Casablanca-Settat : près de 100% du budget du PDR déjà programmé

Abdellatif Maâzouz, président du conseil régional de Casablanca-Settat, a fait le point, lundi 3 mars, à l’occasion de la session ordinaire de la région, sur l’exécution des projets inscrits dans le PDR 2022-2027.

Selon lui, « au mois de janvier 2025, la région a adopté 389 conventions, dont 168 ont déjà été visées, 80 sont en cours d’examen par le ministère de l’Intérieur et 129 sont en phase d’adoption ou de signature. En outre, 12 conventions-cadres ont également été mises en place ».

« L’ensemble de ces projets bénéficie d’un budget global de 47,3 MMDH, dont 12,9 MMDH sont alloués par la région elle-même. Ces chiffres se rapprochent sensiblement du budget du PDR, ce qui témoigne de l’envergure et de l’importance de ces projets », a-t-il souligné.

Près de 100% du budget du PDR programmé

M. Maâzouz estime qu’à travers l’opérationnalisation de toutes ces conventions et la programmation prévue, « l’on peut avancer que près de 100% du budget du PDR de la région a été programmé. Toutefois, certains projets connaissent des blocages et les budgets associés seront transférés à d’autres conventions ».

En termes de budget, sur les 47,3 MMDH alloués, 26 MMDH ont été visés. Plusieurs projets sont donc en cours de réalisation, dont certains ont déjà été achevés. La répartition géographique des projets montre une concentration du budget sur les projets régionaux, qui concernent l’ensemble de la zone, représentent la plus grosse part avec 22 MMDH, suivis par la préfecture de Casablanca (6,7 MMDH) et celle de Mohammédia (3,8 MMDH).

Le pourcentage des conventions visées varie, par ailleurs, selon les préfectures et provinces, ainsi que selon les programmes mis en place. Par exemple, pour les projets régionaux, 15 MMDH ont déjà été visés, contre près de 6,2 MMDH pour la préfecture de Casablanca et à peine 19 MDH pour Mohammedia.

Le secteur du transport et de la mobilité en tête

Par secteur, le transport et la mobilité prennent la plus grande part du budget avec 14,2 MMDH alloués aux projets d’infrastructures notamment. Il est suivi par l’enseignement et la recherche scientifique, la santé et le sport, avec un budget global de 9,7 MMDH, et l’économie et l’emploi, avec 8,2 MMDH.

Le secteur du transport absorbe également la plus grande part du budget visé, avec plus de 10 MMDH, ce qui reflète l’importance accordée au développement des infrastructures de transport dans la région.

Légère augmentation des recettes de la région grâce aux recettes transférées par l’État

Le président du conseil régional a également fait le point sur les ressources de la région. Il a souligné que, bien que la région ait obtenu des crédits auprès d’organismes internationaux, ces fonds n’ont pas encore été mobilisés. Cette étape devrait bientôt être enclenchée, ce qui permettra de passer à la vitesse supérieure dans la réalisation des projets en cours.

En ce qui concerne les recettes régionales, une légère hausse a été observée depuis 2019. Cette augmentation de près de 130 MDH a été enregistrée principalement grâce aux recettes transférées par l’État, qui sont passées de 996 MDH en 2019 à 1,152 MMDH en 2024, ainsi qu’ aux recettes locales, lesquelles sont passées de 241 MDH en 2019 à 316 MDH en 2024. 

Ces montants restent toutefois insuffisants pour couvrir l’ensemble des besoins de la région, d’après son président.

Casablanca-Settat : 57% des conventions du PDR votées sont déjà visées

À l’occasion de la session ordinaire d’octobre du conseil régional de Casablanca-Settat, son président, Abdellatif Maâzouz, a présenté le bilan à mi-mandat de son bureau (2021-2024).

364 conventions adoptées

« Depuis notre arrivée, nous avons décidé de travailler dans la continuité de ce qui a été réalisé par le précédent bureau. De nombreux projets ont par ailleurs été boostés par l’arrivée du nouveau wali [Mohamed Mhidia, ndlr] », a déclaré Abdellatif Maâzouz.

« Au mois d’octobre 2024, 364 conventions ont été votées, avec un budget de 42,2 milliards de DH, financé à hauteur de 11,2 MMDH par la région, et 31 MMDH par les partenaires », a-t-il ajouté. « Une grande partie de ces conventions a été réalisée, tandis que d’autres n’ont pas encore été lancées ».

145 conventions visées

« Le nombre des conventions visées par le ministère de l’Intérieur s’élève quant à lui à 145, avec un budget de 24 MMDH, dont près de 5 MMDH financés par la région. Ce chiffre représente 57% des conventions votées à ce jour. Il s’agit d’un très grand montant, qui dépasse même le budget de certaines régions ».

Et Abdellatif Maâzouz d’ajouter : « Comparé au Plan de développement régional (PDR), dont le budget total s’élève à 47 MMDH, dont 12 MMDH financés par la région, nous sommes à un stade très avancé de la réalisation des projets prévus. On est donc sur le bon chemin, et le travail se poursuit à un rythme accéléré ».

« Le taux de réalisation des projets visés a atteint 21,38%. Certains projets ont même atteint 100% de réalisation, tandis que d’autres n’ont pas encore été lancés », a-t-il précisé, ajoutant que « la réalisation de chaque projet démarre 6 à 8 mois après son visa ».

53 conventions en cours d’examen par l’Intérieur

Par ailleurs, 53 conventions sont en cours d’examen par le ministère de l’Intérieur, pour un budget de 3,3 MMDH.

Ces conventions concernent plusieurs secteurs, notamment :

– l’économie et l’emploi, avec 61 projets, pour un budget global de 4,2 MMDH. Le taux de réalisation des projets de ce secteur s’élève 10% ;

– le développement rural, avec 104 projets (5,7 MMDH) : 14% d’avancement ;

– le transport et la mobilité, avec 48 projets (14,1 MMDH) : 33% d’avancement ;

– la protection des ressources en eau, avec 12 projets (3,7 MMDH) : 9% d’avancement ;

– l’éducation, la recherche, la santé et le sport, avec 77 projets (8,7 MMDH) : 21% d’avancement.

« Ces secteurs n’entrent pas dans nos prérogatives, mais vu leur importance sociale, on les a intégrés dans notre programme, à travers des projets structurants », a souligné Abdellatif Maâzouz.

« Le PDR a également un aspect régional », a ajouté le président du conseil régional, notant que « 136 conventions sont à vocation régionale, dont le budget représente 54% du budget total ».

Dans le détail, 69 de ces projets concernent la ville de Casablanca, 33 la ville d’El Jadida, et 24 la ville de Benslimane.

3,5 MMDH pour la réalisation de 57 projets à Fès-Meknès

Signée par le président du Conseil régional de Fès-Meknès, Abdelouahed El Ansari, le Wali de la région, gouverneur de la préfecture de Fès, Said Zniber et le président du directoire du Holding Al Omrane, Housni El Ghazaoui, cette convention-cadre vise à définir les domaines de coopération entre les parties, leurs formes, leurs délais et leur gouvernance.

Le but de cette convention-cadre est de préparer des études techniques ou d’ingénierie et de réaliser des programmes et grands projets stratégiques au niveau de la région de Fès-Meknès qui portent sur un montant global de plus de 3,56 MMDH, dont une contribution de 1,6 MMDH de la part de la région.

Intervenant à cette occasion, Abdelouahed El Ansari a indiqué que cette convention-cadre vise à mettre en œuvre le PDR 2022-2027, illustrant la volonté de la région de s’ouvrir sur des acteurs ayant de l’expérience et de l’expertise dans la réalisation de grands projets dans le cadre d’une approche participative.

Cette convention-cadre balise le terrain pour la signature de conventions spécifiques portant sur la réalisation de chaque projet, a expliqué El Ansari, notant que les 57 projets couvrent l’ensemble des provinces et préfectures de la région et concernent différents secteurs comme l’industrie et le commerce, l’habitat, le sport ou encore l’artisanat et l’économie sociale et solidaire.

De son côté, Housni El Ghazaoui a rappelé qu’Al Omrane a « contribué à plusieurs projets dans la région Fès-Meknès, notamment dans le cadre du premier PDR entre 2016 et 2022 », ajoutant que la ville de Fès se prépare pour abriter des évènements planétaires majeurs, notamment la Coupe du Monde 2030 de football.

Le nouveau PDR 2022-2027, qui est doté d’un budget de 29,3 MMDH, vise à mettre en place une dynamique de croissance inclusive et durable. La contribution de la région au PDR est estimée à 9,3 MMDH, soit 32 % du budget total, tandis que les partenaires, comprenant des ministères, des institutions publiques et des collectivités locales, apporteront 20 MMDH.

(Avec MAP)

Le Conseil de la région Marrakech-Safi dresse les grandes lignes du PDR 2022-2027

Dans une allocution de circonstance, Samir Goudar, président du Conseil régional, a souligné que ce programme représente une feuille de route « ambitieuse » qui vise à transformer la région en un modèle de croissance économique durable, d’infrastructures modernes et de bien-être social.

« Avec un budget global de 11,95 MMDH, dont 6,16 milliards de DH assurés par le Conseil régional, nous nous engageons à mettre en œuvre des projets structurants qui auront un impact significatif sur la vie des citoyens ».

Pour sa part, Jinane Bouamri, conseillère et chargée de mission auprès du président de la région Marrakech-Safi, a expliqué que ce programme s’articule autour de quatre axes principaux, à savoir : la gestion de l’eau, l’économie et l’emploi, le développement humain et territorial, ainsi que les programmes découlant du PDR.

Le premier axe relatif à la gestion de l’eau, comprend le programme régional d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation, et la réutilisation des eaux usées, a-t-elle précisé, notant qu’un budget de 1,113 MDH sera alloué à cet axe, avec une participation de la région à hauteur de 6,4%.

Pour l’axe dédié à l’économie et l’emploi, un budget de 5,323 MDH est prévu, et inclut des initiatives visant à transformer l’économie rurale, promouvoir un système touristique multiproduit, développer des zones industrielles et d’activités économiques, et à créer des Technoparcs, des incubateurs d’entreprises et des espaces d’accélération numérique, a-t-elle expliqué.

Concernant le troisième axe portant sur le développement humain et territorial, elle a indiqué qu’un budget de 5,360 MDH lui avait été alloué, faisant savoir que, dans le cadre de cet axe, il sera question du développement de réseaux de transports structurés, de l’aménagement de circuits et itinéraires non classés, ainsi que de l’amélioration des infrastructures et services éducatifs.

Il est, également, question de la protection et de la valorisation des forêts, des sites d’intérêt biologique et écologique, et du patrimoine culturel, a-t-elle ajouté.

S’agissant du dernier axe portant sur les programmes découlant du PDR, il est à noter que ces programmes dotés d’un budget de 149 MDH, incluront des initiatives visant à renforcer l’accompagnement social par un meilleur ciblage territorial, à relancer l’économie solidaire, à améliorer l’attractivité des zones, à entreprendre des études stratégiques, sectorielles et thématiques, et à mettre en place des mécanismes de bonne gouvernance, a-t-elle conclu.

(Avec MAP)

Casablanca-Settat : 68% du PDR approuvé, 8,7 MMDH déjà engagés

A l’occasion de sa session ordinaire, tenue ce 1er juillet, le Conseil régional de Casablanca-Settat a fait le point sur ses réalisations dans le cadre de son Plan de développement régional (PDR).

A cette occasion, son président a souligné que tous les projets ont été accélérés. Les budgets alloués à la réalisation de projets dans certains secteurs ont même été dépassés. C’est le cas notamment pour les projets programmés dans le cadre du développement rural, dans la culture, et dans les secteurs de l’éducation, la recherche scientifique, la santé et le sport. « Notre objectif est d’atteindre un pourcentage élevé de réalisation dans le cadre de notre PDR », a-t-il déclaré.

8,7 MMDH déjà engagés par la région dans le PDR

« Sur un budget global de 47 milliards de DH, financé à hauteur de 12,6 MMDH par la région, le conseil régional a déjà engagé 8,7 MMDH« , a souligné Abdellatif Maâzouz. Le PDR de la région Casablanca-Settat a été adopté en juillet 2022, et visé par le ministère de tutelle une année après.

« Nous avons très bien avancé dans certains domaines, notamment celui du développement rural. La part de la région dans le PDR attribuée à ce secteur a même été dépassée. Les conventions signées dans ce sens ont atteint 3,2 MMDH, contre 2,7 MMDH programmés pour ce secteur ».

« Il en est de même pour la culture, où le budget alloué aux projets de ce secteur a presque été engagé dans sa totalité à travers les conventions conclues ».

« Idem pour les secteurs de l’éducation, de la recherche scientifique, de la santé, et du sport. Le budget alloué à ces domaines s’établissait à 1,309 MMDH dans le PDR. Les conventions conclues à ce jour ont atteint 1,389 MMDH ».

En ce qui concerne le secteur du transport et de la mobilité, sur un budget de 16 MMDH mobilisés dans le cadre du PDR, dont 4,113 MMDH financés par le Conseil régional, les conventions signées à ce jour atteignent 1,954 MMDH, et 1,272 MMDH dans le secteur de l’économie, de l’emploi et de la formation.

« Ces chiffres montrent que nous avançons à un rythme soutenu« , a ajouté le président du Conseil régional.

267 conventions approuvées, représentant 68% du PDR

« Au dimanche 30 juin, 267 conventions ont été approuvées avec différents partenaires, dont 113 ont été visées par le ministère de tutelle », d’après Abdellatif Maâzouz.

« 68 conventions sont pour leur part en cours d’approbation par le ministère de l’Intérieur, 75 en cours de signature avec les partenaires, et 9 conventions cadres ».

Les conventions approuvées avec les différents partenaires de la région représentent 68% du  PDR, soit environ 31,9 MMDH, dont 9 MMDH financés par la région.

Les conventions visées par le ministère de l’Intérieure représentent pour leur part 16,9 MMDH du PDR. Le taux d’avancement des travaux des projets objets de ces conventions s’élève à 28%.

M. Maâzouz a également présenté à la même occasion quelques chantiers qui ont déjà été finalisés. « La majorité sont dans le secteur économique, vu leur impact sur l’emploi. Nous donnons une importance particulière à ce secteur, à travers des projets logistiques, industriels, touristiques, et relatifs à la création de très petites, petites et moyennes entreprises, notamment les startups ».

Il s’agit notamment de :

– La réhabilitation de la zone industrielle dans l’arrondissement de Sidi Bernoussi, pour 73 MDH,  entièrement financée par la région ;

– La création d’une zone industrielle à Ahl Loughlam pour 212 MDH. La commercialisation a déjà démarré. C’est une zone dédiée à la location ;

– La réhabilitation de trois zones dédiées aux activités économiques dans les zones de Lahraouiyine et Oulad Azzouz ;

– La construction du centre des technologie futures et intelligentes, pour 37,5 MDH. Ce centre accueille déjà près de 400 bénéficiaires, entre étudiants et stagiaires.

Casablanca-Settat : 55% du budget du PDR déjà programmés

En termes de réalisation, la région a atteint près de 23%, nous confie notre source. La région est donc bien avancée sur son PDR, visé en juillet dernier par l’Intérieur.

Lors de la session extraordinaire tenue ce jeudi 18 avril, dédiée principalement à l’examen des dossiers constitutifs de la Société régionale multiservices de Casablanca- Settat, le Conseil régional a profité de l’occasion pour rappeler et faire le point sur les projets programmés, réalisés et ceux en cours de réalisation dans le cadre du PDR dans les trois secteurs qui seront gérés par ladite société, à savoir l’électricité, l’eau potable et l’assainissement.

Il s’agit, au total, de 44 projets, totalisant un budget de 5,905 MMDH, auquel la région participe à hauteur de 1,108 MMDH.

Plus de 4,4 MMDH pour les projets d’eau potable

« La région de Casablanca-Settat est un acteur majeur dans la mise en œuvre des politiques stratégiques de l’Etat en relation avec ces trois secteurs », a expliqué le directeur de la région. « Dans ce sens, plusieurs projets ont été adoptés, dont certains réalisés, et d’autres en cours de réalisation. »

« En ce qui concerne les projets d’eau potable, un total de 21 projets a été adopté par le Conseil régional, avec une enveloppe budgétaire estimée à 4,435 MMDH, à laquelle la région participe à hauteur de 13,8% (614 millions de DH). »

« Douze projets ont déjà été réalisés, tandis que 9 sont programmés par le PDR. Il s’agit notamment du projet de transfert d’eau entre Oued Sebou et le barrage Sidi Mohammed Benabdellah », dont la première partie a été achevée, ou encore des projets de « raccordement des douars à l’eau potable dans les provinces d’El Jadida et Sidi Bennour ».

Plus de 1,4 MMDH pour l’assainissement et l’électricité

« En ce qui concerne les projets d’assainissement, 19 projets sont en cours pour 1,355 MMDH. La participation de la région sur ce secteur s’élève à 410 MDH, soit 30%. »

« Sur ces 19 projets, 7 sont déjà réalisés ou en cours de réalisation, et 12 autres sont programmés, notamment la station de traitement des eaux usées à Azemmour, la station de traitement des eaux saumâtres du groupement industriel Sapino à Nouaceur, ou encore le programme de généralisation du raccordement au réseau d’assainissement à El Jadida et Sidi Bennour. »

Enfin, « en ce qui concerne le secteur de l’électricité, 7 projets ont déjà été réalisés, quatre sont en cours et 12 autres sont programmés dans le cadre du PDR ».

« Pour ce secteur, un budget de 115,36 MDH est mobilisé, avec une participation de 84,7 MDH de la région (26,58%) », conclut la même source.

Casablanca-Settat : bientôt une unité de stockage stratégique pour parer à tout type de catastrophe

Ce projet fait suite aux instructions royales données lors de la première séance de travail consacrée à l’examen de la situation dans les provinces d’Al Haouz, après le séisme survenu le 8 septembre 2023 qui a occasionné d’importantes pertes humaines et matérielles.

En parallèle du déploiement des mesures d’urgence pour venir en aide aux sinistrés, le Roi Mohammed VI avait ordonné la constitution de réserves et stocks de première nécessité (médicaments, tentes, lits, aliments…) dans chaque région du Royaume pour parer à tout type de catastrophe.

Cette unité rassemblera tous types de produits nécessaires en cas de catastrophe

« Ce projet fait suite aux instructions royales données directement après le séisme d’Al Haouz », nous explique notre interlocuteur au conseil régional de Casablanca-Settat.

« Lorsque le séisme a frappé les provinces d’Al Haouz, nous n’avions pas de stocks. Nous leur avons alors envoyé de l’argent pour leur venir en aide. Si nous avions eu des stocks de produits alimentaires ou autres, nous les leur aurions envoyés », ajoute notre source.

« Cette unité rassemblera tous types de produits : alimentaires, médicaments, couvertures, tentes… L’objectif étant d’être prêt pour faire face à toute catastrophe naturelle qui pourrait survenir ».

« Notons toutefois que contrairement aux couvertures et autres produits qui peuvent se conserver durant une longue période, les produits alimentaires sont périssables. Nous avons étudié leur mode de gestion et allons convenir avec les sociétés qui nous fourniront la possibilité de les échanger à l’approche de la date de péremption ».

« Nous pourrons également mettre nos stocks à la disposition des Dar Talib, Dar Taliba, ou encore des associations d’accueil, participant ainsi à une opération sociale ».

Plus de 10 MDH pour l’achat du terrain

D’après notre interlocuteur, ce projet est imminent. Ses différents détails sont actuellement à l’étude, mais il doit voir le jour le plus tôt possible. « Il est passé par les étapes normales d’un projet d’investissement. Nous sommes à présent à l’étape d’acquisition du terrain ».

Le point relatif à l’acquisition du terrain était d’ailleurs à l’ordre du jour de la dernière session ordinaire du conseil régional, organisé le 4 mars. Il a été voté à la majorité.

Cette unité se déploiera sur un terrain d’une superficie de 216.700 m², portant le titre foncier D/2947, relevant des biens de l’Etat.

Le terrain est situé dans la commune de Had Soualem. Le prix d’acquisition de ce terrain a été fixé à 50 DH/m², soit environ 10,8 millions de DH.

Situation du terrain de l’unité régionale de stockage stratégique

Le terrain répond à trois critères essentiels

« Nous avons préféré que ce terrain soit en dehors de la ville de Casablanca, pour desservir également toute la région, mais aussi les autres régions du Royaume en cas de besoin », poursuit notre source.

« Si, à Dieu ne plaise, une catastrophe naturelle survenait dans une autre région que Casablanca-Settat, on lui viendra en aide ».

Le choix du terrain devait toutefois répondre à trois critères essentiels d’après notre interlocuteur. « Il doit s’agir d’un terrain domanial, être situé sur un site accessible et ne pas être sur une terre montagneuse. Le terrain doit être plat, avec les conditions nécessaires pour accueillir une unité de stockage ».

Par ailleurs, outre le budget alloué à l’acquisition du terrain, une autre enveloppe budgétaire sera mobilisée pour son équipement et sa gestion, dont le montant n’a pas encore été fixé.

Un mode de gestion unifié

À l’instar de la région de Casablanca-Settat, des projets similaires devraient voir le jour dans tout le Royaume, à raison d’une unité par région, soit 12 unités au niveau national. « Toutes les régions doivent être prêtes à parer aux catastrophes naturelles », souligne notre interlocuteur.

« Le ministère de tutelle est en train d’étudier la possibilité de mettre en place un mode de gestion unifié au niveau des 12 régions du Royaume, pour préserver le même état d’esprit et être dans la continuité ».

« Il est toutefois clair qu’en dehors de la gestion, différents critères seront pris en considération dans la mise en place de ces unités dans les autres régions du pays, notamment leur population. Il n’y a donc pas de règle générale, outre une gestion unifiée sous l’égide du ministère de l’Intérieur ».

« Un premier modèle d’unité de stockage existe d’ailleurs à Oujda, que nos équipes ont visité pour se faire une idée de son fonctionnement. Ce dernier est déjà opérationnel. Il avait été mis en place à la suite du séisme d’Al Hoceima ».

« Nous avons vu comment tout était géré au niveau de l’administration ou par les différentes équipes. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il s’agira, pour la région de Casablanca-Settat notamment, d’une unité dont la maîtrise d’œuvre sera déléguée à plusieurs acteurs spécialisés. Le volet relatif à la santé sera géré par le ministère de la Santé, celui du secourisme par le Croissant-Rouge, et tout ce qui touche à l’alimentation par le ministère de l’Industrie… », conclut notre interlocuteur.

33 stations monoblocs de dessalement et de déminéralisation à Casablanca-Settat

Ce projet fait partie d’une soixantaine de nouveaux projets présentés ce lundi 4 mars par le Conseil régional de Casablanca-Settat lors de sa session ordinaire, et programmés dans le cadre de son Plan de développement régional (PDR) pour la période 2022-2027.

Un total de 13 projets dans le secteur hydrique, l’environnement et le développement durable ont été présentés par le président de la région, totalisant plus de 439,9 millions de DH, dont 400 MDH alloués à ce projet de mise en place de stations de dessalement de l’eau de mer et de déminéralisation de l’eau saumâtre.

Concrètement, il vise à renforcer l’approvisionnement de Casablanca-Settat en eau potable, en particulier dans le milieu rural, compte tenu de la situation hydrique critique de la région cette année.

Un projet financé à 68% par le ministère de l’Intérieur

Dans le détail, il s’agit d’un projet de convention de partenariat entre le ministère de l’Intérieur, la wilaya de Casablanca-Settat, le Conseil régional de Casablanca-Settat, la régie autonome multi-services d’Agadir et la régie autonome intercommunale de distribution d’eau et d’électricité d’El Jadida, pour la participation au financement de l’acquisition de ces unités de dessalement et de déminéralisation.

Ce projet sera financé par :

– le ministère de l’Intérieur à hauteur de 272 MDH, à raison de 189 MDH en 2024 et 83 MDH en 2025 ;

– la région de Casablanca-Settat à hauteur de 128 MDH, à raison de 77 MDH en 2024 et 51 MDH en 2025.

Les prestations à réaliser sont les suivantes :

– la mise en place des stations monoblocs ;

– la prospection et l’équipement des forages ;

– le raccordement des nouvelles stations monoblocs au réseau d’électricité et au réseau d’eau potable ;

– le raccordement des stations monoblocs de dessalement existantes au réseau électrique et au réseau d’eau potable.

En quoi consiste le projet  ?

Ce projet consiste en la réalisation de huit stations monoblocs de dessalement de l’eau de mer et de 25 stations monoblocs de déminéralisation de l’eau saumâtre, répartis comme suit :

Benslimane : deux stations de dessalement, dont une avec un débit de 10 l/s et une autre avec un débit de 20 l/s, ainsi que deux stations de déminéralisation d’un débit de 20 l/s ;

Berrechid : six stations de déminéralisation d’un débit de 3 l/s, deux autres de 10 l/s et une station avec un débit de 20 l/s ;

El Jadida : trois stations de dessalement de l’eau de mer d’un débit de 5 l/s, une autre de 10 l/s et une autre de 20 l/s ;

Médiouna : une station de déminéralisation de 3 l/s et une autre de 5 l/s ;

Mohammadia : une station de déminéralisation avec un débit de 10 l/s ;

Nouaceur : une station de dessalement de 5 l/s et une station de déminéralisation de 3 l/s ;

Settat : six stations de déminéralisation avec un débit de 3 l/s, une station de 10 l/s et une autre de 20 l/s ;

Sidi Bennour : deux stations de déminéralisation, dont l’une avec un débit de 3 l/s et l’autre de 5 l/s.

Au total, huit stations de dessalement seront mises en place, dont quatre avec un débit de 5 l/s, deux autres de 10 l/s et deux autres de 20 l/s, en plus de 25 stations de déminéralisation dont 15 de 3 l/s, deux stations avec un débit de 5 l/s, quatre de 10 l/s et quatre autres de 20 l/s.

Ce programme inclut également le raccordement de quatre stations monoblocs de dessalement existantes aux réseaux de distribution d’eau potable et d’électricité, qui se situent à Berrechid, El Jadida et Sidi Bennour.

https://medias24.com/2024/01/17/les-unites-mobiles-de-dessalement-nouvelle-alternative-pour-leau-potable-et-lirrigation/

https://medias24.com/2024/01/22/plus-de-42-stations-mobiles-de-dessalement-de-leau-de-mer-sont-operationnelles-a-ce-jour-baraka/

La région de Casablanca-Settat a lancé des projets pour 25 milliards de DH

Le Conseil régional de Casablanca-Settat a tenu, ce lundi 4 mars, sa session ordinaire dédiée notamment à l’exposition de l’état d’avancement des projets prévus dans le cadre de son Plan de développement régional (PDR) à l’horizon 2027, visés et lancés, mais aussi à la présentation de plus de 60 projets soumis à adoption dans la présente session, et dont les travaux seront bientôt lancés.

215 conventions visées à fin février 2024

Présentant le bilan des projets entamés, Abdellatif Maâzouz, président du Conseil régional, a déclaré qu’à fin février, 215 conventions ont été adoptées par le Conseil, et plus de 60 nouvelles seront présentées, examinées et adoptées ce lundi.

Ces conventions adoptées totalisent un budget de 25,39 milliards de DH. « Nous avons dépassé la moitié des projets programmés dans le PDR (près de 54% du budget total programmé), alors que nous ne sommes pas encore arrivés au mi-mandat de notre bureau ».

Sur ces 215 conventions, « 67, totalisant 11,67 MMDH, ont été visées, 96 (11,72 MMDH) sont en cours de validation, et 31 (726 millions de DH) sont en cours de signature », a ajouté Abdellatif Maâzouz. « 11 autres projets de convention connaîtront des modifications qui seront adoptées dans cette session, et une soixantaine de nouveaux projets programmés totalisent un budget de 600 MDH ».

Casablanca est l’une des villes marocaines sélectionnées pour accueillir les matchs de la CAN 2025 et du Mondial 2030. Il s’agit de deux stations, continentale et mondiale, auxquelles la métropole devra se préparer. Notons également que l’arrivée du nouveau wali dans la région a accéléré de nombreux chantiers qui se déroulaient à une faible cadence, ou qui étaient totalement à l’arrêt.

Trois projets d’envergure déjà achevés

Le président de la région a ensuite fait le point sur les principaux projets programmés par secteur. Le premier secteur exposé est celui de l’économie, de l’emploi et de la formation. Les projets adoptés et en cours de réalisation sont les suivants :

Les travaux de réhabilitation de la zone industrielle de l’arrondissement de Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, pour laquelle un budget de 50 MDH a été mobilisé. Dans le cadre de ce projet, une nouvelle route de 0,93 km a été créée, et 4,7 km de routes réhabilités. Des travaux de réhabilitation des trottoirs et de l’éclairage public ont également eu lieu. Ce projet est déjà achevé.

La création de la zone industrielle Ahl Loughlam dans le cadre de la création des zones d’activité économique dans la région. Un budget de 212,40 MDH a été alloué à ce projet, qui est à présent achevé. Les travaux ont consisté en la réhabilitation et l’équipement des infrastructures sur 10 hectares, mais aussi la création de 50 unités industrielles, dont 26 de 15,480 m2, et 24 de 14,265 m2, la construction d’une unité de services, l’assurance de la zone et la création d’espaces verts sur 10 ha.

La création d’un Centre futur technologique digital d’incubation des très petites entreprises dans la région de Casablanca-Settat. Ce centre, qui se situera à Mohammédia, est réalisé en collaboration avec la Fondation de recherche, de développement et d’innovation en sciences et en ingénierie pour un budget de 37,5 MDH. « Achevé à 100%, ce projet est opérationnel. Je l’ai visité et j’ai été surpris par les recherches réalisées dans plusieurs domaines », a souligné Abdellatif Maâzouz.

Plusieurs programmes de soutien et d’accompagnement à un stade avancé

Toujours dans le secteur économique, d’autres projets sont, pour leur part, à un stade avancé. Il s’agit notamment de :

Les travaux de réhabilitation d’une zone industrielle dans l’arrondissement de Sidi Bernoussi pour un budget de 73,05 MDH. Ce projet a pour but la création d’une nouvelle route sur 3 km, la réhabilitation des routes sur 6,3 km, ainsi que les trottoirs et l’éclairage public. Ce projet est à 52% d’avancement.

La création et la réhabilitation de trois zones d’activité économique dans les zones de Lahraouiyine et Oulad Azzouz, pour un budget de 50 MDH. « Ce projet a pour but de lutter contre les activités informelles qui étaient menacées. Celles-ci seront ainsi recasées dans ces zones d’activité », a précisé le président du Conseil régional. Ce projet est à 94% d’avancement.

Le programme de soutien des très petites entreprises dans le cadre de l’encouragement de l’auto-entrepreneuriat, en coordination avec la Fondation Mohammed V pour la solidarité (60 MDH). Son objectif est de soutenir et d’accompagner des jeunes issus des milieux défavorisés dans la création ou le développement de leurs projets générateurs de revenus, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et le chômage. 120 porteurs de projet ont déjà bénéficié de cet accompagnement.

Le programme de soutien des activité génératrices de revenus (36 MDH) : 24 petites entreprises ont préparé leurs dossiers pour bénéficier de l’accompagnent dans la création de leurs projets et les activités de conseil.

Le programme de soutien des coopératives actives dans le secteur de l’artisanat dans la région (12 MDH) : 34 coopérations, composées de 250 membres, ont déjà été choisies.

Augmentation du budget alloué au projet de la route de Taddart

Dans le secteur du transport, d’importants projets sont en cours de réalisation, notamment :

La route de Taddart, qui part de la ville verte vers Nouaceur. C’est un projet réalisé en coordination entre le ministère de l’Equipement, l’Office nationale des aéroports (ONDA), le conseil provincial de Nouaceur et le ministère de l’Intérieur.  Il nécessitera un budget de 180 MDH, et sera financé à hauteur de 40 MDH chacun par le Conseil régional, le ministère de l’Intérieur et l’ONDA, et à hauteur de 60 MDH par le ministère de l’Equipement. « Ce projet est très avancé. Il est à 70% d’avancement. Nous allons d’ailleurs voter aujourd’hui la hausse de son budget pour éviter l’arrêt des travaux, vu la hausse des prix sur le marché », a précisé Abdellatif Maâzouz.

– La route régionale 322, qui relie la zone logistique de Zenata à l’autoroute. « Ce projet était à l’arrêt, mais ses travaux ont repris et ont été accélérés grâce à l’intervention du wali de la région. Il sera prêt dans les semaines qui viennent ». La réalisation de ce projet a nécessité une enveloppe budgétaire de 114 MDH, financée à hauteur de 60 MDH par la région. Il a pour objectif le dédoublement de la route provinciale 3000 sur 5,8 km pour relier la route régionale 322 à la RN9, et la réalisation d’un rond-point pour relier la route régionale 322 à Mohammédia. L’état d’avancement de ce projet est de 75%.

Le renforcement des axes routiers dans l’arrondissement Sidi Bernoussi, dans le cadre d’une convention de partenariat entre la région, la commune de Casablanca et la SDL Casa Aménagement, pour un budget de 300 MDH, dont 210 MDH financés par la commune. Ce projet a pour but la réhabilitation du boulevard Omar Ibn al Khattab, et l’ouverture d’un ensemble de routes. L’état d’avancement de ce projet est de 18%. « Il en est à ses débuts ».

Le développement des infrastructures routières entre Casablanca et Nouaceur, au sud de Casablanca, pour 2 MMDH, dont 1,750 MMDH financés par divers partenaires. L’objectif de ce projet est l’élargissement de la RR320 à 3*2 voies, la mise en place de 5 trémies, le dédoublement de la route nationale 1 qui se trouve entre la route principale 3003 et 3001 et le dédoublement de la route provinciale 3001. L’état d’avancement de ce projet est de 10%. « Cette route va vers Dar Bouazza et au-delà. La convention a été visée, les études achevées et le marché attribué. Les travaux ont démarré et il y a un suivi de près de ce projet d’envergure ».

> Lire aussi : Ce que l’on sait du projet d’aménagement de la route Dar Bouazza-Casablanca

– Le dédoublement de la RR322 qui relie entre la commune Cherrat à Mansouria sur la route côtière pour 350 MDH. L’état d’avancement des travaux est de 30%. Dans le cadre de ce projet, il sera procédé au dédoublement de la voie sur 18,5 km, la réhabilitation de six ronds-points, la déviation des réseaux de distribution d’eau et d’électricité, la réalisation des infrastructures pour la lutte contre les inondations, et la mise en place de signalétiques.

Rappelons-le, cette route sera très fréquentée lorsque le Grand Stade de Casablanca sera construit à Benslimane.

D’autres projets dans les secteurs hydrique, éducatif et sportif

Pour ce qui est des projets hydriques, le principal projet présenté par Abdellatif Maâzouz est le chantier royal de raccordement de l’oued de Sebou au barrage Sidi Mohammed Benabdellah sur 67 km. « Ce projet est achevé. C’est grâce à lui que nous avons pu assurer l’approvisionnement de Casablanca en eau potable, en particulier la zone nord de la ville ».

L’autre projet d’envergure, dont une partie a déjà été achevée, est celui de la protection de Nouceur et du Grand Casablanca des crues. « Nous vivons une succession d’années de sécheresse, mais dans de telles  situations, lorsque la pluie survient, elle est très forte, d’où l’importance de ce projet », a expliqué le président de la région. Une première partie de ce projet a été achevée et d’autres sont programmées. L’état d’avancement de ce projet est de 84% et sa réalisation nécessite une enveloppe budgétaire de 54 MDH.

D’autres projets dans différents secteurs ont par ailleurs été présentés par Abdellatif Maâzouz, notamment dans celui du développement rural, à savoir :

– l’approvisionnement en eau potable d’El Jadida et Sidi Bennour pour 36,3 MDH : ce projet a déjà été lancé ;

– le renforcement du réseau d’assainissement pour 104 MDH : les études ont été finalisées et le marché lancé. Les travaux débuteront dans les prochains jours ;

– l’approvisionnement de l’eau potable dans les douars de la région de Casablanca-Settat pour 350 MDH.

Sur le volet éducatif et sportif, il s’agit de :

– la construction d’un complexe régional de formation et de développement des capacités dans le secteur de la santé et du secourisme pour 100 MDH. L’état d’avancement de ce projet est de 25%. Il a pour objectif de former des ressources humaines dans ce secteur et de créer des emplois ;

– la réhabilitation et l’équipement du Centre de formation dans l’intelligence artificielle à Derb Ghallef pour 3 MDH, dans l’objectif de créer des emplois dans le domaine de l’IA. « Ce centre a déjà accueilli des jeunes pour les former bien avant le démarrage des travaux ».

Plus de 60 nouveaux projets prévus dans le cadre du PDR

Toujours dans le cadre du PDR, plus de 60 projets ont été présentés ce lundi, pour examen et adoption. « Avec ces projets, on atteindra les deux tiers du PDR », a déclaré Abdellatif Maâzouz. Il s’agit notamment de :

– 13 projets dans le secteur de l’eau, de l’environnement et du développement durable pour 439,9 MDH. « Le secteur hydrique est celui auquel nous avons accordé la priorité, pour assurer l’approvisionnement en eau potable dans la région, en particulier dans le milieu rural ».

– 15 projets dans les secteurs de l’emploi et du développement économique pour 810,9 MDH. « Lorsqu’on parle d’emploi, on parle d’investissement, et donc de foncier. Il y aura ainsi 7 projets qui sont relatifs à ce volet. Il s’agit de projets en relation avec les zones industrielles, les zones logistiques, ainsi que les espaces de congrès et d’exposition ».

– 21 projets de routes, d’infrastructures, d’équipements essentiels et de réhabilitation urbaine pour 4 MMDH. « De nombreuses routes, dans le cadre d’une convention-cadre avec le ministère de l’Equipement et de l’eau, feront l’objet de conventions spécifiques ».

– 14 projets en relation avec les services sociaux, la santé l’éducation, le sport et la culture pour 4,6 MMDH.

– 3 projets dans la recherche scientifique, la nouvelle technologie et la digitalisation pour 47 MDH.

– 6 projets de convention proposés par la wilaya pour 791 MDH.

Il s’agit au total de 72 projets, totalisant 10,78 MMDH.

Ce projet fait parti d’une soixantaine de nouveaux projets présentés ce lundi 4 février par le Conseil régional de Casablanca-Settat lors de sa session ordinaire, et programmés dans le cadre de son PDR pour la période 2022-2027.

Un total de 13 projets dans le secteur hydrique, l’environnement et le développement durable ont été présentés ce lundi par le président de la région, totalisant plus de 439,9 millions de DH, dont 400 MDH seront alloués à ce projet de mise en place de stations de dessalement de l’eau de mer et de déminéralisation de l’eau saumâtre.

Concrètement, il vise à renforcer l’approvisionnement de Casablanca-Settat en eau potable, en particulier dans le milieu rural, vu la situation hydrique critique dans la région cette année.

Un projet financé à 68% par le ministère de l’Intérieur

Dans le détail, il s’agit d’un projet de convention de partenariat entre le ministère de l’Intérieur, la wilaya de Casablanca-Settat, le Conseil régional de Casablanca-Settat, la régie autonome multiservices d’Agadir, et la régie autonome intercommunale de distribution d’eau et d’électricité d’El Jadida pour la participation au financement de l’acquisition d’unités de dessalement de l’eau de mer et de déminéralisation de l’eau saumâtre.

Ce projet sera financé par :

– le ministère de l’Intérieur à hauteur de 272 MDH, à raison de 189 MDH en 2024 et 83 MDH en 2025 ;

– la région de Casablanca-Settat à hauteur de 128 MDH, à raison de 77 MDH en 2024 et 51 MDH en 2025.

Les prestations à réaliser sont les suivantes :

– la mise en place des stations monoblocs ;

– la prospection et l’équipement des forages ;

– le raccordement des nouvelles stations monoblocs au réseau d’électricité et au réseau d’eau potable ;

– le raccordement des stations monoblocs de dessalement existantes au réseau électrique et au réseau d’eau potable.

En quoi consiste le projet  ?

Ce projet consiste en la réalisation de huit stations monoblocs de dessalement de l’eau de mer et de 25 stations monoblocs de déminéralisation de l’eau saumâtre, répartis comme suit :

– Benslimane : deux stations de dessalement, dont une avec un débit de 10 l/s, et une autre avec un débit de 20 l/s, ainsi que deux stations de déminéralisation d’un débit de 20 l/s ;

– Berrechid : 6 stations de déminéralisation d’un débit de 3 l/s, deux autres de 10 l/s et une station avec un débit de 20 l/s ;

– El Jadida : 3 stations de dessalement de l’eau de mer d’un débit de 5 l/s, une autre de 10 l/s et une autre de 20 l/s ;

– Médiouna : une station de déminéralisation de 3 l/s, et une autre de 5 l/s ;

– Mohammédia : une station de déminéralisation avec un débit de 10 l/s ;

– Nouaceur : une station de dessalement de 5 l/s, et une station de déminéralisation de 3 l/s ;

– Settat : 6 stations de déminéralisation avec un débit de 3 l/s, une station de 10 l/s et une autre de 20 l/s ;

– Sidi Bennour : deux stations de déminéralisation, dont l’une avec un débit de 3 l/s et l’autre de  5 l/s.

Au total, il sera ainsi procédé à la mise en place de huit stations de dessalement, dont quatre avec un débit de 5 l/s, deux autres de 10 l/s, et deux autres de 20 l/s, en plus de 25 stations de déminéralisation, dont 15 de 3 l/s, deux stations avec un débit de  5 l/s, quatre de 10 l/s, et quatre autres de 20 l/s.

Ce programme inclut également le raccordement de quatre stations monoblocs de dessalement existantes aux réseaux de distribution d’eau potable et d’électricité, qui se situent à Berrechid, El Jadida, et Sidi Bennour.

Casablanca-Settat et Drâa-Tafilalet, deux régions toujours sans schéma d’aménagement

De passage ce lundi 29 janvier à la Chambre des représentants, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a fait le point sur l’avancement des schémas régionaux d’aménagement du territoire et les programmes de développement dans les douze régions du Royaume.

Dix schémas régionaux d’aménagement du territoire ont été validés à ce jour, a indiqué le ministre. Le schéma de la région Casablanca-Settat est actuellement en cours de validation, a-t-il affirmé. Celui de la région Drâa-Tafilalet est toujours en cours d’examen.

Concernant les programmes de développement régional (PDR), le ministre a communiqué les détails suivants :

6 PDR ont été validés : Casablanca-Settat, Beni Mellal-Khénifra, Guelmim-Oued Noun, Drâa-Tafilalet, Marrakech-Safi et l’Oriental.

5 PDR sont en cours de validation : Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès, Souss-Massa et Laâyoune-Sakia El Hamra.

Le ministre a noté que le PDR de la région Dakhla-Oued Eddahab n’a pas encore été reçu par son ministère.

S’agissant des contrats-programmes liant les régions à l’Etat, le ministre a précisé que sept contrats ont été validés pour un montant de 34,98 milliards de DH couvrant 286 projets prioritaires relatifs notamment aux infrastructures, au développement rural, à l’aménagement du territoire, à la formation professionnelle et aux ressources hydriques, entre autres.

Après des mois de retard, la région Fès-Meknès adopte enfin son PDR 2022-2027, plus de 29,5 MMDH mobilisés

Réuni en session extraordinaire jeudi 26 octobre, le Conseil régional de Fès-Meknès a enfin adopté son plan de développement régional (PDR) pour la période 2022-2027, après un retard de plusieurs mois par rapport aux autres régions du Royaume.

Le PDR exposé jeudi fournit une vue d’ensemble des projets prévus dans la région. Des fiches spécifiques à chaque projet seront préparées par la suite, pour les décrire et détailler leur budget, leur financement, la participation de la région, les différents partenaires et la programmation.

Un budget de plus de 29,5 MMDH

Durant ces cinq prochaines années, une enveloppe budgétaire de 29,5 milliards de DH sera allouée à plusieurs projets visant à développer la région. Au total, 43% de ce budget sera dédié au développement économique et 37% au développement rural et social, tandis que 12% seront dédiés à la protection des ressources naturelles et écologiques et 8% au développement du patrimoine culturel, au soutien de la recherche scientifique et à l’économie du savoir.

Ce programme sera financé à hauteur de 8,5 MMDH par le conseil régional de Fès-Meknès. Les 21 MMDH restants seront financés par plusieurs partenaires, notamment les secteurs ministériels, les collectivités territoriales et les établissements publics, chacun selon ses engagements avec la région, sur la base de partenariats et de conventions spécifiques.

380 projets dont 63 déjà signés

Ce plan de développement compte au total 380 projets, financés à plus de 71% par différents partenaires. Dans le détail:

Développement du réseau routier et logistique

Le PDR 2022-2027 de la région Fès-Meknès s’articule autour de 7 axes principaux en plus d’un axe horizontal. Le premier axe vise à développer la région, ainsi que son offre territoriale, afin d’améliorer sa compétitivité et son attractivité. Trois programmes phares, regroupant 64 projets, sont ainsi prévus dans le cadre de cet axe :

– Le développement du réseau routier et logistique dans le but d’améliorer la liaison de la région avec le reste du pays, ce qui renforcera sa dynamique économique ;

– La création et l’aménagement de zones industrielles et économiques pour répondre aux besoins des investisseurs ;

– Encourager l’investissement et les initiatives d’entrepreneuriat.

Création de trois centres de programmation informatique

Le second axe, lui, a trait à l’amélioration de la cadence de croissance du secteur économique, dans le but de renforcer la dynamique économique de la région, notamment les offres d’emploi. Les huit programmes de cet axe, qui regroupent 92 projets, se déclinent comme suit :

– La création et l’aménagement de souks hebdomadaires et d’abattoirs pour améliorer les conditions de commercialisation des produits agricoles dans la région ;

– La création de systèmes d’irrigation et la préservation des eaux souterraines pour améliorer l’approvisionnement de la région en eau d’irrigation ;

– Le soutien des entreprises et des coopératives agricoles dans le but d’améliorer l’activité agricole ;

– Le développement socio-économique et solidaire afin d’améliorer les initiatives des coopératives ;

– La redynamisation des zones et activités touristiques afin de promouvoir le secteur ;

– Le développement et la revitalisation de l’industrie traditionnelle ;

– La création de trois centres de programmation informatique pour élargir l’offre de formation régionale dans le secteur ;

– Le soutien du secteur des industries créatives numériques.

Réduction des disparités et du décrochage scolaire

Le troisième axe a pour objectif de réduire les disparités, notamment entre les milieux urbain et rural, en garantissant un accès équitable aux infrastructures. Quatre programmes sont prévus par cet axe, comptant 39 projets. Ces programmes ont notamment pour but de :

– Faciliter l’approvisionnement du monde rural en eau potable ;

– Désenclaver le milieu rural, à travers la construction et la maintenance des routes classées ;

– Protéger les habitants du milieu rural des dangers des eaux usées, notamment par le renforcement du réseau d’assainissement.

Par ailleurs, 93 projets regroupés en cinq programmes sont prévus par le quatrième axe du PDR, qui ambitionnent d’améliorer le développement socio-économique de la région, notamment à travers l’amélioration de la qualité des services sociaux, l’accompagnement et l’insertion des femmes, des jeunes et des catégories en situation précaire. Ces programmes se déclinent comme suit :

– La lutte contre le décrochage scolaire ;

– la création et la réhabilitation des infrastructures sanitaires pour améliorer la qualité de l’offre de soins ;

– Le renforcement de l’accompagnement social au profit des catégories en situation de précarité ;

– Le renforcement de l’insertion socio-professionnelle et culturelle des jeunes ;

– La création et la réhabilitation des infrastructures sportives.

Lutte contre les changements climatiques

A travers deux programmes, regroupant 25 projets, le cinquième axe du PDR a pour but l’amélioration du développement culturel de la région.

Le sixième, quant à lui, est relatif à l’amélioration des capacités de la région à lutter contre les changements climatiques. Les sept programmes (41 projets) prévus par cet axe ambitionnent :

– La lutte contre les catastrophes naturelles ;

– La réhabilitation des barrages collinaires et la protection des eaux souterraines ;

– La protection des systèmes écologiques dans la région ;

– La sensibilisation à la protection des ressources naturelles ;

– La gestion et la valorisation des déchets ;

– La lutte contre le changement climatique ;

– Le renforcement de l’efficacité énergétique.

Enfin, le septième axe vise à poursuivre l’élargissement des structures universitaires, à diversifier les spécialités et à encourager la recherche et l’innovation (2 programmes regroupant 17 projets).

La région se dotera d’une SDR dédiée au tourisme

La mise en œuvre de tous ces projets, programmes et axes, nécessite toutefois l’amélioration de la gouvernance de la région et sa capacité exécutive. A cet effet, neuf projets ont été élaborés, dont les plus importants sont :

– La création d’une société de développement régionale (SDR) dédiée aux activités touristiques.

Dans ce sens, un projet d’accord de partenariat a été approuvé jeudi, relatif au développement d’une série d’itinéraires touristiques, visant à explorer la nature dans la région de Fès-Meknès et à soutenir la création d’unités d’hébergement touristique alternatives et la valorisation des sites touristiques naturels.

Dans le même contexte, le conseil a approuvé un projet d’accord de partenariat relatif à l’aménagement du Parc national d’Ifrane 2023-2027, qui permettra d’améliorer son attractivité et d’accompagner le développement social et économique de cette zone.

– Un système informatique de suivi des projets et programmes de développement régional ;

– La digitalisation de l’administration ;

– L’amélioration des compétences des membres du conseil de la région et des fonctionnaires des collectivités territoriales ;

– La création d’un centre d’archivage.

Sept zones d’activités économiques sont en cours de réalisation à Guelmim

La région de Guelmim-Oued Noun est l’une des rares régions du royaume à avoir réalisé un taux de croissance de 3,6% en 2022. Une performance qui conforte la bonne dynamique économique de ce territoire, également connu sous l’appellation « porte du Sahara », et qui cherche sa place dans plusieurs branches sectorielles porteuses (agroalimentaire, chimie et parachimie, matériaux de construction, produits de la mer, IT, formation, énergies renouvelables, etc.).

Nous avons rencontré Brahim Baaddi, délégué du ministère de l’Industrie et du Commerce dans la région de Guelmim qui nous a apporté son éclairage sur le potentiel de développement industriel de la région ainsi que sur les différentes actions menées par le ministère de tutelle dans cette zone Sud du pays.

L’objectif est de permettre aux opérateurs industriels de réaliser leurs projets et même d’exporter, notamment en Europe et en Afrique

Médias24 : Quels sont les projets sur lesquels travaille le ministère de l’Industrie et du commerce dans la région de Guelmim?

Brahim Baaddi : Le ministère se penche sur la mise en place de plusieurs infrastructures d’accueil. Notre ministre, Ryad Mezzour, a signé en 2022 plusieurs protocoles d’accord et des conventions-cadres visant la réalisation de zones d’activités économiques (ZAE), en partenariat avec le Conseil régional, le Wali de la région et d’autres partenaires à l’échelle locale.

Concrètement, nous travaillons actuellement sur la construction de plusieurs ZAE. Concernant la ZAE d’El Ouatia (Tan-Tan), les travaux architecturaux viennent d’être achevés. Les études techniques devraient aussi démarrer incessamment. La ZAE d’El Ouatia sera réalisée en partenariat avec la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), laquelle a une grande expertise en matière de gestion d’infrastructures d’accueil.

Les autres projets à l’étude concernent, entre autres, l’extension de la zone industrielle et la valorisation de la zone intra-portuaire de Sidi Ifni ainsi que la valorisation de la zone intra-portuaire et la réalisation d’une zone d’activités de Tan-Tan. S’y ajoute, la reconversion d’une zone dédiée au cactus en un site généraliste, susceptible d’accueillir toutes les activités industrielles de Guelmim.

La zone reconvertie est située sur la voie express qui mène vers Tan-Tan (à 8 km de la ville de Guelmim). Cette infrastructure d’accueil ainsi que la ZAE d’Assa ont été choisies pour l’obtention du financement du Fonzid (Fonds des zones industrielles durables).

Tout compte fait, Guelmim Oued Noun compte un portefeuille de 7 à 8 zones d’activités économiques − y compris celle d’Imi n faste (100 ha), limitrophe à l’aéroport de Guelmim − dont trois déjà opérationnelles. Pour rappel, dans le cadre d’une convention-cadre, l’aéroport de Guelmim abritera l’écosystème de démantèlement et de stockage d’avions. La zone d’Imi n faste est complémentaire à l’écosystème précité.

Dans le même ordre d’idées, le ministre de l’Industrie et du commerce a également signé en octobre 2022 une convention ayant pour but de bâtir un écosystème dédié à la réparation et à la construction de bateaux dans la province de Tan-Tan.

En somme, notre ministère est engagé pour le développement économique de la région, notamment dans les domaines du commerce et de l’industrie.

Guelmim-Oued Noun compte un portefeuille de 7 à 8 zones d’activités économiques, dont trois déjà opérationnelles

– Dans quelle mesure le Plan de développement régional (2022-2027) participe à l’essor industriel de la région ?

Le PDR est très ambitieux sur le front industriel. Il table sur la réalisation de sept infrastructures d’accueil avec le concours de tous les partenaires (ministères, collectivités territoriales, Conseil régional, etc.). Il est prévu de mettre en place une infrastructure d’accueil dans les différentes communes urbaines de la région (Sidi Ifni, Assa-Zag, Tan-Tan et Guelmim).

> Lire aussi: Guelmim-Oued Noun:11,9 MMDH pour le PDR 2022-2027 et Mbarka Bouaida: « Le Plan de développement régional de Guelmim-Oued Noun en phase de validation »

– Comment Guelmim-Oued Noun se positionne-t-elle par rapport à la Task Force « Souveraineté Industrielle », l’initiative portée par le ministère de l’Industrie et du commerce ?

La région est très dynamique en matière d’investissements dans le domaine de l’agroalimentaire, un secteur qui contribue à la souveraineté alimentaire de notre pays. Ce même dynamisme est observé dans les branches d’activité relatives aux énergies renouvelables, aux matériaux de construction et à la réparation et construction navales.

Une dizaine de projets sont à l’étude. Quatre conventions ont été conclues avec notre ministère, qui apportera un appui aux industriels sur les plans financier et technique. L’objectif est de permettre aux opérateurs industriels de réaliser leurs projets et même d’exporter, notamment en Europe et en Afrique.

La région fait partie des quatre endroits au niveau mondial capables d’accueillir des projets de grande envergure en lien avec la production de l’hydrogène vert

– Les énergies renouvelables constituent-elles pour vous une réelle opportunité pour le développement industriel de Guelmim?

Il est clair que oui. D’ailleurs, la région a tous les atouts pour capter, dans un premier temps, les investissements relatifs au déploiement de projets de production d’énergies renouvelables. Elle peut aussi bien se positionner sur le créneau de la transformation et la valorisation de l’énergie verte (hydrogène et ammoniac verts, dessalement de l’eau de mer), qui nécessitera sans doute l’aménagement de grandes zones d’activités.

Des études internationales ont montré que la région de Guelmim-Oued Noun, en raison, entre autres, de la qualité de l’ensoleillement (300 jours/an) et de la vitesse du vent (9m/s), fait partie des quatre endroits au niveau mondial capables d’accueillir des projets de grande envergure ayant trait à la production de l’hydrogène vert.

On dénombre déjà entre 6 et 7 acteurs mondiaux qui sont intéressés par la région afin d’y produire de l’énergie renouvelable où de l’hydrogène et de l’ammoniac verts. Au total, trois opérateurs internationaux déploient des tests au niveau régional.

Les investissements dans les secteurs précités pourraient se chiffrer en plusieurs milliards de dollars, d’où la nécessité de déployer les efforts nécessaires afin de permettre à la région de capter cette manne financière et le transfert de technologie, susceptible de découler des différents projets en la matière.

Parmi les atouts de la région, il y a lieu de citer la qualité de la main-d’œuvre locale en nombre suffisant. Guelmim-Oued Noun abrite également une université ainsi que plusieurs écoles supérieures, pour ne citer que la célèbre Ecole supérieure de technologie (EST) de Guelmim.

– Vous avez également évoqué le secteur des matériaux de construction. Quel est le potentiel de la région de Guelmim-Oued Noun dans ce domaine ?

La localité de Lakhassa, qui relève de la province de Sidi Ifni, est réputée pour la qualité et la diversité de ses marbres. On dénombre une dizaine de couleurs de marbre et une vingtaine de carrières. Cette richesse légitime la mise en place d’un écosystème dédié au marbre, ce qui permettra une meilleure valorisation locale de la roche, très prisée.

Un foncier d’une dizaine d’hectares appartenant au domaine de l’Etat a déjà été identifié sur la voie express Guelmim-Tiznit.

Ceci dit, la construction d’un écosystème complet nécessite un foncier d’une cinquantaine d’hectares.  En conséquence, nous travaillons de concert avec les différentes entités publiques et autorités (gouverneur, domaine de l’Etat, département des Eaux et forêts), afin de trouver un site répondant aux exigences de l’industrie des matériaux de construction.

– Guelmim-Oued Noun est, par ailleurs, présentée comme une région à fort potentiel pour le secteur des produits de la mer. Qu’en est-il concrètement ?

En 2022, au niveau des captures, le port de Tan-Tan a été classé à l’échelle nationale en troisième position, et celui de Sidi Ifni a occupé la quatrième place.

Ces chiffres confortent les bonnes performances régionales pour les captures. L’accent doit être mis dans la valorisation des produits de la mer à Sidi Ifni et à Tan-Tan afin de créer davantage de valeur ajoutée locale.