Exploit dans la Manche : l’équipe « Waves of Baraka » réussit une traversée historique au profit de l’AMH

L’équipe était composée des nageurs marocains Hassan Baraka, Malika Skali, Amal Sefrioui et Brahim Slaoui et du Français Arnaud Chassery.

Le défi consistait en une traversée en relais, où chaque membre devait nager pendant une heure avant de céder sa place au suivant. Ce cycle se répétait toutes les quatre heures, obligeant les nageurs à gérer le froid intense, la fatigue et le mal de mer sur le bateau d’accompagnement entre leurs tours.

Une nuit de lutte contre les éléments

Le départ a été donné dans l’obscurité totale vers deux heures dans la nuit de dimanche à lundi. Brahim Slaoui a été le premier à se jeter à l’eau, affrontant une mer à 14 °C, la houle et la présence de méduses.

La stratégie de nage était précise : chaque athlète devait rester à moins de trois mètres du bateau pilote pour des raisons de sécurité et de guidage. Les nageurs se positionnaient à gauche du bateau pour être protégés du vent et des vagues, la plupart respirant sur leur droite. Brahim Slaoui, respirant à gauche, a dû nager sur le flanc droit du bateau, un détail technique crucial pour maintenir son efficacité.

La navigation, un enjeu majeur

Au-delà de l’endurance physique, le principal obstacle était la navigation. L’équipe a dû affronter des courants marins extrêmement puissants et imprévisibles, particulièrement en approchant des côtes françaises. Cette zone, entre le cap Gris-Nez et le cap Blanc-Nez, est tristement surnommée le « cimetière des nageurs ». Les courants y sont si forts qu’ils peuvent déporter les nageurs de plusieurs kilomètres, allongeant considérablement la durée de l’épreuve.

L’objectif du pilote était de faire accoster l’équipe avant ou au niveau du cap Gris-Nez. Un atterrissage au-delà de ce point aurait pu signifier un échec ou des heures de nage supplémentaires contre le courant. La dérive a été telle que la distance parcourue a atteint 58 kilomètres, bien au-delà de la distance à vol d’oiseau.

L’arrivée et la consécration

Après un effort soutenu de l’ensemble des relayeurs, qui ont surmonté le froid, l’hypothermie et le mal de mer, l’équipe a finalement atteint les côtes françaises. Lors du dernier relais, Hassan Baraka a nagé aux côtés de Malika Skali pour la guider vers la terre ferme.

À leur arrivée, le drapeau marocain a été hissé, célébrant cette première historique. Les cinq nageurs ont reçu une médaille des mains du pilote du bateau et sont officiellement devenus des « Registered Channel Swimmers« , un titre prestigieux décerné par la Channel Swimming Association, l’organisation qui régule les traversées depuis 1927.

Brahim Slaoui a exprimé sa fierté envers ses coéquipiers, saluant leur « détermination et force de volonté » au cours d’une aventure qui n’était « pas facile ». Cet exploit restera un témoignage de courage et de solidarité au service d’une noble cause.

La réaction d’Amina Slaoui, présidente de l’AMH

En écho à cet accomplissement, Amina Slaoui, présidente de l’Association marocaine des handicapés, principale bénéficiaire de cette initiative, a partagé sa réaction émue. Elle a salué non seulement l’exploit sportif, mais aussi le formidable élan de solidarité qu’il a généré :

« Merci pour ce bel élan de solidarité et de soutien à l’AMH et au Centre Noor de rééducation, qui méritent toute notre considération et nos encouragements pour le travail colossal qui est fait depuis des années au profit de nos concitoyens qui en ont bien besoin. Merci à tous pour le soutien.

Je partage avec vous que je suis fière de l’équipe. Ils ont tous montré leur détermination et leur force de volonté. Ce n’était pas facile de nager le premier shift de nuit dans le froid avec les méduses et avec la houle. Ils ont surmonté le mal de mer et l’hypothermie et se sont armés de courage pour la suite de l’aventure. Ils sont allés au bout, de vrais champions que j’emmènerai les yeux fermés avec moi au bout du monde pour de futures aventures.

Merci pour vos ondes positives précieuses et à bientôt ».

Toute contribution pour soutenir la cause peut être effectuée via ce lien.

“Téléthon et Handicap” : éclairage de l’Amicale marocaine des handicapés

En tant que présidente de l’Amicale marocaine des handicapés (AMH), je tiens à réagir à l’article publié par Médias24 concernant le Téléthon et son impact sur les personnes en situation de handicap. Il est important, pour les donateurs comme pour l’opinion publique, d’avoir une vision claire et complète de ce que représente cet événement et de l’action qu’il soutient.

Un engagement de fond, porté par l’expérience

Depuis sa création en 1992, l’Amicale marocaine des handicapés œuvre à l’inclusion des personnes en situation de handicap au Maroc à travers une approche globale et structurée : santé, éducation, autonomie et insertion professionnelle. Nous avons 35.000 bénéficiaires enregistrés à ce jour.

Notre association est reconnue d’utilité publique depuis 1996. Le nom “Groupe AMH”, adopté dans notre communication pendant quelques années, était du branding nécessaire pour refléter notre évolution vers l’entrepreneuriat social, tout en conservant notre structure associative. Ce repositionnement a permis d’élargir notre impact sans jamais renier notre mission première ni notre transparence juridique : nous sommes enregistrés sous le nom Amicale marocaine des handicapés. Depuis 3 mois, nous avons fait évoluer notre identité visuelle en adoptant un nouveau code couleur et un nouveau logo sous le nom AMH et avons lancé pour cela une campagne médiatique auprès du public.

Un modèle d’action concret et mesurable

Un Téléthon structuré et transparent

Nous rappelons que la marque “Téléthon” a été déposée par notre association au Maroc en 1994 afin de garantir un usage encadré, éthique et exclusivement au service de la cause du handicap. Il est important de rappeler que le format du Téléthon reste aujourd’hui utilisé dans de nombreux pays, y compris ceux où les droits des personnes en situation de handicap sont bien plus reconnus et protégés.

Chaque année, ces initiatives battent des records de solidarité, preuve que cet outil de mobilisation reste pertinent, fédérateur et porteur de sens. Au Maroc, le Téléthon prend une résonance encore plus forte aujourd’hui avec l’adoption récente de la loi sur le financement participatif numéro 15.18 et son décret d’application sous l’égide de Bank Al-Maghrib. Nous avons également Kiwi Collecte, une plateforme de crowdfunding marocaine en sus du téléthon et des autres moyens de financement que nous sommes en train de mettre en place.

Le Téléthon 2025, organisé en partenariat avec 2M, avait ainsi pour objectif d’ouvrir un débat national sur le handicap et de collecter des fonds pour financer une toute petite partie de l’extension du Centre hospitalier Noor. Ce, pour répondre à une demande croissante en soins de rééducation de qualité et accessibles. Le Téléthon devient ainsi un plaidoyer par l’action, une manière concrète de sensibiliser tout en répondant immédiatement à des besoins non couverts. Une conférence de presse début juin précisera en toute transparence les montants récoltés. Je rappelle également que toutes les autorisations officielles ont été obtenues en amont.

En conclusion, l’AMH agit en tant qu’acteur de terrain, mais aussi comme moteur de l’économie sociale et solidaire, avec la conviction qu’une société inclusive passe par des services concrets, pérennes, accessibles à tous. Ainsi, l’approche fondée sur les droits ne se limite pas à des déclarations d’intention, elle s’incarne chaque jour dans des actions concrètes, des résultats mesurables et un accompagnement direct des bénéficiaires. Nous sommes toujours disponibles pour répondre à toute question et œuvrer, collectivement, à une société plus juste et solidaire.

La CGEM et l’AMH s’allient pour l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap

Ce partenariat, signé le 24 mars, s’inscrit dans une démarche de co-construction de modèles économiques inclusifs, durables et performants, répondant aux enjeux de diversité et d’inclusion dans le monde du travail, précise la CGEM dans un communiqué.

Cette collaboration s’appuie sur une coopération entre les deux entités depuis 2013 et vise à fournir aux entreprises les outils nécessaires pour intégrer les personnes en situation de handicap de manière efficace, en les accompagnant dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques d’inclusion structurées, poursuit la même source.

À cette occasion, Saadia Slaoui Bennani, présidente de la Commission RSE et diversité de la CGEM, citée dans le communiqué, a rappelé que l’inclusion des PSH ne relève pas uniquement d’un engagement social, mais constitue un véritable levier de transformation pour l’entreprise, soulignant que, grâce à la diversité, les organisations gagnent en agilité, en créativité et en performance.

À travers ce partenariat, la CGEM et le groupe AMH œuvreront à la mise en place de dispositifs adaptés pour faciliter l’accès à l’emploi des PSH, tout en mettant en avant les bonnes pratiques et en soutenant les entreprises dans le déploiement de politiques inclusives, renforçant ainsi leur compétitivité et leur responsabilité sociale.

L’AMH accompagne les entreprises dans l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap. Elle propose des solutions inclusives et durables, contribuant à la mise en place de modèles économiques responsables, innovants et adaptés aux enjeux de l’inclusion.

Bientôt une plateforme digitale pour les demandes de la carte spéciale handicap

Après l’adoption par le Conseil de gouvernement du projet de décret n°2.22.1075, portant sur l’attribution d’une carte aux personnes en situation de handicap, le ministère de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille vient de lancer un appel d’offres pour l’établissement d’un nouveau système d’évaluation du handicap (SEH) au Maroc.

À travers cette plateforme numérique destinée à la dématérialisation du processus d’octroi de la carte, le ministère de tutelle veut assurer une gestion » efficace et transparente » des demandes et des procédures afférentes.

Selon les documents relatifs à ce marché, le projet a obtenu un financement de 10 millions de dollars (environ 103 millions de DH) de la Banque mondiale pour le développement du système numérique, incluant les dernières innovations technologiques.

L’objectif principal de ce projet est de « renforcer l’accès aux droits des personnes en situation de handicap, d’augmenter leur autonomie et leur participation sociale, de lutter contre les discriminations en garantissant l’accès aux services et prestations sociales, et de mettre en place une évaluation des situations de handicap conforme aux normes internationales ». Cette évaluation vise, selon le ministère, à faciliter l’octroi de la carte de handicap à travers une approche médico-sociale interactive.

Quels sont les critères pour obtenir une carte spéciale handicap ?

Pour être éligibles à cette carte, les individus doivent démontrer leur situation de handicap via un processus d’évaluation rigoureux, conforme aux critères établis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce processus évalue plusieurs dimensions, incluant l’état de santé, la participation sociale et les facteurs contextuels. Il est mené par des équipes multidisciplinaires et comprend :

Ce nouveau système d’évaluation du handicap (SEH) repose sur un ensemble d’intervenants clés, chacun ayant des rôles spécifiques dans le processus d’évaluation et d’octroi de la carte spéciale handicap. Voici les principaux intervenants de la structure organisationnelle :

La carte spéciale handicap, valide sept ans, est renouvelable après son expiration. La demande de renouvellement doit être présentée au moins deux mois avant la date d’expiration de la carte.

À quoi sert la carte spéciale handicap ?

La carte de personne en situation de handicap a pour but principal d’améliorer l’accès aux droits et services pour ces personnes, leur permettant ainsi de bénéficier des prestations sociales adéquates. Elle formalise l’accès à divers services et aides spécifiques, offrant une reconnaissance officielle de la situation des bénéficiaires et une gestion équitable des ressources disponibles.

« Cette carte offrira à ses bénéficiaires l’accès à des services médicaux, sociaux et paramédicaux essentiels, facilitant ainsi leur intégration et améliorant leur qualité de vie », avait expliqué la ministre de la Solidarité, Aawatif Hayar, dans une déclaration à Médias24.

« La carte spéciale leur servira également de porte d’entrée vers le secteur privé et leur permettra de bénéficier de réductions, voire même de la gratuité des transports », avait-elle ajouté.

La mise en œuvre de ce projet se fera de manière progressive. La région de Rabat-Salé-Kénitra a été sélectionnée, selon la ministre de tutelle, comme zone pilote pour tester et ajuster les procédures avant un déploiement à grande échelle.

Handicap: 1.276 candidats au concours de la fonction publique

Selon un document du ministère intitulé « les indicateurs sur les concours unifiés pour le recrutement des personnes en situation de handicap en date du 15 décembre 2019 », 1.276 personnes ont déposé leurs dossiers de candidature, dont 27,98% des femmes, 54,47% ayant un handicap moteur et 40,44% souffrant d’une déficience visuelle.

En ce qui concerne la répartition par régions, la région de Fès-Meknès accapare la part du lion avec 217 dossiers de candidatures, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (215 dossiers), de Casablanca-Settat (200 dossiers) et de Béni Mellal-Khénifra avec 134 dossiers.

S’agissant des catégories d’âge, le ministère fait savoir que 736 candidats sont âgés entre 25 et 34 ans, dont 205 femmes, et 274 sont âgés entre 35 et 45 ans, dont 73 femmes, fait savoir le document.

Pour les diplômes, 80,64% des candidats ont des licences dont 595 en littérature et sciences et 434 en économie et droit, alors que 11,60% ont des masters (79 en littérature et science et 69 en économie et droit) et 7,76% sont des techniciens spécialisés, dont 47 en gestion et 52 en informatique, selon la même source.

Appel à une marche nationale pour les personnes en situation de handicap

L’objectif de la marche est de défendre un ensemble de « droits légitimes » a déclaré El Hannouni Hafid, un des deux organisateurs de l’événement. En effet, il s’agit, entre autres, du droit à une carte d’identité propre à cette catégorie de la société, le droit de bénéficier de la gratuité du transport et d’accéder aux services de scolarité (adaptés aux différents états d’handicap) ainsi que ceux relatifs à la santé, bénéficier des indemnités, accéder au marché de l’emploi et la mise en vigueur de la charte internationale liée à la protection des droits des personnes en situation de handicap.

La marche aura lieu le 12 octobre à 10h à Rabat, précisément à Bab Elhad en direction du Parlement.

Notons qu’il s’agit d’une initiative personnelle lancée sur WhatsApp et organisée par des personnes en situation de handicap, avec le soutien des ONG. L’idée d’organiser cette marche a été poussée par « la suspension du droit stipulant la gratuité du transport notamment l’accès aux bus au niveau de la ville de Casablanca. » estime la même source.

Au terme qu’une réunion tenue le 4 octobre au Conseil de la ville de Casablanca, il a été conclu qu’aucune action ne pourrait être prise en dehors d’une politique nationale sur la question.

France: le gouvernement annonce la cession de 3,6% du capital de Safran

L'Etat restera actionnaire de référence de l'équipementier aéronautique, avec 23,5% du capital, un niveau susceptible d'être réduit à 22,4% en cas d'augmentation de la taille de la cession.

Il avait déjà cédé une tranche de 3,12% du capital de Safran en mars dernier, dans les mêmes conditions. L'action Safran valait 48,035 euros à la clôture de la Bourse de Paris jeudi.

(par AFP)

Yellen: la Fed doit continuer à encourager une reprise économique robuste

Lors d'une audition devant la commission bancaire du Sénat américain en vue de sa confirmation, Mme Yellen a estimé qu'il "serait coûteux de retirer l'assouplissement monétaire trop tôt".

Depuis un an, la Fed achète pour 85 milliards de dollars en bons du Trésor et titres hypothécaires pour influer sur les taux à la baisse, un programme d'achats d'actifs critiqué par certains républicains qui craignent qu'il n'alimente une future inflation, voire une bulle financière.

"Il est important de ne pas cesser ce soutien quand la reprise est fragile", a-t-elle déclaré soulignant que le taux de chômage atteignait un taux élevé de 7,3%, avec un tiers de chômeurs de longue durée.

Dans le même temps, Mme Yellen a insisté sur l'objectif de la Fed d'atteindre et de maintenir une cible d'inflation de 2%: "Nous devons nous assurer, alors que la reprise s'intensifie, que nous sortirons aussi de cette politique monétaire pour retourner à la normale en temps voulu". 

(par AFP)

 

Woussoul, l’application qui facilite la vie des handicapés

Derrière toute invention, il y a souvent une nécessité. L’aventure Woussoul a commencé avec le besoin interne d’un groupe de 4 jeunes marocains, dont deux sont handicapés. C’est ainsi qu’un souci personnel s’est transformé en une solution à une problématique communautaire.

L’application Wossoul est susceptible de fournir des informations d’accessibilité sur une variété d’endroits y compris les restaurants, magasins et établissements publics.

Grâce a la mobilisation de développeurs volontaires et une subvention du Mepi (Maison européenne des procédés innovants), l’équipe Woussoul a pu mettre en place la première version de l'application Woussoul pour Android et iPhone. L’application permet également de faire un check-in à un endroit particulier présentant une accessibilité. Woussoul calcule ensuite un score global d'accessibilité sur la base des réponses à l'enquête.

Plus de 400 endroits indexés à Rabat

L'application est actuellement en version beta, de nouvelles versions verront prochainement le jour. Grâce au soutien de la Jeune chambre internationale (JCI) de Rabat, l’équipe de Woussoul a pu collaborer avec 40 membres utilisateurs pilotes qui ont alimenté la base de données tout en participant à l’évaluation de l’application.

Depuis son lancement en février 2013, plus de 400 endroits ont été indexés, uniquement à Rabat. Seulement, nos jeunes voient plus grand et projettent d’élargir leur champ d’application sur d’autres villes du Maroc et même à l’échelle internationale. Déjà, une cinquantaine d’endroits ont été indexés notamment en Allemagne, France et Turquie.  

Toutefois, la vision du projet n'est pas seulement d'offrir un outil d'évaluation de l'accessibilité des lieux mais aussi d'exercer une pression sur les propriétaires mal notés sur le système afin qu'ils puissent améliorer leur accessibilité.

Les données récoltées sur l'accessibilité seront mises à la disposition des organisations œuvrant dans le domaine du handicap afin de les utiliser dans leurs campagnes de communication.

Des moyens financiers très limités

Interrogé par Médias 24 sur les difficultés qui entravent le développement du projet Woussoul, Oussama Benhmida, membre de l’équipe, nous apprend (sans surprise) que «la première difficulté réside dans les sources financières. Actuellement, nous ne comptons que sur nos ressources personnelles. Puis, il y a la difficulté à mobiliser les gens et les sensibiliser à la question de l’handicap.»

Pour dépasser ces obstacles, nos jeunes envisagent d’approcher plusieurs associations agissant dans le même domaine, pour qu’elles puissent intégrer leur application dans leur démarche et leurs campagnes de sensibilisation.

Malgré ses moyens très limités, l’équipe Woussoul organisera avec la JCI, dès le 9 octobre prochain, à l’occasion de la Journée mondiale du handicap, une marche pour un check-in des emplacements accessibles pour les handicapés. D’autres journées seront organisées chaque deux mois à travers d’autres villes du royaume.

L’aventure des créateurs de Wossoul vient malheureusement rappeler que l’aménagement de nos villes ne permet pas aux personnes à mobilité réduite de vivre et de se déplacer librement. Il y a une absence quasi-totale de points d’accessibilité, que ce soit dans les moyens de transport en commun, les rues, les restaurants et les établissements publics.

En construisant un immeuble ou une voirie publique ou privée, on pense rarement aux handicapés. Par oubli ou par négligence (ou un peu les deux), la vie est souvent rendue difficile à cette population qui représente 2,3%de la population marocaine, soit 680.000 personnes (selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2004). Se sont des personnes âgées, des étudiants, des enseignants et des cadres actifs dont la liberté de se déplacer est limitée. 

Dans l’absence d’une loi qui fixe des mesures destinées à rendre accessibles les installations publiques existantes et à adapter les services de transport public, les personnes à mobilité réduites se retrouvent face une absence d’information sur l’accessibilité en fauteuil roulant.

Prix Orange pour l’entrepreneur social en Afrique 2013

Par ailleurs, Woussoul est actuellement en pleine compétition pour le Prix Orange pour l’entrepreneur social en Afrique 2013. A l'heure où nous mettons sous presse, Woussoul a récolté 506 votes, le mieux noté des projets marocains. Le score évolue à longueur de journée et la fin des votes est prévue le 8 octobre 2013.

«En participation à ce prix notre premier objectif est de mieux faire connaître notre projet. Certes qu’il y a un prix à gagner mais notre souci principal est de communiquer encore plus sur notre projet», insiste Oussama.

Lancé pour la 3e année consécutive, le prix a pour but de promouvoir l’innovation sociale en faveur du développement, grâce aux TIC. Orange s’engage à soutenir financièrement et à mettre son expertise au service des entrepreneurs, lauréats du concours. En plus d’une dotation allant de 10.000 à 25.000 euros, un accompagnement de 6 mois ainsi qu'un dépôt de brevet sont à gagner. Le Maroc y participe avec 8 projets en e-commerce, social network, éducation, entreprenariat…