Hicham El Mhajri de retour au bureau politique du PAM

L’annonce a été faite par Fatima Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du secrétariat général du parti, en ouverture de la 30e session du Conseil national du PAM, ce samedi 31 mai.

La présidente du Conseil national a salué l’arrivée de ces deux profils, qualifiés de « valeurs ajoutées ». Leur expérience politique et leur connaissance des enjeux législatifs devraient, selon elle, renforcer le travail stratégique du bureau politique et nourrir les réflexions sur les réformes en cours.

Hicham El Mhajri avait été écarté du bureau politique pour avoir exprimé des positions « jugées contraires aux principes, règlements et orientations du parti, notamment en matière d’alliances gouvernementales ».

 

Assilah : la commune prépare la succession, à la présidence, de Mohamed Benaissa

Les autorités locales d’Assilah ont annoncé l’ouverture du dépôt des candidatures pour le remplacement de Mohamed Benaissa à la présidence de la commune. Les prétendants au poste ont entre le 19 et le 23 mars pour déposer leurs dossiers auprès du secrétariat général de la préfecture de Tanger-Assilah. Il leur est surtout demandé de se munir de l’accréditation de leur parti politique.

Selon des sources en interne, la présidence de la commune d’Assilah restera dans le giron du Parti authenticité et modernité (PAM) puisqu’il dispose d’une majorité plus que confortable avec 23 sur 30 sièges.

Feu Mohamed Benaissa, ancien ministre des Affaires étrangères, avait dirigé le conseil municipal de cette ville pendant des décennies, mais il s’est toujours porté candidat en tant que sans appartenance politique (SAP).

Pour le scrutin du 8 septembre 2021, il s’était présenté sous les couleurs du PAM. En plus de la présidence de la commune d’Assilah, le défunt était également membre de la Chambre des conseillers où son siège reste également vacant.   

Leila Benali : « Le Nouveau Modèle de développement, c’est notre seule voie »

Lors de son passage à la Fondation Lafqui Titouani, Leila Benali s’est livrée au double exercice de s’exprimer en tant que membre du gouvernement, mais aussi en tant que dirigeante d’un parti qui participe à la coalition gouvernementale.

Elle a été interpellée sur plusieurs sujets d’ordre politique, notamment les prémices visibles de la campagne électorale. Elle a été appelée à commenter ces sorties, particulièrement celles de Nizar Baraka.

« De quoi a parlé M. Baraka ? Il a évoqué la nécessaire restructuration des chaînes de valeur et de distribution. Un point sur lequel il y a consensus. Peu importe le secteur du commerce, que ce soit les viandes ou l’énergie, ou autres où il y a beaucoup d’intermédiaires, mérite d’être structuré. Il ne fait pas de l’opposition à la politique gouvernementale ; il énonce un fait sur lequel nous sommes tous d’accord dans le gouvernement et l’opposition », répond-elle. « Peut-être que je n’ai pas la même lecture politique que vous ou que les réseaux sociaux… mais j’ai déjà évoqué le discours orienté qui ne doit pas remplacer le discours politique. Il est temps d’avoir un discours politique vrai… », ajoute-t-elle.

« Nizar Baraka ou autre ministre, nous sommes tous des Marocains, et nous sommes dans ce gouvernement pour remettre le Maroc sur la voie du développement ». « J’ai une conviction », dit-elle, « le Nouveau Modèle de développement, c’est notre seule voie ».

Pour la ministre et dirigeante PAMiste, le Maroc n’a pas de temps à perdre au vu des grands défis qui l’attendent, évoquant dans ce sens l’urgence de restaurer la confiance des citoyens en l’action du gouvernement et des institutions étatiques pour mener à bien les grands chantiers de la réforme.

Leila Benali estime que cette restauration de la confiance en l’action politique passe par la nécessité de convaincre les citoyens de l’importance de prendre part aux prochaines échéances électorales. « Les prochaines élections seront une occasion de renforcer la démocratie et de réaffirmer que le citoyen est au centre de tout projet de développement », affirme la ministre qui dit ne pas avoir tranché quant à son éventuelle candidature lors des élections législatives de 2026. « Je m’exprimerai sur ma position en temps opportun », a-t-elle déclaré, sans omettre d’évoquer, à mots à peine voilés, les chances de son parti.

Au sujet du PAM, Leila Benali a affirmé que son parti « travaille de manière sérieuse au service des citoyens et pour répondre à leurs aspirations dans les divers domaines. En fin de compte, c’est le meilleur qui gagne ».

Elle a évoqué à nouveau la crise de confiance envers les acteurs politiques. Pour elle, la société marocaine connaît de profondes transformations avec l’évolution technologique et l’intelligence artificielle, et il est du devoir des acteurs politiques de s’adapter à cette nouvelle réalité.

« Il y a une idée reçue selon laquelle les politiques ne sont pas à l’écoute des préoccupations des citoyens. La vérité est que le discours politique est noyé parfois dans des flots de publicités numériques et de contenus orientés qui dénaturent les messages qu’on veut transmettre », analyse la ministre de la Transition énergétique. Pour elle, les médias et la presse assument une grande responsabilité dans les efforts de la réconciliation entre la société et les acteurs politiques.

« Les conflits d’intérêt et la corruption coûtent un lourd tribut au Maroc »

En réponse à une question quant à un éventuel conflit d’intérêt qui aurait impliqué le chef du gouvernement en relation avec le marché de la station de dessalement de Casablanca, Leila Benali a répondu qu’il y avait un « consensus autour du respect des institutions », mais qu’il ne saurait être question de laxisme en ce qui concerne la stricte application des lois.

« Il y a le bénéfice du doute, mais s’il y a un soupçon de conflit d’intérêt ou de corruption, il faut appliquer la loi. Si on continue à chaque fois à se poser des questions sur ces sujets, le Maroc paierait un onéreux prix politique et économique », a répondu Leila Benali.

La ministre a défendu Aziz Akhannouch au sujet du dossier de la Samir dont la fermeture lui aurait bénéficié, étant un important opérateur du secteur des carburants. Pour Leila Benali, « ce débat est dépassé » dès lors que le secteur des carburants est totalement digitalisé, ce qui empêche toute intervention humaine dans la définition des prix et des marges bénéficiaires.

Leila Benali a en outre précisé que le Conseil de la concurrence allait intervenir pour asseoir plus de transparence dans ce secteur.

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Mohamed Bouarourou succèdera à Abdenbi Bioui à la présidence de la région de l’Oriental

Mohamed Bouarourou a été désigné par consensus par les coordinateurs des trois partis de la majorité au niveau de la région.

Les candidatures pour la présidence du conseil régional de l’Oriental ont été ouvertes par le wali jusqu’au 1er juillet 2024.

Selon nos sources, depuis l’arrestation de l’ancien président de la région, celle-ci est gérée par le bureau du conseil régional. Toutefois, le pouvoir de signature a été délivré à Omar Hejira, premier vice-président de la région, par les autorités gouvernementales concernées selon les lois en vigueur.

La session ordinaire du conseil de la région de l’Oriental, prévue initialement les 1er et 4 juillet, a été reportée jusqu’à l’élection d’un président.

Le PAM finalise ses nominations à la Chambre des représentants

À l’issue de cette réunion, il a été décidé de reconduire Ahmed Touizi à la tête du groupe pour la deuxième moitié de la législature.

Après concertation avec la direction collégiale du parti et son bureau politique, le groupe a également désigné Mohamed Sabbari comme vice-président, Mohamed Hamouti en tant que comptable et Nadia Bzendfa comme secrétaire du groupe, peut-on lire sur le site web du parti.

Mohamed Wedmine a, quant à lui, été désigné pour présider la commission de l’intérieur.

Enfin, le groupe a nommé Mohamed Hjira pour occuper la fonction de président de la commission de contrôle des finances publiques.

 

Le PAM défend son centre d’études et s’engage à restituer 310.000 DH à l’Etat

Le PAM a réagi au dernier rapport annuel de la Cour des comptes sur l’audit des comptes des partis politiques, concernant le centre d’études bénéficiant d’un montant de soutien.

Dans un communiqué, le PAM affirme disposer d’un centre d’études créé en 2020, « le Centre de dialogue public et d’études modernes », qui est un centre interne au parti. « Il est donc normal d’attribuer la réalisation des études à ce centre, qui dispose de ses propres ressources humaines, et si nécessaire, peut recourir à une expertise extérieure au parti via des procédures juridiques », se justifie le Parti du Tracteur.

Concernant le versement de ce soutien avant le 31 décembre 2022, le parti note l’avoir reçu, comme tous les partis politiques, au dernier trimestre 2022, et qu’il « n’était pas possible d’effectuer toutes les procédures pendant cette période ».

Dans sa réponse à la Cour des comptes, le PAM affirme avoir soumis les résumés et les résultats des études concernées à la Cour et avoir ouvert un compte spécial pour recevoir le montant de soutien alloué aux études.

Le PAM s’est enfin engagé à restituer le montant de 310.158,51 DH.