Pharmacies et non-respect des horaires : concurrence déloyale ou faute disciplinaire ?

La Cour de cassation a tranché en faveur d’un pharmacien casablancais, déboutant un groupe de confrères qui l’accusaient de concurrence déloyale pour non-respect des horaires et des tours de garde.

La problématique est connue  : des officines pharmaceutiques sont curieusement ouvertes 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Et sans pour autant figurer sur le tableau des gardes diffusé par la profession.

Dans un arrêt rendu à l’été 2024, la plus haute juridiction du Royaume a confirmé une décision de la Cour d’appel de commerce, qui avait déjà rejeté les demandes des requérants. Les juges du deuxième degré avaient alors estimé que le comportement du pharmacien relevait plutôt d’une faute professionnelle, et qu’elle échappait donc à la qualification de concurrence déloyale.

Les 17 requérants avaient pourtant eu – partiellement – gain de cause en première instance. En 2022, le tribunal de commerce avait ordonné à la défenderesse de cesser les pratiques litigieuses, sous astreinte de 5.000 dirhams par infraction. La demande d’indemnisation, elle, avait été déclarée irrecevable.

Extrait du dispositif du jugement rendu le 14 mars 2022 :

« Sur la forme : rejet de la demande d’indemnisation anticipée et en acceptant les autres demandes. »

« Sur le fond : on ordonne au défendeur de cesser les actes de concurrence déloyale, en respectant les horaires d’ouverture et de fermeture de sa pharmacie conformément aux permanences de garde, sous peine d’une astreinte de 5000 dirhams pour chaque infraction constatée après la signification du présent jugement et son caractère définitif, en le condamnant aux dépens, et en rejetant le surplus des demandes. »

Les motivations de l’arrêt de la Cour de cassation ne sont pas encore connues, mais on sait qu’elles entérinent le raisonnement adopté par la Cour d’appel. Ce dernier, accessible sur le site jurisprudence.ma — plateforme du cabinet Bassamat & Laraqui et de Me Zineb Laraqui — révèle que la Cour d’appel a fondé sa décision de rejet en opérant une distinction entre la faute disciplinaire et la concurrence déloyale.

Les juges ont considéré que le non-respect des horaires relève d’obligations professionnelles régies et contrôlées par les instances ordinales compétentes, conformément aux articles 102 et 111 de la loi n° 17-04.

La Cour a précisé que ce type de manquements, liés à l’organisation de la profession et à la santé publique, ne relevait pas de la loi n° 17-97 sur la concurrence déloyale. La violation de règles internes à une profession réglementée ne pouvait être qualifiée de comportement anticoncurrentiel.

La Cour a également noté l’absence de preuve d’un préjudice direct et certain. Elle a donc infirmé le jugement de première instance sur ce point et déclaré l’action irrecevable.

Certains lots d’Auréomycine 1% retirés du marché par mesure de précaution

L’Agence marocaine du médicament et des produits de santé a ordonné le rappel de plusieurs lots spécifiques de la pommade ophtalmique Auréomycine 1%. Cette décision ne concerne pas l’ensemble du produit, mais uniquement les lots 22043, 22046 et 23001, en raison d’une non-conformité de l’aspect détectée lors des contrôles de stabilité, explique un document officiel consulté par Médias24.

Ce rappel est une mesure de précaution visant à retirer ces lots précis du marché. Il concerne les grossistes, pharmacies d’officine, cliniques et la Direction de l’Approvisionnement en médicaments et produits de santé, qui doivent stopper la distribution des lots incriminés et les retourner au laboratoire fabricant. Ce dernier devra fournir un rapport détaillé sur l’opération de retrait, un procès-verbal de destruction des lots concernés, ainsi qu’une communication aux professionnels de santé.

Selon les pharmaciens, cette mesure ne devrait pas avoir de conséquences majeures pour les patients. D’autres pommades antibiotiques ophtalmiques sont disponibles et peuvent remplacer l’Auréomycine 1% si nécessaire.

L’Auréomycine 1% est une pommade antibiotique ophtalmique utilisée pour traiter diverses infections bactériennes des yeux, comme la conjonctivite ou l’inflammation des paupières. Elle contient de la chlorotétracycline, un antibiotique de la famille des tétracyclines, qui agit en inhibant la croissance des bactéries responsables de l’infection. Appliquée localement, elle aide à réduire l’inflammation et à éliminer l’infection, tout en limitant les risques de complications oculaires.

L’Officine Expo-Pharma Africa Meeting de retour pour une 22e édition

Avec la participation de 15 délégations internationales, dont 10 en provenance d’Afrique, plus de 4.500 pharmaciens et professionnels de santé sont attendus. Au programme : 47 conférences, ateliers et tables rondes animés par des experts de renommée nationale et internationale, indique un communiqué des organisateurs.

L’événement réunira les principaux acteurs de l’industrie pharmaceutique, cosmétique et nutritionnelle. Ce rendez-vous mettra en avant les avancées technologiques et le savoir-faire marocain dans ces domaines.

Une édition sous le signe des réformes et de l’innovation

Selon les organisateurs, cette édition mettra en lumière le rôle stratégique des pharmaciens. Leur mission, qui devrait être élargie, inclut la prévention, le suivi des maladies chroniques et le premier recours des patients.

Les thématiques majeures au programme :

La 4e édition du Village Innovation et Pharmacie 4.0 mettra en avant les technologies de pointe et les nouveaux services destinés aux patients. Des sessions interactives se dérouleront les 7 et 8 février pour imaginer l’avenir de la pharmacie.

Médicaments : voici ce que l’on sait sur la prochaine baisse des prix promise par Aït Taleb

Lundi dernier, le ministre de la Santé et de la protection sociale, en réponse à une question orale des élus du Mouvement populaire (MP, opposition), avait annoncé la prochaine baisse des prix de 169 médicaments. Khalid Aït Taleb avait ajouté que cette baisse pouvait atteindre jusqu’à 59% pour des médicaments prescrits pour soigner des maladies chroniques.

De sources sûres, Médias24 apprend que l’arrêté du ministre de la Santé était en train de subir les touches finales au Secrétariat général du gouvernement (SGG) avant une publication imminente au Bulletin officiel.

Nos sources ajoutent que cette baisse sera déclinée comme suit :

Quant aux maladies chroniques contre lesquelles ces médicaments sont prescrits, il s’agit d’un large spectre de pathologies aux traitements onéreux comme le cancer, l’hypertension artérielle, l’hépatite B, le psoriasis, le Crohn, la sclérose en plaque, l’épilepsie et la schizophrénie.

Cette énième révision des prix s’inscrit aussi bien dans le cadre de l’accompagnement du chantier royal relatif à la généralisation de la couverture médicale pour l’ensemble de la population marocaine, que dans la lignée des actions de la politique pharmaceutique nationale visant à assurer une meilleure accessibilité des patients aux médicaments et aux produits de santé, affirment nos sources.

Le Code du médicament et de la pharmacie sur la table du gouvernement

Au début de ses travaux, le Conseil suivra un exposé du ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports sur les nouveautés de la rentrée scolaire.

Par la suite, le Conseil examinera cinq projets de décrets, dont le premier fixe les conditions et modalités de délivrance du certificat de reconnaissance officielle de l’aptitude de la part au conditionnement et à la commercialisation, et le second modifiant le décret portant création de la zone franche d’exportation de Tanger Automotive City.

Le troisième projet de décret concerne l’application des dispositions de la loi relative à l’efficacité énergétique, en ce qui concerne les entreprises de services énergétiques, alors que le quatrième porte sur le certificat d’origine attestant que l’électricité produite provient de sources d’énergies renouvelables.

Par ailleurs, le cinquième projet de décret se rapporte à l’application des dispositions de la loi relative à l’autoproduction de l’énergie électrique, en ce qui concerne le compteur intelligent.

Le Conseil conclura ses travaux par l’examen de propositions de nomination à des fonctions supérieures.

Les pharmaciens autorisés à réaliser cinq tests rapides d’orientation diagnostique

Dans un communiqué daté du dimanche 18 Août, la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, informe de l’ajout par arrêté ministériel numéro 1236.24- de nouveaux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) pouvant être effectués en officine.

Contactée par Médias24, Dr Souad Moutaouakil, présidente du conseil régional de l’ordre des pharmaciens du sud apporte plusieurs éclairages en lien, entre autres avec les types de test, la tarification et le démarrage effectif en officine.

Cinq nouveaux tests sont désormais réalisables en officines : la glycémie capillaire, le test oropharyngé pour l’angine streptococcique de type A, le test oropharyngé pour la grippe, ainsi que les tests de grossesse et d’ovulation.

Plusieurs avantages avérés des TROD

Selon notre interlocutrice, les TROD peuvent être déterminants dans plusieurs cas et orienter vers le bon diagnostic, ce qui est en soi important pour prendre le bon traitement. C’est le cas par exemple pour le test oropharyngé pour l’angine qui peut être utilisé pour déterminer la nature de l’angine qui peut être virale ou bactérienne. Le test permet ainsi d’orienter le diagnostic et d’éviter aux patients un recours systématique aux antibiotiques. Ce qui limite les risques liés à l’antibiorésistance.

Toujours selon Dr Moutaouakil, « le test capillaire pour la glycémie a l’avantage de favoriser le dépistage précoce du diabète et d’orienter rapidement le patient vers le médecin avant la survenance des complications majeures».

Celle-ci rappelle que les TROD permettant d’éviter les complications pour les maladies chroniques et l’antibiorésistance se font déjà dans plusieurs pays développés comme la France, la Suisse et le Canada.

Il importe de préciser qu’un TROD n’est pas un acte de biologie médicale. En conséquence, il ne peut pas remplacer un diagnostic réalisé au moyen d’un examen de biologie médicale.

Au sujet de la date de l’opérationnalisation et de  la tarification des TROD, Dr Moutaouakil précise que : «Nous sommes en train de réfléchir au niveau de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc pour l’application d’un tarif pour chaque test. La détermination de la tarification qui doit être harmonisée au niveau des différentes pharmacies du Maroc permettra ensuite l’opérationnalisation des TROD en officine».

L’autorisation pour les pharmaciens d’effectuer de nouveaux TROD, une décision saluée par la profession, valorise selon notre interlocutrice l’acte pharmaceutique.

À Casablanca, les pharmaciens appellent à l’annulation des taxes locales sur publicité extérieure

Ce courrier a été envoyé le 21 mai dernier par le président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM). Sur ce document, la Confédération explique que l’enseigne de la pharmacie ne constitue en aucun cas une publicité. Au contraire, elle est exigée par la loi régissant la création des pharmacies. Elle appelle ainsi à l’annulation de ces taxes.

L’enseigne d’une pharmacie, une exigence de la loi selon les pharmaciens…

« La profession de la pharmacie est régie par la loi 17-04 [portant code du médicament et de la pharmacie, ndlr], et ce, depuis sa création jusqu’à la dispensation du médicament », nous explique Mohamed Lahbabi, président de la CSPM, contacté par Médias24.

« L’un des articles de cette même loi exige différentes normes à respecter », ajoute la même source, « lesquelles ont été détaillées par décret ministériel ».

« Ce texte indique que parmi les conditions de création de la pharmacie à respecter, figure la nécessité d’avoir une enseigne sur la façade, indiquant que c’est un lieu de santé publique, pour que le citoyen sache qu’il s’agit bien d’une pharmacie », souligne notre interlocuteur, notant que ladite loi « interdit par ailleurs la publicité sous n’importe quelle forme, que ce soit en matière de médicament ou de pharmacie ».

En effet, l’article 57 de ladite loi stipule que « la création de toute officine de pharmacie est subordonnée à l’octroi d’une autorisation accordée par l’autorité administrative provinciale ou préfectorale compétente à raison du lieu d’implantation de l’officine en projet, au vu du procès-verbal de constatation de conformité établi par la commission. Elle est soumise aux règles suivantes :

– La distance minimale devant séparer l’extrémité de façade de l’officine en projet la plus proche de celle de chacune des officines de pharmacie avoisinantes est de 300 mètres, mesurée suivant une ligne droite. Les modalités de mesurage de la distance minimale sont fixées par voie réglementaire.

– L’entrée principale de l’officine de pharmacie doit donner directement accès à la voie publique, sauf lorsque l’officine est située dans l’enceinte d’un centre commercial.

– Le local devant abriter l’officine de pharmacie doit être conforme aux normes techniques d’installation, de salubrité et de surface édictées par l’administration après avis du Conseil national de l’ordre des pharmaciens. […] ».

Un arrêté ministériel publié en 2008 détaille pour sa part lesdites normes techniques d’installation, de salubrité et de surface à respecter dans un local devant abriter une officine de pharmacie. Il stipule ainsi dans son article 8 que « toute officine de pharmacie doit pouvoir être reconnu par une signalisation adéquate, limitée à la façade de l’immeuble qui l’abrite, et conforme à la législation et à la réglementation en vigueur « .

… une publicité selon la commune de Casablanca

« Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une situation incompréhensible de la part des communes, qui commencent à harceler les pharmacies d’officine pour payer la taxe de publicité des enseignes se trouvant sur les façades, qui sont exigées par la loi », déplore le Dr Lahbabi.

« Ce n’est pas un choix pour nous. C’est une obligation dans le cadre de la création de la pharmacie. On avait initié, par le passé, des actions en justice qu’on avait gagnées. On avait obtenu gain de cause, et ces jugements constituent une jurisprudence. Malgré tout, les communes continent de harceler les pharmacies en leur adressant des mises en demeure, menaçant ainsi de recourir à toutes les formes judiciaires pour le recouvrement de ces taxes ».

« Pour régler ce problème, la Confédération a donc préféré envoyer un courrier au ministère de l’Intérieur, au wali de Casablanca-Settat et à la commune de Casablanca », ajoute le président de la CSPM.

« Cette problématique n’est pas propre à Casablanca. On dispose de jugements dans différents tribunaux du Royaume qui ont annulé cette taxe pour les pharmacies. À Casablanca, auparavant, il suffisait de montrer aux agents communaux les jugements pour leur expliquer les choses. À présent, c’est la police administrative relevant de la commune qui nous envoie les mises en demeure ».

En ce qui concerne le montant de cette taxe, « il dépend notamment des mesures de l’enseigne ». Il ne s’agit donc pas d’une taxe fixe pour toutes les pharmacies, mais d’une taxe calculée sur la base de plusieurs indicateurs, dont les mesures de l’enseigne.

Jointe par nos soins, la commune nous assure qu’il s’agit bel et bien d’une taxe locale sur publicité extérieure, dont les pharmacies doivent s’acquitter. « Cette taxe, que les pharmacies au Maroc ne paient pas, existe dans le monde entier », nous explique une source communale. « Il faut donc qu’elle soit payée« , insiste-t-elle.

Cette action fait probablement partie des mesures mises en place par la commune de la métropole visant à améliorer ses revenus.

La jurisprudence existante est en faveur des pharmaciens

En effet, Médias24 a pu consulter un jugement émis par le tribunal administratif de Rabat datant de septembre 2022, dans lequel un pharmacien a porté plainte contre le président du conseil communal de Mechra Bel Ksiri et a obtenu gain de cause.

Dans sa plainte, le plaignant a demandé l’annulation des taxes locales sur publicité exigées par la commune de Mechra Bel Ksiri, indiquant que l’enseigne de la pharmacie suspendue sur la façade ne constitue pas une publicité pour laquelle il faut payer une redevance d’occupation temporaire du domaine public communal pour usage commercial, industriel ou professionnel, selon la loi 30-89 relative à la fiscalité des collectivités locales et de leurs groupements.

Le conseil communal de Mechra Bel Ksiri n’ayant pas été en capacité de prouver le contraire, le tribunal a décidé l’annulation de ces taxes locales sur publicité.

Cannabis : les compléments alimentaires et les produits cosmétiques seront vendus en pharmacie

Différents opérateurs préparent actuellement des compléments alimentaires et des produits cosmétiques à base de CBD, dont certains seront bientôt mis sur le marché, à l’instar des produits de Health Innovation.

Les pharmaciens, présents audit évènement, ont exprimé leurs craintes par rapport au circuit de vente. Pour les rassurer, Mohammed El Guerrouj directeur général de l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC), a précisé que « les compléments alimentaires et cosmétiques doivent obligatoirement passer par la pharmacie ».

« Le comment, nous sommes en train de l’examiner ensemble », notamment avec la Direction des médicaments et de la pharmacie (DMP), a-t-il ajouté.

La loi encadrant les activités du cannabis « est claire, et nous devons travailler ensemble dans le cadre de la loi qui stipule que la commercialisation et la distribution doivent se faire dans des endroits autorisés, et il s’agit de la pharmacie » pour ces deux types de produits.

« Mais lorsqu’on parle de farine, de chocolat ou de bonbons à base de CBD, est-ce qu’ils doivent passer par la pharmacie ? Pour les boissons aussi à base de CBD, leur commercialisation en pharmacie nécessiterait l’équipement en réfrigérateurs par exemple, ce qui implique des coûts supplémentaires ».

« De plus, d’un point de vue économique, un opérateur qui va commercialiser ce type de produits doit avoir un marché derrière. Nous sommes alors en train d’examiner ce volet également. Nous sommes en train de réfléchir à tous les scénarios ».

« Pour les produits autres que les compléments alimentaires et les produits cosmétiques, nous sommes en train d’étudier la possibilité de les vendre dans des points de vente, ou encore en grande surface ».

Ce qui est sûr, c’est « que toute décision sera prise en concertation avec les parties prenantes. C’est une décision collégiale qu’on va prendre, dans l’intérêt notamment des opérateurs », a-t-il conclu.

Études de médecine : une nouvelle session d’examens annoncée pour le mois de février

Les examens de la première session avaient été reportés jusquà nouvel ordre dans toutes les facultés de médecine et de pharmacie du Royaume après qu’ils ont été boycottés par lensemble des futures blouses blanches. Le boycott des examens du premier semestre a été réussi à hauteur de 100%, à léchelle nationale, avait annoncé la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie (CNEMEP).

Après la réunion des conseils détablissement, les facultés de médecine et de pharmacie ont décidé de la programmation d’une nouvelle session d’examens, prévue pour le mois de février. Les conseils détablissement ont été convoqués sur ordre du ministère de lEnseignement supérieur.

À Casablanca, une nouvelle session programmée à partir du 12 février

« Une nouvelle session dexamens partiels a été programmée à la faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca à partir du 12 février », apprend Médias24 auprès de Narjiss El Hillali, membre de la CNEMEP.

« En principe, les examens dans les autres facultés sont prévus au cours du mois de février ; chaque faculté disposant en effet d’une autonomie pédagogique qui lui permet de fixer une date spécifique », précise cette étudiante en médecine. La programmation de cette nouvelle session dexamens partiels fait suite à la tenue des réunions de conseil détablissement dictée par le ministère de tutelle, notamment le ministère de lEnseignement supérieur.

Les étudiants appellent au maintien du boycott, une décision finale sera rendue dans les prochains jours 

En réaction à lannonce de la nouvelle session dexamens partiels, les étudiants appellent la CNEMEP à ne pas lever le boycott. « La commission rendra une décision finale sur le boycott, ou non, de la nouvelle session dexamens« , indique notre interlocutrice.

Notons également que les facultés ont été interpellées par les ambassades sur les raisons pour lesquelles leurs ressortissants n’ont pas passé les examens. « Nous avons tenu au courant les étudiants étrangers de l’évolution de la situation. Normalement, ces derniers n’étaient initialement pas impliqués dans le boycott. Si les étudiants étrangers décident de passer les examens de la nouvelle session, cela ne changera pas le cours des choses. Les deux catégories d’étudiants qui ne participent pas au boycott, en principe, sont les étudiants étrangers et les étudiants en médecine militaire« , explique Narjiss El Hillali.

L’AMDH soutient les futures blouses blanches

Les tensions constatées dans les facultés de médecine ont fait réagir l’Association marocaine des droits humains (AMDH), qui affiche son soutien aux étudiants.

« Le bureau exécutif de lAssociation marocaine des droits humains suit avec une grande préoccupation lévolution des manifestations des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie, surtout après que les étudiants en médecine et en pharmacie ont décrété le boycott ouvert des stages hospitaliers, des cours théoriques et pratiques, ainsi que le boycott des examens depuis le samedi 16 décembre 2023. En parallèle, les étudiants en médecine dentaire se sont aussi engagés dans une lutte continue adaptée aux spécificités de leur filière », indique lAMDH.

« Les manifestations des étudiants se poursuivent en raison de l’absence de réponse de la part des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé à leurs revendications légitimes et urgentes, en particulier le rejet catégorique de la réduction de la durée de la formation de sept à six ans, en labsence de textes réglementaires et légaux clairs garantissant la qualité de lenseignement et de la formation théorique et pratique ; le refus du décret réduisant le nombre d’années de formation émis unilatéralement sans concertation avec les étudiants ; le refus de porter atteinte à la valeur morale et scientifique du diplôme de docteur en médecine ; l’obligation de fournir des infrastructures, notamment des laboratoires et des équipements médicaux suffisamment capables daccueillir le nombre croissant détudiants nouvellement inscrits ; et l’augmentation du montant des bourses compte tenu de la hausse vertigineuse des prix des matières premières », rappelle lAMDH.

LAMDH responsabilise in fine le gouvernement, en particulier les ministères de tutelle, qu’elle appelle à ouvrir un dialogue responsable et immédiat avec les étudiants sur les problèmes persistants, aboutissant au règlement de leurs revendications.

https://medias24.com/2024/01/29/les-etudiants-en-medecine-en-boycott-ouvert-des-etudes-et-des-stages/

https://medias24.com/2024/01/05/les-etudiants-en-medecine-en-boycott-ouvert-les-examens-reportes-jusqua-nouvel-ordre/

Saydalia, une nouvelle application marocaine pour retrouver les pharmacies

Téléchargeable sur App store et sur PlayStore, l’application guidera l’usager sur le chemin le plus court de la pharmacie ouverte à proximité 24/7 à travers les applications Waze et Google Maps.

Pour l’agence DigitalMa, « l’application vient répondre à une problématique qui touche la quasi totalité des citoyens marocains ».

Le projet conçu et développé par les équipe R&D de DigitalMa a déjà été téléchargé plus de 10.000 fois en moins de 48 heures, selon la même source.

Industrie pharmaceutique: Mohamed El Bouhmadi et Lamia Tazi à la tête de la FMIIP

« Après lecture des rapports moral et financier, qui ont reçu l’approbation de l’assemblée, la candidature du binôme Mohamed El Bouhmadi pour le poste de président et Lamia Tazi pour le poste de vice-présidente générale a été soumise aux membres présents, qui les ont élus à l’unanimité pour un mandat de trois ans à la tête de la FMIIP », indique la FMIIP dans un communiqué.

Mohamed El Bouhmadi a poursuivi son parcours académique en France. En 1984, il a obtenu son diplôme d’État de docteur en pharmacie de l’université de Montpellier. Il a démarré sa carrière la même année en tant que pharmacien au CHU de Montpellier, avant d’intégrer en 1990 Synthémédic (filiale de Synthélabo) et Maphar (Groupe Sanofi-Synthelabo) en 1999 à Casablanca. Il est depuis 2006 le PDG-fondateur des laboratoires Zenithpharma.

Membre actif de plusieurs associations, Mohamed El Bouhmadi a été président du Conseil de l’ordre des pharmaciens fabricants et répartiteurs pendant deux mandats, et vice-président de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique marocaine (AMIP) entre 2015 et 2019.

Il a déclaré se tenir prêt à « approfondir l’action de la FMIIP en faveur de la production locale et s’inscrire dans les chantiers ambitieux portés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, notamment la mise en œuvre et la généralisation de la protection sociale et la couverture sanitaire universelle ».

Concernant Lamia Tazi, elle est présidente du Conseil d’administration et PDG de Sothema. Sa carrière a duré plus que vingt ans, durant lesquelles elle a gravi les échelons de l’organisation, après avoir obtenu son doctorat en pharmacie de l’université de Liège en 1997. Elle a joué un rôle central dans le développement local et international de Sothema, notamment via la création de filiales. Elle est également PDG et administrateur de West Afric Pharma, première filiale d’un laboratoire marocain au Sénégal.

Sur le plan corporatiste, Lamia Tazi a été secrétaire générale de la FMIIP. Elle est par ailleurs présidente de la Fondation Omar Tazi des œuvres humanitaires et vice-présidente de l’Association marocaine des exportateurs (Asmex).