Le modèle économique des pharmacies d’officine sous la loupe du Conseil de la concurrence

L’information nous a été confirmée par Ahmed Rahhou, président du Conseil, qui précise que cet avis est en cours de finalisation.

Des réunions récentes ont été tenues avec les syndicats représentatifs du secteur dans ce sens, d’après nos informations.

L’objectif est notamment d’examiner le modèle financier des pharmaciens d’officine, dans un contexte marqué par des tensions économiques persistantes.

Maillon essentiel du système national de santé, et acteur clé de la réforme en cours du secteur, le réseau des pharmacies d’officine fait face à de nombreux défis, mais aussi à des difficultés depuis plusieurs années. 

Les difficultés financières figurent au premier rang. Sur les quelque 12.000 pharmaciens d’officine que compte le Maroc, soit un pharmacien pour environ 3.200 habitants, quelques milliers sont au bord de la faillite, selon des sources professionnelles du secteur.

Comment les pharmaciens hospitaliers et d’officine se sont adaptés au Covid-19

La faculté de pharmacie de l’université Mohammed VI des sciences de la santé a organisé, le 19 mai dernier, un webinaire sur le retour d’expérience des pharmaciens hospitaliers et d’officine concernant leur gestion de la pandémie Covid-19 depuis son apparition au Maroc.

Il a été question notamment des difficultés de la pharmacie hospitalière en lien avec ses fonctions logistiques en matière d’approvisionnements d’urgence en médicaments et dispositifs médicaux, ainsi que ses fonctions de pharmacie clinique en veillant au respect du bon usage des médicaments à travers le soutiens pharmaco-thérapeutiques, indique la faculté dans un communiqué.

Parmi les défis relevés dans le cadre de cette pandémie,  »la mise à jour de l’état des commandes et d’approvisionnement en moyens médicaux, en produits pharmaceutiques, en produits biologiques et en dispositifs médicaux avec priorisation des ressources d’intérêts sanitaire et stratégique »; le fait  »d’évaluer leur suffisance, les besoins complémentaires et d’assurer leur disponibilité »;  »la capacité de mobilisation des équipes de la pharmacie hospitalière et le fait de veiller à la continuité de la prestation de soins pour les patients non-Covid-19 ».

Une réponse en trois temps

La réponse de la pharmacie hospitalière face au Covid-19 s’est articulée en trois phases: la première a été celle de la préparation. Elle a consisté en  »un inventaire ciblé des médicaments stratégiques avec actualisation de la nomenclature hospitalière, l’application de nouvelles procédures d’achats, de gestion logistique, de distribution, l’approvisionnement, la dispensation (DJIN) et l’assistance pharmaceutique spécifique aux protocoles en vigueur », souligne notamment la faculté de pharmacie.

La deuxième réponse a correspondu à la phase de déclenchement, basée sur la capacité de mobilisation des ressources humaines, la valorisation de leurs compétences (formation et communication) et la gestion de la charge mentale tout au long de la crise.

Enfin, la troisième réponse a consisté à mettre en pratique  »tous les moyens et outils depuis le système d’information hospitalier comme outils de documentation et de traçabilité, tant sur le flux informationnel de stock que sur le dossier médical électronique du patient, le conseils des soignants sur les effets indésirables, la probabilité de survenue d’interaction médicamenteuse, ainsi que sur les précautions d’emplois des thérapeutiques conventionnelles et la mise à dispositions des alternatives thérapeutiques par substitution, afin de palier la non-disponibilité de certaines spécialités, jusqu’à la fabrication locale de la solution hydroalcoolique ».

La pandémie a transformé le rôle des pharmaciens d’officine

De son coté, Dr Aicha Zahi, pharmacienne d’officine et présidente de la Société marocaine de valorisation de l’acte officinal (SMVAO), a rappelé que le pharmacien d’officine en tant que professionnel de la santé  »continue à jouer son rôle au quotidien lors de l’épidémie: la délivrance des produits médicamenteux et autres produits de santé, le conseil et le suivi thérapeutique des patients atteints de maladies chroniques et la préparation magistrale et officinale ».

Mais la pandémie a aussi transformé le rôle des pharmaciens d’officine, relève également la faculté de pharmacie.  »Cette situation exceptionnelle a poussé le pharmacien d’officine à s’adapter en vue de faire face à la pandémie en utilisant tous les moyens de bord à leur disposition; malheureusement en l’absence d’une conduite à tenir et d’un protocole face à cette pandémie. »

Les pharmaciens d’officine ont ainsi assuré la logistique du travail, notamment la mise en place des équipements nécessaire à la sécurité de l’équipe officinale, à savoir l’utilisation de masques de protection et de solutions hydroalcooliques et les désinfectants du sol, ainsi que l’installation de barrières au niveau des comptoirs.

Les pharmaciens d’officine ont aussi été contraints de s’adapter pour gérer la pénurie de certains médicaments et renouveler les ordonnances des malades atteints de pathologies chroniques, notamment en psychiatrie, en vue d’éviter la dégradation de leur état de santé, et ce malgré l’absence des ordonnances valides.

Face à la crise du Covid-19, les pharmaciens réclament le droit de substitution

A l’heure de la crise du coronavirus, la question du droit de substitution refait surface.

Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc réclame le droit de substitution, en vue « d’assurer la disponibilité des traitements en faveur des patients ».

La Confédération évoque la rupture de médicaments que connaît le marché national de temps à autre ainsi que les restrictions décrétées par la situation épidémiologique actuelle, ayant entraîné la fermeture de certains cabinets médicaux.

« Cette situation entrave la communication avec les médecins pour convenir de remplacer certains des médicaments prescrits aux patients », nous explique Mohamed Lahbabi, président de la Confédération, regrettant l’absence de cadre juridique pour l’acte de substitution.

Longtemps réclamé par les pharmaciens marocains, le droit de substitution consiste à dispenser au patient un générique à la place du princeps prescrit par son médecin.

Ce droit, qui existe dans plusieurs pays (Tunisie, Algérie, France…), permet d’optimiser la gestion des stocks de médicaments génériques d’une part et d’assurer le traitement aux patients.

Masques de protection: une marge de 25% pour les distributeurs

Les pharmacies d’officine devraient commencer la commercialisation des masques de protection subventionnés à partir de ce vendredi 17 avril, a promis l’Ordre des pharmaciens.

Dans un courrier adressé au ministre de l’Industrie, les présidents de six représentations professionnelles des pharmaciens (GPDP, CRPOS, CNOP, CRPON, FNSPM, et CSPM) détaillent le mode opératoire de distribution de ces masques.

En effet, la vente se fera par carton en boites de 10 unités, avec des marges de bénéfices allant à 25%.

Le prix de vente au public étant de 8 DH au niveau des pharmacies d’officines, les marges fournisseurs aux grossistes, ainsi que les marges symboliques des grossistes et pharmaciens ont été fixées par la direction générale du ministère du Commerce de la façon suivante:

– Prix de vente des industriels est de 6 DH,

– Prix de vente fournisseur unique est de 6,20 DH,

– Prix de vente grossistes pharmaceutiques est 6,5 DH,

– Prix de ventre au public, par les pharmacies, de la boite de 10 unités est de 8 DH.

Pour des raisons d’organisation et de commodité, le groupage des stocks des différents fabricants au Maroc se fera au niveau d’un fournisseur unique, disposant de plateformes régionales, chez qui les différents grossistes répartiteurs pourront s’approvisionner. Ce fournisseur unique sera choisi d’un commun accord entre la Direction générale du commerce et le GPDP.

Dans le courrier adressé au ministre, les pharmaciens font état d’une baisse du chiffre d’affaires dépassant 30%, aussi bien chez les grossistes répartiteurs que chez les pharmaciens. 

Pharmacies: nouveaux horaires à Casablanca

D’autres pharmacies prendront le relai du lundi au vendredi entre 18h et minuit ou encore de 18h à 9h du lendemain, apprend-on auprès de la Confédération des syndicats des pharmaciens d’officine.

Une cinquantaine de pharmacies assureront la garde de samedi à 14h jusqu’au lundi à 9h.

A Fès, les horaires de travail dans les pharmacies seront de 10h à 18h, 7j/7, à partir du mardi 24 mars.

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Coronavirus: les pharmacies resteront ouvertes

Les pharmacies ne seront en aucun cas fermées, rassure la Confédération des syndicats marocains des pharmaciens.

Les services pharmaceutiques continus demeurent nécessaires notamment dans les situations épidémiologiques, indique un communiqué de la Confédération.

Par ailleurs, les pharmaciens appellent les citoyens à acheter leurs médicaments en pharmacie en fonction des besoins réguliers.

« Il n’est pas nécessaire d’acquérir et de stocker des médicaments supplémentaires. Le stockage de certains médicaments peut affecter la sécurité de leurs utilisateurs », insiste le communiqué.

Enfin, la Confédération appelle les citoyens à la raison, afin que les pharmacies nationales maintiennent la qualité de leurs services.

Pharmacies d’officines: le secteur demande de la visibilité à Ait Taleb

Depuis son arrivée à la tête du département en octobre 2019, les représentants du secteur de la pharmacie tentent sans succès d’entrer en contact avec le ministre de la santé, Khalid Ait Taleb. C’est ce que nous confirme une source du Conseil National de l’ordre des Pharmaciens (CNOP). 

Le CNOP a envoyé plusieurs courriers au ministre de la santé pour le rencontrer et lui présenter le secteur ainsi que les problématiques que rencontrent ces acteurs. Leurs courriers sont restés lettres mortes. Une source du CNOP nous affirme que le conseil a de nouveau écrit au ministre, mais cette fois-ci pour lui demander de donner de la visibilité à un secteur déjà mal en point.

« Nous avons entamé plusieurs chantiers du temps de Anas Doukkali. Et dans le cadre de la continuité de l’Etat et de l’administration, nous avons écrit au nouveau ministre pour savoir ce qu’il en sera des chantiers entrepris avec son prédécesseur », nous confie notre source qui fait référence à un courrier du CNOP au ministre daté du 15 janvier.

Dans ce courrier dont Médias24 a copie, le CNOP informe le ministre d’un important travail qui a été mené tout au long de 2019 sous la houlette de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP).

En effet, suite à une rencontre de Anas Doukkali avec les différentes représentations de la profession le 21 décembre 2018, trois commissions thématiques avaient été créées:

– Commission juridique.

– Commission des circuits du médicament et des sanctions disciplinaires.

– Commission chargée de la révision du décret de fixation des prix du médicament.

Ces commissions, qui ont tenu des réunions tout au long de 2019, ont statué sur des problématiques connues dans le secteur comme le non-respect des circuits de distribution des médicaments y compris les médicaments vétérinaires, l’instauration du droit de substitution des médicaments, élargir le champ de contrôle du médicament là où il se trouve… 

Mais l’arrivée du nouveau ministre, combinée au départ du directeur de la DMP ont eu pour conséquence de bloquer l’avancée de ces chantiers.

Les conclusions des commissions constituées pour avancer sur les problématiques du secteur de la pharmacie n’ont pu être mises en œuvre.

Le CNOP rappelle dans son courrier les principales recommandations validées des trois commissions :

-L’établissement d’une liste de médicaments dédiés aux établissement de santé.

– La mise en place d’une stratégie pour la maitrise et le respect des circuits de distribution des médicaments au Maroc grâce à un signe spécifique qui rend difficile le changement de forme des boites dédiées aux établissements de soins.

– La mise en place d’une commission élargie composée du ministère de tutelle, l’ONSSA, le SGG, les représentants des pharmacies et des vétérinaires pour examiner de près la question des médicaments vétérinaires en prenant en considération le code du médicament et les recommandations de l’OMS.

– Elargir le contrôle aux différentes entreprises, établissements et pharmacies selon les procédures en vigueur.

– Limiter les échantillons gratuits à deux boites par médecins conformément au code du médicament.

– Suppression des restrictions économiques qui impactent la stabilité des pharmacies à travers la publication des lois relatives aux compléments alimentaires et aux produits dermo-cosmétiques.

Le CNOP appelle donc le ministre à réactiver ces chantiers en mettant en place un agenda précis pour la mise en œuvre de ces recommandations.

Casablanca : la trémie Dakar est terminée, la date d’ouverture fixée le 5 mars

C’est mercredi 5 mars, lors de la réunion hebdomadaire de la commission en charge du dossier de la trémie dépendant du Conseil de la ville, que sera fixée la date officielle de l’ouverture de ce tunnel reliant la place de Dakar (appelée aussi rond-point Chimicolor) au boulevard Mohammed VI, nous confie une source proche de ladite commission.

Notons qu’à la date d’aujourd’hui, les travaux de la trémie qui passe sous la place de Dakar, dans le quartier de Belvédère (appelé aussi rond-point Chimicolor), sont tous bouclés, les travaux de revêtement finis, les garde du corps en fer mis en place et repeints.

Reste à soigner quelques détails extérieurs comme l’installation des barreaux en aluminium sur une partie du boulevard de la Résistance. L’objectif est d’empêcher les piétons de traverser au même niveau que la sortie du tunnel et de les diriger vers le passage piéton tracé devant les feux rouges.

Reste aussi à effectuer les dernières finitions des trottoirs allant du boulevard Khattabi à Mohammed VI. Cette opération demandera quelques jours du fait que le revêtement quotidien ne dépasse pas une longueur de 100m, « pour ne pas trop importuner les piétons », explique une source à Copisa, entreprise en charge de la réalisation de la trémie.

Par ailleurs, même si la trémie est utilisable, des tests, lancés il y a une semaine, sont toujours en cours pour vérifier si tout fonctionne normalement. Les épreuves concernent les installations techniques telles les ventilateurs (21 au total) ainsi que les caméras de surveillance, tous les deux installés à l’intérieur du tunnel.

« Ce tunnel est le premier qui dispose de ventilateurs » selon Copisa se déclenchant automatiquement quand est atteint un certain niveau de monoxyde de carbone ou en cas de fumée (incendie par exemple). Les ventilateurs ne sont obligatoires qu’à partir de 250 m de longueur. La trémie Dakar présente une surface couverte de 650 m.

Cette trémie dispose aussi d’un système de fermeture qui se déclenche en cas d’accident ou de panne intervenus à l’intérieur du tunnel. Les barrières sont refermées automatiquement depuis le local technique, situé dans la rue de la Gironde, à une centaine de mètres de la trémie.

Un panneau d’information est prévu. Il renseignera sur le niveau  de trafic à l’intérieur du tunnel. De plus, la trémie est équipée d’un groupe électrogène qui se déclenche en cas de panne d’électricité. Il est doté d’une autonomie de plus de 30 minutes.

 


 

Le phénomène mondial «Happy» atteint le Maroc

La déferlante de bonne humeur insufflée par le génialissime chanteur-compositeur Pharrell Williams gagne la capitale économique marocaine. Avec son lipdub «We are from Casa», réalisé par la boîte de production Ciné-Scène Internationale et sponsorisé par Nadi Oasis, la ville blanche rejoint la longue liste des nombreuses vidéos célébrant la joie sur les notes du pétillant morceau «Happy».

Véritable hymne à la bonne humeur, le clip original de ce succès planétaire – à découvrir ci-dessous – signé Pierre Dupaquier et Clément Durou, intitulé « We are from LA », a inspiré un très grand nombre d’amateurs et / ou professionnels, qui se sont livrés au jeu afin de présenter leur ville et partager leur joie.

Si l’amateurisme est souvent perceptible, ce tour du monde des clips parviendra sans aucun doute à vous décrocher un sourire et égaillera votre journée.

Happy from Casablanca:

 

Happy from Anza – Agadir :

 

Happy from Tanger :

 

Happy from Tunis :

 

Happy from Paris :

 

Happy from Sidney :

 

Et enfin, la version originale, Happy from LA :

Soupçons d’entente dans le marché de nettoiement à Casablanca

A quelques jours de la désignation finale des adjudicataires pour les quatre lots relatifs au nettoiement de la ville de Casablanca, des doutes planent sur d’éventuelles ententes entre Tecmed et Sita, les deux faisant partie des trois soumissionnaires à l’appel d’offres lancé par la mairie.

C’est l’élu PJD Rachid Jkini qui a soulevé la question en comparant les offres financières des candidats, contraints par ailleurs de soumissionner aux quatre lots, selon les exigences du cahier des charges élaboré par la ville. «Dans les offres de Tecmed et Sita, on remarque que l’écart est toujours  important, et ce pour les quatre lots.

Le cas d’Averda, qui tente sa première chance à Casablanca, est différent dans la mesure où son offre est toujours proche de l’une des deux autres soumissionnaires», nous déclare Rachid Jkini. Notons à cet effet qu’Averda est présente à Rabat et Nador. Elle est maintenant en course avec deux grands connaisseurs de la métropole.

Les chiffres sont édifiants: pour le premier lot (Anfa), Averda propose 134MDH, contre 136MDH pour Tecmed et 179 pour Sita. Prenons un autre exemple, dans le deuxième lot (Hay Hassani), Averda propose 133MDH contre 136MDH pour Tecmed et 159MDH pour Sita ! La tendance est pareille dans le cadre du quatrième lot (Ain Sbaa-Hay Mohammadi) où Averda propose 134MDH, Tecmed 136MDH et Sita 179MDH. Seul le troisième lot (Fida) présente une petite exception : l’offre financière d’Averda est de 103MDH contre 118MDH pour Sita et 126MDH pour Tecmed.

«On ne peut pas prouver qu’il ya eu entente, mais on peut facilement le déduire à partir des offres proposées dans les différents lots. Et même si on pouvait le prouver, serait-ce interdit du moment qu’il s’agit de simples propositions?!», conclut Rachid Jkini. Et d’ajouter, «nous avions tiré la sonnette d’alarme au moment de la préparation des appels d’offres. Nous sommes convaincus que le seul moyen d’éviter les ententes est d’ouvrir la concurrence au plus grand nombre. Or, l’appel d’offres tel qu’il a été formulé est très restrictif».

En effet, parmi les conditions à remplir pour pouvoir se porter candidats: justifier d’un chiffre d’affaires supérieur à 300MDH et soumissionner aux quatre lots. «La ville a jugé important de relever le niveau des exigences afin d’avoir affaire à des sociétés solvables, avec des références solides », précise M.Jkini. «Toutefois, cela a un coût. Les nouveaux contrats coûteront plus cher à la ville que les précédents».

Pour l’instant, tout reste encore à jouer. Il est prévu de démarrer les négociations dans les jours à venir. Il sera possible de faire baisser les prix en réajustant certains détails techniques. La baisse des prix pourrait atteindre les 10%. Pas plus, selon l’élu.

Par ailleurs, une deuxième remise sur les prix peut être envisageable. Elle concerne notamment les opérateurs qui remporteront plus d’un lot. Son montant demeure le fruit de la négociation préalable avec la ville.   

Les négociations devront aboutir avant fin février. Les nouveaux contrats du nettoiement devront entrer en vigueur début mars.


 

Le «Mac» d’Apple fête ses trente ans

« Le Mac était un saut quantique vers l'avant », raconte à l'AFP Randy Wigginton, l'un des premiers salariés d'Apple. « Nous n'avons pas tout inventé, mais nous avons tout rendu accessible et facile. C'était le premier ordinateur avec lequel les gens pouvaient jouer et dire: c'est cool ». Avant la présentation du « Mac » le 24 janvier 1984, les ordinateurs sont de coûteuses machines pour le monde du travail, commandées par du texte rédigé dans un langage quasi incompréhensible pour qui n'est pas programmateur de logiciel.

Le nouvel appareil d'Apple change cela et ouvre la voie à une utilisation de l'ordinateur par le grand public, grâce à une interface graphique proposant de cliquer simplement sur des icônes avec une souris, un appareil inventé dans les années 1960 par un ingénieur de l'institut de recherche Stanford décédé l'an dernier, Doug Engelbart, et que le Mac va populariser. Ces manœuvres simples en apparence requièrent des capacités, en termes de mémoire et de processeur, énormes pour les ordinateurs de l'époque, mais Apple va malgré tout s'efforcer de conserver des prix accessibles pour les consommateurs. Il n'est pas rare alors de payer 10.000 dollars ou plus pour un ordinateur, mais le premier Mac s'affichera à 2.500 dollars pour 128 kilooctets de mémoire dynamique RAM.

« Big Brother »

Au-delà du produit lui-même, la publicité d'une minute annonçant la sortie du Mac, diffusée en plein Superbowl quand les secondes publicitaires à la télévision américaine sont les plus chères, est restée une référence. Le spot dirigé par le réalisateur de « Blade Runner » et « Alien », Ridley Scott, s'inspire de l'univers du roman « 1984 » de George Orwell, avec un écran représentant « big brother » fracassé par une sportive aux couleurs d'Apple. Derrière la métaphore, c'était « un énorme coup » contre IBM, l'acteur majeur à l'époque sur le marché des ordinateurs, indique à l'AFP Daniel Kottke, un ingénieur qui faisait partie de l'équipe de développement du premier Mac.

Il se rappelle d'une « grande bataille » au sein du conseil d'administration sur l'opportunité de diffuser cette publicité jugée « non convenable », mais finalement « restée dans les mémoires de tous ceux qui l'ont vue ». Plus qu'avec IBM, la rivalité qui va entrer dans la légende sera toutefois avec Microsoft, qui sort en fin d'année suivante la première version de son système d'exploitation Windows, devenu inséparable du PC. « Je pense que (le patron-fondateur d'Apple aujourd'hui décédé) Steve Jobs cultivait l'idée de l'opposition entre Windows et le Mac », note Daniel Kottke. « Steve Jobs s'en prenait toujours à Microsoft, mais c'est vraiment devenu vif quand Microsoft a sorti Windows. Il disait qu'ils nous avaient copié », raconte-t-il. « L'interface utilisateur graphique du Mac a été reprise par Microsoft, qui l'a appelée Windows ».

Survie à l'heure du mobile

Les prouesses du Mac dans la mise en page et l'édition de photo ont fait son succès dans le monde artistique et dans la presse. Mais Microsoft a pris la tête du marché grand public, en se concentrant sur les logiciels installés sur les ordinateurs que ses partenaires, comme HP ou Dell, fabriquaient pour des prix bien inférieurs à ceux du Mac. Au fil des années, le Mac original ressemblant à une grosse boîte grise avec son lecteur de disquettes a évolué vers une ligne d'ordinateurs réunissant des portables fins et très puissants ou un modèle de bureau cylindrique.

Quelque 16,5 millions d'exemplaires ont encore été vendus sur l'exercice achevé fin septembre, mais depuis la fin des années 2000, le Mac a cédé le rôle de vedette dans la galaxie Apple à d'autres appareils comme l'iPhone ou l'iPad. Avec l'essor du mobile, la rivalité s'est aussi déplacée de Microsoft vers Google, dont le système d'exploitation Android domine aujourd'hui le marché des smartphones et des tablettes.

(Avec AFP) 

UE-Maroc : le groupe socialiste au PE votera en faveur de l’accord de pêche

Le Groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D) au Parlement européen a décidé de voter en faveur du nouveau protocole de pêche entre le Maroc et l’Union européenne.

Les 195 eurodéputés membres du groupe Socialistes et Démocrates, réunis mercredi à Bruxelles, ont décidé de voter le 10 décembre, lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg, pour la conclusion de l’accord.

(Avec MAP)