La CGEM et l’AMH s’allient pour l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap

Ce partenariat, signé le 24 mars, s’inscrit dans une démarche de co-construction de modèles économiques inclusifs, durables et performants, répondant aux enjeux de diversité et d’inclusion dans le monde du travail, précise la CGEM dans un communiqué.

Cette collaboration s’appuie sur une coopération entre les deux entités depuis 2013 et vise à fournir aux entreprises les outils nécessaires pour intégrer les personnes en situation de handicap de manière efficace, en les accompagnant dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques d’inclusion structurées, poursuit la même source.

À cette occasion, Saadia Slaoui Bennani, présidente de la Commission RSE et diversité de la CGEM, citée dans le communiqué, a rappelé que l’inclusion des PSH ne relève pas uniquement d’un engagement social, mais constitue un véritable levier de transformation pour l’entreprise, soulignant que, grâce à la diversité, les organisations gagnent en agilité, en créativité et en performance.

À travers ce partenariat, la CGEM et le groupe AMH œuvreront à la mise en place de dispositifs adaptés pour faciliter l’accès à l’emploi des PSH, tout en mettant en avant les bonnes pratiques et en soutenant les entreprises dans le déploiement de politiques inclusives, renforçant ainsi leur compétitivité et leur responsabilité sociale.

L’AMH accompagne les entreprises dans l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap. Elle propose des solutions inclusives et durables, contribuant à la mise en place de modèles économiques responsables, innovants et adaptés aux enjeux de l’inclusion.

La carte spéciale handicap entre en vigueur à Rabat avant sa généralisation

Un décret relatif à la délivrance de la carte de personne en situation de handicap a été publié, dernièrement, dans le Bulletin officiel, indique un communiqué du ministère de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille.

« Dans le cadre de la promotion des droits fondamentaux des personnes en situation de handicap et en application des dispositions de la loi-cadre n° 97.13, le décret n° 2.22.1075 a été publié au Journal officiel, établissant les conditions et modalités d’octroi de la carte de personne en situation de handicap », a précisé le ministère.

Comme déjà révélé par Médias24, la mise en place de cette carte repose sur une plateforme numérique dématérialisant le processus d’octroi, assurant ainsi une gestion plus efficace et transparente des demandes.

Son attribution s’appuie sur l’évaluation menée par plusieurs instances, notamment la commission médicale provinciale, les centres d’orientation et d’assistance des personnes en situation de handicap (COAPH) et la commission pluridisciplinaire provinciale.

La carte est valable pour une durée de sept ans et doit être renouvelée au moins deux mois avant son expiration.

Ce décret a pour objectif de mettre en place un cadre réglementaire précis, permettant aux personnes handicapées de bénéficier des droits et privilèges prévus par la loi, grâce à l’adoption d’une carte officielle délivrée selon une procédure électronique simplifiée, fondée sur une évaluation des capacités, de la participation sociale et des facteurs environnementaux, explique le ministère.

Première version de la plateforme dédiée aux demandeurs de la carte spéciale handicap

Intervenant à cette occasion, la ministre de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille, Aawatif Hayar, a souligné que son département œuvre, en application des hautes orientations royales du Roi Mohammed VI, et en concertation avec les différents secteurs gouvernementaux et les acteurs de la société civile, à accompagner le chantier de l’Etat social afin de garantir l’accessibilité des personnes en situation de handicap aux services de soutien, de santé, d’éducation, d’emploi, d’insertion économique, d’accessibilité et aux activités sportives et culturelles.

La première version de la plateforme électronique de réception et gestion des demandes de la carte spéciale handicap se démarque par des caractéristiques fonctionnelles et techniques, comme étant un espace numérique dédié à la communication avec les personnes en situation de handicap et leurs familles, a-t-elle ajouté.

Cette plateforme va, selon la ministre, regrouper toutes les données relatives au nouveau système d’évaluation du handicap, le circuit d’obtention de la carte et des guides référentiels, précisant que l’intéressé ou le représentant légal du mineur peut créer un espace personnel et télécharger les documents demandés pour soumettre la demande et suivre l’état de son avancement.

Le lancement expérimental de la plateforme en application du décret relatif à l’octroi de la carte de personne en situation de handicap sera opéré au niveau de la préfecture de Rabat, a fait savoir Aawatif Hayar, affirmant que cette expérience comprend plusieurs étapes, notamment l’identification d’un échantillon de bénéficiaires au niveau de la préfecture, la formation en septembre de l’ensemble des composantes impliquées dans l’édition de la carte, en vue d’ouvrir la plateforme à un échantillon plus large à Rabat en octobre, et de généraliser la carte à tout le Royaume d’ici la fin 2024.

La ministre a saisi cette occasion pour saluer les efforts déployés par les secteurs gouvernementaux concernés, les établissements publics et internationaux, et les acteurs de la société civile qui ont contribué à la réalisation de cette plateforme.

La mise en œuvre de la plateforme électronique de réception et gestion des demandes d’obtention de la carte spéciale handicap repose sur les principes de simplification des démarches administratives et l’exploitation optimale de la technologie numérique, en coordination avec le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Santé et de la protection sociale, et l’accompagnement de l’Agence de développement du digital dans l’opération de connexion électronique expérimentale avec la plateforme électronique du Registre national de la population.

La carte spéciale handicap constitue un document officiel qui servira, dès son entrée en vigueur, de référence nationale pour justifier la situation de handicap. C’est un document qui va accorder à son titulaire de nombreux services et des droits de priorité prévus dans la loi de finances, tels que les prestations garanties par le Fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale, ou en vertu des lois spéciales ou procédures des secteurs ministériels ou établissements publics.

La plateforme de demande de la carte spéciale handicap annoncée pour ce mois de juillet à Rabat

Intervenant le lundi 1er juillet à la Chambre des représentants, la ministre a rappelé que la région de Rabat-Salé-Kénitra a été choisie pour le lancement de la phase pilote avant une généralisation progressive au niveau national.

Après l’adoption par le Conseil de gouvernement du projet de décret n°2.22.1075, portant sur l’attribution d’une carte aux personnes en situation de handicap, le ministère de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille avait lancé un appel d’offres pour l’établissement d’un nouveau système d’évaluation du handicap (SEH) au Maroc.

L’objectif principal de ce projet est de « renforcer l’accès aux droits des personnes en situation de handicap, d’augmenter leur autonomie et leur participation sociale, de lutter contre les discriminations en garantissant l’accès aux services et prestations sociales, et de mettre en place une évaluation des situations de handicap conforme aux normes internationales ».

La carte spéciale handicap, valide sept ans, est renouvelable après son expiration. La demande de renouvellement doit être présentée au moins deux mois avant la date d’expiration de la carte.

Le Maroc réélu au Comité des droits des personnes handicapées à New York

Dans le contexte d’une importante compétition, la candidature marocaine a été élue, par 137 voix au premier tour, parmi quinze candidatures en lice pour les neuf postes vacants au titre de la période 2025-2028, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Cette réélection « illustre le haut degré de confiance dont jouit le rôle du Royaume dans la protection et la promotion des droits de l’Homme auprès de la communauté internationale, grâce aux réformes clairvoyantes lancées par le Roi Mohammed VI », souligne le communiqué. Elle survient ainsi à quelques semaines de la réélection du Royaume pour un nouveau mandat au sein du Comité des droits de l’Homme, le 29 mai 2024, ainsi que de sa réélection pour un nouveau mandat au sein du Comité sur les droits économiques, sociaux et culturels, le 6 avril 2024.

La réélection du Maroc à cet important organe de traité atteste également de la crédibilité de l’action du Royaume pour la protection des droits des personnes handicapées, dans le cadre de la haute sollicitude dont le Roi Mohammed VI entoure ces personnes, note la même source.

Abdelmajid Makni, acteur engagé de la société civile et ancien membre du Conseil national des droits de l’Homme, possède une profonde expertise dans la promotion des droits des personnes handicapées.

Le Comité des droits des personnes handicapées est un organe constitué de 18 experts indépendants, reconnus pour leur intégrité, leurs compétences et leur expérience dans le domaine des droits des personnes handicapées. Cet organe de traité est chargé de surveiller la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées par les États parties et d’émettre des recommandations pour renforcer l’application de ses dispositions.

(Avec MAP)

Bientôt une plateforme digitale pour les demandes de la carte spéciale handicap

Après l’adoption par le Conseil de gouvernement du projet de décret n°2.22.1075, portant sur l’attribution d’une carte aux personnes en situation de handicap, le ministère de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille vient de lancer un appel d’offres pour l’établissement d’un nouveau système d’évaluation du handicap (SEH) au Maroc.

À travers cette plateforme numérique destinée à la dématérialisation du processus d’octroi de la carte, le ministère de tutelle veut assurer une gestion » efficace et transparente » des demandes et des procédures afférentes.

Selon les documents relatifs à ce marché, le projet a obtenu un financement de 10 millions de dollars (environ 103 millions de DH) de la Banque mondiale pour le développement du système numérique, incluant les dernières innovations technologiques.

L’objectif principal de ce projet est de « renforcer l’accès aux droits des personnes en situation de handicap, d’augmenter leur autonomie et leur participation sociale, de lutter contre les discriminations en garantissant l’accès aux services et prestations sociales, et de mettre en place une évaluation des situations de handicap conforme aux normes internationales ». Cette évaluation vise, selon le ministère, à faciliter l’octroi de la carte de handicap à travers une approche médico-sociale interactive.

Quels sont les critères pour obtenir une carte spéciale handicap ?

Pour être éligibles à cette carte, les individus doivent démontrer leur situation de handicap via un processus d’évaluation rigoureux, conforme aux critères établis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce processus évalue plusieurs dimensions, incluant l’état de santé, la participation sociale et les facteurs contextuels. Il est mené par des équipes multidisciplinaires et comprend :

Ce nouveau système d’évaluation du handicap (SEH) repose sur un ensemble d’intervenants clés, chacun ayant des rôles spécifiques dans le processus d’évaluation et d’octroi de la carte spéciale handicap. Voici les principaux intervenants de la structure organisationnelle :

La carte spéciale handicap, valide sept ans, est renouvelable après son expiration. La demande de renouvellement doit être présentée au moins deux mois avant la date d’expiration de la carte.

À quoi sert la carte spéciale handicap ?

La carte de personne en situation de handicap a pour but principal d’améliorer l’accès aux droits et services pour ces personnes, leur permettant ainsi de bénéficier des prestations sociales adéquates. Elle formalise l’accès à divers services et aides spécifiques, offrant une reconnaissance officielle de la situation des bénéficiaires et une gestion équitable des ressources disponibles.

« Cette carte offrira à ses bénéficiaires l’accès à des services médicaux, sociaux et paramédicaux essentiels, facilitant ainsi leur intégration et améliorant leur qualité de vie », avait expliqué la ministre de la Solidarité, Aawatif Hayar, dans une déclaration à Médias24.

« La carte spéciale leur servira également de porte d’entrée vers le secteur privé et leur permettra de bénéficier de réductions, voire même de la gratuité des transports », avait-elle ajouté.

La mise en œuvre de ce projet se fera de manière progressive. La région de Rabat-Salé-Kénitra a été sélectionnée, selon la ministre de tutelle, comme zone pilote pour tester et ajuster les procédures avant un déploiement à grande échelle.

Le gouvernement approuve le décret sur la carte spéciale handicap

Le Conseil du gouvernement a adopté ce jeudi 9 mai le projet de décret n° 2.22.1075 portant sur lattribution dune carte aux personnes en situation de handicap, prenant en compte les observations présentées par Awatif Hayar, ministre de la Solidarité, de linsertion sociale et de la famille.

Un an après son entrée dans le circuit législatif, ce projet de décret voit enfin le jour. Il sagit dune mise en œuvre de la loi-cadre n° 97.13 relative à la protection des droits des personnes en situation de handicap et à leur promotion. Le programme de lattribution entrera en vigueur dans une première phase dans certaines provinces ou préfectures, avec lintention détendre ses dispositions à l’ensemble du territoire du Royaume, par le biais de décisions conjointes des autorités gouvernementales concernées.

La ministre de la Solidarité, de lintégration sociale et de la famille, Awatif Hayar, a exprimé son enthousiasme suite à l’adoption dun nouveau décret visant à fournir des cartes de handicap. « Ladoption de ce décret marque une étape historique qui reflète la concrétisation des directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et son engagement profond envers les personnes en situation de handicap », a-t-elle déclaré.

La ministre a mis en avant leffort concerté du gouvernement pour mettre en œuvre cette initiative. « Le gouvernement a manifesté une volonté politique résolue pour instaurer cette carte de handicap. Nous avons œuvré en collaboration avec tous les secteurs concernés et les acteurs de la société civile », a-t-elle précisé. Lidentification se fera en conformité avec le nouveau système dévaluation du handicap mis en place en 2022, qui associe abord médical et approche sociale.

« Cette carte offrira à ses bénéficiaires laccès à des services médicaux, sociaux et paramédicaux essentiels, facilitant ainsi leur intégration et améliorant leur qualité de vie », a conclu la ministre.

Critères dobtention de la carte spéciale handicap

La carte spéciale handicap est valide sept ans et renouvelable après son expiration. La demande de renouvellement doit être présentée au moins deux mois avant la date dexpiration de la carte, lit-on dans le projet de décret afférent, dont Médias24 détient copie.

Une plateforme numérique sera mise en place pour la réception des demandes. La remise de la carte spéciale handicap est confiée à l’autorité gouvernementale chargée du handicap.

La personne souhaitant l’obtenir doit être soumise à deux types d’évaluation : une évaluation des aptitudes effectuée par une commission médicale territoriale et une évaluation de la participation sociale et des facteurs environnementaux, menée par des travailleurs sociaux.

Un comité régional d’évaluation du handicap sera par ailleurs créé en vue d’examiner et d’émettre un avis sur les demandes de carte soumises.

A l’école, les difficultés des enfants handicapés renforcés par le protocole sanitaire

Aux difficultés auxquelles sont ordinairement confrontés les élèves en situation de handicap, s’en ajoutent désormais de nouvelles liées à la crise sanitaire et au protocole déployé dans les établissement scolaires.

Le port du masque a introduit dans le quotidien de certains enfants des difficultés auxquelles ils n’étaient pas exposés avant la crise sanitaire. Pour les élèves sourds et muets, impossible désormais de lire sur les lèvres de leurs enseignants, le masque recouvrant la totalité de la région buccale. La solution serait de faire porter aux professeurs des masques transparents, afin que ces élèves puissent suivre les mouvements des lèvres et de la bouche, mais il n’en existe pas sur le marché marocain.  »Certains sont fabriqués artisanalement, mais ce n’est vraiment pas l’idéal », nous dit-on au sein de l’Association de l’enfance handicapée (AEH), à Agadir.

Des alternatives au port du masque encore timides

A Tétouan, l’Association Hanane pour la protection des enfants handicapés, constate également les conséquences de l’absence de masques transparents pour la scolarité des élèves sourds et muets en cette période de pandémie.  »Ils ont énormément de mal à suivre les cours. Ça leur est très, très difficile », observe Souleymane Amrani, directeur de l’association joint par Médias24. Son association a initié tout récemment un projet de fabrication de masques transparents qui soient conformes aux normes médicales. Avec l’appui de l’ONG espagnole Manos Unidas, elle prévoit d’en fabriquer elle-même, dans les ateliers de confection hébergés dans son centre de formation professionnelle.

Pour l’instant, afin de pallier l’absence de masques transparents, le port de la visière s’est imposé dans plusieurs établissements scolaires accueillant des élèves sourds et muets, mais tous les professeurs n’en portent pas.  »Ce n’est pas à eux de se les procurer ; c’est au ministère de l’Éducation nationale de les leur fournir. Certains sont compréhensibles et les achètent eux-mêmes, mais ce n’est pas le cas de tous les enseignants », précise l’AEH.

Autre alternative encore : les associations qui ont des partenariats avec certains établissements scolaires peuvent mettre à la disposition de ces élèves un interprète en langue des signes, mais là encore, c’est loin d’être le cas de tous les établissements.  »Par conséquent, les élèves qui ne peuvent bénéficier d’un interprète et dont les enseignants portent des masques normaux sont lésés. Cette compétence qu’ils ont de lire sur les lèvres n’est plus utilisée. Ils comprennent ce que l’enseignant écrit au tableau, mais pas ce qu’il dit. En fait, certains enfants sont là sans être là », déplore-t-on au sein de l’Association de l’enfance handicapée.

Des élèves encore nombreux à suivre les cours à distance

Pour les élèves ayant un handicap moteur, c’est une autre difficulté qui se pose : celle du respect de la distanciation sociale.  »Si un enfant ou adolescent a besoin d’un tierce personne pour se déplacer, la distanciation sociale ne peut pas être respectée. On ne peut pas aider un enfant à s’installer sur une chaise, à monter dans un bus, à aller aux toilettes ou à monter des escaliers en étant à deux mètres de lui. Même lorsque ce sont les autres élèves qui aident, la distanciation sociale est impossible à respecter, surtout pour les élèves qui ont un handicap physique très lourd et qu’il faut parfois porter pour emprunter les escaliers par exemple », explique l’Association de l’enfance handicapée. Elle rappelle au passage que ce sont parfois les élèves qui se déplacent d’une salle à l’autre, et pas les professeurs, notamment dans les collèges et les lycées.

Par conséquent, beaucoup de parents n’optent pas pour le modèle d’enseignement hybride, moitié présentiel, moitié distanciel, mais maintiennent l’enseignement entièrement à distance. Certains enfants, en raison de l’inadaptation des structures scolaires à leur handicap et aux besoins qu’il génère, et plus encore dans ce contexte sanitaire, ne sont donc pas retournés dans leurs établissements depuis le 20 mars, date de l’annonce du confinement.

Au risque de voir s’aggraver les difficultés scolaires de ces enfants, et le retard s’accumuler :  »Ce sont des enfants qui, déjà, en temps normal, ont besoin de beaucoup plus de temps que leurs camarades pour acquérir les compétences. A distance, leurs difficultés sont démultipliées. Il est fort probable que les redoublants seront nombreux à la fin de cette année scolaire. »

Joint par Médias24, Hicham Mouhdi, président de l’Association nationale spina-bifida et handicaps associés, partage le même constat : selon lui,  »la majorité » des enfants suivis par son association, à hauteur de 300 répartis dans tout le Maroc, effectuent leurs cours entièrement à distance, car beaucoup présentent des handicaps moteurs. Le spina-bifida est en effet une malformation congénitale qui provoque un mauvais développement de la colonne vertébrale. L’association chapeaute actuellement un programme visant à leur fournir des tablettes pour qu’ils puissent suivre leurs cours  »presque » comme s’ils étaient en présentiel. Un centre d’accueil virtuel est également en cours de création pour recueillir les remarques et observations des parents de ces enfants, notamment sur le front scolaire en cette conjoncture si particulière.

Hicham Mouhdi souligne toutefois les dispositions prises par certaines écoles publiques, à Casablanca principalement, pour faire en sorte que les cours dispensés aux enfants ayant un handicap moteur le soient sur les espaces situés au rez-de-chaussé.  »Sur ça, les écoles publiques ont fait beaucoup de progrès ces quatre dernières années. Les académies sont également plus à l’écoute des parents concernant les besoins de ces enfants. Nous en sommes très satisfaits. »

Le Roi Mohammed VI adresse une mise au point à un magazine français

C'est le magazine Le Point précisément qui a publié cette mise au point qui lui a été adressée au nom du Roi Mohammed VI, probablement par un conseil juridique.

La mise au point (fac-similé), est consacrée à la gestion des phosphates et aux appels d'offres dans le domaine de l'électricité. Au Maroc, elle était passée inaperçue ou presque.

 


 

Le résultat net part du groupe Managem baisse de 19% au premier semestre 2013

Ce résultat traduit l'évolution du résultat d'exploitation consolidé qui s'est s'établi à 387 millions de DH, en diminution de 11% par rapport à la même période 2012, sous l'effet de l'augmentation des volumes vendus en cuivre et en or (suite au démarrage de la production du cuivre de JbelLaasel) et la hausse de production aurifère au Gabon, selon les résultats du groupe au 1er semestre 2013, publiés sur le site internet de la Bourse de Casablanca.

Les six premiers mois de 2013 ont été marqués par une conjoncture économique mondiale défavorable qui s'est reflétée sur l'évolution des cours des matières premières dont les cours de cobalt et d'argent qui ont baissé de 14%, l'or de 8%, le cuivre de 7% et la fluorine de 17%, poursuit la même source, notant que le démarrage de nouveaux projets et la mise en place d'un programme soutenu d'amélioration des performances opérationnelles ont permis au groupe d'atténuer l'impact de la chute des cours sur ses résultats.

Ainsi, le chiffre d'affaires consolidé du groupe a progressé, quant à lui, de 2% à 1,878 milliard de DH, sous l'effet de la hausse des volumes vendus de l'or et du cuivre, ayant compensé l'impact de la baisse des cours, ajoute Managem dans son texte.

Par ailleurs, le groupe a poursuivi, pendant le premier semestre 2013, sa stratégie de développement avec une enveloppe globale d'investissement engagée de 633 millions de DH, répartie entre l'investissement de développement des nouveaux projets à hauteur de 233 millions de DH, la recherche à hauteur de 150 millions de DH et les investissements d'infrastructure et de renouvellement des installations pour 250 millions de DH, note la même source.

Côté perspectives, le groupe entend poursuivre la mise en œuvre de ses programmes de maîtrise des coûts afin d'améliorer sa compétitivité et sa capacité de génération de cash, tout en assurant la montée en puissance des projets déjà réalisés et le développement du portefeuille d'activités.