Permis marocains en Espagne : une sanction de 500 euros pour non-conformité

Selon la station de radio locale Cope, les Marocains résidant légalement en Espagne doivent faire reconnaître leur permis auprès des autorités compétentes pour éviter les sanctions lors des contrôles routiers. La Direction générale de la circulation espagnole (DGT) a renforcé les conditions, stipulant que seuls les permis obtenus avant l’établissement de la résidence en Espagne sont valables. Par ailleurs, les résidents doivent obtenir un nouveau permis en réussissant les examens officiels en espagnol, à la fois théoriques et pratiques.

Ces mesures, instaurées en 2004 par la DGT, ont pour objectif de prévenir les fraudes liées à l’obtention des permis de conduire. Elles ont conduit à la suspension de la reconnaissance automatique des permis délivrés au Maroc. Cependant, ces règles ne s’appliquent pas aux touristes marocains, qui restent autorisés à conduire en Espagne avec leur permis d’origine, sans obligation de posséder un permis international ni de procéder à une conversion.

Le quotidien local El Faro rapporte que ces réglementations ont suscité une controverse, notamment parce qu’elles touchent une catégorie vulnérable de travailleurs marocains.

Sabah Yacoubi, présidente de l’Association des travailleurs immigrés marocains (ATIM), a déclaré que l’examen théorique constitue un obstacle majeur pour ceux qui ne maîtrisent pas l’espagnol. Elle plaide pour un échange direct des permis ou, à défaut, pour que seule l’épreuve pratique soit exigée.

Face à ces mesures jugées injustes, des centaines de Marocains ont manifesté le 31 janvier 2025 devant le siège de la DGT à Madrid et l’ambassade du Maroc, réclamant une solution à ce qu’ils considèrent comme un problème discriminatoire.

Maroc-Espagne : l’échange de permis de conduire numériques désormais possible en ligne

La DGT souligne que ce type de procédure figure parmi les plus complexes dans le domaine administratif lié à la conduite, en raison des vérifications nécessaires auprès des autorités d’origine, de la présentation d’un certificat médical, de la justification de la résidence en Espagne, et, dans le cas des permis professionnels, de la réussite à un examen complémentaire.

Jusqu’à présent, l’échange de permis avec des pays tiers imposait aux usagers de prendre un rendez-vous en présentiel dans les bureaux provinciaux de la DGT, une démarche souvent perçue comme contraignante.

Dans un communiqué, l’administration routière espagnole indique avoir mis en place un nouveau système entièrement dématérialisé, visant à simplifier la procédure et à améliorer l’efficacité du service public au profit des ressortissants des pays ayant signé avec l’Espagne un accord bilatéral de reconnaissance et d’échange de permis.

Grâce à cette nouvelle modalité, les personnes concernées n’ont plus besoin de prendre rendez-vous, puisqu’elles recevront au fur et à mesure de la procédure toutes les informations nécessaires par voie électronique.

https://medias24.com/2024/10/04/le-gouvernement-examine-laccord-sur-la-reconnaissance-mutuelle-des-permis-de-conduire-entre-le-maroc-et-litalie/

Le gouvernement examine l’accord sur la reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre le Maroc et l’Italie

Cet accord présenté par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, vise à faciliter la circulation routière sur le territoire des deux pays, en reconnaissant, conformément à la législation nationale de chaque partie, les permis de conduire nationaux valides et non provisoires émis par l’autre partie, comportant toutes les informations permettant d’identifier le conducteur, à condition que le titulaire du permis de conduire remplisse l’exigence d’âge légal définie par chaque partie pour l’obtention de la catégorie concernée par l’échange.

Cet accord permet au titulaire d’un permis de conduire délivré par l’une des deux parties de conduire des véhicules motorisés correspondant aux catégories de permis obtenues dans l’État qui l’a délivré, pour une durée d’un an à compter de la date d’obtention de la résidence sur le territoire de l’autre État.

L’accord précise également, pour les citoyens s’installant à des fins de résidence, la nécessité d’échanger leur permis de conduire national contre un permis de conduire équivalent délivré par l’autre État, sans passer d’examen théorique ou pratique, sauf dans des cas particuliers concernant les conducteurs ayant des besoins spécifiques, qui sont dans l’obligation de passer un examen pratique.

Permis de conduire : des épreuves exceptionnelles à partir du 8 avril

« Dans le cadre du suivi quotidien de la mise en œuvre de la nouvelle banque de questions de l’épreuve théorique pour l’obtention du permis de conduire, les données officielles démontrent une évolution notable du taux de réussite des candidats, dix jours après la mise en œuvre de ce chantier de réforme structurant, pour se rétablir au niveau précédant l’adoption de cette nouvelle banque de questions« , a indiqué la NARSA dans un communiqué.

À travers l’analyse des données sur la plateforme de formation « Perminou », ont été recensés les comptes de 4.416 auto-écoles, plus de 130.000 inscriptions de candidats et l’accès de près de 82.000 candidats pour se renseigner, suivre des formations ou faire des tests « Quiz », a relevé la NARSA, faisant état de plus de 644.000 tests.

Selon les données, il existe une corrélation entre le nombre d’heures de formation sur la plateforme et le taux de réussite, qui a avoisiné le double chez les candidats ayant passé pas moins de 20 heures de formation par rapport au reste.

S’agissant de la mise en œuvre de l’arrêté du ministre du Transport et de la logistique relatif à l’octroi d’une chance exceptionnelle au profit des candidats recalés à l’épreuve théorique du lundi 25 mars 2024, la NARSA a annoncé avoir pris toutes les mesures et mobilisé tous les moyens en vue de permettre à tous les candidats concernés de réussir l’épreuve.

À cet égard, la NARSA a précisé qu’en vue d’assurer le déroulement normal des épreuves, et compte tenu du nombre des candidats postulant dans chaque centre d’immatriculation, ces épreuves exceptionnelles seront programmées à partir du lundi 8 avril 2024, selon les listes qui seront affichées au sein de ces centres.

Examen du permis de conduire : amélioration du taux de réussite (NARSA)

Après la polémique liée à la baisse du taux de réussite pour l’obtention du permis de conduire après l’introduction, lundi 25 mars, de la nouvelle banque de questions, l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) a annoncé jeudi 28 mars une hausse de 36% du taux de réussite par rapport aux résultats du troisième jour.

Les données concernant le quatrième jour de mise en œuvre de cette réforme démontrent une évolution positive et notable du taux de réussite des candidats, atteignant au niveau national 54,41%, soit une hausse de 36% par rapport aux résultats du mercredi 27 mars 2024, a indiqué la NARSA dans un communiqué.

Par région, le taux de réussite a atteint 71,43% à Drâa-Tafilalet ; 63% dans l’Oriental ; 57,89% à Rabat-Salé-Kénitra ; 55,72% à Marrakech-Safi ; 54,34% à Tétouan-Tanger-Al Hoceima ; 53,46% à Casablanca-Settat ; 53,42% à Béni Mellal-Khénifra ; 52,76% à Souss-Massa et 51,20% à Fès-Meknès.

Les examens du permis de conduire n’ont pas été programmés dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra, Dakhla-Oued Ed-Dahab et Guelmim-Oued Noun, faute de candidats enregistrés au titre de cette journée, d’après le communiqué.

A travers l’analyse des données sur la plateforme de formation « Perminou », plus de 27.000 accès de candidats ont été enregistrés afin d’utiliser cette plateforme, suivre des formations ou faire des tests « Quiz », a relevé la NARSA, faisant état d’environ 50.000 tests.

Ces données révèlent également que les établissements d’enseignement de la conduite ont considérablement accompagné les candidats durant ces derniers jours, afin de leur inculquer les connaissances nécessaires pour passer l’examen d’obtention du permis de conduire, souligne la même source.

Lors du point de presse tenu à l’issue de la réunion du Conseil de gouvernement du 28 mars, le ministre du Transport et de la logistique a annoncé qu’une nouvelle chance a été accordée aux candidats ayant échoué à l’épreuve théorique du lundi 25 mars 2024, date du premier jour de l’entrée en vigueur de la nouvelle banque des questions. La NARSA assure qu’elle prendra les mesures et les procédures nécessaires et réunira toutes les conditions afin de mettre en œuvre cette décision.

https://medias24.com/2024/03/05/permis-de-conduire-ce-qui-va-changer-a-partir-du-25-mars-2024/

Les candidats n’ayant pas réussi l’examen théorique du permis de conduire du lundi 25 mars pourront le repasser (ministre)

Lors du point de presse qui a suivi le Conseil de gouvernement de ce jeudi 28 mars, Mohamed Abdeljalil a annoncé que l’examen théorique du permis de conduire du lundi 25 mars (Ndlr : date de déploiement de la nouvelle banque de questions) ne sera pas comptabilisé. Les candidats auront une deuxième chance et cette session sera considérée comme un examen initial et non comme une session de rattrapage, a précisé le ministre.

Le lundi 25 mars, l’Agence nationale de la sécurité routière avait, rappelons-le, déployé une nouvelle banque de questions pour l’épreuve théorique d’obtention du permis de conduire, un changement qui a provoqué une baisse notable des taux de réussite.

Accord entre le Maroc et l’Italie sur la reconnaissance mutuelle des permis de conduire

Signé le mercredi 27 mars, lors d’une cérémonie au siège du ministère italien des Infrastructures et des transports à Rome, cet accord vise à lever les obstacles rencontrés par les Marocains résidant en Italie lors de la conversion des permis de conduire nouvelle génération auprès des services d’immatriculation italiens, indique le ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger dans un communiqué.

L’accord a été signé par Youssef Balla, ambassadeur du Maroc en Italie, et Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres et ministre des Infrastructures et des transports de l’Italie, en présence du vice-ministre chargé du Transport maritime. Cette signature marque la conclusion d’un processus de négociations de longue haleine entre les deux pays.

La nouvelle banque de questions pour l’examen du permis de conduire fait polémique

L’Agence nationale de la sécurité routière a annoncé début mars la mise en vigueur, à partir du lundi 25 mars, d’une nouvelle banque de questions pour l’épreuve théorique d’obtention du permis de conduire. Une réforme qui n’a pas fait l’unanimité, et ce dès le premier jour d’examen sous la nouvelle formule.

Contacté par Médias24, Dehane Boubarad, président de l’Union nationale des associations et des propriétaires d’écoles de conduite, de la législation et de la sécurité routière, a exprimé ses inquiétudes quant à la révision de la banque de questions pour les examens théoriques de conduite.

« Depuis deux ans, nous plaidons pour une révision qui favorise la compréhension réelle du Code de la route au lieu d’une simple mémorisation« , affirme M. Boubarad.

Reportée à plusieurs reprises, la mise en place de cette nouvelle banque de questions par la Narsa a entraîné un rush vers les auto-écoles, les candidats espérant obtenir leur permis avant l’application de ces changements. L’introduction des nouvelles questions a ensuite entraîné une baisse de fréquentation des auto-écoles, les nouveaux examens étant jugés plus difficiles. « Il s’agit d’un changement dans la formulation des questions, et non dans le code lui-même », précise M. Boubarad.

Cependant, M. Boubarad regrette les problèmes techniques de la plateforme de formation « Perminou-NARSA », censée accompagner ces changements, mais qui a été impactée par le trafic accru suite à la réforme lancée le lundi 25 mars.

« A notre niveau, nous ne pouvons qu’inciter les candidats qui croient à la nécessité de cette réforme de revenir dans les auto-écoles et d’essayer de comprendre le code de la route. Quant aux autres, ils n’auront qu’à rester sans permis de conduire ! L’ère de la mémorisation des images et des questions est aujourd’hui révolue« , conclut-il.

La Narsa énonce une amélioration

L’Agence nationale de la sécurité routière (Narsa), quant à elle, fait état d’une évolution positive du taux de réussite des candidats pour l’épreuve théorique du permis de conduire, entre le premier et le deuxième jour de la mise en vigueur de la nouvelle banque de questions.

L’analyse des données préliminaires a permis de constater que les moyennes de réussite variaient entre 32/40 et 39/40 pour le permis de type « B », et entre 38/46 et 42/46 pour les autres types, indique la NARSA dans un communiqué publié ce mercredi 27 mars.

Les principaux candidats ont obtenu des résultats proches de la moyenne de la réussite, précise la même source. La moyenne des notes obtenues à l’échelle nationale a atteint environ 23/40 le premier jour et 28/40 le deuxième jour pour le permis de type « B », et environ 27/46 le premier jour et 32/46 le deuxième jour pour les autres types, tandis que la moyenne de réussite pour l’épreuve théorique est fixée à 32/40 pour le permis de type « B », et à 38/46 pour les autres types.

La Narsa exhorte l’ensemble des professionnels des auto-écoles et des candidats à poursuivre leur adhésion pour réussir ce chantier de réforme important. Ce dernier vise la bonne préparation des nouveaux conducteurs et la contribution à l’amélioration de la sécurité routière dans le Royaume, à travers la qualification du système des auto-écoles devant encadrer les candidats, tout en se focalisant davantage sur l’attitude appropriée, la prise de conscience des dangers sur la route et l’auto-évaluation du conducteur de ses capacités sur la route.

La Narsa a dans ce sens appelé les auto-écoles à assurer un accompagnement des candidats en s’assurant qu’ils sont bien formés sur les cinq axes approuvés (route, véhicule, conducteur, règles de circulation et infractions), et bien préparés avant de réserver des dates pour passer leurs examens.

Lors de cette période de transition, la Narsa mettra à disposition des auto-écoles, à travers la plateforme d’apprentissage « Perminou », des indicateurs sur le niveau de bonnes réponses selon les axes pour les candidats inscrits auprès de chaque établissement, fait savoir le communiqué.

L’agence appelle aussi les candidats à s’inscrire et à accéder à la plateforme d’apprentissage « Perminou », qui contient des contenus complets sur divers sujets, à même de leur permettre d’acquérir des connaissances suffisantes pour réussir l’examen d’obtention du permis de conduire, ajoute la même source. Les données et indicateurs disponibles révèlent que les candidats qui suivent la formation grâce à cette plateforme obtiennent des moyennes honorables et réussissent bien l’examen théorique.

Par ailleurs, la Narsa a qualifié d’ »erronées et incorrectes » les informations et les images relayées sur certains réseaux sociaux concernant des questions liées à la conduite sous l’influence de l’alcool et d’autres liées à l’utilisation de l’autoroute. Les questions et les images qui circulent sur ces sites « sont falsifiées et n’existent pas dans la nouvelle banque des questions ».

Et d’ajouter que la Narsa se réserve le droit de prendre toutes les mesures judiciaires nécessaires à l’encontre des promoteurs de ces rumeurs et fake-news.

La Narsa, poursuit le communiqué, entend effectuer un suivi et une évaluation quotidienne du déroulement de la nouvelle épreuve théorique pour l’obtention du permis de conduire, en mobilisant tous les moyens nécessaires pour réussir la mise en œuvre de cet important chantier de réforme visant à rehausser le niveau de qualification des conducteurs, ce qui contribuera à améliorer la sécurité routière dans le Royaume et à garantir une concurrence loyale entre les professionnels des auto-écoles.

Examen du permis de conduire : ce qui va changer à partir du 25 mars 2024

Initialement prévu le 18 mars prochain, le démarrage de l’utilisation de la nouvelle banque de questions sera effectif à partir du lundi 25 mars, a indiqué l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) dans un communiqué publié le 4 mars.

Cette dernière a précisé que la date limite pour se présenter au premier examen théorique avec la banque de questions actuelle est fixée au mercredi 13 mars. Par ailleurs, le mercredi 20 mars correspond à la date limite pour se soumettre à l’épreuve de rattrapage, en cas d’échec au premier essai. Dans la foulée, la période du 21 au 24 mars sera allouée au déploiement du nouveau système informatique au sein de tous les services provinciaux et régionaux de l’Agence.

La NARSA appelle, dans son communiqué, tous les professionnels du secteur de l’enseignement de la conduite « à faire preuve de responsabilité, à s’engager et à coordonner de manière positive avec les services provinciaux et régionaux de l’Agence et à respecter les mesures prises pour gérer cette phase de transition ».

De nouvelles règles d’utilisation de la plateforme de formation « PERMINOU-NARSA »

Dans un autre registre, un accord a été conclu sur la proposition présentée par l’Agence concernant l’élimination de toutes les restrictions qui encadraient l’utilisation de la plateforme de formation « PERMINOU-NARSA », en particulier celles qui concernent « le calcul du nombre minimum d’heures de formation qui était de 20 heures pour chaque candidat avant la délivrance du certificat de formation obligatoire, la réussite aux tests de connaissances spécifiques à chaque module avant de passer à un autre et la hiérarchisation des modules », avait précédemment annoncé la NARSA.

En conséquence, pour garantir l’égalité des chances entre les professionnels et les candidats – ce qui nécessite la fourniture d’un support pédagogique pour la formation –, l’utilisation de la plateforme sera facultative, mais avec l’obligation pour les auto-écoles d’y inscrire les candidats et de générer leur certificat de formation à partir de la même plateforme, poursuit la même source.

Cette procédure sera appliquée pendant une phase de transition de 6 mois, durant laquelle les données relatives à l’utilisation de la plateforme seront étudiées et analysées, afin de continuer à améliorer sa forme et son contenu, en partenariat avec les professionnels, à travers les travaux des commissions techniques conjointes.

Des ajustements dans les auto-écoles

Dans le Bulletin officiel paru le 15 février dernier, le ministère du Transport et de la logistique a, de son coté, introduit une série de nouvelles règles afin d’ »améliorer les standards de formation et d’évaluation des futurs conducteurs ».

Selon les nouvelles dispositions, le nombre d’apprenants ne devra pas excéder 16 par salle en vue d’offrir une approche plus personnalisée et un meilleur suivi par les moniteurs. De même, le nombre d’apprenants par véhicule est désormais limité à 4, afin de maximiser l’attention individuelle et l’efficacité de la formation pratique.

D’autre part, les évaluations de conduite pratique dureront désormais 30 minutes. Tout candidat n’ayant pas réussi lors de l’évaluation théorique ou pratique aura droit à une évaluation de rattrapage unique. Les auto-écoles sont tenues de programmer cette évaluation de rattrapage dans les trois mois suivant l’annonce des résultats.

Si un candidat échoue à l’évaluation de rattrapage, il se verra dans l’obligation de reprendre l’intégralité de la formation et de se soumettre à nouveau aux évaluations.

Permis de conduire : ce qui va changer avec la « Smart drive test »

Disons-le d’emblée. Il n’y a pas de changement opéré sur l’épreuve d’obtention du permis de conduire, elle même. Le changement attendu est l’amélioration du jugement de l’examinateur, qui sera plus objectif.

L’apprentissage sera toujours effectué au sein des auto-écoles via leurs véhicules, et toutes les autres étapes actuelles resteront inchangées. Cela signifie que les candidats continueront d’être observés par les moniteurs lors de l’épreuve du circuit interne, et accompagnés lors du circuit en conditions réelles.

Le principal changement réside dans la voiture : elle sera plus intelligente et permettra aux moniteurs d’être plus objectifs dans leur jugement, et donc plus performants.

L’idée est d’impacter au minimum le système existant, tout en l’améliorant.

Objectivité et homogénéité

L’obtention du permis de conduire au Maroc se déroule en deux étapes principales : une première étape écrite, complètement digitalisée, à l’issue de laquelle le candidat passe à la partie pratique.

C’est cette seconde étape qui sera bientôt digitalisée, expliquent Rafiq El Alami, directeur du Centre d’excellence pour l’innovation numérique à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Benguérir, et Hafid Griguer, responsable de la commission scientifique du projet, joints par nos soins.

Cet examen pratique est composé de deux épreuves : le circuit interne, qui fait référence à un ensemble de manipulations (stationnement, demi-tour, entrée de garage…) et le circuit en conditions réelles, en compagnie d’un examinateur. Cette étape consiste à faire un tour en voiture afin que l’examinateur s’assure que le candidat est capable de conduire en situation réelle.

La mise en place de cette voiture intelligente, co-développée dans le cadre d’un partenariat de recherche et d’innovation par l’UM6P et la Nasra , vise à rendre l’épreuve plus objective, mais aussi à homogénéiser ce test sur tout le territoire national, apprend-on auprès de Rafiq El Alami.

« Nous avons conçu une voiture capable de comprendre l’environnement du candidat et son comportement, et de juger ce dernier de manière objective », nous explique-t-il.

« Par exemple, lors de l’épreuve, le candidat doit mettre le clignotant pour tourner. Cette voiture est capable de détecter cette manipulation. Elle est également capable de détecter si le candidat effectue les bonnes manipulations pour entrer dans un garage, de façon à ne pas dépasser la ligne virtuelle qui représente un mur », poursuivent nos sources.

La voiture mesure ainsi de manière fiable, et en temps réel, la performance du candidat à chaque étape du parcours. Chacune de ses actions est évaluée selon la matrice de compétence requise.

Cela étant dit , « l’intervention humaine est toujours possible en cas de défaillance », nous assure-t-on. « Les situations normales sont gérées par défaut par la voiture, mais il y aura certainement des situations non programmées. »

« En cas d’accident, le moniteur doit intervenir pour appeler les secours et suivre la procédure de sécurité. Ou encore, lorsque le moniteur détecte un comportement anormal de la part du candidat, il peut reprendre les commandes du volant. »

Authentification du candidat

Elle permet aussi plus de transparence, dans la mesure où le candidat est capable de visualiser son parcours.

Pour ce qui est de l’homogénéité, « nous avons aujourd’hui plusieurs centres d’examens un peu partout au Maroc. Les conditions de l’épreuve du permis de conduire peuvent différer d’une région à une autre, selon le nombre de candidats présents le jour de l’examen notamment. La digitalisation permettra ainsi de s’assurer que tous les candidats passent le même test dans tout le pays. »

Selon des éléments obtenus auprès de l’Agence nationale de la sécurité routière (Narsa), cette voiture permet aussi d’apporter la preuve de l’identité du candidat avant de lui permettre l’accès à l’examen de conduite.

L’examinateur scanne la carte nationale du candidat et l’affecte à une Smart Drive Car. Une fois à l’intérieur du véhicule, la caméra de la tablette en face du candidat vérifie son identité en le prenant en photo.

« Ces critères pousseront les candidats à se former davantage au niveau des auto-écoles pour réussir le test », poursuivent nos interlocuteurs.

« L’objectif par la digitalisation de cette épreuve est de réduire le nombre d’accidents potentiels sur les routes, principalement causés par l’humain. »

« La maîtrise du système de manipulation est donc nécessaire pour passer le test », ce qui implique plus de temps passé dans les auto-écoles.

Des voitures marocaines adaptées

Selon M. El Alami, trois gros lots technologiques (work packages) ont été nécessaires pour la création de ce premier prototype de voiture intelligente.

La première étape est relative au développement de la voiture intelligente, avec toutes les composantes électroniques apportées telles que l’intelligence embarquée, qui permettent de la rendre connectée.

Arrive ensuite l’intelligence artificielle : « nous avons opté pour une voiture fabriquée au Maroc, que l’on a dotée de toute l’intelligence artificielle nécessaire, de telle sorte qu’elle puisse comprendre l’environnement et le comportement du candidat. A présent, nous disposons d’une voiture capable de reconnaître l’environnement du conducteur et de juger en temps réel son comportement. »

« Pour les circuits internes, nous avons créé des cônes intelligents, connectés et flexibles qui permettent de créer des lignes virtuelles pour le test de stationnement par exemple. S’il est renversé ou touché, cela est automatiquement détecté par la voiture. »

« Nous avons également doté la Smart Drive Test d’un tableau de bord dynamique qui permet de suivre les statistiques reportées en temps réel (nombre de candidats au niveau national, motifs de l’échec), et donc de détecter les tendances régionales et de mettre en place des solutions palliatives afin d’améliorer la qualité de la formation. A titre d’exemple, dans certaines régions, il peut y avoir une majorité de personnes qui ne réussissent pas le créneau lors des épreuves pratiques. Cette difficulté sera détectée par la Narsa, qui fera en sorte d’améliorer la formation des candidats sur ce point, en collaboration avec les auto-écoles. »

Ces dashboards, dotés des KPIs nécessaires pour suivre l’activité du test et améliorer sa performance, permettent ainsi de mettre en scène les données récupérées sur une période souhaitée et de les présenter de manière claire afin qu’elles puissent être analysées et exploitées

Place à l’industrialisation

Quid de l’opérationnalisation de cette voiture intelligente ? « Actuellement, nous disposons du premier prototype, qui est opérationnel. Nous avons effectué des démonstrations auprès du ministre du Transport et de la logistique et de la Narsa ; l’objectif était de montrer que la voiture fonctionne bien. L’innovation a été bien accueillie », se réjouit Rafiq El Alami.

A présent, « la phase industrialisation doit être entamée. Nous devons trouver une solution pour industrialiser ce mécanisme et lancer la production nationale, l’objectif étant de le rendre opérationnel dans les mois à venir« .

Au moment de la publication de cet article, nous n’avions pas encore obtenu d’éléments relatifs aux financement de ce projet.

Voici à quoi ressemble l’intérieur de la voiture intelligente

La Smart Drive Test sera dotée de composantes placées de manière ergonomique et opérationnelle, comme le montre la photo ci-dessous.

La driver camera et la stereo camera seront placées en face du candidat sur le rétroviseur central pour capter l’intégralité de son visage. La HMI (table du candidat) sera quant à elle placée au centre du tableau de bord de la voiture afin d’afficher les interfaces candidat de l’application.

Le système des cônes se compose quant à lui de plusieurs blocs, placés de manière suivante :

Reconfigurables pour différents scénarios, ces cônes permettent de :

– mesurer les distances pour une localisation centimétrique de la voiture ;

– détecter les chocs, à travers une carte dotée d’une unité de traitement qui permet d’interpréter, de coordonner et d’exécuter les différentes fonctionnalités ;

– détecter le dépassement de lignes pour alimenter les différents blocks de la solution.

Bientôt des voitures intelligentes pour passer le permis de conduire, une petite révolution pour le Maroc

« Smart Drive Test », un prototype de voiture intelligente qui servira à l’examen pratique pour l’obtention du permis de conduire, a été présenté hier à Rabat par Benacer Boulaajoul, directeur de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), en présence de professionnels des auto-écoles.

Cette voiture intelligente permettra de crédibiliser davantage l’opération d’obtention du permis de conduire, en s’assurant que celui-ci a été obtenu avec mérite et que l’apprenti conducteur maîtrise les techniques et les règles de conduite, a expliqué Benacer Boulaajoul. Ainsi, les manœuvres effectuées au volant seront enregistrées, ce qui permettra d’éviter d’éventuelles irrégularités entre le candidat et l’examinateur.

Mise en place progressive dans tout le Maroc

Selon son directeur, la NARSA veillera à une application saine de la décision imposant l’examen pratique, notamment en ce qui concerne la conduite dans l’espace public et hors circulation, tout en mettant en œuvre ce projet de manière progressive, dans les plus brefs délais et en l’absence de contraintes relatives aux langues adoptées dans le nouveau système de digitalisation de l’examen pratique.

La NARSA optera pour les langues arabe, amazighe et française, puis éventuellement pour l’anglais et l’espagnol, a-t-il ajouté, affirmant le passage désormais à l’étape de fabrication afin d’assurer un nombre suffisant de voitures intelligentes.

Pour sa part, le directeur du Centre d’excellence pour l’innovation numérique à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir, Rafiq El Alami, a assuré que ce projet, fruit de deux ans de travail, a mobilisé des compétences dans les domaines scientifique, technique et de la recherche à l’université, en coopération avec la NARSA, en vue de concevoir cette voiture intelligente qui changera le mode d’évaluation de l’examen pratique en adoptant des mécanismes reposant sur l’intelligence artificielle.

Ce projet sera généralisé à toutes les régions du Royaume. Il vise avant tout à préserver la vie des conducteurs et des piétons, a-t-il conclu.

(Avec MAP).

Permis de conduire et cartes grises: réduction des délais de rendez-vous à 48H

Narsa a mis en place un portail électronique permettant la prise de rendez-vous pour le dépôt des dossiers de permis de conduire et de cartes grises, ainsi que le retrait de ces documents une fois disponibles.

En outre, l’agence annonce qu’elle a adopté un système d’information permettant aux personnes ayant déposé les dossiers en question de suivre les diverses étapes de traitement de ces dossiers et de réalisation de ces documents, via le portail électronique « Narsa Khadamat« . Cette opération permettra de réduire les fréquences de déplacement des usagers aux départements territoriaux de l’Agence nationale et d’obtenir leurs documents dans les meilleures conditions.

Enfin, Narsa appelle les citoyens ayant déposé leurs dossiers auprès de ses services territoriaux à consulter l’état de traitement de leurs dossiers via le portail « Narsa Khadamat » avant de prendre des rendez-vous pour retirer les permis de conduire et les certificats d’immatriculation des véhicules ou de compléter les dossiers manquants.

(Avec MAP)