Autonomy: Resolution 2797 turns the issue into a national project

Autonomie : la résolution 2797 transforme le dossier en chantier national

Sahara. Au Comité des 24, large soutien renouvelé au plan d’autonomie

Le Comité des 24, dont les séances plénières se déroulent toujours, a pu mesurer le soutien considérable dont bénéficie le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour mettre fin au conflit du Sahara.

Le mardi 10 juin, en plus des pays ayant renouvelé leur appui à l’intégrité territoriale du Royaume et à sa souveraineté sur son Sahara, plusieurs membres de l’ONU ont réitéré leur soutien au plan d’autonomie.

Les représentants de pays comme le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Gabon ou encore le Bénin, pour ne citer que ces pays, ont fait des interventions sans ambages en faveur du Maroc.

La même position a été exprimée individuellement par les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Sultanat d’Oman et Qatar). Puis, de manière collective, lors d’une intervention lue en leur nom par le représentant du Koweït.

Pour ceux qui soutiennent le plan d’autonomie, cette issue est la plus crédible, la plus juste et la plus réaliste pour résoudre un conflit qui n’a que trop duré.

Des intervenants ont rappelé la grande dynamique de développement que vivent les régions du Sahara. Une réalité qu’ont également rappelée des élus et militants de la société civile issus du Sahara, qui intervenaient comme pétitionnaires.

Le représentant de l’Algérie a essayé d’induire encore une fois la communauté internationale en erreur en tordant le cou aux réalités historiques autour de ce conflit. Majda El Moutchou, numéro deux de la mission du Maroc à l’ONU, est intervenue à trois reprises pour rectifier les propos.

La diplomate marocaine a surtout démontré devant le Comité des 24 que, malgré ses allégations mensongères, l’Algérie est bel et bien une partie au conflit.

Pour suivre le déroulement des deux dernières séances plénières, cliquez ici et ici.

https://medias24.com/2025/06/04/sahara-le-maroc-gagne-du-terrain-au-conseil-de-securite-de-lonu/

Le groupe de travail sur le Sahara organise un grand colloque à Laâyoune

Selon les sources de Médias24, ce colloque est l’objet d’intenses préparatifs au niveau de la Chambre des conseillers. Il s’agit de la première sortie, hors les murs de l’Hémicycle, de ce groupe de travail créé le 7 janvier 2025 et comprenant toutes les composantes politiques et syndicales de la chambre.

Si le thème de ce colloque n’a pas encore été précisé, nos sources affirment qu’il sera l’occasion de débattre de toutes les questions, le plan d’autonomie proposé par le Maroc en premier lieu.

« Nous n’avons peur d’aborder aucun sujet, et il va même être question des droits de l’Homme et de la dynamique de développement dans les provinces du Sahara », commente une source parlementaire.

Le groupe de travail sur le Sahara est présidé par Lahcen Haddad, membre de la Chambre des conseillers et ancien ministre du Tourisme.

Cet important rendez-vous est prévu le 21 juin.

Sahara. Pour le Ghana, le plan d’autonomie est « la seule base réaliste et durable pour une solution mutuellement acceptable »

Cette position a été exprimée dans le communiqué conjoint signé au terme de la réunion tenue, ce jeudi à Rabat, entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, et Samuel Okudzeto Ablakwa, ministre des Affaires étrangères de la République du Ghana.

Sur la base des récents développements, le ministre ghanéen a salué les efforts des Nations Unies en tant que cadre exclusif pour parvenir à une solution réaliste, pratique et durable au différend autour du Sahara marocain.

Le ministre des Affaires étrangères de la République du Ghana, Samuel Okudzeto Ablakwa, a salué, jeudi à Rabat, les initiatives royales et exprimé son admiration pour le leadership et l’engagement fort du Roi Mohammed VI en faveur de la paix, de la stabilité et du développement en Afrique.

M. Okudzeto Ablakwa a salué le leadership et la contribution louable du Roi Mohammed VI aux efforts de la communauté internationale pour la promotion de la paix, de la stabilité et du développement en Afrique.

Dans ce cadre, il a exprimé l’engagement de son pays à consolider davantage la coopération avec le Royaume du Maroc dans les différents domaines.

Par ailleurs, les deux ministres ont salué la dynamique enclenchée dans le cadre du Processus des États africains atlantiques pour faire de l’espace africain atlantique un cadre géostratégique qui recèle d’importantes opportunités de synergie et de coopération entre les pays qui le composent, dans les domaines stratégiques tels que l’environnement, la sécurité alimentaire, la santé, l’énergie, l’interconnexion logistique, la mutualisation des ressources, l’échange d’expériences et qui peut, à cet égard, constituer une zone de co-émergence et de stabilité.

M. Okudzeto Ablakwa a également salué l’initiative du Roi visant à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, soulignant l’importance stratégique de cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de la solidarité agissante du Maroc avec les pays africains frères.

Ci-après, le fac simile du communiqué conjoint. La question du Sahara figure aux paragraphes 13 et 14 :

Sahara, visas, investissements : l’ambassadeur Lecourtier expose la nouvelle stratégie française au Maroc

Au lendemain de l’annonce du gouvernement britannique, qui considère le plan d’autonomie marocain comme la base la plus crédible, viable et pragmatique pour un règlement du différend régional autour du Sahara, l’ambassadeur Christophe Lecourtier répond à plusieurs questions d’actualité sur l’état de la délivrance des visas, l’accélération de la coopération sécuritaire et sur le soutien accru de la France au Maroc pour résoudre ce conflit et investir dans les provinces du Sud.

Médias24 : Après l’inauguration d’une Maison des anciens étudiants marocains des grandes écoles françaises, comment concilier un nécessaire partenariat éducatif avec le Maroc et les obstacles, voire les refus de délivrance de visas, auxquels sont confrontés plusieurs jeunes désireux d’étudier en France ?

Christophe Lecourtier : C’est une préoccupation que je prends très au sérieux. Depuis mon arrivée, j’ai souhaité que nous consolidions les liens déjà solides entre nos systèmes éducatifs, tout en améliorant concrètement l’expérience des étudiants marocains.

Ainsi, en 2023, nous avons poursuivi les efforts entamés en 2022 pour fluidifier les démarches : simplification des procédures, accompagnement des candidats, mobilisation des services consulaires.

Depuis 2024, 2.000 anciens étudiants marocains ont bénéficié du système fast track de visas

En 2024, nous avons franchi une étape supplémentaire avec la mise en place d’un fast track dédié aux alumni de l’enseignement supérieur français. Ce dispositif leur permet d’accéder à des créneaux réservés, accélérant ainsi le traitement de leur demande. Il s’agit d’une première, et la France est fière d’en être à l’origine.

En un an, plus de 2.000 personnes ont pu en bénéficier, facilitant leurs déplacements professionnels et personnels.

C’est dans cet esprit que j’ai été heureux d’inaugurer, le 16 mai dernier à Casablanca, la Maison des Alumni de l’enseignement supérieur français. Ce lieu est bien plus qu’un symbole : il est un point d’ancrage pour une communauté de dizaines de milliers d’anciens étudiants marocains – près de 50.000 d’entre eux se sont déjà inscrits sur la plateforme dédiée France Alumni lancée en juillet 2024 – rassemblés pour partie dans des associations d’anciens élèves.

Notre ambition est claire : faire des alumni les acteurs de première ligne d’une relation renforcée entre nos deux pays. Nous comptons sur eux pour inventer et porter les projets de notre avenir commun.

— Qu’a changé le nouveau mode de prise de rendez-vous chez TLS ?

— Mis en place depuis septembre 2024, ce nouveau système répond à un fléau que nous connaissons tous : les plateformes informelles qui détournent les créneaux de rendez-vous, au détriment des demandeurs légitimes.

Le nouveau délai de traitement des visas est de quinze jours

Nous avons donc demandé à notre prestataire TLScontact de mettre en place une solution innovante. Les rendez-vous sont désormais attribués par tirage au sort, après vérification de l’identité du demandeur. Cela garantit une plus grande équité d’accès.

Les premiers résultats sont encourageants. Le système, d’abord testé à Rabat, a été étendu aux circonscriptions consulaires du pays. Nous constatons une réduction sensible des tentatives de fraude, ce qui permet de mieux gérer les flux et d’optimiser les délais. Actuellement, pour les demandes de personnes qui ont déjà obtenu des visas par le passé, les délais de traitement sont en moyenne de quinze jours.

Nous avons aussi ouvert les centres TLS le samedi matin, pour répondre à la demande croissante tout en tenant compte des contraintes des usagers.

— Les intermédiaires, souvent incontournables pour obtenir un rendez-vous, ont-ils disparu ?

— Je ne prétendrai pas que le problème est totalement résolu, mais nous avons fait des avancées notables. Le marché noir des rendez-vous est une réalité regrettable. Il pénalise les demandeurs marocains et détourne un service public à des fins lucratives. Ces pratiques se développent en dehors de notre juridiction, mais cela ne nous exonère pas d’agir.

Depuis l’automne dernier, notre prestataire a mis en place un système plus rigoureux, respectueux des données personnelles, et qui freine fortement l’action de ces officines. Ce dispositif a fait ses preuves à Rabat et est aujourd’hui déployé dans tout le pays.

Je note d’ailleurs que plusieurs représentations étrangères s’intéressent à notre modèle, car elles sont confrontées aux mêmes abus. Nous espérons qu’un élan collectif permettra de tarir cette source de dysfonctionnement.

La délivrance de visas a connu une forte progression en 2024, et celle-ci devrait se poursuivre en 2025.

— Le rapprochement bilatéral depuis juillet 2024 s’est-il accompagné d’une évolution positive des chiffres de délivrance des visas de tourisme, d’étudiants, d’hommes d’affaires, médicaux… ?

 — Oui, indéniablement. Les chiffres concernant la délivrance de visas en 2024 ont marqué une forte progression par rapport à 2023, et celle-ci devrait se poursuivre en 2025.

La relance de notre relation bilatérale s’est donc traduite par une dynamique très constructive. Cela nous permet de traiter les enjeux de mobilité avec davantage de clarté et de franchise.

D’un côté, nous poursuivons l’amélioration continue de nos procédures de délivrance de visas. La demande est forte, les moyens sont constants, et les règles de l’espace Schengen nous imposent des consultations systématiques. Mais nous restons mobilisés pour apporter plus de lisibilité et de fluidité.

De l’autre, nous avons aussi renforcé notre dialogue avec les autorités marocaines sur les enjeux de mobilité dans toute leur diversité, afin de nous assurer que nos attentes respectives soient pleinement prises en compte.

D’importants progrès ont été réalisés en termes d’OQTF

— Comment a évolué la coopération sur l’immigration illégale en termes de rapatriement des clandestins marocains ? Y a-t-il eu une hausse concrète de l’exécution des OQTF (Obligation de quitter le territoire français) ?

— C’est un sujet sensible, mais sur lequel nous avons réalisé des avancées majeures. Il y a trois ans, le lien entre les visas et les obligations de quitter le territoire français (OQTF) avait cristallisé des tensions. Aujourd’hui, nous sommes sortis de cette logique.

Nous distinguons clairement deux volets : la coopération sur l’immigration illégale, d’une part, qui relève d’un dialogue très étroit entre ministères de l’Intérieur et sur laquelle d’importants progrès ont été réalisés au cours de la période récente ; et la mobilité légale, d’autre part, que nous voulons continuer à favoriser.

Cette approche globale nous permet de travailler plus efficacement. Les discussions sont constantes, techniques et confiantes. C’est une dynamique de fond, dans laquelle je suis personnellement très engagé, car elle répond aux attentes légitimes de nos opinions publiques respectives.

– Pensez-vous que la récente visite du directeur général de l’AFD et d’autres responsables français dans les provinces du Sud va permettre d’accélérer le règlement définitif du dossier du Sahara ?

 — Ces visites s’inscrivent dans une vision stratégique de notre relation avec le Maroc. Nous reconnaissons l’importance capitale de cette question pour le Maroc et pour ses citoyens.

À l’approche du 50ᵉ anniversaire de la Marche verte, il est plus que jamais nécessaire de parvenir à une solution

Nous ne l’ignorons pas : il s’agit ici d’un dossier existentiel. Comme l’a annoncé le président de la République lors de la visite d’État d’octobre 2024, nous souhaitons résolument accompagner le développement des régions du Sahara et nous tenir aux côtés de ses populations.

C’est d’ailleurs dans cet esprit que j’ai inauguré la semaine dernière un centre de dépôt de demandes de visas à Laâyoune, avec notre partenaire TLScontact. Les habitants de la région auront désormais accès aux mêmes services de proximité que les autres.

S’agissant du conflit, la France a renforcé son soutien au plan marocain et pris en compte certaines transformations intervenues depuis plusieurs années déjà – tant sur le plan territorial que diplomatique, avec le rôle croissant du Maroc en Afrique et sa relation particulière avec l’Union européenne.

Il est clair que le statu quo n’est plus tenable et qu’il faut maintenant avancer.

À l’approche du 50ᵉ anniversaire de la Marche verte, il est plus que jamais nécessaire de parvenir à une solution politique, juste, durable et négociée, conforme aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Nous considérons que le plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007 est l’unique base crédible et sérieuse pour aboutir à un règlement définitif du conflit.

Nous sommes prêts à y contribuer, en coordination étroite avec les efforts de M. Staffan de Mistura, l’Envoyé personnel du Secrétaire général, et nos partenaires du Groupe des Amis du Sahara.

Sahara. Une semaine faste pour le Maroc, la dynamique s’amplifie

Nous sommes fin 2024. La diplomatie marocaine, termine cette année en beauté : le Panama et l’Équateur retirent leur reconnaissance à la rasd. Le 7 janvier 2025, nouveau coup de massue pour les séparatistes et leurs soutiens : le Ghana, pays qui comptait parmi les principaux appuis du polisario en Afrique, prend une décision similaire et historique.

À ce jour, et depuis le début de l’année, 30 pays ont réaffirmé leur soutien au plan d’autonomie. Dimanche 1er juin, le Royaume-Uni rejoint la longue liste des pays qui se sont prononcés avec force pour l’issue proposée par le Maroc. Juste avant lui, le Kenya avait fait le même pas.

Selon un décompte établi par Médias24, 117 pays membres de l’ONU (60%) soutiennent le plan d’autonomie. On y retrouve trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et 6 membres actuels non permanents sur 10.

À l’ONU aussi, 85% des pays membres ne reconnaissent pas la rasd. En Europe, 22 membres de l’UE sur 27 ont rallié le camp qui soutient l’option du Maroc.

L’autonomie, seule et unique option

Ces statistiques sont une dynamique bâtie au long de dix-sept ans d’un travail sans relâche d’une diplomatie de plus en plus aux avant-postes avec une approche pro-active. Un groupe de diplomates aguerris qui ne s’essouffle jamais. Qui ne cède rien sur rien. Et le résultat est là : la plus grande partie de la communauté internationale a fini par se rendre à l’évidence : la seule solution à ce conflit vieux d’un demi-siècle doit se faire dans le cadre du plan d’autonomie et de la souveraineté du Royaume.

« Il est devenu évident que la proposition marocaine n’est plus une option parmi d’autres, mais la seule option fondée sur la crédibilité et la légitimité internationales », commente le Dr Yasmine Hasnaoui, professeure de relations internationales à l’Université américaine de Kuwaït City.

« Ces développements internationaux accélérés concernant le Sahara marocain sont devenus une réalité diplomatique irréversible et un message clair aux Nations unies et aux autres parties concernées : elles doivent abandonner leurs positions dépassées et adopter une approche politique réaliste, en phase avec les évolutions politiques, diplomatiques et sur le terrain », ajoute cette spécialiste des affaires nord-africaines dans des déclarations à Médias24.

L’autre leçon qu’on peut tirer de cette dynamique est que la communauté internationale a compris que s’il y avait quelque chose à construire dans la région, et pour le bien de la région, c’est bien avec un partenaire qu’est le Royaume du Maroc.

Partenaire et allié crédible, le Maroc est bien le seul pays de la région sur qui cette communauté peut parier pour garantir prospérité économique, sécurité et stabilité communes.

La communauté internationale a également compris combien la question du Sahara est existentielle pour le Maroc et les Marocains. « Le Sahara restera marocain jusqu’à la fin des temps, et les sacrifices qu’il sera nécessaire de consentir pour qu’il en soit toujours ainsi importent peu », avait affirmé le Souverain dans un discours à la Nation, le 6 novembre 2017 à l’occasion du 42e anniversaire de la Marche verte.

Une vision, une cause juste et un peuple soudé

Le Sahara a été et sera toujours la première cause du Maroc et des Marocains. Le front intérieur est soudé autour de cette cause. La dynamique diplomatique officielle est soutenue par d’autres initiatives qu’il serait ingrat de ne pas souligner.

La diplomatie parlementaire est de plus en plus décisive lors des grandes rencontres internationales. Et la diplomatie partisane apporte une précieuse collaboration.

À l’Internationale socialiste, dont la dernière grand-messe vient de se dérouler en Turquie, la délégation de l’USFP n’était pas partie prendre des selfies ou faire du shopping. Elle veille au grain et défend bec et ongles la cause de tous les Marocains.

Liés par de vieilles relations d’amitié avec les partis communistes ou de gauche d’Amérique latine, des leaders du PPS terminent, ce lundi 2 juin, une tournée à Cuba et au Venezuela. Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, et son camarade à la direction, Saïd El Bekkaoui, n’ont pas parcouru des milliers de kilomètres pour déguster un cigare à la Havane avec les héritiers de Fidel Castro. Mais pour plaider la cause du Maroc et les convaincre – ce ne sont pas les arguments qui manquent – qu’il était grand temps d’abandonner des thèses désuètes.

Les centrales syndicales marocaines, bien représentées dans les organisations internationales, ne sont pas en reste. Nos syndicalistes y partent défendre la dignité des travailleurs du monde, mais aussi pour plaider la cause du Maroc. Et la société civile, revigorée par la dynamique globale que connaît le pays, est en première ligne. Forts d’une bonne culture du plaidoyer, des femmes associatives et de jeunes militants montent au front pour démonter les thèses des séparatistes, témoigner de la face hideuse de la vie dans les camps de Tindouf et des crimes commis par une bande de brigands financés, armés et hébergés par une junte militaire.

2025 a donc commencé pour le Maroc sous de bons auspices. Cette année marque le début de la fin d’un conflit qui n’a que trop duré. Les Marocains et de nombreux pays espèrent que l’issue ne tardera pas : rétablir le Royaume dans ses droits historiques et légitimes dans le cadre de l’unité de son peuple et de son territoire.

Maroc-USA. Nasser Bourita rencontre plusieurs membres influents du Congrès américain

Lors de sa visite de travail de deux jours dans la capitale fédérale américaine, M. Bourita a ainsi eu des entretiens avec nombre de présidents de commissions stratégiques du Congrès, dont le sénateur Lindsay Graham, les représentants Brian Mast, Joe Wilson et Mario Diaz Balart, ainsi que des membres de l’Abraham Accords Caucus des deux chambres du Congrès.

Les échanges ont reflété le soutien bipartisan au Congrès à la réaffirmation par les États-Unis de leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, en confirmation de la position communiquée par le président Donald Trump au Roi Mohammed VI.

Les membres du Congrès ont également salué le leadership du Roi en faveur de la promotion de la paix et de la sécurité régionales et internationales.

« Les États-Unis soutiennent le Maroc pour favoriser la paix », a notamment affirmé Joe Wilson à l’issue de ses entretiens avec M. Bourita, relevant que les discussions ont porté sur « notre partenariat de longue date et notre engagement en faveur de la paix dans la région, notamment la stabilité du Sahara face aux terroristes du polisario ».

En réaffirmant la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, les États-Unis consacrent « la constance » de leur position, tout en saluant le rôle du Maroc pour la paix et la prospérité, sous le leadership du Roi Mohammed VI, a déclaré, pour sa part, le congressman Mario Díaz-Balart.

Sous le règne du Roi Mohammed VI, le Maroc est devenu « un allié et un partenaire essentiel » des États-Unis pour la paix au Moyen-Orient, a-t-il ajouté.

Les rencontres de M. Bourita à Washington ont reflété l’engagement des deux pays à enrichir et élargir davantage leur alliance stratégique multidimensionnelle qui englobe les volets politique, le commerce et les investissements, l’innovation numérique ou encore l’intelligence artificielle et la sécurité.

Dans le communiqué publié par le département d’État à l’issue des entretiens entre le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio et M. Bourita, les deux responsables ont « réaffirmé le solide partenariat entre les États-Unis et le Maroc pour promouvoir la paix et la sécurité », sous le leadership du président Donald Trump et du Roi Mohammed VI.

(Avec MAP)

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Sahara. Le briefing d’adieu de De Mistura au Conseil de sécurité ?

Un petit rappel de faits s’impose d’abord. Le traditionnel briefing du mois d’avril des envoyés personnels du SG de l’ONU pour le Sahara est précédé par une tournée dans la région qui englobe généralement le Maroc, l’Algérie (entre Alger et Rabouni à Tindouf ) et la Mauritanie.

Le 24 mars, Staffan De Mistura était reçu à Rabat par Nasser Bourita. Lors de cette rencontre, le chef de la diplomatie a rappelé la position du Maroc : aucune solution au conflit du Sahara ne peut être négociée et acceptée en dehors de l’intégrité territoriale du Maroc et de sa souveraineté.

Après cette étape à Rabat de la tournée de M. De Mistura, aucune communication officielle ne nous a renseignés sur ses déplacements en Algérie et en Mauritanie ni sur la teneur de ses rencontres avec les autres protagonistes. Que cacherait donc l’émissaire du SG de l’ONU ? On en saura plus après le briefing du 14 avril, mais il ne faut pas s’attendre à un miracle.

Staffan De Mistura, malgré les relances qui lui ont été adressées par M. Guterres, a été dans l’incapacité d’amener les parties au conflit autour de la table de négociations informelles et de redonner vie au processus de Genève interrompu en 2019 après deux rounds seulement.

Au lieu de faire entendre raison à l’Algérie, principale et véritable partie au conflit, le diplomate onusien était allé déterrer une vieille proposition de partition du territoire datant de l’ère de James Baker, soit de plus de deux décennies. Une proposition que le Maroc n’a même pas jugé utile de commenter. « Un non-événement », comme nous le déclarait un ancien diplomate marocain.

Au briefing, les mains vides

Quelle serait alors la teneur du prochain briefing de De Mistura devant le Conseil de sécurité que préside, pour ce mois d’avril, la France, membre permanent qui reconnaît la souveraineté du Maroc sur son Sahara ?

Pas grand-chose, si ce n’est l’appui grandissant, de par le monde, à la position marocaine et au plan d’autonomie comme l’une des formes très évoluées de cette autodétermination très chère aux adeptes d’une idéologie morte et enterrée depuis longtemps. Ou alors faire un round-up des quelques escarmouches, sans lendemain, du polisario sous les yeux des membres de la Minurso.

En parlant de la Minurso, il ne faut pas oublier que cette mission est de plus en plus décriée dans le camp du président américain Donald Trump. Onéreuse pour la communauté internationale, son mandat est devenu caduc : l’option du référendum n’est plus à l’ordre du jour depuis près de 20 ans. Sur le terrain, sa mission de surveiller le cessez-le-feu devient de plus en plus improbable du fait des séparatistes qui empêchent ses membres d’accéder à l’information, voire de disposer de carburant et de denrées alimentaires pour accomplir leur mission. Et cela est consigné noir sur blanc dans les précédents rapports de la Minurso.

Faudrait-il s’attendre alors, et aussi, à la fin de la Minurso quelques mois après le départ de De Mistura ?

Sahara marocain : Nasser Bourita reçoit De Mistura et réitère la position marocaine

Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, s’est entretenu, lundi à Rabat, avec l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura.

La visite, qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale, intervient à la veille des consultations informelles du Conseil de sécurité de l’ONU prévues à la mi-avril 2025, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Cette rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale.

Lors de cet entretien, la délégation marocaine a exposé la dynamique internationale impulsée par le Roi Mohammed VI en faveur de la marocanité du Sahara et en appui à l’Initiative marocaine d’autonomie.

Dans ce contexte, le Souverain avait appelé les Nations unies, à l’occasion du 49ᵉ anniversaire de la glorieuse Marche verte, le 6 novembre 2024, à « prendre leurs responsabilités en mettant en évidence la grande différence entre deux paradigmes : celui qu’incarne le Maroc dans son Sahara, réaliste et légitime, et celui qui repose sur une vision sclérosée, coupée du monde réel et de ses évolutions ».

La délégation marocaine a également réitéré le soutien du Royaume aux efforts du Secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel, visant à parvenir à une solution politique, réaliste, pragmatique et durable sur la base exclusive de l’Initiative marocaine d’autonomie, dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc.

Sahara : le Congrès péruvien appelle l’exécutif à soutenir l’Initiative marocaine d’autonomie

Dans une motion adoptée à une écrasante majorité, le Congrès du Pérou demande également au ministère des Affaires étrangères de son pays « d’appeler au nom du Pérou, la communauté internationale à soutenir cette initiative, en promouvant le dialogue et la coopération comme outils essentiels pour résoudre définitivement ce conflit ».

Faisant remarquer que ce différend « a retardé le développement et l’intégration tant attendus des peuples de la région du Maghreb », la motion du Congrès péruvien exhorte enfin « les parties impliquées dans ce différend à reprendre, de bonne foi, le processus des tables rondes et à maintenir les canaux de négociation ouverts, sous les auspices des Nations Unies, dans un esprit de respect mutuel, de confiance et d’engagement, afin de progresser vers une solution politique durable et consensuelle ».

Dans les considérants de cette motion, présentée par les députés Maria Del Carmen Alva Prieto et Ernesto Bustamante Donayre, le Congrès péruvien rappelle que l’Initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara « a été considérée par la communauté internationale comme la seule base sérieuse et crédible pour une solution juste et durable à ce différend régional qui dure depuis des décennies ».

Les congressistes péruviens estiment que l’initiative marocaine « promeut non seulement la stabilité dans la zone où elle sera mise en œuvre, mais vise aussi à garantir les droits et libertés de la population locale, dans le cadre du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc ».

Ils rappellent que plus de 120 pays, dont l’Espagne, les États-Unis, la France, le Brésil et le Chili ont publiquement soutenu cette proposition, tout en reconnaissant sa contribution à la paix, au développement et au bien-être dans la région de l’Afrique du nord, un objectif partagé par toute la communauté internationale.

La motion souligne également que la dynamique internationale croissante en faveur de la marocanité du Sahara confirme l’irréversibilité d’une solution politique, juste et durable à ce différend artificiel, basée exclusivement sur le plan marocain d’autonomie et dans le cadre de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc.

Elle revient dans ce contexte sur la résolution 2756, adoptée le 30 octobre 2024 par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui fait référence à l’ensemble des acquis réalisés par le Maroc dans la question du Sahara et aux efforts déployés au fil des années pour trouver une solution définitive et pacifique à ce différend.

La motion rappelle enfin que « le Pérou, en tant que pays engagé dans le respect de l’intégrité territoriale et la souveraineté des États (…), a le devoir de soutenir l’Initiative d’autonomie présentée par le Maroc ».

Sahara : la Belgique considère l’Initiative marocaine d’autonomie comme une « très bonne base »

Lors de l’échange avec Nasser Bourita, cela « m’a permis de comprendre les tenants et aboutissants du plan d’autonomie et de prendre la mesure du caractère existentiel de cette question pour le Maroc », a poursuivi le ministre belge lors d’un point presse à l’issue de sa rencontre, ce mercredi 29 janvier à Rabat, avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

« Nous savons que c’est une question importante pour le Maroc« , a-t-il ajouté.

« Certains partenaires européens et internationaux importants ont évolué dans leur position », a-t-il déclaré, affirmant que le Maroc et la Belgique « continueront à mener un dialogue constructif à ce sujet ».

La Belgique « apporte son plein soutien au processus des Nations unies pour une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable pour les parties » et « rappelle l’exclusivité de l’ONU dans le processus politique », a indiqué Bernard Quintin.

Il a en outre réaffirmé le soutien de la Belgique à « la résolution 2703 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a noté le rôle et la responsabilité des parties dans la recherche d’une solution politique réaliste, pragmatique, durable et fondée sur le compromis ».

Cette position constructive de la Belgique s’inscrit dans le cadre de la dynamique internationale créée sous l’impulsion du Roi Mohammed VI en soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara et au plan d’autonomie.

(Avec MAP)