Plages : 93% des eaux de baignade jugées conformes aux normes de qualité (rapport)

Le ministère de la Transition énergétique et du développement durable a dévoilé, lors d’une conférence nationale organisée ce mardi 29 avril, les résultats du programme de surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable des plages pour la saison 2024. L’objectif est de permettre à toutes les parties prenantes, notamment les collectivités locales et les autorités concernées, de prendre les mesures nécessaires avant le début de la saison estivale, et aussi d’informer le grand public sur la classification des plages au titre de l’année 2024.

Il ressort du rapport que 93% des stations surveillées ont été déclarées conformes aux normes sanitaires requises pour la baignade. Une évolution positive est observée par rapport à 2021, où le taux de conformité s’élevait à 88 %. Cette hausse de 5 points reflète, selon le rapport, « les efforts déployés conjointement par les départements ministériels, les autorités locales, les collectivités territoriales, les opérateurs d’assainissement et les gestionnaires des plages« , ainsi que « les actions menées dans le cadre des programmes initiés par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, en tant que fédérateur et catalyseur. »

Le taux de conformité des eaux de baignade constitue également un critère déterminant dans l’attribution du label international « Pavillon Bleu », qui distingue les plages répondant à des normes strictes en matière d’environnement, de sécurité et de qualité des services.

Des efforts à poursuivre pour les plages non conformes

Malgré les résultats globalement positifs, 7% des stations de surveillance demeurent non conformes. Selon le ministère, des mesures doivent encore être prises pour améliorer la qualité des eaux sur ces plages, notamment :

Surveillance du sable : 64 plages analysées en 2024

Le programme 2024 a également porté sur la qualité du sable dans 64 plages du Royaume. Ces plages ont été soumises à des campagnes de prélèvements pour des analyses mycologiques, visant à « détecter la présence de dermatophytes, agents potentiels d’infections cutanées ».

En ce qui concerne les déchets marins présents sur les plages, les résultats du programme révèlent qu’une baisse de plus de 21% des quantités de déchets a été enregistrée en 2024, en comparaison avec les années précédentes, notamment 2021.

Cependant, la catégorie « Plastique/polystyrène » continue de dominer largement, représentant près de 86% des déchets collectés. Cette prédominance est particulièrement marquée au sein de trois sous-catégories principales :

« Ces seuls trois types de déchets comptabilisent plus de la moitié des détritus recensés sur l’ensemble des plages surveillées pendant quatre années consécutives », fait observer le rapport.

Une transparence renforcée au service du public

Dans une démarche d’information transparente et continue, les autorités ont mis en place plusieurs outils de diffusion pour permettre au grand public d’accéder aux données actualisées sur la qualité des eaux de baignade, conformément à la norme NM 03.7.199 et aux dispositions de la loi 31-13 sur le droit d’accès à l’information.

Parmi ces instruments, des bulletins bimensuels sont régulièrement élaborés et mis à disposition des gestionnaires des plages via la plateforme numérique :  labo.environnement.gov.ma

Ces bulletins, qui synthétisent les résultats des campagnes de surveillance, doivent être affichés de manière visible sur les plages, afin d’informer les baigneurs en temps réel.

En parallèle, une application mobile baptisée « Iplages »  a été développée pour offrir aux citoyens un accès direct et simplifié à l’information. Cette application permet de consulter la qualité des eaux de baignade, mais également de s’informer sur les équipements disponibles, les services proposés et l’accessibilité des plages.

Lancement de la 5e édition de l’opération #Bharblaplastic pour l’été 2024

Cette opération majeure de sensibilisation à la pollution des océans et d’éducation à l’environnement fait partie de la 25e saison de « Plages propres », le programme emblématique de la Fondation qui se déploie cette année sur 109 plages, dont 27 sont labellisées Pavillon bleu, ainsi que 4 ports de plaisance et un lac naturel, souligne la Fondation dans un communiqué.

Les communes littorales en charge de ces plages sont accompagnées dans leur action par la Fondation, la Direction générale des collectivités territoriales, des entreprises qui les appuient avec des moyens matériels et humains, et des associations de la société civile, précise la même source, notant que ces partenaires se mobiliseront pour l’opération #Bharblaplastic pour éliminer et recycler les déchets plastiques des plages, devenue un problème mondial pressant.

Fortement mobilisée pour lutter contre ce fléau, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement a intégré la Décennie des Nations Unies pour les Sciences Océaniques au service du développement durable (2021-2030), marquée par la désignation de la Princesse Lalla Hasnaa Marraine de l’Alliance de la décennie pour les sciences océaniques, et l’inscription de l’initiative #Bharblaplastic au rang du premier défi de cette Décennie : « comprendre et lutter contre la pollution marine », relève le communiqué.

Cette édition reprend les quatre défis qui structurent l’opération #bharblaplastic depuis trois éditions : sensibiliser deux millions de jeunes à la pollution plastique, mener au moins 40.000 actions de sensibilisation à l’environnement, réduire de dix tonnes au moins les déchets plastiques pour chaque plage et recycler l’ensemble des déchets plastiques collectés.

Elle en ajoute cette année un cinquième : le Blue Partners Network (BPN), un parrainage par des partenaires économiques d’initiatives socioéconomiques menées par des coopératives locales, poursuit le communiqué, ajoutant que ce cinquième défi vise à soutenir l’économie bleue, promouvoir les Blue Jobs et favoriser l’inclusion sociale de travailleurs dont l’activité bien menée contribue à la protection de l’environnement.

Les partenaires, une vingtaine d’entreprises et une trentaine d’associations, apporteront aux coopératives un soutien multiple : financier, technique, commercial, logistique, indique la même source, notant qu’ils mèneront avec la Fondation des activités comme le recyclage des filets de pêche, l’algoculture, l’aquaculture, le tri et le recyclage de déchets.

Le périmètre thématique de l’opération #Bharblaplastic s’est considérablement élargi en incluant outre la pollution plastique, la biodiversité marine, le patrimoine subaquatique, l’économie circulaire et la pêche artisanale. Les nombreuses activités qui les concernent se déploient sur 29 plages de 9 régions du Maroc, autour de 25 villes.

Pour relever les défis contre la pollution plastique, #Bharblaplastic s’appuient sur les communautés des jeunes des colonies de vacances et par les scouts, en collaboration avec le ministère de la Culture, de la jeunesse et de la communication, ainsi que de la fédération nationale du scoutisme Marocain.

Ces jeunes participent à des ateliers de sensibilisation et de recyclage plastique, des échanges et des expositions sur ce même thème, des ateliers d’élevage d’algues ou de récifs artificiels, de peinture et coloriage. Certaines de ces activités sont coordonnées avec une vingtaine d’associations de plongée qui mènent chaque été des opérations de nettoyage des fonds marins sur une vingtaine de plages, et dont les collectes servent de base à des ateliers de sensibilisation et de recyclage.

Cette année, le périmètre d’intervention de l’opération #bharblaplastic sera considérablement étoffé, au niveau des colonies de vacances qui se mobiliseront dans une initiative conçue pour eux : #ColoniesSansPlastique, fait savoir le communiqué, soulignant qu’elle consiste à récupérer et recycler les bouteilles d’eau en plastique utilisées par les enfants dans plus de 40 centres de colonies de vacances, représentant environ 3 millions de bouteilles durant la période estivale.

Par ailleurs, au vu du succès qu’elles ont connu en 2023, des bibliothèques seront à nouveau installées sur des plages du programme en plus de bibliothèques digitales.

Lors de toute la saison, la Fondation s’appuiera sur le Centre international Hassan II de formation à l’environnement pour proposer aux jeunes des ateliers et des jeux, dont de nombreux numériques. Le Centre utilisera également les réseaux sociaux (Facebook et Instagram), et son application Ana Boundif qui s’enrichit chaque année pour agréger une communauté toujours plus large, pour contribuer à toucher deux millions de jeunes, conclut le communiqué.

27 plages, 4 ports de plaisance et un lac de montagne labellisés « Pavillon Bleu » pour l’été 2024 (Liste)

Le Label, attribué par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, repose sur le respect de quatre critères principaux : la qualité des eaux de baignade, l’information et la sensibilisation à l’environnement, l’hygiène et la sécurité, l’aménagement et la gestion. Pour l’édition 2024, 49 plages ont postulé. Voici la liste des sites labellisés :

Plages :

Lac naturel :

Ports de plaisance

L’écolabel international « Pavillon Bleu » a été introduit au Maroc en 2002 par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, présidée par la Princesse Lalla Hasnaa.

Avec 32 sites labellisés au total, le Maroc se classe 18e parmi les 43 pays de l’hémisphère Nord pour le nombre de sites labellisés « Pavillon Bleu », un écolabel créé en Europe en 1985 par la Fondation pour l’éducation à l’environnement (FEE), indique un communiqué de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.

Voici la nouvelle classification des plages marocaines selon la qualité des eaux et du sable

Le département du Développement durable dévoile l’édition 2024 de son rapport sur la surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable des plages du Royaume.

Pour cette édition, 196 plages ont été concernées par la surveillance assurée conjointement par le Laboratoire national d’études et de surveillance de la pollution (LNESP), le Laboratoire public d’essais et d’études et le Centre d’études et de recherche de l’environnement et de la pollution (LPEE/CEREP). A noter que le rapport 2024 est basé sur les prélèvements effectués en 2023.

Sur les 196 plages examinées, 69 se trouvent en Méditerranée et 127 sur la côte Atlantique.

1.589 prélèvements ont été effectués au niveau des 161 stations de surveillance localisées en Méditerranée. Concernant la côte Atlantique, 3.360 prélèvements ont été réalisés sur un ensemble de 336 stations de surveillance.

Sur les 497 stations de prélèvements, seules 411 ont fait l’objet d’un nombre suffisant de prélèvements pour le classement, lit-on dans le rapport. Au total, 382 stations (soit 90,74%) ont été déclarées de qualité microbiologique conforme aux exigences de la norme marocaine.

Carte de qualité des eaux de baignade

Les sites de surveillance sont choisis en fonction de l’importance de la fréquentation, de la nature des lieux (relief, forme du rivage…) et des risques potentiels de pollution (rejets des eaux usées, embouchures de rivières, ports…). L’évaluation et le classement des eaux de baignade se fait conformément à la norme marocaine NM 03.7.199.

La classification repose sur les résultats d’analyse de deux paramètres microbiologiques notamment Escherichia Coli (E. Coli) et les Entérocoques intestinaux (EI), de quatre saisons balnéaires consécutives, y compris de l’année en cours, puis par comparaison aux valeurs seuils.

Quatre catégories sont à distinguer dans ce sens :

– eau d’excellente qualité : Escherichia Coli (UFC/100ml) ≤ 250 ; Entérocoques intestinaux (UFC/100ml) ≤ 100

– eau de bonne qualité : Escherichia Coli (UFC/100ml) ≤500 ; Entérocoques intestinaux (UFC/100ml)  ≤ 200

– qualité suffisante : Escherichia Coli (UFC/100ml) ≤ 500 ; Entérocoques intestinaux (UFC/100ml)  ≤185

– qualité insuffisante : Escherichia Coli (UFC/100ml) > 500 ; Entérocoques intestinaux (UFC/100ml) > 185

Qualité des eaux de baignade des plages du Royaume

39 stations non conformes à la baignade 

Quelque 39 stations (soit 9,26%) ont été déclarées non conformes à la baignade. Elles subissent l’influence des rejets d’eaux usées et/ou une forte concentration de baigneurs, conjuguées à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène et aussi aux changements climatiques, particulièrement en ce qui concerne les apports en eaux, parfois polluées, des oueds qui rejoignent les plages.

Stations de prélèvements conformes et non conformes

Ci-dessous la liste des stations non conformes et la carte de qualité microbiologique des eaux de baignade des principales plages du Royaume.

La qualité hygiénique du sable

Au titre de l’année 2023, la surveillance de la qualité hygiénique du sable, y compris les déchets marins sur les plages, a concerné 63 plages dont 25 plages sur la côte Méditerranéenne et 38 plages sur la côte Atlantique.

En Méditerranée, la nombre médian des déchets collectés est de 756 éléments par 100 m avec des plages qui dépassent de loin cette médiane. Les plages Sabadilla ou Dalya dans la région Tanger-Tétouan- Al Hoceima affichent des records avec respectivement plus de 5000 et 3000 éléments collectés par 100 m.

Concernant la zone atlantique, la valeur médiane est de 667 éléments/100 m. La valeur maximale, elle, est enregistrée dans la plage de Ras R’mel dans la région Tanger-Tétouan- Al Hoceima avec plus de 4.500 éléments par 100 m.

Prédominance du plastique/polystyrène

La répartition des déchets au niveau des plages surveillées pendant les deux campagnes indique que la catégorie de déchet prépondérante est le plastique/polystyrène, avec un taux de 90,6%;

Top 3 des sous-catégories prédominantes à l’échelle nationale :

– mégots et filtres de cigarette : 31% ;

– bouchons et couvercles en plastique : 20% ;

– emballages de chips et bonbons/bâtons de bonbons : 8%.

 

 

Danger des requins et des méduses sur les plages marocaines? Voici les réponses de l’INRH

Aux abords de la mer Rouge, au large de la ville égyptienne d’Hurghada, un requin a attaqué le 8 juin 2023 un jeune touriste russe. Des vidéos aux images terrifiantes ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant le jeune russe se débattant dans l’eau avant d’être entraîné sous l’eau par le squale. On y voit la tête du jeune homme réapparaître une dernière fois, implorant de l’aide, avant de disparaitre définitivement.

Ce drame a semé la terreur partout dans le monde, au moment où les vacances estivales commençaient. Et comme d’habitude, se sont multipliées les fausses alertes aux requins sur les cotes méditerranéennes, atlantiques ou de la Mer Rouge. Doit-on s’inquiéter d’éventuels risques d’attaques de requins aux bords de nos propres plages ? C’est la question que nous avons posée au Dre Imane Tai, chargée de la coordination du réseau de suivi des échouages au Laboratoire de biologie-écologie du Centre régional de Casablanca de l’Institut national de recherche halieutique (INRH).

« Les espèces de requins présentes au Maroc ne constituent aucun danger significatif pour l’Homme »

Imane Tai se veut rassurante. Elle nous confirme qu’aucune attaque de requin contre les baigneurs n’a été enregistrée à ce jour dans les eaux marocaines. Les espèces de requins présentes au Maroc ne constituent aucun danger significatif pour l’Homme, ajoute-t-elle.

« Une quarantaine d’espèces de requins sont répertoriées dans les eaux marocaines. La plupart sont carnivores et se nourrissent essentiellement de poissons, céphalopodes et crustacés. Certains requins, lorsque l’occasion se présente, se nourrissent de petits dauphins. D’autres encore ont un régime alimentaire planctonique ; ils se nourrissent d’animaux microscopiques, de petits poissons et de crustacés, et parfois même d’algues. L’Homme, lui, ne fait pas partie des proies de ces requins », explique Imane Tai.

Les requins jouent par ailleurs un rôle essentiel en tant que maillons importants de la chaîne alimentaire marine. « Certains sont pélagiques, en haute mer, loin des côtes. Ces spécimens sont généralement très actifs et opportunistes et assurent le rôle de grands prédateurs. D’autres requins fréquentent les fonds marins et ont un mode de vie plus lent, en raison des basses températures des eaux profondes. Ils agissent souvent en tant que charognards ou nettoyeurs de l’écosystème marin ».

« Certaines espèces peuvent potentiellement se rapprocher des côtes durant leur cycle de vie, au cours de leurs migrations vers d’autres régions ou en raison des courants forts, qui les poussent vers les plages », ajoute notre interlocutrice.

Trois espèces de requins à l’origine d’accidents mortels dont une seule en Méditerranée

À l’échelle mondiale, seulement trois espèces de requins sont responsables de la plupart des accidents mortels : le requin blanc (Carcharodon carcharias), le requin-taureau (Carcharias taurus) et le requin-tigre (Galeocerdo cuvier), indique Imane Tai. « Parmi ces espèces, seul le requin blanc est présent en Méditerranée mais il est extrêmement rare d’en croiser un car il est lui-même en danger critique d’extinction dans cette mer », nuance-t-elle.

« Il est important de souligner que certaines espèces de requins peuvent atteindre des tailles impressionnantes, comme le requin pèlerin (Cetorhinus maximus), qui a été filmé le mois dernier par des pêcheurs au large de Martil. Malgré sa grande taille, cette espèce est inoffensive. Elle se déplace paisiblement et se nourrit de petites proies, principalement de planctons, de petits poissons, d’œufs de poissons et parfois de crevettes d’eaux profondes », précise notre interlocutrice.

L’INRH dispose d’un Réseau de suivi des espèces marines et mène des prospections en collaboration avec les autorités locales compétentes, en particulier en période estivale afin de vérifier la présence d’espèces potentiellement dangereuses, poursuit la spécialiste. « Jusqu’à présent, aucun incident n’a été signalé« , rassure-t-elle.

Et les méduses ?

L’INRH compte également un Réseau de surveillance du littoral qui effectue régulièrement des missions sur le terrain, afin de détecter la présence de méduses sur les plages et en mer, notamment pendant la période printemps-été, historiquement propice aux fortes apparitions de méduses. Nous en profitons pour faire le point sur les échouages des méduses sur les plages marocaines.

« Nous pouvons confirmer qu’à ce jour, aucune recrudescence de méduses n’a été signalée cette année. Cependant, il convient de noter que la Galère portugaise (de son nom scientifique Physalia physalis) a été observée en très faible abondance à l’entrée de la marina de Saïdia à la fin du mois de juin dernier », affirme Imane Tai.

« De plus, du 23 au 25 mai 2023, deux espèces, la Galère portugaise et la Grande méduse (Rhizostoma spp), ont été observées, en faible abondance, à la fois vivantes dans les zones de baignade et fraîchement échouées sur les plages avoisinantes le long du littoral de Foum El Oued (province de Laâyoune). Un seul individu de Galère portugaise a également été retrouvé sur la plage d’El Ouatia à Tan-Tan, le 28 mai », ajoute notre interlocutrice.

Plus de 23 espèces gélatineuses inventoriées dans les eaux marocaines

Selon Imane Tai, les investigations de l’INRH ont révélé que plus de 23 espèces gélatineuses sont inventoriées dans les eaux marocaines, dont huit sont abondantes : la méduse mauve ou méduse pélagique (Pelgia noctulica), la fausse méduse ou Galère portugaise (Physalia physalis), les rhizostomes (Rhizostoma luteum et Rhizostoma octopus), les salpes (Salpa aspera, Salpa fusiformis, Salpa sp. et Aurelia aurita) et la vélelle ou fausse méduse flottante (Velella velella).

Les méduses échouées les plus couramment rencontrées sur les côtes marocaines sont les suivantes :

– la méduse pélagique (Pelagia noctiluca) qui cause des brûlures douloureuses aux baigneurs ;

– la Galère portugaise (Physalia physalis), extrêmement urticante. Ses brûlures sont les plus intenses et peuvent provoquer des états de choc ;

– les Rhizostomes (Rhizostoma spp), qui ne présentent aucun danger pour l’Homme. Leurs tentacules courts et peu urticants peuvent toutefois provoquer des démangeaisons bénignes.

Conduite à tenir en cas de contact avec des méduses 

Les baigneurs doivent faire preuve d’une vigilance accrue dans les régions connues pour les apparitions récurrentes des méduses. Voici les recommandations d’Imane Tai en cas de présence de méduses :

– éviter de se baigner au milieu de ces animaux gélatineux ;

– ne pas toucher les méduses, vivantes ou mortes. Les cellules urticantes à venin restent en effet actives même après la mort de ces animaux.

La sévérité des piqûres de méduses dépend des espèces. « Les piqûres sont généralement bénignes, avec des symptômes quasi-immédiats ou parfois retardés », note Imane Tai.

Voici les mesures à prendre en cas de piqûres de méduses :

– retirer délicatement les tentacules qui restent collés à la peau avec un objet (papier, plastique, coquillage, algues) ou même du sable ;

– n’utiliser aucun liquide agressif ;

– pour calmer les douleurs, rincer délicatement la plaie à l’eau de mer ou à l’eau vinaigrée ou citronnée ;

– en cas de douleurs persistantes ou de malaises, consulter d’urgence un médecin.