JPO de la DGSN : un nouveau record avec près de 2,4 millions de visiteurs

Selon un communiqué de la DGSN, cette 6ᵉ édition s’est distinguée par des niveaux d’affluence quotidiens exceptionnels, cumulant le week-end (17 et 18 mai) 1.180.000 visiteurs. Cette affluence massive s’est composée majoritairement d’élèves représentant 1.916 établissements scolaires, aussi bien publics que privés, traditionnels et coraniques.

Elle a également été marquée par une forte présence des représentants de près de 1.500 organisations de la société civile, ainsi que de journalistes et de correspondants de 187 organes de presse, chaînes de télévision et stations de radio.

Outre l’affluence massive des habitants d’El Jadida, de Casablanca, de Settat, de Safi et des villes voisines telles que Bir Jdid, Sidi Bennour, Azemmour, entre autres, la DGSN a veillé à assurer une large diffusion des activités de cette manifestation à travers ses comptes officiels sur les réseaux sociaux.

 

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Cette couverture en direct a permis de totaliser plus de 29 millions de vues, en plus de fournir des explications détaillées et des données professionnelles ayant permis la réalisation de 1.256 activités médiatiques au profit de divers organes de presse.

La 6ᵉ édition des JPO de la DGSN a été organisée cette année au parc des expositions Mohammed VI d’El Jadida, avec l’aménagement de stands et d’espaces thématiques sur une superficie de plus d’un hectare entièrement couverte, abritant 50 stands thématiques consacrés à l’emploi, à la formation, à la gestion de carrière et à la vie sociale des fonctionnaires de police.

Les visiteurs ont ainsi pu découvrir les différents services assurés par l’institution policière, ainsi que les métiers et spécialisations du corps policier, notamment la police scientifique et technique, les unités d’intervention, les cellules d’accompagnement des femmes et des enfants victimes de violence, la plateforme Ibalagh de signalement des contenus numériques violents, ainsi que les métiers liés à la sécurité routière.

Des espaces ont également été dédiés à la présentation des usages de la science et des technologies dans le domaine sécuritaire, dont la patrouille Amane, fruit des efforts d’innovation des ingénieurs de la DGSN. Il s’agit d’une patrouille intelligente équipée d’applications informatiques intégrant des technologies d’intelligence artificielle et connectée en temps réel aux bases de données sécuritaires, permettant des réponses immédiates aux exigences des interventions policières dans l’espace public.

Outre ces espaces d’exposition, d’autres stands ont été dédiés aux documents d’identité et au système d’identité numérique, ainsi qu’aux passages frontaliers intelligents, à la présentation de manuscrits, de photos et d’équipements relatifs à l’histoire des services de police, outre la mise en place d’un espace commun avec l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) qui témoigne du partenariat profond avec cette institution nationale, relève le communiqué.

Par ailleurs, ces portes ouvertes ont été une occasion idoine pour exposer une collection de véhicules historiques qui ont été utilisés par les services de police au cours des 69 ans d’existence de la DGSN, mettre en avant une sélection d’équipements, allant des uniformes aux outils de communication et aux caméras de différentes périodes historiques qui ont marqué l’Histoire de cette institution nationale et exposer les œuvres d’art créées par son personnel, présentant des tableaux thématiques touchant aux aspects humanitaires et aux nobles initiatives menées par les services de sûreté nationale.

Les portes ouvertes de cette année ont également comporté un espace dédié au divertissement des enfants, d’une superficie de 1.000 m², avec des activités combinant le jeu et l’apprentissage et faisant usage des dernières technologies de réalité virtuelle et interactive.

Il s’agit aussi d’un stand ouvert dédié aux démonstrations professionnelles de la cavalerie de la Sûreté nationale et de la brigade cynotechnique ainsi que d’une zone couverte de 9.400 m² dédiée aux démonstrations des forces spéciales, des groupes musicaux et des unités de protection rapprochée, avec le déploiement de systèmes de sonorisation et d’éclairage de haute qualité pour assurer l’interaction avec les citoyens.

Les 6ᵉ journées portes ouvertes de la DGSN auront lieu à El Jadida du 17 au 21 mai

C’est ce qu’apprend Médias24 de sources sécuritaires. Il s’agit d’une grande occasion pour la DGSN de s’ouvrir au grand public pour faire la lumière sur les grandes évolutions du travail de la police nationale avec ses divers services.

Un rendez-vous qui séduit de plus en plus les Marocains, comme en ont attesté les affluences record enregistrées lors des précédentes éditions organisées à Agadir, à Casablanca, à Marrakech, à Tanger et à Fès.

 

 

À titre d’exemple, plus de 2.1 millions de visiteurs ont été recensés pour la précédente édition des JPO de la DGSN organisées à Agadir. La DGSN, en cette année, fête son 69ᵉ anniversaire.

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Saisie de 9,8 tonnes de drogue à Imintanout, six arrestations

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), cette opération a été menée sur la base d’informations fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Cette opération, qui s’est déroulée dans la localité dite Eddher relevant du caidat de Kouzment Imintanout, a permis l’arrestation de six personnes âgées entre 29 et 59 ans, dont un auxiliaire d’autorité et un ancien conseiller communal.

Les prévenus, ajoute la même source, ont été arrêtés en flagrant délit au moment où ils s’apprêtaient à passer à l’acte pour convoyer la drogue, disséminée sur plusieurs lieux, par voie maritime.

Les enquêteurs ont de même saisi un véhicule utilitaire portant de fausses plaques d’immatriculation ainsi qu’une embarcation pneumatique et un moteur.

La drogue saisie à Imintanout, mardi 21 janvier.

Ouverture à Marrakech d’une nouvelle école de police

Cette école s’assigne pour mission principale de renforcer le système de formation policière et d’accroître la capacité d’accueil des structures policières dédiées à la formation, à travers des programmes de formation de base au profit d’une partie des nouvelles promotions de stagiaires relevant du cycle des gardiens de la paix, en plus de la contribution à l’enrichissement et au renforcement des programmes de formation continue.

L’ouverture de la nouvelle école de Marrakech s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des projets structurants annoncés récemment par la DGSN dans le cadre de son programme annuel, relatifs à la réhabilitation et au développement des structures de police, notamment le renforcement des infrastructures de formation policière et l’appui aux pôles régionaux des écoles de formation sécuritaire.

Depuis 2016, la DGSN s’est engagée dans un projet ambitieux visant à développer le système de formation policière en tant qu’élément clé d’une réforme globale et profonde de la fonction sécuritaire, à travers la révision de la charte de recrutement et des méthodes de formation, outre la création de nouvelles écoles spécialisées et proches géographiquement des nouveaux stagiaires.

Conformément à cette nouvelle vision stratégique, la DGSN dispose désormais de plusieurs écoles de formation et d’entraînement sécuritaires, dont l’Institut royal de police (IRP) de Kénitra, ainsi que plusieurs autres écoles de formation des gardiens de la paix dans les villes de Laâyoune, Oujda, Fès, Tanger, Marrakech, Bouknadel et Fouarat dans la banlieue de Kénitra, outre le Centre supérieur de formation policière à Ifrane, dont l’inauguration est prévue prochainement, avec pour ambition de devenir un pôle de coopération sécuritaire internationale et africaine dans le domaine de la formation policière.

Une nouvelle école de police d’une capacité de 500 stagiaires

Le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) et de la surveillance du territoire (DGST) a effectué une visite d’inspection au siège de la nouvelle école de formation des gardiens de la paix à Marrakech, avant son inauguration officielle, pour s’informer des derniers préparatifs et des dispositions prises pour accueillir la première promotion des nouveaux gardiens de la paix stagiaires.

La nouvelle école de formation des gardiens de la paix de Marrakech a été construite sur une superficie totale de 7.826 m2, avec une capacité d’accueil de 500 stagiaires tout au long de la période de formation de base des gardiens de la paix.

L’école dispose d’un espace d’hébergement comprenant 16 unités, une cuisine équipée, deux restaurants séparés et un ensemble d’installations de santé, outre un pavillon pédagogique abritant une salle polyvalente d’une capacité de 100 personnes, 10 salles de classe, une salle d’informatique et une salle pour les visioconférences.

Cette structure est également équipée d’une clinique offrant des consultations médicales de premier et deuxième niveaux, d’un espace administratif de 19 bureaux, d’une salle de réunion, d’une salle de prière, d’une cour pour la cérémonie de lever du drapeau national, ainsi que de multiples cours pour les divers entraînements paramilitaires et sportifs.

(Avec MAP)

Qui est Mohamed Dkhissi, le nouveau Monsieur Afrique d’Interpol

Pour ceux qui n’ont pas complètement saisi la portée de cette élection, il faut savoir que Mohamed Dkhissi, candidat de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et du Maroc, devient l’un des hommes les plus importants d’Interpol puisqu’il fait partie des trois vice-présidents. Le reste des 13 membres du Comité exécutif, en plus du secrétaire général, ont la qualité de délégués.

Ni Interpol ni la DGSN n’ont communiqué le résultat du vote, mais la candidature de Mohamed Dkhissi est passée comme une lettre à la poste face à la Béninoise Innocentia G. Apovo Monteiro, commissaire divisionnaire de police et directrice de la coopération et de l’entraide judiciaire, et à la Namibienne Anne-Marie Nainda, inspecteur général-adjointe responsable de l’administration de la police.

La composition et les missions du Comité exécutif d’Interpol.

Le haut responsable sécuritaire marocain succède à Garba Baba Umar (Nigeria) pour un mandat de trois ans. C’est une élection qui tombe à point, au moment où le Maroc devient un acteur incontournable en matière de sécurité sur la scène internationale et où le Royaume se prépare à accueillir la prochaine Assemblée générale d’Interpol, en 2025 à Marrakech.

Aussi bien l’élection de Mohamed Dkhissi que l’organisation de la prochaine Assemblée générale d’Interpol à Marrakech ont été un coup de maître de Abdellatif Hammouchi qui a veillé à chaque détail de A à Z.

Marrakech prend le relais de Glasgow pour organiser la prochaine Assemblée générale d’Interpol.

Mais qui est Mohamed Dkhissi ?

Une enfance à Oujda

« Qui ne connaît pas les Dkhissi ? ». C’est la réponse qui vous est servie quand vous posez la question à un Oujdi. Et, évidemment, Mohamed Dkhissi est cité en premier, non sans une certaine fierté, parmi les autres Dkhissi ayant percé au niveau local ou national.

Mohamed Dkhissi a vu le jour dans la capitale de l’Oriental en 1967 où il poursuit ses études jusqu’au baccalauréat, diplôme qu’il obtient au Lycée Omar Ibn Abdelaziz, l’un des prestigieux établissements publics de la ville. Sitôt après, il intègre les rangs de la DGSN en tant qu’officier, et sera affecté au terme de sa formation à Fès. C’était en 1990, année marquée par de graves événements (14 décembre 1990). Au service de la police judiciaire, il s’intéresse surtout aux crimes économiques et financiers.

Depuis, il a roulé sa bosse dans divers services et divers postes de responsabilité et toujours dans des « points chauds » : Oujda, Salé, Fès (encore), Nador, Laâyoune et Marrakech (en tant que préfet dans ces deux dernières villes).

Au cours de ses pérégrinations à travers les villes du Royaume, Mohamed Dkhissi a continué à étudier. Il compte aujourd’hui parmi les éminences grises en matière de science juridique au sein de la DGSN.

Mais ce n’est pas tout : il peut citer les grands écrivains français, les juristes internationaux qui font autorité, comme les théoriciens du salafisme ou de l’extrémisme violent. Le tout entrecoupé par des vers de poésie arabe classique ou de versets coraniques.

L’ennemi des points noirs

Au vu de ces qualités, on lui trouve beaucoup de ressemblance, dans les rangs de la DGSN, avec Abdellatif Hammouchi, son patron, qui lui a confié la Direction centrale de la police judiciaire en juin 2016.

Car, comme le patron du pôle DGSN-DGST, Mohamed Dkhissi peut disserter de longues heures sur les ramifications des réseaux terroristes dans la région, sur les points noirs de l’insécurité au Maroc et citer, de mémoire, les chiffres des saisies de drogues, au gramme près, en 2017 ou 2020.

En parlant de points noirs, et depuis son arrivée à la tête de la Direction de la police judiciaire, il n’hésite pas à organiser des opérations commando dans différentes villes, et à passer des semaines entières à pourchasser des bandits de grand chemin, des maîtres chanteurs ou des barons de la drogue.

Parallèlement à ses missions en tant que patron national de la police judiciaire, il est aussi chef du Bureau national d’Interpol et chef du bureau de liaison arabe, un organisme arabe de coordination avec les organisations internationales.

C’est dire qu’il connaît aussi bien les arcanes d’Interpol que ceux de la DGSN. La première organisation le lui rend bien, ainsi qu’à son antenne marocaine qui compte parmi les plus actives dans le monde. Depuis quelques années, on ne compte plus le nombre de grands criminels, dont plusieurs ennemis numéro 1 de diverses polices internationales, qui ont été cueillis par les hommes de Dkhissi à leur arrivée aux aéroports de Casablanca, de Rabat ou de Marrakech.

Mohamed Dkhissi, lors du conclave d’Interpol à Glasgow.

Le secret ? Lui-même ne le cache pas quand on lui pose la question : une meilleure coordination entre l’ensemble des services sécuritaires et du renseignement. Quant à lui, il maîtrise autant les questions sécuritaires que le travail de renseignement et d’investigation.

La dignité d’abord

Patriote jusqu’au bout des ongles, Mohamed Dkhissi ne jure que par la dignité dans l’exercice de ses fonctions. Il est jaloux de la dignité de ses hommes et des éléments de la DGSN en général. Et de celle des citoyens dans leurs relations avec la police.

Depuis quelques années, c’est d’ailleurs lui qui coordonne plusieurs programmes de formation des éléments de la DGSN aux normes internationales en matière de droits de l’Homme, dans l’exercice de sa fonction policière. À ce titre, il coordonne avec des institutions nationales comme le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

Aujourd’hui, Mohamed Dkhissi compte plus de trois décennies de carrière dans la police nationale et près d’une décennie de collaboration étroite avec Interpol dont il devient l’un des poids lourds. À ce titre, il sera l’un des maîtres de cérémonie du grand conclave de l’organisation policière internationale à Marrakech. Mais ce n’est pas pour autant qu’il prend la grosse tête. Toujours souriant et bienveillant, il prend le temps d’écouter, d’expliquer et de convaincre. Quand il dispose d’un moment de libre, il le consacre à une virée à Oujda, son autre amour. Comme pour tous les Dkhissi.

Les agresseurs d’une jeune femme à Tanger traqués par la police, un mineur arrêté

Le suspect, accompagné d’autres individus, a agressé une jeune femme en pleine rue à Tanger, précise une source sécuritaires. Ces actes criminels ont été enregistrés dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Les enquêtes menées ont permis d’identifier les suspects, et l’un d’eux a été arrêté dimanche soir, ajoute-t-on.

Le mineur suspecté a été soumis à une enquête judiciaire sous la supervision du parquet compétent, afin d’élucider toutes les circonstances de cette affaire, poursuit la même source.

Les recherches se poursuivent pour appréhender les autres participants et complices impliqués dans ces actes criminels, conclut-on.

Enquête à la suite d’affrontements entre policiers et Ultras à Casablanca

Une source sécuritaire indique qu’une patrouille de police est intervenue pour prévenir un accrochage violent entre deux groupes rivaux d’Ultras à Bernoussi, précisant qu’un des groupes a refusé d’obtempérer et qu’un de ses membres a tenté d’agresser les fonctionnaires de police au moyen de fumigènes.

Cet individu a été maîtrisé mais ses compagnons ont tenté de violenter les éléments de la police dans une tentative de résister à l’opération d’interpellation, ce qui a contraint un officier de police à utiliser son arme de service et à tirer plusieurs coups de feu ayant permis de rétablir l’ordre sur les lieux, ajoute-t-on de même source.

L’usage contraint de l’arme de service a également permis de neutraliser le danger posé par les suspects et d’appréhender neuf d’entre eux, poursuit la même source. Deux mis en cause et un brigadier de police membre de la patrouille ont été blessés au niveau de leurs parties supérieures.

Les deux suspects et le fonctionnaire de police ont été transférés à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires, tandis que les autres mis en cause sont soumis à l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent afin de déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire et d’appréhender toute autre personne impliquée, conclut la source sécuritaire.

Voici le bilan 2023 de la DGSN et ses projets pour 2024

Voici les principales réalisations de la DGSN en 2023 :

> 13 nouvelles structures policières

La DGSN a mis en place 13 nouvelles structures de sécurité au cours de l’année 2023 : il s’agit du 5e district de police de Rabat, de l’arrondissement de police Ryad, du 24e arrondissement de police relevant de la Préfecture de police de Marrakech, ainsi que de la création de l’unité mobile de police de secours à la préfecture de police de Kénitra, de deux brigades cynotechniques dans les villes de Kénitra et Larache, et d’un groupement mobile pour le maintien de l’ordre dans la ville de Settat.

Il s’agit également de l’inauguration de l’unité mobile de police de secours à la préfecture de police de Kénitra, en opération permanente, qui a marqué une avancée significative. Composée d’équipes mobiles de motards et de véhicules de secours, cette unité répond efficacement aux appels de secours des citoyens, assurant une intervention rapide.

> Plus de 19 millions d’appels d’urgence traités

Au cours de cette année, les salles de commandement et de coordination ont traité un total de 19.722.041 appels d’urgence via la ligne téléphonique 19, entraînant 867.042 interventions sur la voie publique. Parallèlement, les unités mobiles d’urgence de la police ont engagé 448.256 interventions sur la voie publique.

Dans le même contexte, les brigades en uniforme ont effectué 494 patrouilles mobiles et piétonnes sur la voie publique, totalisant ainsi 529.164 interventions sur le terrain, allant de l’interpellation de personnes impliquées dans des affaires criminelles à l’établissement de procès-verbaux d’infractions au code de la route et de la circulation, en passant par le maintien de l’ordre public.

> 32 unités mobiles pour la délivrance de la CNIE

L’année 2023 a été marquée par la mise en place de 32 unités mobiles pour la délivrance et le renouvellement de la carte d’identité nationale électronique.

Il s’agit de véhicules équipés de deux plateformes pour enregistrer les données d’identification des citoyens au profit de la population des régions géographiquement éloignées et des zones rurales montagneuses sur le territoire national. Le nombre total de bénéficiaires de ce service mobile a atteint 128.451 personnes.

Un total de 4.269.781 cartes d’identité nationale électronique de nouvelle génération ont été émises. En outre, un total de 348.070 cartes d’identité nationale électronique ont été émises au profit des membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger, dont 45.739 délivrées à des enfants mineurs. Il s’agit également de 1.552.306 fiches anthropométriques, 43.807 titres de séjour pour les étrangers, 20.031 visas d’accès au territoire national et 2.246 titres de séjour exceptionnels de nouvelle génération.

L’année a été marquée par le début de la généralisation du réseau des télécommunications unifiées de la police, qui constitue un réseau très sécurisé composé de fibres optiques reliant 57 villes au niveau national et qui permet de sécuriser les télécommunications et assure le transfert rapide des données afin de répondre aux besoins de gestion des services de sécurité. Le taux de réalisation des travaux dans ce réseau a atteint un stade qui permet de couvrir 19 centres au niveau national.

> Baisse de 10% de la criminalité

La DGSN a poursuivi, au cours de l’année en cours, la mise en œuvre des dispositions de la stratégie de lutte contre la criminalité pour la période 2022-2026. Les résultats de 2023 illustrent une baisse de 10% de l’aspect général de la criminalité et du nombre de cas et d’affaires enregistrés, qui a atteint cette année 738.748 affaires.

Les indicateurs de criminalité violente ont également connu une baisse, les crimes de meurtre et de coups et blessures entraînant la mort ayant reculé de 25%, les agressions sexuelles de 4%, les vols de voitures d’environ 19%, les vols qualifiés de 9% et les vols violents de 6%.

Le taux de la répression, soit le taux de résolution des crimes commis, a continué à enregistrer des niveaux record pour la septième année consécutive, se situant à 95% du total des affaires enregistrées et à environ 92% des crimes violents.

> Drogues : plus de 130.212 personnes arrêtées

L’année 2023 a été marquée par le traitement de 99.513 affaires de drogue et l’arrestation de 130.212 personnes, dont 305 étrangers, alors que les saisies de haschich se sont élevées à 81,175 tonnes, soit une baisse de 17%. Il a aussi été procédé à la saisie de 1,922 tonne de cocaïne, de 6,88 kg d’héroïne et de 1.223.774 comprimés d’Ecstasy et autres substances psychotropes.

Concernant la drogue de synthèse « L’poufa », 575 personnes impliquées dans ce trafic ont été arrêtées, en plus de la saisie de 5,175 kg de cette drogue.

> Hausse de 6% de la cyber-extortion

Les crimes liés aux technologies modernes et à la cyber-extorsion ont enregistré une augmentation de 6%, avec près de 5.969 affaires. Le nombre de contenus utilisés dans ce type d’affaires a atteint 4.070, tandis que celui des mandats internationaux émis s’est établi à 842. Dans le cadre de ces affaires, 874 personnes ont été interpellées et déférées devant la justice.

Pour ce qui est des affaires de sextorsion, les services de la Sûreté nationale ont enregistré, au cours de cette année, 508 affaires, en hausse de 18% par rapport à l’année précédente, alors que 182 personnes, impliquées dans ces actes criminels ayant ciblé 515 victimes dont 109 étrangers, ont été arrêtées.

> Immigration clandestine : 121 réseaux démantelés

Les efforts déployés ont permis la mise en échec des tentatives d’immigration irrégulière de 28.863 personnes, dont 18.820 de diverses nationalités étrangères, le démantèlement de 121 réseaux criminels et l’arrestation de 594 organisateurs et intermédiaires.

> Hausse de 14% des crimes économiques

Quelque 529 affaires liées à la corruption, à l’abus de confiance, au détournement des deniers publics et au chantage ont été traitées, soit une augmentation de près de 14% par rapport à l’année précédente, tandis que le nombre de suspects qui ont fait l’objet d’une enquête dans ces affaires a atteint 693 personnes.

S’agissant des crimes de faux monnayage, d’usage frauduleux des moyens de paiement et de trafic de devises, les services de la Sûreté nationale ont traité, durant l’année en cours, 38 affaires relatives au trafic de devises, 57.980 affaires portant sur des infractions à la législation régissant les chèques, soit une baisse de près de 1,5%.

S’agissant de la procédure d’extradition des criminels, l’année 2023 a connu l’extradition de 54 personnes ayant fait l’objet de mandats d’arrêts internationaux émis par les autorités marocaines, contre 69 personnes en 2022, et la mise en exécution des procédures d’extradition de 48 ressortissants étrangers arrêtés au Maroc et qui ont fait l’objet d’un mandat d’extradition vers les autorités judiciaires des pays les ayant réclamés.

> Sécurité routière : augmentation des accidents urbains de 7%

L’année 2023 a enregistré 85.475 accidents physiques de la circulation dans le périmètre urbain, contre 80.091 accidents similaires au cours de l’année 2022, soit une augmentation de 7%. Cette donnée a eu une répercussion directe sur le nombre total des victimes des accidents de la circulation qui ont fait 993 morts en 2023, contre 834 morts en 2022, auxquels s’ajoutent 4.413 blessés graves et 111.478 blessés légers.

> Plus de 6.000 fonctionnaires recrutés

L’effectif actuel des fonctionnaires de la Sûreté nationale s’élève à 79.830, avec une moyenne d’âge d’environ 40 ans. Cette année, six concours externes ont été organisés pour le recrutement de 6.637 fonctionnaires, dont 30 commissaires principaux, 130 commissaires de police, 250 officiers de police, 50 officiers de paix, 2.050 inspecteurs de police et 4.127 gardiens de paix.

Au cours de cette année, 12.846 fonctionnaires de la police ont bénéficié des programmes de formation professionnelle de la police, dont 52% ont suivi des sessions de formation de base destinées aux nouvelles recrues de la Sûreté nationale, et 21% ont profité de sessions de formation continue, et environ 12% ont suivi des formations spécialisées dans les différents domaines policiers.

Par ailleurs, quelque 216 sessions de formation ont été réalisées aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Maroc dans le cadre des relations de coopération internationale en matière de sécurité au profit de 2.198 fonctionnaires de police.

> Près de 5.000 activités de communication

En 2023, les services de la communication sécuritaire ont mené un total de 4.955 activités de communication, dont 1.488 portent sur des missions d’information, réparties entre communiqués et informations de presse liées aux questions du service de la sûreté et aux crimes qui affectent le sentiment de sécurité, ainsi que la publication de 56 mises au point pour démentir les fake news, outre la réalisation de 2.873 reportages vidéos, en partenariat avec plusieurs chaînes de télévisions et médias nationaux et internationaux.

 Les projets prévus pour 2024

Parmi les projets qui devraient être mis en œuvre au cours de 2024 et qui se trouvent actuellement en phase finale de préparation, il y a lieu de citer la création d’un centre international de formation de police dans la ville d’Ifrane, qui fera office d’institut de formation supérieure au profit des cadres marocains et de leurs collègues en provenance du continent africain.

La DGSN projette également de généraliser les centres d’enseignement des langues dans diverses écoles de formation de police, et de perfectionner les techniques de formation en matière de sécurité dans le sport et la gestion des grandes manifestations et ce, afin de renforcer les capacités de la police et les qualifications des ressources humaines pour qu’elles soient prêtes à l’approche des manifestations sportives mondiales et continentales que le Maroc va abriter en 2025 et 2030.

Dans le but de rapprocher les instituts de formation de la police aux domiciles des stagiaires, hommes et femmes, et dans le cadre de l’accompagnement de la régionalisation, l’année 2024 connaîtra l’ouverture de deux écoles de formation sécuritaire à Casablanca et Marrakech, pour renforcer le dispositif de formation à la sécurité que supervise actuellement l’Institut royal de police à Kénitra et les écoles de formations à Tanger, Oujda, Fès, Bouknadel, Fouarat et Laâyoune.

Dans la continuité du projet de numérisation des services de Sûreté nationale et de leur connexion aux bases de données centrales, l’année 2024 sera celle de la généralisation complète, à l’ensemble des arrondissements de police, du système d’information relatif à la gestion des affaires criminelles et délits. Elle connaîtra aussi la poursuite de la digitalisation des services de la police judiciaire au niveau national, en plus du déploiement des équipes mobiles de délivrance de la carte nationale d’identité électronique au niveau de tous les commandements régionaux.

Il s’agit également de la construction de nouveaux centres de sûreté : un nouveau commissariat de police à Beni Bouaayach, un commissariat au Mausolée Mohammed V à Rabat et au siège du 3e arrondissement de police de Rabat, ainsi que la mise en place de laboratoires régionaux d’analyse des traces numériques au niveau de plusieurs commandements de police, sur le plan décentralisé.

Il est aussi prévu la construction, l’année prochaine, d’une clinique pilote au nouveau siège de la DGSN, lequel approche de la phase d’achèvement. Cette clinique pilote viendra s’ajouter au centre de radiologie et d’analyses médicales de Rabat et aux centres régionaux de santé de la Sûreté nationale, dont la mission consiste à diversifier l’offre de santé proposée à la famille de la Sûreté nationale.

Les services sociaux de la Sûreté nationale sont sur le point d’achever les études relatives à la mise en œuvre des projets de construction de deux centres de vacances à Martil et à Moulay Bouselham.

(Avec MAP)

Plus de 10.000 policiers promus au titre de l’année 2022

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé, à l’occasion de la 24e Fête du Trône, une liste exceptionnelle d’avancement de grade au profit de ses employés qui remplissent les conditions requises pour la promotion, selon le statut fondamental des fonctionnaires de la Sûreté nationale, lit-on dans un communiqué de la DGSN.

Cette promotion exceptionnelle relative à l’exercice 2022 a bénéficié à un total de 10.330 policières et policiers de différents grades et cycles, représentant, pour la toute première fois, une proportion de 81% des employés répondant aux conditions de promotion et figurant sur les listes des candidats à la promotion, précise-t-on.

8.394 policiers en uniforme et 1.936 policiers en civil promus

La promotion exceptionnelle annoncée à l’occasion de la fête du Trône concerne tous les grades de la police, avec une attention particulière portée aux employés classés dans les grades inférieurs et moyens, qui remplissent les conditions d’ancienneté, de sérieux et d’intégrité dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que pour les employés et employées proches de l’âge de départ à la retraite, souligne la même source.

Cette promotion exceptionnelle a bénéficié, dans le détail, à 8.394 policiers en uniforme et à 1.936 policiers en civil, note le communiqué.

Aeroflot veut convertir le ciel russe au low-cost

La compagnie semi-publique, qui détient environ 40% de parts de marché dans le plus vaste pays au monde, a officialisé ses intentions lors de son dernier conseil d'administration, le 25 juillet. Aeroflot y a retenu le schéma d'une filiale à 100% consacrée au transport à bas coût, dans laquelle elle compte investir 100 millions de dollars. Elle espère ouvrir dès 2014 ses premières liaisons sur des lignes très fréquentées, entre Moscou et Saint-Pétersbourg (nord-ouest) ou le sud de la Russie européenne.

A terme, selon le journal Vedomosti, la nouvelle compagnie, dont le nom n'a pas été dévoilé, pourrait desservir Kiev, Istanbul, Erevan, Barcelone, avec une flotte dépassant d'ici à cinq ans les 40 appareils (au départ des Boeing 737). L'objectif est d'offrir des billets 30% à 40% moins chers que les tarifs en vigueur et même de concurrencer les chemins de fer, un moyen de transport très populaire et relativement bon marché en Russie.

«Les gens considèrent de plus en plus que leur temps est précieux et vont de moins en moins passer deux ou trois jours dans le train», relevait en mai dans Vedomosti Andreï Martirossov, directeur général de la troisième compagnie russe Utair. Ce transporteur a également fait savoir qu'il comptait lancer une compagnie low-cost, pour répondre selon son patron à une «demande sociale». Pour les compagnies russes, l'enjeu est aussi de contrer des low-cost européennes de plus en plus intéressées par le marché russe, où le trafic aérien affiche des taux de croissance annuels de près de 20%. La britannique EasyJet a lancé en fanfare en mars ses premiers vols entre Londres et Moscou et la compagnie d'origine hongroise Wizz Air suivra en septembre avec des liaisons Budapest-Moscou.

Sans modification de la loi, «rien ne volera»

Aeroflot compte employer des recettes éprouvées: réduire les coûts au maximum, vendre des billets non remboursables, uniquement sur internet, tarifer l'enregistrement d'un bagage en soute ou les repas. Sauf que ces techniques commerciales sont interdites par la réglementation qui encadre les compagnies aériennes russes. La loi empêche aussi d'embaucher des pilotes étrangers alors que le pays se trouve proche de la pénurie de commandants de bord, avec pour conséquence des salaires très élevés. «Tant que la loi n'aura pas été modifiée, rien ne volera, nous ne prendrons pas le risque», a tranché le patron d'Aeroflot, Vitali Saveliev, sur la chaine Rossia 24. «Il n'est pas possible pour Aeroflot d'investir 100 millions de dollars dans un projet qui ne nous rapportera pas d'argent».

Les autorités semblent avoir pris conscience de la nécessité d'agir, Vladimir Poutine ayant donné son aval à l'idée d'une low-cost russe en octobre dernier. Mais depuis, les changements tardent à venir. «Le modèle des compagnies à bas coûts ne fonctionne pas actuellement en Russie», ont constaté les analystes de VTB Capital. Toutes les tentatives ont pour l'instant échoué et les billets d'avion en Russie restent en moyenne trois à cinq plus fois plus coûteux que ceux offerts par les low-cost européennes, selon les calculs de la firme de conseil Bain & Company.

Fondée en 2006, la première, Sky Express, s'est vu retirer son autorisation de vol fin 2011 en raison de ses difficultés financières. Elle a été absorbée par la compagnie régionale Kouban, dans le sud-ouest, qui a fini elle-même en faillite fin 2012. En 2009, la holding Alfa du milliardaire Mikhaïl Fridman et le fonds américain Indigo ont lancé Avianova. Lourdement déficitaire, plombée par un conflit entre ses actionnaires, elle a cloué ses avions au sol en octobre 2011. «Le marché russe n'était pas prêt (…) mais la situation a changé», grâce notamment à l'émergence d'une classe moyenne, constate Iouri Spektorov, expert de Bain & Company.

(Par AFP)