Dar Bouazza : la province décrète la gratuité du stationnement

À l’approche de l’été, une bonne nouvelle pour les habitants et les visiteurs de Dar Bouazza. Ils n’auront plus à être « rançonnés » par les gardiens de voitures dans les diverses aires de stationnement, légales ou sauvages, installées dans cette commune rurale de la banlieue casablancaise.

De sources autorisées, Médias24 apprend que le gouverneur de Nouaceur, Jalal Benhayoun, a ordonné la résiliation des contrats de gestion des six parkings de cette commune. Une décision qui a pris effet à partir du mardi 27 mai.

L’information nous a été confirmée par Zineb Tazi, présidente du conseil communal.

« Nous nous félicitons de cette décision que nous avons accueillie avec soulagement », nous déclare Zineb Tazi, élue sous les couleurs du PAM.

D’après les explications qui nous ont été fournies, il s’agit de six parkings loués par des sociétés pour des montants annuels, certains l’ayant été depuis plusieurs décennies.

« Cela va nous faire un manque à gagner qui dépasse les 3 millions de dirhams par année, mais c’est une bonne nouvelle pour la population », explique Zineb Tazi.

Pour les dégâts collatéraux, cette décision va priver des dizaines de familles de leur source de revenus, en l’absence d’alternative.

Et une campagne pour en finir avec les agissements des « gilets jaunes »

La décision du gouverneur Jalal Benhayoun étant actée, les autorités locales ont lancé une campagne pour déloger les « gilets jaunes », ces gardiens qui continuent à faire payer les automobilistes dans divers emplacements de la commune, notamment dans les zones balnéaires.

Ces gardiens, travaillant sans autorisation, ont vu leurs installations (guérites, panneaux…) enlevées par les autorités locales, appuyées par les forces de l’ordre (Gendarmerie royale et Forces auxiliaires).

Que faire quand un automobiliste est abordé par un gardien de voitures ? « Ne pas donner un seul dirham et, en cas de besoin, appeler la gendarmerie », nous répond un agent d’autorité à Dar Bouazza.

Notre interlocuteur affirme que la campagne en cours dans cette commune concerne aussi les plages d’où sont délogés tous ceux qui les squattent de manière illégale entre loueurs de parasols, chaises, tables et autres transats. Une autre bonne nouvelle pour les habitants et les visiteurs de cette commune en ce début de la saison estivale.

« Notre souhait est de voir la commune de Dar Bouazza s’aligner sur la même dynamique de développement et d’organisation que celle que vit Casablanca actuellement », souligne Zineb Tazi.

Selon le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2024, la commune de Dar Bouazza abrite 302.918 personnes, dont plus du quart ont moins de 15 ans (28,60%). Cela fait d’elle la commune la plus peuplée de la province de Nouaceur, devant Bouskoura (200.000 habitants).

Le taux de chômage global y atteint 15,40% et grimpe à 17,90% chez les femmes.

https://medias24.com/2025/03/25/gardiennage-a-casablanca-aucune-reprise-de-la-delivrance-ou-du-renouvellement-des-autorisations-nest-a-lordre-du-jour-nabila-rmili/

https://medias24.com/2025/05/14/liberation-du-domaine-public-maritime-demarrage-imminent-dune-grande-operation-sur-le-littoral-de-dar-bouazza/

Marrakech : le marché de construction du parking de Arset Lamaâch attribué pour 75,4 MDH

Un premier appel d’offres pour ce marché a été déclaré infructueux en mars dernier, mais il a été relancé par la commune de Marrakech.

Le maître d’ouvrage vient de l’attribuer au groupement formé par les sociétés GITP et ENTRAM. En lot unique, le coût de ce projet sera de 75,4 millions de dirhams.

https://medias24.com/2025/02/21/marrakech-se-prepare-a-la-can-2025-avec-dimportants-projets-damenagement/

À Rabat, les deux projets de parkings souterrains prévus dans le quartier de l’Océan attribués pour 58,6 MDH

Selon les PV des commissions d’ouverture des plis, qui ont achevé leurs travaux mercredi 15 janvier, le parking en deux sous-sols qui sera situé à la place d’Angleterre sera construit par la société El Hallaoui pour 34 millions de DH au lieu de l’estimation initiale qui était de 29,8 MDH.

Le deuxième parking souterrain et un souk de proximité, dans le même quartier, seront construits par la société Winarus pour 24,6 MDH, soit le coût estimé par Rabat Région Aménagement au lancement de l’appel d’offres.

Ces nouveaux projets porteront le nombre de parkings souterrains de la capitale à 7 au total.

Trois zones et des tarifs adaptés pour le stationnement à Casablanca

Cette étude a été menée par le bureau Transitec pour le précédent bureau du conseil communal de Casablanca, peu après la publication d’un rapport de la Cour des comptes. Ce dernier avait mis en lumière plusieurs pratiques problématiques liées à la gestion du stationnement dans la ville, notamment l’attribution des autorisations, en soulignant qu’il s’agit d’une compétence relevant du maire et non des arrondissements. Dans la pratique, les arrondissements ont continué à délivrer des autorisations dans le juteux maquis du stationnement.

Consultée par Médias24, l’étude dont les principales recommandations seont appliquées, propose de diviser la métropole en trois zones, chacune favorisant des usages spécifiques afin de stimuler une rotation accrue. Elle recommande par ailleurs de débuter par le centre-ville, en réduisant le nombre de pendulaires (usagers qui se rendent quotidiennement en voiture à leur travail) et en privilégiant les usagers de courte ou moyenne durée, ainsi que les résidents.

Peu de places réglementées à Casablanca et forte occupation du centre-ville par les pendulaires

Actuellement, aucune politique de stationnement n’est en vigueur à Casablanca ; ce qui donne lieu à une congestion aux heures de pointe, à des pics de pollution et à des performances de transport collectif dégradées par un grand usage de la voiture.

Bien que cette étude ait été élaborée depuis 2016, elle n’a jamais été appliquée. Parmi les principaux freins auxquels elle a été confrontée, les gardiens de voitures, qui assument diverses fonctions, notamment de sécurisation, mais qui sont au centre d’un système économique parallèle très difficile à décortiquer et démanteler, d’où la décision de la présidente du conseil de la ville de Casablanca relative à la suspension du droit d’octroi ou de renouvellement des autorisations aux gardiens de voitures par les arrondissements.

Elle relève également que peu de places à Casablanca étaient (en 2016) réglementées par des horodateurs, soit 40% environ en centre-ville, 30% environ dans le quartier Roches-Noires et moins de 5% ailleurs.

En ce qui concerne le centre-ville, elle évoque aussi une forte occupation des places (90%) pour un stationnement de plus de deux heures, majoritairement par les pendulaires. Ces derniers sollicitent le réseau routier aux heures de pointe et sont responsables de la congestion aux abords du centre-ville. Ils occupent également les places de stationnement les plus attractives, puisqu’ils arrivent en début de journée et ne les libèrent que le soir.

Les clients de courte durée (moins de deux heures), qui arrivent en milieu de journée, cherchent plus longtemps des places dans des zones plus éloignées ; ce qui les incite à déserter le centre-ville au profit des centres commerciaux, plus accessibles et offrant des places disponibles et adaptées à leurs besoins.

Dans le centre administratif de Casablanca, l’offre de places de stationnement était gérée à 25% à peine par des horodateurs et à hauteur de 75% par des gardiens. Les longues et très longues durées consomment quant à elles 50% de l’offre globale, contre près de 10% pour la courte durée.

L’étude a par ailleurs démontré que le taux de rotation demeure globalement faible dans la métropole, s’élevant à 2,5 véhicules au niveau du centre-ville et se rapprochant de 4 à 5 véhicules dans les zones commerciales, telles que Maârif, Derb Omar…

Développement de trois zones, selon l’usage

À la suite de ces constats, Transitec avait ainsi proposé diverses solutions, dont la principale consiste dans le développement de plusieurs nouvelles zones de stationnement réglementées, qu’il s’agira de disposer sur le territoire de manière souple et progressive :

– Une zone rouge (de rotation), favorisant les usages de courte et de très courte durée, limitée à 2 heures, sur des périmètres restreints, près des commerces et des pôles commerciaux. L’application de la limitation dans le temps peut être stricte, c’est-à-dire interdisant les usages au-delà de 2 h, ou souple, via une tarification très élevée et dissuasive au-delà de 2 h. Les abonnements employés et résidents n’y sont pas permis.

– Une zone bleue (moyenne durée, environ 3-4 h), dont le rôle est de permettre le stationnement des visiteurs et des résidents sans autoriser le stationnement des pendulaires et les longues durées. Cependant, il est possible d’étendre la limitation de cette zone à 4 h avec des tarifs plus élevés pendant la quatrième heure, afin d’assurer une lisibilité par les usagers et de la différencier clairement de la zone rouge. Cette zone se déploie tout autour des zones rotatives.

Un stationnement non limité serait toutefois accordé aux résidents du secteur, moyennant le paiement d’une redevance forfaitaire mensuelle ou annuelle, ce qui leur permettrait de laisser leur véhicule en journée, pour privilégier d’autres modes de déplacement.

Zone verte (longue durée), sur les secteurs sans enjeux de stationnement courte durée. Trois variantes de gestion y sont possibles :

L’objectif de cette catégorisation est d’encourager les usagers à stationner dans des parkings relais, ce qui impactera directement et significativement les modes de transport plus respectueux de l’environnement qui sont plus capacitaires, à savoir le tramway et le busway.

Elle permettra aussi de structurer l’activité des gardiens de voitures, en réduisant leur présence au niveau des secteurs à forts enjeux de stationnement, afin de maîtriser la gestion des places et des revenus de la ville.

Enfin, elle mettra en adéquation la distance de marche à parcourir par les usagers avec le temps de stationnement, répondant ainsi efficacement aux usages souhaités. Les places les plus attractives seront donc réservées aux usagers de courte durée (moins l’usager stationnera longtemps, moins il est disposé à se garer loin), puis aux usagers de moyenne durée et aux résidents, et, enfin, aux usagers de longue durée.

Davantage de parkings relais et de places de stationnement réglementées

Pour accompagner cette catégorisation, le bureau d’études recommande à la commune de créer, en parallèle, des stationnements en ouvrage sur un périmètre élargi, notamment en lien avec la volonté de favoriser le transfert modal, principalement pour les pendulaires.

Ces parkings doivent être envisagés près des lignes de transport en commun en site propre. Notons qu’en 2024, trois parkings étaient en construction, dont un est déjà en service. Il s’agit du parking Triangle des hôtels, qui se trouve près de la gare ferroviaire Casa-Port. Deux autres parkings sont toujours en construction, à savoir le parking hypercentre de Casablanca, proche de l’hôtel Hyatt Regency, et celui de la Ligue arabe, proche des lignes de tramway et donnant sur le boulevard Roudani.

Transitec recommande également d’augmenter le nombre de places en centre-ville pour le porter à environ 35.000 places réglementées, ainsi que la mise en place d’environ 5.000 places réglementées en dehors du centre-ville.

Dans les quartiers périphériques, à dominante résidentielle, l’offre devra en revanche être ajustée à la demande exprimée.

Une politique tarifaire adaptée à chacune des zones

En ce qui concerne les prix, la mise en œuvre de ce nouveau plan de stationnement sera accompagnée d’une politique tarifaire adaptée à chacune des zones de stationnement évoquées, dont le vote est prévu durant les prochaines sessions du conseil de la ville.

Actuellement, un tarif unique et linéaire est appliqué sur toutes les places réglementées existantes (2 DH/h) ; aucune limite dans le temps n’est imposée dans ces zones ; les abonnements résidents et employés permettent de stationner sur l’ensemble des places réglementées ; et aucune différenciation dans l’affectation des places entre les différents types d’usagers n’est faite.

Une réglementation ferme pour les gardiens

Le volet des gardiens de voitures est le plus complexe à gérer, puisqu’il implique le recasement de plusieurs centaines de personnes qui, pour la plupart, ne le souhaitent pas.

Il implique également la modification de règles souvent tacites, mais fortement ancrées dans la culture locale, ce qui peut entraîner une certaine forme de défiance vis-à-vis de la politique visée et, potentiellement, des dégradations matérielles sur le matériel qui lui est lié.

Cette résistance au changement ne devra toutefois pas interférer dans l’évolution qui sera engagée, car il en va de l’intérêt général.

Pour structurer l’activité de ces derniers, la commune prévoit ainsi :

Voici à quoi devraient ressembler le badge et l’autorisation de chaque gardien de voiture

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Rabat : la construction du parking souterrain du quartier Oulad Dlim confiée à la TGCC

Il s’agit de l’un des neuf parkings programmés dans la capitale. Et le plus grand aussi. Situé dans la zone administrative de Hay Riad, le parking souterrain du quartier Oulad Dlim sera érigé sur une superficie de 13.000 m2. La SDL Rabat Région Aménagement, maître d’ouvrage, vient d’en confier la construction à la société TGCC (Travaux Généraux de construction Casablanca) de Mohammed Bouzoubaâ.

Le coût de ce marché a été arrêté à 206,3 millions de DH alors que les premières estimations, au lancement de l’appel d’offres, étaient de 199,7 MDH.

TGCC dispose d’un délai de six mois pour livrer ce parking qui entre dans le cadre d’une vaste stratégie pour répondre aux besoins croissants d’infrastructures de stationnement dans la capitale.

Casablanca : 60 MDH pour un nouveau parking en ouvrage dans le Triangle des hôtels

Lors de la deuxième réunion de sa session ordinaire tenue le mercredi 22 février, le conseil de la ville de Casablanca a adopté à la majorité le projet de réalisation d’un parking en ouvrage au niveau du quartier du Triangle des hôtels .

« Dans le cadre du Programme de développement du Grand Casablanca (PDGC), nous avons une convention qui stipule la construction de 15 parkings en ouvrage, qui est toujours valable », a indiqué Nabila Rmili, maire de la ville, lors de cette rencontre.

« Actuellement, nous n’en avons construit que trois. Il en reste donc 12 autres », a-t-elle précisé.

« Ce projet nécessitera une enveloppe budgétaire d’environ 60 millions de DH (MDH), dont une avance initiale de 20 MDH sera transférée dans les prochains jours à la SDL Casa Transports, qui se chargera de la réalisation du projet. »

Tarifs des parkings: la FMDC dénonce l’anarchie dans le secteur

Dans un communiqué, la Fédération appelle les autorités à mettre fin à l’anarchie que connaissent les parkings publics.

Dans l’absence d’une réglementation stricte qui régit ces endroits, les gardiens imposent leur tarifs aux automobilistes, qui se trouvent obligés de céder pour éviter les conflits.

La Fédération regrette le cas d’un jeune décédé suite à un conflit avec un gardien de parking à Saïdia, à cause du tarif.

A Casablanca, la Commune avait lancé un rappel aux citoyens et touristes de la métropole de la tarification en vigueur des parkings publics.

Près de 180.000 MRE ont transité par l’aéroport de Marrakech entre le 15 juin et le 31 août 2013

A cet effet, un dispositif spécial a été mis en place, depuis le début de l'opération Marhaba 2013, par l'Office national des aéroports (ONDA) au niveau de l'aéroport de Marrakech, à travers une série de mesures visant à assurer de manière plus fluide le transit des MRE.

Ces mesures ont porté, entre autres, sur l'accompagnement des MRE en termes de sensibilisation et d'information, ainsi que sur le renforcement de l'unité médicale d'urgence et de l'assistance aux personnes à mobilité réduite.

Les différentes autorités compétentes au niveau de l'aéroport de Marrakech-Ménara se sont mobilisées également pour que cette opération puisse se dérouler dans de bonnes conditions de fluidité.

Le nombre des Marocains du monde arrivés en vacances au Maroc, du 5 juin au 1er septembre, a atteint 2,14 millions de personnes, soit une progression de plus de 12% comparativement à la même période de l'année 2012, avait indiqué récemment le ministère chargé des Marocains résidant à l'étranger.

Les arrivées par les 13 aéroports du Royaume ont progressé de 16%, alors que les sorties par voie aérienne ont augmenté de 5,5%, avait précisé la même source dans un communiqué.

(Par MAP)