Élections 2026. Nizar Baraka met en garde contre la course au « gouvernement du Mondial »

Nizar Baraka s’exprimait devant les membres du Conseil national de son parti qui tenait sa deuxième session, samedi dernier à Salé.

Il a appelé les militants du parti de l’Istiqlal (PI) à ne pas s’impliquer dans la campagne préélectorale pour les législatives de 2026, car cela risque d’avoir de fâcheuses répercussions sur le train des réformes que connaît le pays et de nuire aux intérêts supérieurs du Royaume.

« L’intérêt du pays est que nous réussissions ensemble », a déclaré Nizar Baraka, qui estime que la pré-campagne à plus d’une année des législatives de 2026 pourrait nuire à la cohésion de la majorité gouvernementale et à l’aboutissement du programme élaboré par ses composantes.

Le secrétaire général du PI a clarifié ses précédentes déclarations sur la hausse des prix et la difficulté de créer un million d’emplois à l’horizon 2026, précisant qu’elles n’étaient en aucune manière une remise en question des engagements de son parti au sein de la majorité.

Il a, par la même occasion, salué l’ensemble des chantiers menés par le gouvernement avec la participation de son parti au service des citoyens et du pays.

Il a fait une mention particulière des réalisations menées par les ministères que dirige le PI en matière de souveraineté nationale industrielle, de l’amélioration du transport durable, de la compétitivité logistique, de la flotte du transport maritime, du commerce extérieur et des investissements.

Nizar Baraka, tout en affirmant tenir à la cohésion de l’actuelle majorité, a déclaré que son parti aspire à arriver en tête lors des élections législatives de 2026.

Dans cette optique, il a précisé que toutes les sections locales du PI allaient être renouvelées en octobre prochain pour permettre l’émergence de nouvelles élites capables de remporter les prochaines échéances.

2025 : une année pour clore définitivement le conflit du Sahara

Concernant le dossier du Sahara, Nizar Baraka a déclaré que son parti espère que cette année 2025 sera décisive pour clore ce conflit de manière définitive, au vu de l’évolution de la première cause nationale du fait du soutien mondial grandissant à la position du Royaume et au processus de développement que connaissent les provinces du Sud.

« Un processus cumulatif qui reflète la sagesse de la vision du Roi Mohammed VI et son approche d’une affaire sacrée pour tous les Marocains », a souligné le secrétaire général du PI.

https://medias24.com/2025/03/11/att-elections-2026-qui-pilotera-le-gouvernement-du-mondial/

https://medias24.com/2025/01/24/mehdi-bensaid-le-pam-dirigera-le-gouvernement-du-mondial/

Nizar Baraka appelle la jeunesse marocaine à s’impliquer dans la vie politique

Cette rencontre a eu lieu au siège central du parti à Rabat en clôture du festival « Les jeunes pour le leadership politique » qui a démarré le 3 mai en collaboration avec le Conseil danois des jeunes (DUF).

Cette rencontre a connu la participation de jeunes issus de plusieurs régions du Maroc venus échanger avec Nizar Baraka autour de leurs préoccupations, de leurs attentes, de leurs propositions et de leur vision en ce qui concerne la gestion des affaires publiques.

En réponse aux interventions des jeunes participants, Nizar Baraka a axé son propos sur les grandes dynamiques de développement que vit le Royaume, une nouvelle ère qu’il a qualifiée de « développement grande vitesse ».

Dans ce cadre, le secrétaire général du PI a insisté sur le rôle que doivent remplir les jeunes pour accompagner cette dynamique de manière à ce qu’elle bénéficie à tous les Marocains en termes de réduction des disparités sociales et territoriales.

Nizar Baraka a profité de cette rencontre pour rappeler une série d’initiatives lancées par son parti pour une meilleure implication des jeunes dans la vie publique, dont le programme « 2025, année du bénévolat » et la « Charte des jeunes« . Ces deux initiatives ont été dévoilées par le parti de l’Istiqlal lors des célébrations du 81ᵉ anniversaire de la présentation du Manifeste de l’indépendance.

Nizar Baraka a rappelé aux jeunes participants l’importance de leur implication dans la vie politique en prenant part aux échéances électorales et en s’investissant dans le bénévolat et la vie associative en tant qu’expression de la citoyenneté active et responsable au service du projet de société du Royaume qui aspire à renforcer sa position de hub de développement régional.

Le Parti de l’Istiqlal lance le programme « 2025, année du bénévolat »

Selon Nizar Baraka, qui s’exprimait le 15 février à la commune Ouled Frej, le lancement de ce programme a réuni quelque 3.500 participants en présence de plusieurs responsables centraux et locaux du PI, de plusieurs ministres, des élus de la région et de centaines de militants de cette formation politique.

« Le Parti de l’Istiqlal, avec les expériences et les succès qu’il a cumulés, est déterminé à accompagner les chantiers de réforme sous la conduite du Roi Mohammed VI », affirme le chef de file du PI.

« Partant de l’engagement du Parti de l’Istiqlal au service de la patrie et des citoyens, et pour renforcer les valeurs de la citoyenneté et de la participation sociale, nous lançons aujourd’hui le programme ‘2025, année du bénévolat‘ dans toutes les régions du Royaume », poursuit M. Baraka.

Il qualifie ce programme d’initiative citoyenne ambitieuse visant à consacrer la culture du bénévolat comme valeur essentielle pour parvenir au développement durable et global.

Ce programme cible toutes les catégories sociales avec une attention particulière pour les jeunes et les femmes au service de l’intérêt général.

‘2025, année du bénévolat’, plus concrètement, cible les catégories précaires de la société à travers des initiatives économiques et sociales favorisant leur inclusion, via, par exemple, des sessions de formation pour améliorer leurs capacités, des cours d’alphabétisation pour les adultes et des cours de soutien pour les enfants à même de contribuer à la lutte contre la déperdition scolaire.

Le programme du PI prévoit aussi des campagnes de sensibilisation à la protection de l’environnement et des opérations de reboisement.

Le même jour du lancement de ce programme, le PI a donné le coup d’envoi à une campagne médicale pluridisciplinaire avec des consultations et une distribution de médicaments ayant bénéficié à plus de 2.600 personnes.

Les bénévoles de l’Istiqlal ont également effectué une opération de reboisement dans un établissement scolaire d’Ouled Frej et une opération de nettoyage des cimetières et des rues de cette commune.

Législatives. Les partis entrent en pré-campagne électorale pour le scrutin 2026

Nous sommes à moins de deux années des élections législatives de 2026 qui devraient se tenir, en toute logique, en automne. Mais les partis politiques, pratiquement toutes tendances confondues, semblent engagés dans une pré-campagne électorale avec certaines thématiques comme chevaux de bataille et sujets de clivage, comme la réforme du Code de la famille.

Voici un tour d’horizon de l’ébullition que vit actuellement la scène politique marocaine.

Une alliance électorale à cinq partis ?

Interrogé sur cette pré-campagne engagée, une source au sein de la majorité composée du RNI, du PAM et du parti de l’Istiqlal (PI) laisse entendre qu’il est possible que « l’actuelle majorité élargisse son champ d’actions communes et, pourquoi pas, une alliance électorale en 2026 ? », arguant que « jusque-là, tout va bien au sein de cette majorité et que de nouvelles annonces vont être faites dans un avenir proche ».

Un scénario peu probable. Dans nos annales électorales, une seule expérience du genre. Une alliance à petite échelle entre le PI et l’USFP.

De son côté, un membre dirigeant du PAM apporte une précieuse nuance. « Les grandes annonces sont une chose. Dans la réalité, les alliances électorales sont difficiles à faire aboutir. Sinon, comment résoudre cette équation qui veut que chaque parti politique convoite la première place du podium pour pouvoir ainsi, selon la Constitution, diriger le gouvernement ? », explique notre interlocuteur.

« Il est prématuré de parler d’alliances électorales pour le moment, mais la Majorité se porte bien et renforce même ses rangs », affirme pour sa part un jeune dirigeant de l’Istiqlal. Explications : au début de l’année, l’Union constitutionnelle (UC, 18 députés) de Mohamed Joudar et le Mouvement démocratique et social (MDS, 5 députés) de Abdessamad Archane ont officiellement rejoint la majorité de Aziz Akhannouch et abandonné l’option du « soutien critique ».

Pour l’année législative en cours, Chaoui Belaâssal de l’UC préside les groupes des élus de la majorité à la Chambre des représentants.

« La campagne, c’est dès l’annonce des résultats »

« Bien sûr que nous sommes en campagne électorale. Nous n’attendons jamais l’approche des élections, et les préparatifs commencent dès l’annonce des résultats d’un scrutin », affirme un dirigeant de l’Istiqlal.

Sur le terrain, Nizar Baraka a donné publiquement le ton à l’occasion des célébrations du 81ᵉ anniversaire de la présentation du Manifeste de l’Indépendance. Le 11 janvier à Casablanca, le secrétaire général du plus ancien parti du pays présidait un imposant meeting lors duquel il s’était fait l’avocat des jeunes. Comme le plus dur à cuire des opposants, il a notamment critiqué la situation de la jeunesse marocaine prise dans l’étau du chômage, du manque de perspectives d’avenir et du faible pouvoir d’achat.

« Le SG fait d’une pierre deux coups : il s’adresse à l’opinion publique dans un langage de vérité et ménage en même temps les bases du parti qui ne partagent pas forcément, et tout le temps, les orientations de la direction et les choix de la Majorité », commente une source en interne.

Quant au PAM, autre parti de la majorité, il opte pour le travail en silence. « Nous ne faisons pas trop de bruit autour de notre action, mais, pour nous, les préparatifs des élections commencent dès l’année qui suit le dernier scrutin », affirme un dirigeant du parti. « Pour les alliances, nous aviserons en temps opportun », poursuit notre interlocuteur.

Le RNI n’est pas en reste. Le 11 janvier, Aziz Akhannouch a tronqué sa casquette de chef de l’exécutif contre celle de chef de parti pour lancer la machine électorale, lors de la session ordinaire du conseil national du RNI. Il compte initier dans les mois à venir une nouvelle tournée nationale de communication et de contact avec les citoyens et les élus.

Il a également ⁠annoncé la signature des contrats de performance avec les coordonateurs du parti dans tout le Maroc, et a appelé à l’accélération du processus d’accueil des nouveaux adhérents.

Des alliances et des fronts

Au sein de l’opposition, certains partis tentent des rapprochements. Le plus marquant de ce début d’année est la création, annoncée le 9 janvier, du « Bloc populaire ». Formée par le Mouvement populaire (MP), le Parti marocain libre (PML) et le Parti démocratique national (PDN), cette coalition se présente comme une alternative politique qui ambitionne de faire bouger les choses sur une scène politique incapable d’accompagner les ambitions du « nouveau Maroc ».

Ce bloc promet une série d’initiatives et de programmes, mais on attendra pour juger. À part le MP, qui a une présence au Parlement et dans les collectivités territoriales, les deux autres composantes sont une sorte de « vagues souvenirs » du Parti libéral marocain (PLM) fondé par Mohamed Ziane et du Parti national démocratique (PND) de feu Abdellah El Kadiri. Le PND avait fusionné avec d’autres formations politiques pour donner naissance au PAM, l’été 2008.

À gauche, l’USFP et le PPS avaient annoncé, le 15 décembre 2023, le lancement d’une initiative d’action et de coordination politique commune capable de faire face à « l’hégémonie numérique » de la majorité de Aziz Akhannouch. Plus d’une année plus tard, on n’entend presque plus parler de cette initiative.

« Le débat actuel autour de la Moudawana va être l’occasion de donner du concret à la collaboration entre les deux partis, sur le terrain comme au sein du Parlement. Les deux ont toujours été pour le progrès », affirme une source interne à l’USFP.

Moudawana, une aubaine pour le PJD

Justement, la réforme de la Moudawana est pain bénit, notamment pour le PJD. Les frères de Benkirane avaient été laminés lors du scrutin législatif du 8 septembre 2021, et ne doivent la plupart de leurs sièges à la Chambre des représentants qu’aux listes régionales féminines, aux côtés de quelques rares « rescapés » comme Abdellah Bouanou, député et ex-maire de Meknès.

Depuis qu’il a repris les rênes du PJD, Abdelilah Benkirane est en perpétuelle campagne électorale, faisant feu de tout bois pour critiquer le gouvernement avec des cibles de choix : Aziz Akhannouch et Abdellatif Ouahbi.

Comme un air de déjà vu, le chef du PJD a menacé de « descendre dans la rue » si jamais la future mouture du Code de la famille ne tenait pas compte du rite malékite et ne revenait pas sur certaines dispositions liées au mariage.

En somme, tous les ingrédients d’une pré-campagne électorale sont réunis en attendant 2026.

Chaoui Belassal désigné coordinateur des groupes de la majorité à la Chambre des représentants

Chaoui Belassal assurera les missions de coordinateur des groupes de la majorité à la Chambre des représentants. Le député de l’Union constitutionnelle (UC) au titre de la circonscription d’El Gharb a été nommé à ce poste pour l’actuelle année législative.

La majorité formée autour du Rassemblement national des indépendants (RNI) compte le Parti authenticité et modernité (PAM) et le Parti de l’Istiqlal (PI). Sans prendre part au gouvernement, cette majorité est soutenue par l’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social (MDS) de Abdessamad Archane.

Gouvernement Akhannouch II : des secrétaires d’État toujours sans attributions

Heureux qui comme Lahcen Essaadi, le benjamin du gouvernement et secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire. Nommé à ce poste le 23 octobre, Fatim-Zahra Ammor lui signe son arrêté d’attributions le 29, et cet arrêté est publié le 31 au Bulletin officiel.

Idem pour Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, sous la tutelle de son camarade de parti (RNI), Ahmed El Bouari, dont l’arrêté des attributions est signé.

Deux sur six donc… sachant qu’Adib Benbrahim et Hicham Sabiry du PAM ainsi que Omar Hjira et Abdeljabbar Rachidi de l’Istiqlal n’ont toujours pas de périmètre d’action clairement défini.

Le dossier du travail, dont hérite Hicham Sabiry, n’est-il pas aussi urgent que celui de la pêche maritime ? Le commerce extérieur affecté à Omar Hjira n’est-il pas aussi important que l’artisanat et l’économie solidaire ?

Fixer les attributions d’un membre du gouvernement n’est pas un luxe dont on peut se passer. Un secrétaire d’État a besoin d’une base légale, écrite noir sur blanc et promulguée au Bulletin officiel, pour avoir un droit de regard sur les établissements relevant de son département et pouvoir embaucher, muter, sanctionner, lancer des appels d’offres…

D’ailleurs, Aziz Akhannouch s’était lui-même empressé de signer les décrets d’attributions des huit nouveaux ministres qui ont rejoint son équipe. Ces décrets, datés du 28 octobre, ont été publiés au BO le jour même !

« Pendant ce temps-là, l’un des nouveaux secrétaires d’État avait une terrible équation à résoudre : trouver un bureau où s’installer au sein de son ministère de tutelle. Quant à s’entourer d’un groupe de cabinards, c’est une autre paire de manches », ironise un jeune leader d’une formation de la majorité gouvernementale.

Trois des quatre secrétaires d’État approchés par Médias24 ont préféré ne pas répondre à nos questions sur la (assez) longue attente de leurs arrêtés d’attributions.

C’est aux ministres dont relèvent les secrétaires d’Etat récemment nommés de s’atteler au plus vite à définir leur attributions. Nous parlons ici de Fatima Ezzahra El Mansouri et Younes Sekkouri pour le PAM, et de Ryad Mezzour et Naima Ben Yahya du côté de l’Istiqlal.

Des « moteurs en panne »

Cela aurait pu éviter à Omar Hjira le commentaire de l’opposition sur ce point.

Au Parlement, les six secrétaires d’État viennent en renfort à leurs collègues lors des débats autour du PLF 2025. Cinq d’entre eux ont changé de bord puisqu’ils étaient également, jusqu’à leur nomination, des députés (sauf Abdeljabbar Rachidi).

Omar Hjira aura alors cette réflexion en qualifiant les tout nouveaux secrétaires d’État de « moteurs » du gouvernement. Propos auquel Abderrahim Chahid, chef du groupe USFP (opposition) à la Chambre des représentants rétorque : « Vous êtes plutôt des moteurs en panne qui n’auront aucun à rôle à jouer ». Avant d’enfoncer le clou en ajoutant que les secrétaires d’État étaient tout simplement « de hauts fonctionnaires jusqu’à nouvel ordre ».

Le député ittihadi faisait allusion à l’absence du texte réglementaire des attributions de quatre nouveaux membres du gouvernement. Mais aussi au rôle qu’ils doivent jouer au sein de l’exécutif, avec cette question récurrente : à quoi servent alors les six secrétaires d’État ?

« C’est un vieux débat, et il est légitime de se poser la question pour savoir si on raisonne en termes de compétence et d’utilité ou alors selon une logique de rente », commente, pour Médias24, Ahmed El Bouz, professeur de droit constitutionnel et de sciences politiques à l’Université Mohammed V de Rabat.

Une affaire d’égo ?

Les quatre ministres de tutelle concernés refuseraient-ils alors de signer les fameux arrêtés ? « Possible, et ce n’est pas nouveau, et parfois le retard de la publication de ces textes va au-delà de deux années », explique Ahmed El Bouz qui rappelle un antécédent qui avait fait beaucoup de bruit à l’époque : Habib El Malki, ministre de l’Education nationale dans le gouvernement Abbas El Fassi, qui compliquait la tâche à Mohamed El Gahs, secrétaire d’État à la Jeunesse. Même si les deux étaient issus du même parti (USFP), cela n’avait pas arrangé les choses, et c’est El Fassi himself qui intervenait pour apaiser les esprits.

Bien avant, l’on se rappelle une situation similaire au sein du gouvernement Youssoufi I. Abdelkrim Benatiq était alors secrétaire d’État auprès du ministre de l’Economie sociale, des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, qui n’était autre qu’Ahmed Lahlimi. Les deux hommes, pourtant issus tous les deux de l’USFP, ne pouvaient pas cohabiter. Abdelkrim Benatiq avait changé de poste lors du remaniement du 23 juillet 2001 en tant que secrétaire d’État au Commerce extérieur.

Pour Ahmed El Bouz, il s’agit là d’une polémique salutaire pour ouvrir un large débat sur l’architecture des gouvernements en général, et trancher cette histoire de secrétaires d’État une fois pour toutes.

« Il faut qu’on soit fixés de manière exacte sur le rôle des secrétaires d’État. Est-on en présence de simples auxiliaires de leurs ministres de tutelle ou de vrais décideurs responsables de véritables chantiers gouvernementaux ? », s’interroge encore le politologue.

Pour bientôt, inchallah !

« La polémique n’a pas lieu d’être, et il s’agit d’une question de temps », affirme une source au sein de la majorité gouvernementale, promettant les arrêtés d’attributions manquants dans les semaines, sinon les jours à venir.

« Les quatre responsables auxquels vous faites allusion ont fait et font l’objet d’une unanimité au sein de la majorité, et personne n’en conteste la compétence. Comme on ne saurait parler de divergences entre eux et leur ministre de tutelle », ajoute notre interlocuteur.

Pour rappel, et dans les derniers gouvernements, Saâd Dine El Otmani détient le record des secrétaires d’État avec 13 postes, contre 0 pour Benkirane, 7 pour El Fassi, 6 pour Jettou et 9 dans le gouvernement Youssoufi.

Parti de l’Istiqlal: voici la composition du nouveau Comité exécutif

Le Conseil national du Parti de l’Istiqlal (PI, majorité) a terminé, ce samedi 5 octobre, les travaux de sa session restée ouverte depuis le 18ème congrès en élisant les membres du Comité exécutif (Direction, équivalent d’un Bureau politique).

On y retrouve une grande partie de celles et de ceux qui font le bon et le mauvais temps parmi les héritiers de Allal El Fassi.

Selon un communiqué du parti de la Balance, 50% des membres du Comité exécutif font leur entrée à la direction pour la première fois.

Affaire Mediane : l’organisation de la femme istiqlalienne soutient Rafia El Mansouri et appelle à une réaction du parti

Dans un communiqué publié le jeudi 21 mars, la section féminine du parti de la balance dénonce le contenu de l’enregistrement audio diffusé sur les réseaux sociaux, comportant des propos injurieux contre Rafia El Mansouri, et exprime sa solidarité totale avec cette dernière face aux campagnes de calomnie et de diffamation dont elle a été victime.

L’organisation « réaffirme sa position constante contre toute forme de violence, de dénigrement ou d’instrumentalisation exercée dans le but d’accéder à des postes politiques ou administratifs, quelle que soit son origine ».

L’organisation a appelé le secrétaire général du parti à accélérer l’examen de cette affaire avec les membres du comité exécutif et à prendre les mesures appropriées pour « éviter toute interprétation et prolifération des problèmes, tout en mettant fin à toute pratique portant atteinte à la dignité des femmes istiqlaliennes, en établissant l’égalité réelle et la parité dans l’accès aux responsabilités partisanes et politiques, et en définissant un parcours clair de progression avant d’accéder à toute responsabilité ou éligibilité ».

Le communiqué, signé par Khadija Zoumi, présidente de l’organisation, invite le 18e congrès à « rechercher un modèle politique équitable pour les femmes, fondé sur la moralisation de la vie politique qui souffre actuellement de crises morales sous toutes ses formes ».

L’organisation dit « ne pas avoir voulu perturber le processus judiciaire de l’affaire, la justice étant le seul garant d’un procès équitable et du respect de la présomption d’innocence ».

Un audio attribué à Noureddine Mediane, président du groupe parlementaire de l’Istiqlal, avait attaqué Rafia El Mansouri, députée du même parti, dans des termes indignes de la vie politique. La victime de ces propos devenus publics a déposé plainte auprès du tribunal de première instance de Tanger, le 11 mars 2024, pour « chantage, injures, diffamation, calomnie, abus de pouvoir, atteinte à la vie privée, menace de révéler des choses scandaleuses ».