Forêts du Maroc : plus de 100 sites de graines forestières répertoriés
Entre 2020 et 2022, les 15 graines de chêne-liège répertoriées dans la forêt de Maâmora, non loin de Rabat, ont été localisées par les équipes de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF). Il en est de même pour l’ensemble des sites semenciers du chêne-liège dans les forêts avoisinant les villes de Taza et Benslimane.
En attendant la détermination de ces sites dans les forêts du Rif, actuellement en cours, plusieurs projets de sécurisation et préservation ont été lancés, notamment via le renforcement de la surveillance des sites et l’installation de clôtures. L’ensemble de ces opérations constituent la déclinaison de la stratégie Forêts du Maroc 2020-2030.
Il s’agit d’un chantier d’une grande importance car les semences ou graines ont la particularité d’accumuler, sous une forme facile à conserver, des réserves génétiques destinées au développement futur de l’embryon. Ce volet de la stratégie prend toute son importance au vu du dépérissement de plusieurs espèces forestières marocaines, en raison du réchauffement climatique et de l’activité anthropique.
Au final, cette chasse aux graines facilitera la multiplication des essences forestières et évitera tout risque d’érosion génétique. D’ailleurs, en 2023, la localisation des sites de semences devrait s’accélérer pour conserver le matériel génétique d’autres espèces forestières du Royaume.
Pour le moment, la vision de l’ANEF manque encore de précision concernant l’ensemble des arbres endémiques du Royaume. Mais un premier recensement des sites de graines des espèces forestières du pays a été établi par l’Agence, avant sa validation sur le terrain :
– Cèdre de l’Atlas (18 sites) ;
– Chêne-liège (28 sites) ;
– Cyprès de l’Atlas (9 sites) ;
– Genévrier (19 sites) ;
– Pin marin (13 sites) ;
– Pin d’Alep (17 sites).