Sahara marocain : pour les Comores, le plan d’autonomie est la solution « la plus fiable et crédible »

Cette position a été réaffirmée par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de l’Union des Comores, Mbae Mohamed, lors de son entretien, ce lundi 23 juin à Rabat, avec son homologue marocain, Nasser Bourita.

Porteur d’un message du président comorien Azali Assoumani au Roi Mohammed VI, Mbae Mohamed a affirmé que le plan d’autonomie proposé par le Maroc est considéré par l’Union des Comores comme « la solution la plus fiable et crédible pour parvenir à une solution politique négociée » au différend autour du Sahara.

Cette rencontre a permis aux deux ministres d’échanger sur les divers domaines de coopération bilatérale et les questions d’intérêt commun.

 

Sahara : pour le Panama, le plan marocain d’autonomie, « la base la plus sérieuse, crédible et réaliste » et « la seule solution d’avenir »

Cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint signé, ce lundi 16 juin à Rabat, à l’issue de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita et le ministre des Relations extérieures de la République du Panama, Javier Martínez-Acha Vásquez, porteur d’un message écrit au Roi Mohammed VI, du Président de la République du Panama, José Raul Mulino.

Le message du Président panaméen traduit la volonté des Chefs d’État des deux pays de consolider la dynamique positive que connaissent les relations entre le Royaume du Maroc et la République du Panama et de les hisser à des horizons plus larges de coopération et de complémentarité au service des deux pays amis.

Lors d’un point de presse tenu à l’issue de la rencontre, le ministre panaméen a affirmé que l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 « devrait être l’unique solution à l’avenir« , soulignant le soutien clair de son pays à l’initiative d’autonomie pour progresser vers un accord durable sur ce différend.

Dans le même communiqué conjoint, le Royaume du Maroc et la République du Panama ont souligné leur attachement à la sacralité des principes de souveraineté et d’intégrité territoriale.

En novembre dernier, le Panama avait annoncé la suspension des relations diplomatiques avec la « rasd ».

Le Maroc et le Panama ont ensuite affirmé leur volonté de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale.

 

Sahara : Pour le Royaume Uni, le plan marocain d’autonomie est la « base la plus crédible, viable et pragmatique »

C’est en ces termes que le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au développement, David Lammy, a exprimé la position officielle du Royaume-Uni sur ce dossier, lors d’un point de presse avec le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, ce dimanche 1er juin à Rabat.

David Lammy a souligné l’importance de parvenir à une solution définitive pour les populations de la région.

Un communiqué conjoint signé à cette occasion affirme que « le Royaume Uni suit de près la dynamique positive actuelle menée à cet égard sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI« . Il ajoute que Londres « reconnaît l’importance de la question du Sahara » pour le Maroc, précisant que la résolution de ce différend régional « renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale ».

Soutenir des projets au Sahara

Le communiqué ajoute que « UK Export Finance peut considérer de soutenir des projets au Sahara« , notamment dans le cadre de « l’engagement de UK Export Finance à mobiliser 5 milliards de Livres Sterling pour soutenir de nouveaux projets économiques à travers le pays ».

A souligner que « le Royaume-Uni reconnaît le Maroc comme une porte d’entrée essentielle pour le développement socio-économique de l’Afrique et réaffirme son engagement à approfondir sa collaboration avec le Maroc en tant que partenaire pour la croissance sur tout le continent », ajoute le communiqué conjoint.

Par ailleurs, le communiqué signé par les ministres marocain et britannique souligne que « les deux pays soutiennent et considèrent comme vital le rôle central du processus mené par les Nations Unies », tout en réaffirmant « leur plein soutien aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, Staffan de Mistura ».

En particulier, le Royaume Uni déclare être « prêt, disposé et déterminé à apporter son soutien actif et son engagement à l’envoyé personnel et aux parties ».

Enfin, le communiqué conjoint précise qu’ »en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Royaume Uni partage l’avis du Maroc quant à la nécessité urgente de trouver une solution à ce différend de longue date, qui serait dans l’intérêt des parties ».

« Il est grand temps de trouver une solution et de faire avancer ce dossier, ce qui renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale », déclare le communiqué.

Le Royaume Uni est ainsi le troisième pays membre permanent de l’ONU à effectuer un pas important en direction de la position marocaine et de la marocanité du Sahara.

 

Le plan d’autonomie est « la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend » du Sahara (Albares)

Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une rencontre, à Madrid, avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares Bueno, a tenu à rappeler que l’Espagne reconnaît l’importance de la question du Sahara pour le Maroc, ainsi que les efforts sérieux et crédibles du Royaume dans le cadre des Nations unies pour trouver une solution mutuellement acceptable.

À ce titre, l’Espagne considère l’initiative marocaine d’autonomie, présentée par le Maroc en 2007, comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution de ce différend.

Cette confirmation de la position espagnole intervient dans le cadre de la dynamique internationale créée sous l’impulsion du Roi Mohammed VI en soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara et à l’initiative d’autonomie comme unique solution à ce différend.

Ainsi, l’Espagne réaffirme de manière indéfectible son soutien à l’initiative marocaine et consolide le momentum international créé, dont « se félicite la dernière résolution 2756 du Conseil de sécurité des Nations Unies » et qui « demande instamment qu’il soit mis à profit ».

De par sa position solide et claire en faveur du plan d’autonomie, l’Espagne donne un message fort et important de son engagement à s’inscrire dans cette dynamique internationale et à contribuer au processus politique en vue de parvenir à une solution définitive, réaliste, basée sur le compromis au différend régional autour du Sahara marocain.

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Sahara. Pour la Hongrie, le plan d’autonomie « doit être la base pour la solution »

Le ministre a aussi ajouté que son pays a relevé les positions réaffirmées par les États-Unis et la France à cet égard.

Cette position a été exprimée par M. Szijjártó dans une déclaration à la presse, suite à ses entretiens, à Budapest, avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Dans la même déclaration à la presse, M. Szijjártó a annoncé qu’il avait instruit l’ambassadeur de Hongrie au Maroc à l’effet d’effectuer une visite au Sahara, à l’instar des ambassadeurs d’autres grands pays dans le Royaume.

C’est le quatrième pays à faire une telle forte déclaration en l’espace de deux jours après l’Estonie, la Moldavie et la Croatie.

En outre, le ministre hongrois a fait part de la décision que les services consulaires de l’ambassade de Hongrie au Maroc seront désormais prodigués à l’ensemble des citoyens marocains dans l’ensemble du territoire du Royaume.

Ainsi, la Hongrie réaffirme de manière claire son soutien au Plan d’autonomie et conforte le momentum international créé, dont se félicite la dernière résolution 2756 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui demande instamment qu’il soit mis à profit.

Sahara. Ce que dit le plan d’autonomie, seule base pour de futures négociations

C’est un document qui a 18 ans, mais qui n’a pas pris une seule ride. C’est même le contraire, car il est plus que jamais d’actualité et continue d’enchaîner les expressions de soutien partout dans le monde. Les derniers pays en date à s’ajouter à cette longue liste sont la Moldavie et la Croatie.

Pour la Moldavie comme pour la Croatie, où Nasser Bourita était en visite les 15 et 16 avril, le plan proposé par le Royaume est « la base la plus sérieuse et crédible » pour mettre fin à ce conflit vieux d’un demi-siècle.

Bien avant la Moldavie et la Croatie, des dizaines de pays ont exprimé leur soutien à ce plan, dont deux membres permanents du Conseil de sécurité (les États-Unis et la France).

Aujourd’hui, les autres options ayant été abandonnées, il est la seule base possible pour des négociations sérieuses afin de trouver une issue à ce différend.

« Cette initiative de compromis constitue une réponse du Royaume aux appels réitérés du Conseil de sécurité aux parties et aux États de la région à continuer de coopérer pleinement avec l’ONU pour mettre fin à l’impasse actuelle et progresser vers une solution politique ». Vous conviendriez avec moi que l’Initiative marocaine représente, aujourd’hui, la seule dynamique nouvelle et positive, et qu’elle offre les meilleures perspectives pour une solution politique, définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional », écrivait feu El Mostapha Sahel, ancien ambassadeur représentant permanent du Maroc à l’ONU, dans une lettre aux membres du Conseil de sécurité, le 11 avril 2007. Des déclarations toujours d’actualité, 18 ans après.

« À cet égard, le Royaume du Maroc exprime sa disposition à s’engager, avec détermination, dans une négociation sérieuse et approfondie, avec les autres parties, en vue de contribuer concrètement à la réalisation de la solution politique, définitive et mutuellement acceptable, tant attendue par la communauté internationale. Le Royaume du Maroc nourrit l’espoir de trouver auprès des autres parties la même volonté politique et engagement de bonne foi, afin d’aboutir à la résolution définitive de ce différend, permettant, ainsi, de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité régionales et de favoriser la relance de la construction maghrébine », lit-on dans le même courrier.

L’autonomie dans le cadre de la souveraineté du Maroc

L’initiative marocaine est une forme d’autodétermination, terme très galvaudé par les parties adverses. Mais à condition de préserver l’unité territoriale tout en transférant une partie des compétences nationales à la population du Sahara. L’autonomie fait partie des options reconnues d’autodétermination.

Ce plan évoque des compétences administratives, législatives et judiciaires. Cela pourra se traduire par la mise en place d’un gouvernement local, dirigé et formé par un chef de gouvernement élu par le Parlement régional et investi par le Roi.

« Des juridictions peuvent être créées par le Parlement régional afin de statuer sur les litiges nés de l’application des normes édictées par les organes compétents de la Région autonome du Sahara. Leurs décisions seront rendues, en toute indépendance, au nom du Roi », lit-on dans le texte du plan proposé par le Maroc. À ces juridictions s’ajoutera un Tribunal régional supérieur qui tranchera les litiges autour de l’interprétation des lois de la région.

En plus des instances régionales, les populations du Sahara gardent le droit d’être représentées dans le Parlement et au sein des institutions nationales.

Un développement de la région pour la région et ses populations

Le plan d’autonomie prévoit aussi des dispositions dans le domaine de la fiscalité à travers des organes compétents pour fixer des impôts, taxes et contributions territoriales dédiés au financement du développement de la région.

La région pourra aussi bénéficier d’autres ressources financières, dont les « revenus de l’exploitation des ressources naturelles affectés à la Région », « la partie des revenus des ressources naturelles situées dans la Région, et perçus par l’État », « les ressources nécessaires allouées dans le cadre de la solidarité nationale » ainsi que « les revenus provenant du patrimoine de la Région ».

Comme dans toutes les formes d’autonomie, l’État conserve des attributs de souveraineté comme la sécurité, la défense, le drapeau et la monnaie, en plus d’autres attributs liés par exemple au statut constitutionnel et religieux du Roi.

Le Maroc disposé à « expliquer et élargir »

La mi-octobre 2024, Staffan De Mistura avait défrayé la chronique en demandant au Maroc « d’expliquer et élargir » le plan d’autonomie qu’il avait proposé. Et c’est justement ce que demande Rabat, mais dans quel cadre ? Le Maroc, en présentant son plan en 2007, n’a jamais fermé la porte à la négociation, mais sur la base exclusive de ce document.

L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara a jusqu’à octobre prochain pour ramener l’Algérie à la table des négociations. La balle est dans son camp et dans celui d’Alger.

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Sahara marocain : la Croatie soutient le plan d’autonomie, « une bonne base pour parvenir à une solution politique »

Cette position a été exprimée par le ministre croate des Affaires étrangères et européennes, Gordan Grlic-Radman, dans une déclaration conjointe adoptée suite à des entretiens, mercredi 16 avril dans la capitale croate, avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

La République de Croatie considère aussi le plan d’autonomie comme « un effort sérieux et crédible » et « une bonne base pour parvenir à une solution politique mutuellement acceptable conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies », a dit M. Grlic-Radman.

Le chef de la diplomatie croate a également réitéré le soutien de longue date de son pays au processus mené par les Nations Unies en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable pour les parties.

Les deux ministres ont convenu de l’exclusivité de l’ONU dans le processus politique et réaffirmé leur soutien à la résolution 2756 (2024) du Conseil de sécurité, qui a souligné le rôle et la responsabilité des parties dans la recherche d’un accord réaliste, pragmatique et durable et d’une solution politique basée sur le compromis.

Sahara. L’Estonie réaffirme son soutien au plan d’autonomie comme une « bonne base sérieuse et crédible »

Cette annonce a été faite par le ministre des Affaires étrangères estonien, Margus Tsahkna, lors d’une conférence de presse, à l’issue d’entretiens, à Tallinn, avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, Nasser Bourita, en visite en Estonie, la première d’un ministre marocain des Affaires étrangères dans ce pays.

Ce soutien au plan d’autonomie intervient dans le sillage de la dynamique internationale créée sous l’impulsion du Roi Mohammed VI en soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara et au plan d’autonomie.

L’Estonie s’inscrit ainsi dans l’esprit de la dernière résolution 2756 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui se félicite du momentum créé et demande instamment qu’il soit mis à profit.

Sahara. Le très attendu briefing de De Mistura au conseil de sécurité

Le briefing, qui se déroule à huis clos, n’est suivi d’aucun vote et aucune résolution n’y est examinée. Sur le programme officiel du Conseil de sécurité de l’ONU, il est indiqué « consultations au sujet de la Minurso ».

Le Royaume y va avec plus de soutien international à sa première cause et à la solution qu’il a proposée depuis 2007 pour mettre fin à l’un des plus vieux conflits du monde : le plan d’autonomie sous souveraineté nationale.

Au cours de cette semaine du 7 avril, Nasser Bourita était en déplacement aux États-Unis, où il a rencontré son homologue américain, une première depuis la prise de fonction de Marco Rubio. Une première aussi pour un chef de la diplomatie du Maghreb, et les Américains prennent bien soin de souligner qu’une telle visite intervient sur invitation du Département d’État.

Lors de la rencontre Bourita-Rubio, l’Administration américaine a renouvelé sa reconnaissance de la marocanité du Sahara, comme décidé par Donald Trump le 10 décembre 2020. De quoi mettre fin à une sorte de flou que l’administration américaine avait entretenu durant le mandat de Joe Biden.

En plus de Marco Rubio, Nasser Bourita a multiplié les rencontres avec d’influents membres du Congrès dont certains, en plus d’apporter leur soutien au Maroc, n’hésitent pas à dire haut ce qu’ils pensent vraiment du polisario. C’est le cas de Joe Wilson qui qualifie les séparatistes de « terroristes ».

Le 10 avril, Staffan De Mistura a été reçu à Washington par Lisa Kenna, la sous-secrétaire d’État US. Le bras droit de Marco Rubio avait deux messages à transmettre au diplomate onusien : l’informer du renouvellement de la position de l’administration Trump au sujet du Sahara. « Une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution envisageable », a déclaré la responsable américaine sur son compte X.

Quant au deuxième message, non moins clair, Lisa Kenna a déclaré à De Mistura que « les parties doivent s’asseoir à la table des négociations pour parvenir à un résultat mutuellement acceptable ».

Du côté algérien, la diplomatie du voisin de l’Est a réagi avec un insipide communiqué pour dire qu’elle « prenait note » des récentes déclarations américaines.

Dépité, le régime algérien a dépêché Ahmed Attaf, ministre des Affaires étrangères, à Tunis pour essayer de remettre sur les rails le projet d’un bloc régional composé de l’Algérie, de la Tunisie et d’une partie de la Libye (la partie ouest). Ce bloc, sans le Maroc et auquel n’adhère pas la Mauritanie, viendrait, dans les rêves du régime militaire algérien, supplanter l’Union du Maghreb arabe (UMA).

Entre Paris, Londres et Washington

Les récentes déclarations américaines en faveur de la marocanité du Sahara ont été précédées par de nouvelles réaffirmations de la même position de la part de la France.

« Il y a quelques mois, nous avons exprimé notre vision du présent et de l’avenir du Sahara occidental, qui s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine en conséquence directe du plan d’autonomie marocain » a déclaré le chef de la diplomatie française lors d’une audition, le 2 avril, devant la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale.

« Il n’y a pas aujourd’hui d’autres solutions réalistes et crédibles », a tenu à rappeler Jean-Noël Barrot.

Au Royaume-Uni, l’idée d’un alignement sur les positions françaises et américaines concernant l’affaire du Sahara continue de faire son chemin, y compris au sein des institutions législatives et au sein de beaucoup de cercles de réflexion.

Lundi prochain sera un jour décisif pour Staffan De Mistura. Il sera amené à proposer une fin du statu quo qui dure depuis près de six ans, quand le processus des tables rondes a été rompu après deux rounds à Genève. À moins de déclarer forfait et de rendre le tablier comme l’ont fait plusieurs de ses prédécesseurs.

Un scénario qui pourrait amener la communauté internationale à s’interroger également sur l’utilité du maintien de la Minurso. Certaines voix aux États-Unis ont multiplié les sorties récemment pour demander à mettre fin au mandat de cette mission jugée onéreuse pour le contribuable américain, inutile, et surtout dépassée par l’évolution de la situation.

Sahara. Pour l’Arabie saoudite, l’initiative d’autonomie est l’unique solution à ce différend

Cette position a été exprimée à l’occasion de la 14e session de la Commission mixte Maroc-Arabie saoudite, tenue à La Mecque, durant laquelle l’Arabie saoudite a exprimé son soutien à la marocanité du Sahara et son appui à l’initiative d’autonomie comme base unique pour le règlement de ce différend régional, dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc.

L’Arabie saoudite a souligné que toute solution à ce conflit régional ne peut intervenir que dans le cadre du respect de la souveraineté du Maroc.

L’Arabie saoudite a, par la même occasion, salué les initiatives pionnières lancées par le Roi Mohammed VI en faveur de l’Afrique.

Il s’agit de l’Initiative royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, du Processus des États africains atlantiques et du projet de gazoduc Nigeria-Maroc.

L’Arabie saoudite a également salué le leadership du Roi dans le renforcement des piliers du développement durable en Afrique et la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent africain, de sorte à répondre aux aspirations de ses peuples au progrès et à la prospérité.

Le Royaume a, en outre, loué les efforts du Maroc visant à consacrer le partenariat africain avec les différents espaces continentaux et les pays influents sur des bases saines.

L’Irak réaffirme sa position « constante » en soutien à l’intégrité territoriale du Maroc

Cette position a été exprimée par le vice-président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères d’Irak, Fuad Hussein, lors d’un point de presse conjoint à l’issue de ses entretiens à Rabat avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. Cette position officielle a été soulignée dans le communiqué conjoint adopté par les deux parties.

Le chef de la diplomatie irakienne a également salué les efforts déployés par le Maroc en vue de parvenir à une solution politique réaliste basée sur le consensus, conformément aux résolutions y afférentes du Conseil de sécurité de l’ONU.

Il a, par ailleurs, affirmé que son pays loue les efforts constants du Roi Mohammed VI pour la défense de la ville d’Al-Qods Acharif et la préservation de son identité civilisationnelle et de son statut en tant que symbole de tolérance et de coexistence entre les religions.

Le chef de la diplomatie irakienne a également salué l’appui du Souverain à la résistance des Maqdessis, à travers des projets à caractère humanitaire et social réalisés par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, bras exécutif du Comité Al-Qods.

Un nouvel élan pour les relations bilatérales

Les entretiens entre Nasser Bourita et le responsable irakien ont porté sur les moyens de renforcer les relations bilatérales et de les hisser au niveau des aspirations des deux pays frères.

Les deux ministres ont fait part, à cette occasion, de leur satisfaction quant à la dynamique positive que connaissent les relations entre les deux pays, soulignant leur volonté commune de les consolider et de conférer un contenu profond à la coopération bilatérale dans les divers domaines, y compris en matière de partage des expertises du Maroc avec l’Irak, tout en accordant une attention particulière au volet économique, à travers l’encouragement des investissements.

Dans le cadre de cet élan positif imprimé aux relations bilatérales, les deux ministres sont convenus d’organiser, dans les plus brefs délais, la première session des concertations politiques, dans la perspective de tenir la commission mixte maroco-irakienne.

A cette occasion, les deux ministres ont signé un mémorandum d’entente concernant l’exemption réciproque de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques, entre le ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger et le ministère des Affaires étrangères irakien.

S’agissant des questions arabes et régionales, les deux ministres ont souligné l’importance de poursuivre la concertation et la coordination entre le Maroc et l’Irak au sujet des diverses questions arabes, régionales et internationales d’intérêt commun, à leur tête la cause palestinienne, réaffirmant le soutien constant des deux pays aux droits légitimes du peuple palestinien, en particulier son droit à l’établissement de son Etat indépendant, sur les frontières de juin 1967, avec pour capitale Al Qods-Est.

Concernant la situation en Syrie, les entretiens entre les deux parties ont mis en évidence la convergence de vues sur le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de ce pays, ainsi que sur l’unité du peuple syrien, toutes composantes et sensibilités confondues.

Ils ont, par ailleurs, insisté sur leur détermination à poursuivre la coordination des positions au niveau des organisations régionales et internationales, dont les Nations Unies, la Ligue des Etats arabes et l’Organisation de la coopération islamique.

Sur invitation de Nasser Bourita, Fuad Hussein effectue, du 5 au 9 février, une visite officielle dans le Royaume, la première du genre au niveau bilatéral depuis la prise de ses fonctions à la tête de la diplomatie irakienne.

Sahara. Le Sénat chilien adopte une résolution de soutien au plan d’autonomie

Le Sénat chilien a adopté à l’unanimité de ses membres une résolution dans laquelle il « manifeste son appui à l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara, qui signifie une solution pacifique définitive et durable » à ce différend.

La résolution des sénateurs chiliens sollicite également « le soutien et l’engagement permanent du gouvernement du Chili, en sa qualité de membre de l’Organisation des Nations unies (ONU), en faveur de la résolution N° 1754 du Conseil de sécurité de cette organisation, adoptée le 30 avril 2007 ».

Dans les considérants de la résolution du Sénat chilien, il est rappelé que l’Initiative d’autonomie pour le Sahara a recueilli l’appui notamment de l’Espagne, des États-Unis, de la France, de l’Allemagne, de la Finlande, des Pays-Bas, de la Belgique et du Portugal.

Le Sénat chilien expose dans les détails les positions exprimées par ces différents pays en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie, qualifiée de « base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend (…) et pour garantir la paix et la prospérité » dans la région.

La résolution du Sénat chilien a été initiée par l’ancienne présidente de cette institution législative Yasna Provoste, actuellement présidente du groupe d’amitié parlementaire Chili-Maroc. Elle a été soutenue par 37 sénateurs issus de l’ensemble du spectre politique représenté au Sénat chilien, majorité et opposition confondues, notamment l’ancien ministre des Affaires étrangères et ancien secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), José Miguel Insulza, actuel président de la Commission des affaires étrangères du Sénat.

En décembre dernier, le ministre des Relations extérieures de la République du Chili, Alberto Van Klaveren Stork, avait réitéré depuis Rabat « le soutien constant du Chili au processus mené par les Nations unies en vue d’une solution juste, pragmatique, durable, réaliste, viable, définitive et mutuellement acceptable à la question du Sahara occidental, dans le cadre de l’initiative présentée par le Maroc aux Nations unies en avril 2007 ».

Dans une déclaration conjointe sanctionnant la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et son homologue chilien, le Chili avait souligné, en outre, « la centralité des Nations Unies dans le processus politique et réaffirme son soutien à la résolution 2756 du Conseil de sécurité des Nations Unies, datée du 31 octobre 2024 », et « valorise les efforts sérieux et crédibles déployés par le Royaume du Maroc pour faire avancer le processus vers une solution politique ».