Pêche côtière et artisanale : valeur en hausse, poids en baisse à fin février 2025

Le poids de ces produits s’est établi à 67.644 tonnes (T), en repli de 27% par rapport à fin février 2024, indique l’ONP dans son dernier rapport sur les statistiques de la pêche côtière et artisanale au Maroc.

Par espèce, les débarquements des algues et des poissons pélagiques ont reculé respectivement de 89% à 383 T et de 46% à 29.565 T. En revanche, les coquillages, les céphalopodes, le poisson blanc et les crustacés ont augmenté respectivement de 182% (33 T), de 10% (19.697 T), de 15% (16.877 T) et de 1% (1.087 T).

Par ports, un total de 3.504 T de produits de la pêche côtière et artisanale a été débarqué dans les entrées portuaires méditerranéennes à fin février 2025, en augmentation de 9%. En termes de valeur, ces ports ont enregistré une hausse de 21% à près de 192,24 millions de DH.

S’agissant des ports situés sur l’Atlantique, ils ont baissé, en poids, de 28% à 64.139 T, tandis que leur valeur a augmenté de 13% à environ 2,10 MMDH.

L’initiative « Poisson à prix raisonnable » est de retour : plus de 4.000 tonnes et près de 1.000 points de vente

L’initiative, qui s’inscrit dans le cadre des efforts visant à approvisionner les marchés nationaux en quantités suffisantes de produits halieutiques durant le mois sacré du Ramadan, couvrira environ quarante villes à travers le territoire national, y compris les zones rurales et reculées, a indiqué Zakia Driouich dans une déclaration à la presse à l’occasion du lancement de la 7ᵉ édition de cette initiative au marché de gros de poisson à Tamesna.

L’initiative, lancée en partenariat avec des armateurs de la pêche hauturière, vise à soutenir le pouvoir d’achat des citoyens et à assurer un équilibre entre l’offre et la demande, a-t-elle ajouté.

Pour sa part, le coordinateur de cette initiative, Abdelaziz Abbad, a souligné que plusieurs marchés à travers le Royaume ont adhéré cette année à cette initiative, ce qui a permis d’augmenter le nombre de points de vente, soulignant que l’initiative a permis l’année écoulée de fournir plus de 3.500 tonnes de poissons.

Lors des précédentes éditions, cette initiative, lancée en partenariat avec des armateurs de la pêche hauturière, a permis de mettre sur le marché d’importantes quantités de poisson d’excellente qualité à des prix raisonnables dans nombre de villes du Royaume, notant qu’elle a été favorablement accueillie par les consommateurs.

Le Secrétariat d’État chargé de la pêche veille à assurer le succès de cette initiative grâce à une coordination étroite avec tous les secteurs et partenaires concernés, y compris le ministère de l’Intérieur, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), les armateurs de la pêche hauturière et certaines grandes surfaces qui ont rejoint l’initiative pour renforcer l’offre en poisson congelé dans différentes régions du Royaume.

Les poissons congelés mis sur le marché sont soumis à un contrôle rigoureux de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires, qui veille au respect des normes de qualité et de sécurité.

Lancée en 2019 dans trois villes, l’initiative n’a cessé de se développer et de s’étendre pour englober, lors de l’édition écoulée, 22 villes, ce qui a permis d’écouler 3.800 tonnes de poissons congelés à travers 700 points de vente ayant bénéficié à 950.000 personnes.

Tomate, viandes, poissons, poulet… Le point sur les prix, l’offre et la demande pendant le Ramadan

À l’approche du mois de Ramadan, la disponibilité et les prix des produits alimentaires suscitent, comme chaque année, de vives préoccupations chez les consommateurs, d’autant plus dans un contexte de baisse significative du pouvoir d’achat.

Jointes par Médias24, différentes sources du marché nous ont livré les niveaux de prix actuels et quelques prévisions pour les semaines à venir. Voici un aperçu des principaux produits de base.

Viandes blanches : une offre en hausse et des prix en baisse

Le président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles (APV) se montre rassurant quant aux prix et à la disponibilité. « Le poulet de chair ainsi que la dinde seront disponibles en grandes quantités durant le mois sacré », nous confie-t-il.

« L’offre va augmenter davantage », ajoute notre interlocuteur, « notamment pour la dinde, dont les mises en place augmenteront de 50%. Nous sommes passés, durant les mois d’octobre, de novembre et de décembre, à 1,8 million de dindonneaux par mois, contre 1,2 million auparavant. Cette production coïncidera avec le mois de Ramadan, ce qui rassure ainsi quant à la disponibilité ».

« En ce qui concerne le poulet de chair, la production a également augmenté, variant actuellement entre 10,5 et 11 millions par mois, contre 9 millions en septembre dernier », poursuit Mustapha Mountassir.

« La situation sanitaire s’est aussi améliorée, permettant de revenir à des poids normaux de 2,2 kg ou 2,3 kg par poulet. Il faudra toutefois contrôler l’engouement habituel des consommateurs avant ce mois sacré, qui donne lieu à des spéculations ».

Quid des prix ? « Ils ont enregistré une baisse significative en ce mois de janvier », selon une autre source de l’APV jointe par nos soins. « On est actuellement aux alentours de 16 DH/kg, contre 21 à 22 DH/kg en décembre dernier. Il y a donc eu une baisse, qui se poursuivra pendant les prochains jours« .

Par ailleurs, « il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour les viandes blanches », rassure notre source. « Le mois de Ramadan est une période de faible demande, en particulier pour le poulet, la consommation de ce produit essentiel étant principalement portée par les plats rapides et les évènements tels que les mariages et autres célébrations. La pression sur la demande, ayant poussé les prix à la hausse, devrait donc s’atténuer », conclut-elle.

Poisson : disponibilité suffisante et prix stables

Même constat pour les poissons. Contacté par Médias24, un professionnel du secteur nous confie que la disponibilité ne posera pas problème non plus, mais qu’il faudra mettre en place des mécanismes pour éviter que les prix n’explosent à cause de la multiplication des intermédiaires dans le secteur.

« La disponibilité dans ce secteur ne dépend pas uniquement des stocks en mer, mais aussi des plans d’aménagement. Les cultures de pêche peuvent donc être renforcées davantage pour répondre à la demande », nous explique notre interlocuteur.

« Pendant le mois de Ramadan, les consommateurs recherchent des sources de protéines, et la sardine, en particulier, est à la fois la plus abordable et la plus saine. Cela explique l’augmentation de sa consommation ».

« La demande risque d’augmenter davantage cette année par rapport aux années précédentes, notamment à cause de l’explosion des prix des viandes rouges. Pour y répondre, les services concernés par la pêche font un effort sur le plan de la gestion des ressources, afin d’alimenter toutes les villes du Royaume, côtières ou internes ».

« Il n’y aura donc pas de manque durant le mois sacré, d’autant qu’on dispose, au Maroc, de 3.500 km de côtes et d’une flotte de pêche efficace. Et en cas de besoin, les autorités concernées peuvent intervenir pour réduire l’exportation, afin de subvenir d’abord aux besoins internes du Royaume ».

En ce qui concerne les prix pratiqués, notre source nous explique que « des campagnes nationales pour contrôler les prix sont organisées chaque année, afin de les réguler sur le marché. Les prix diffèrent toutefois selon les villes, en fonction de leur proximité des villes côtières. Pour la sardine, par exemple, le prix peut atteindre jusqu’à 30 DH/ kg dans les villes éloignées ».

Cependant, les prix ne risquent pas d’augmenter davantage, « puisque le mois de Ramadan coïncide cette année avec l’hiver. Les faibles températures empêchent la dégradation rapide du poisson, qui est un produit rapidement périssable », conclut notre interlocuteur.

Les maladies et les basses températures impactent la production de la tomate

Concernant les fruits, seule la tomate pourrait poser problème. Interrogés, des opérateurs du secteur expliquent que sa production a été affectée par diverses maladies, des virus et une baisse des températures, entraînant à la fois une diminution de l’offre et une hausse des prix. Ils soulignent également l’écart important entre les prix pratiqués par les producteurs et ceux payés par les consommateurs, une problématique sur laquelle il conviendrait de se pencher.

« Cette année, un problème au niveau des pépinières a entraîné un décalage significatif d’une grande partie de la production », expliquent nos sources.

« Les cultures de la tomate souffrent par ailleurs d’un virus dévastateur qui touche les plantes, ayant entraîné une chute de la production, d’une maladie cryptogamique engendrée par la présence d’un champignon et de la présence de la mineuse de tomate, Tuta Absoluta ».

« Ces problèmes sanitaires ont contraint les agriculteurs à arracher les plantes sur une grande partie des surfaces cultivées. Les commandes de plants sont exceptionnellement élevées pour cette période de l’année, ce qui est anormal. Environ 400 à 500 hectares attendent d’être replantés, une étape qui devrait normalement intervenir en début de campagne », soulignent nos interlocuteurs, ajoutant que « les cultures de tomates font également face à la baisse des températures qui impacte les récoltes ».

En termes de prix, « la tomate nous revient actuellement à 4 DH/kg, et peut être plus pour d’autres agriculteurs. Malheureusement, les prix sur le marché d’Inezgane, principal centre de production de la tomate, sont multipliés par trois. Les consommateurs se retrouvent ainsi à la payer à des prix élevés, ce qui est anormal », déplorent les opérateurs.

« C’est une problématique qu’il faut résoudre par des mécanismes spéciaux à mettre en place. Il s’agit d’une chaîne de valeur, et c’est principalement le producteur qui crée cette valeur. Avec les consommateurs, nous sommes le maillon le plus faible. Les charges de transport et autres doivent donc être calculées par l’État qui devra mettre en place un mécanisme pour éviter aux consommateurs de les supporter ».

« Le gouvernement veut souvent agir sur les exportations pour réguler le marché intérieur, alors qu’il s’agit du principal moyen pour nous d’équilibrer notre activité. C’est plutôt sur cette problématique de prix qu’il faut agir », insistent-ils.

La disponibilité de la tomate, aliment essentiel durant le mois de Ramadan, pourrait donc être limitée, entraînant des prix élevés.

Les prix maintenus pour la viande bovine

Pour ce qui est des viandes rouges, comme expliqué par Médias24 dans un article précédent, les prix des viandes bovines sont à ce stade maintenus, grâce à de nombreuses mesures mises en place par le gouvernement, notamment l’importation de bêtes prêtes à l’abattage et de viandes fraîches prêtes à la consommation.

La situation est plus délicate pour la viande ovine en raison, d’une part, de la baisse du cheptel national et, d’autre part, des prix élevés pratiqués à l’étranger, la viande ovine étant considérée comme une viande de luxe, notamment en Europe.

Les niveaux de prix sont ainsi actuellement aux alentours de 100 DH/ kg pour la viande bovine, contre 120 DH/kg pour la viande ovine.

Rappelons que la situation dans ce secteur s’explique par les trois chocs qu’il subit : le choc de l’offre, celui de la demande et celui lié à Aïd al-Adha.

Le choc de l’offre se traduit par une baisse significative du cheptel national, surtout en ce qui concerne les ovins et les caprins, dont l’effectif abattu a chuté de moitié par rapport à une période normale. Cette situation est notamment due à l’explosion des coûts des aliments composés. Le cheptel subit aussi annuellement le choc de Aïd al-Adha, aggravant le déclin des effectifs reproducteurs. Enfin, le marché de la viande rouge fait face à un choc de la demande, en raison du ralentissement de la consommation. Ces trois facteurs combinés font que les prix des viandes rouges restent élevés.

À cela s’ajoutent la désorganisation du marché et la résistance de certains opérateurs, qui annihilent tous les efforts de l’État dans ce secteur.

Pêche côtière et artisanale : baisse de 10% des débarquements à fin juin

Le poids de ces produits s’est établi à 469.715 tonnes, en repli de 10% comparativement à fin juin 2023, précise l’ONP dans son récent rapport sur les statistiques de la pêche côtière et artisanale au Maroc.

Par espèce, les débarquements coquillages, des algues, des crustacés et des poissons pélagiques ont accusé des baisses respectives de 82% à 24 T, de 39% à 5.914 T, de 25% à 3.863 T et de 12% à 378.849 T.

A l’inverse, les débarquements du poisson blanc et des céphalopodes ont augmenté de 6% à 48.925 T et de 5% à 32.141 T. Par port, un total de 7.222 T de produits de la pêche côtière et artisanale a été débarqué dans les entrées portuaires méditerranéennes à fin juin dernier, en diminution de 20% par rapport à la même période un an auparavant. En termes de valeur, ces ports ont généré 340,28 millions de DH.

Pour leur part, les débarquements au niveau des ports situés sur l’Atlantique ont reculé de 10% à 462.493 T et de 4% à 4,46 MMDH.

Pêche côtière et artisanale : les débarquements en baisse de 11% en 2023

Le poids de ces produits s’est établi à 1.350.190 tonnes, en repli de 11% par rapport à 2022, indique l’Office national des pêches (ONP) dans son récent rapport sur les statistiques de la pêche côtière et artisanale au Maroc.

Par espèce, la valeur des débarquements des algues, crustacés, poissons blancs et céphalopodes a augmenté, respectivement, de 232%, 22%, 20% et 2%.

En revanche, les valeurs des coquillages et des poissons pélagiques ont accusé des baisses respectives de 23% et 7%.

Par port, un total de 16.981 t de produits de la pêche côtière et artisanale a été débarqué dans les entrées portuaires méditerranéennes à fin décembre 2023, en diminution de 7%. En termes de valeur, ces ports ont enregistré un repli de 4% à 586,93 MDH.

S’agissant des ports situés sur l’Atlantique, ils ont baissé, en poids, de 11% à 1.333.210 t, tandis que leur valeur a augmenté de 3% à près de 9,4 MMDH.

(Avec MAP)

Réunion de préparation pour l’approvisionnement du marché national en produits de la pêche durant le Ramadan

Ramadan approche et comme chaque année, la disponibilité des produits alimentaires est une des principales préoccupations. Ce mercredi 3 janvier, le focus a été mis sur les produits de la mer fortement consommés pendant le mois sacré, lors d’une réunion de travail entre le ministre de l’Agriculture et de la pêche et les professionnels.

 

« Nous nous sommes entretenus aujourd’hui avec toutes les instances représentatives des professionnels de la pêche maritime dans ses trois secteurs : la pêche côtière, la pêche traditionnelle et la pêche hauturière, avec pour objectif de mobiliser l’ensemble des acteurs du secteur afin d’approvisionner tous les marchés du territoire marocain en produits de la mer de bonne qualité, et surtout à des prix qui soient abordables pour le citoyen », a déclaré le ministre à la presse à l’issue de la réunion.

Il a rappelé les progrès réalisés, notamment dans la construction de marchés de gros et la modernisation de divers points de débarquement. « Il s’agit aujourd’hui d’améliorer la distribution dans les villes non côtières« , a-t-il ajouté, insistant sur l’importance de respecter les conditions sanitaires, la qualité et la diversité des produits de la mer.

Le plan d’action pour le mois de ramadan

La réunion a permis d’établir les actions à même d’assurer l’approvisionnement du marché national en produits de la pêche et avec des prix abordables et à la portée du consommateur durant le mois de ramadan, en l’occurrence :

– la mise en place d’une commission centrale pour assurer le suivi de l’approvisionnement régulier du marché national en produits de la pêche de haute qualité et en quantités suffisantes ;

– la mobilisation des opérateurs économiques du secteur de la pêche pour approvisionner en cas de besoin les différentes villes en poissons frais et congelés ;

le suivi quotidien des prix de poissons frais le long de la chaîne de valeur, en particulier au niveau des halles aux poissons, des marchés de gros et des marchés de détail dans les différentes villes du Royaume ;

– le suivi quotidien des quantités de poissons congelés commercialisées dans les marchés de gros et les différents points de ventes.

Le ministre a par la même occasion salué l’initiative « Poissons à prix raisonnable » dont la première édition a été lancée au mois de ramadan 1440 correspondant à l’année 2019 par le Département de la pêche maritime (DPM), en coordination avec les armateurs de la pêche hauturière, les autorités locales et l’ONSSA. « Cette initiative a eu un grand succès au niveau national et a permis aux citoyens d’acquérir un poisson congelé de très bonne qualité et à des prix très abordables », souligne le ministère de tutelle.

Un marché de gros au poisson sera construit à Fès

Le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohammed Sadiki, a tenu ce mercredi 26 juillet 2023 une réunion à la wilaya de Fès qui a concerné la présentation du programme de modernisation des circuits de commercialisation des produits agricoles et des produits de la pêche.

Une convention concernant la construction d’un marché de gros au poisson dans le cadre de la stratégie Halieutis a été signée à cette occasion.

Le projet de réalisation du marché de gros au poisson de Fès permettra de doter l’agglomération d’une infrastructure normalisée visant à assurer une disponibilité permanente de poisson, et à accroître la consommation de poisson dans la région à travers une plateforme appropriée de distribution répondant aux standards des normes de qualité, explique la même source.

Le coût global de cet investissement s’élève à 45 MDH et sera financé par le ministère de l’Agriculture, la commune de Fès et la région Fès-Meknès. L’Office national des pêches (ONP) agira en tant que maître d’œuvre délégué.

Cette nouvelle infrastructure sera dotée d’un espace d’étalage et de vente des produits de la pêche, d’un sas d’identification et d’un sas d’expédition des produits, des installations de froid, d’une chambre froide, des locaux socio-collectifs, d’un pont-bascule, des locaux administratifs et techniques, des parkings et des aménagements extérieurs.

Ce même jour, le ministre a présidé la cérémonie de signature d’une convention relative à la construction des infrastructures de commercialisation des produits agricoles à Fès. Elle porte sur la mise à niveau du marché de gros des fruits et légumes de Fès, la construction d’un abattoir et d’un marché à bestiaux à Fès.