia Al Baida

Le projet est financé par le recours à des emprunts commerciaux auprès de banques tant nationales qu’internationales : Attijariwafa bank, Banque centrale populaire, Bank of Africa, Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) et Société générale France.

Le bouclage financier de Nassim Koudia Al Baida annonce le lancement immédiat des travaux de construction du parc éolien, notamment la fabrication des pales, assurée par Siemens-Gamesa dans son usine tangéroise, précisent Masen et EDF Renouvelables dans un communiqué.

Dès sa mise en exploitation, prévue au deuxième trimestre 2024, la production électrique annuelle de Nassim Koudia Al Baida répondra aux besoins de consommation d’environ 420.000 habitants et évitera l’émission de l’équivalent de 308.000 tonnes de CO2 par an.

Le plan éolien Nassim, tout comme le plan solaire Noor, rassemble autour d’une même appellation les projets éoliens de Masen, contribuant à l’objectif du Maroc d’atteindre au moins 52% de capacités renouvelables dans son mix électrique d’ici 2030.

Une station de dessalement et un parc éolien à Dakhla en 2025

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé, mercredi 22 juin à Rabat, la cérémonie de signature d’un mémorandum d’entente et de conventions de partenariat entre les secteurs public et privé pour la création, à Dakhla, d’une station de dessalement de l’eau et d’un parc éolien.

Dotée d’un budget de 2 MMDH, cette station, dont les travaux de construction devraient s’achever en 2025 (30 mois), assurera l’approvisionnement « en eau d’irrigation sur 5.000 hectares et en eau potable au profit de Dakhla et ses environs, notamment Bir Anzarane et le nouveau Port atlantique », indique un communiqué du département du chef du gouvernement.

En ce sens, une convention a été paraphée entre Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, et le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).

L’objectif est d’avoir accès au réseau électrique national au profit de la station de dessalement et « le raccordement au réseau électrique public pour le parc éolien, dans le cadre du projet de la station de dessalement de Dakhla, dont la capacité sera portée à 37 millions de m2 par an », ajoute le communiqué.

Le parc éolien est prévu par une seconde convention dans le cadre de la loi 13-09 sur les énergies renouvelables, visant à répondre aux besoins en énergie électrique de l’unité de dessalement.

La dernière convention porte quant à elle sur un partenariat public-privé destiné au cofinancement, à la conception, à la construction, à l’exploitation et la maintenance d’un réseau d’irrigation couvrant une nouvelle zone de 5.000 ha dans la région de Dakhla. La durée des travaux de réalisation de ce système d’irrigation est estimée à deux ans (2024), pour un fonctionnement de 20 ans.