Le polisario, vivier de jihadistes et menace pour la sécurité au Sahel et en Europe (média)

Citant des sources du contre-terrorisme espagnol, le quotidien espagnol La Vanguardia rapporte que des séparatistes, nés dans les camps de Tindouf et aujourd’hui intégrés à la filiale de Daech en Afrique de l’Ouest (ISWAP), ont séjourné en Espagne durant leur enfance dans le cadre du programme « Vacances en paix ».

Ce programme, financé en grande partie par l’Algérie, visait à accueillir chaque été des enfants des camps de Tindouf dans des familles espagnoles.

Mais, pour les services de renseignement ibériques, ces séjours ont permis de créer des connexions profondes avec le territoire espagnol, à la fois humaines et logistiques, ouvrant ainsi une « brèche sécuritaire ». Ces profils, formés dans les camps et radicalisés au contact des cellules jihadistes sahéliennes, « pourraient aujourd’hui servir d’agents dormants ou de facilitateurs d’attentats en Europe », précise la même source.

Les filiales d’Al-Qaïda (JNIM) et de Daech (ISWAP) cherchent désormais à étendre leur présence vers le Maghreb, se rapprochant dangereusement des côtes européennes. Toujours selon les mêmes sources, ces groupes sont confrontés à une crise de leadership, laissant la voie libre à des éléments plus jeunes, plus radicaux, multilingues et mieux connectés à l’Europe.

Dans ce contexte, le polisario apparaît de plus en plus comme un vivier ou une passerelle pour ces organisations terroristes. Ce constat, longtemps ignoré ou minimisé, n’est plus de l’ordre de la spéculation. Les liens du polisario avec des groupes terroristes ne sont plus à démontrer.

Adnan Abou Walid al-Sahraoui, ancien membre du mouvement, a, rappelons-le, dirigé l’État islamique au Grand Sahel (EIGS) avant d’être neutralisé par les forces françaises en 2021.

Les services de renseignement allemands ont alerté sur le fait que « Daech et Al-Qaïda opèrent librement dans les camps de Tindouf et dans la région sahélo-saharienne au sens large ».

Plus récemment, The Washington Post a révélé une collusion entre l’Algérie et l’Iran, via le Hezbollah libanais. Des éléments du polisario ont été formés par le Hezbollah pour combattre aux côtés du régime de Bachar al-Assad contre l’opposition syrienne. En contrepartie, le polisario bénéficiait d’un soutien militaire et financier.

Face à l’accumulation des éléments accablant les séparatistes, de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer une requalification officielle du polisario en tant qu’organisation terroriste.

Le polisario impliqué dans les réseaux armés soutenus par l’Iran en Syrie (Washington Post)

L’article publié le samedi 12 avril, qui a documenté des données de terrain provenant de régions comme Palmyre et Qousseir, décrit le polisario comme un « groupe armé », affirmant qu’un certain nombre de ses membres sont actuellement détenus par les nouvelles forces de sécurité syriennes.

La même source a indiqué que l’Iran a soutenu, au cours des dernières années, un large éventail de groupes armés pour étendre son influence régionale ; parmi lesquels le polisario, qui est basé en Algérie.

Intitulé « La Syrie cherche à couper les derniers réseaux de contrebande d’armes et d’argent liés à l’Iran », l’article précise qu' »au fil des ans, l’Iran a renforcé un large éventail de groupes affiliés pour servir ses intérêts. Par exemple, l’Iran a entraîné des combattants du « polisario, basé en Algérie », affirmant que les nouvelles forces de sécurité syriennes en détiennent des centaines, selon un responsable régional et un responsable européen.

L’article explique que la chute du régime de Bachar al-Assad a permis au nouveau gouvernement syrien, dirigé par le président par intérim Ahmed al-Charaa, de démanteler ce qui restait du « pont terrestre » iranien qui permettait à Téhéran de transférer des armes et de l’argent à ses proxies, au premier rang desquels le Hezbollah libanais. Les opérations de démantèlement ont inclus la fermeture des principaux points de passage de contrebande utilisés par ces réseaux, la découverte d’importants dépôts d’armes et d’usines de Captagon, l’une des sources de financement du Hezbollah et de l’ancien régime.

Le Washington Post poursuit que les forces gouvernementales syriennes ont cherché, ces dernières semaines, à bloquer les routes de contrebande qui traversent la frontière accidentée avec le Liban, longue de 233 miles (environ 375 km). Ces routes constituent le dernier vestige du « pont terrestre »  un réseau s’étendant à travers le territoire syrien– utilisé par l’Iran et les milices qui lui sont alliées pour transporter des armes, de l’argent, des drogues et du carburant.

Le congressman américain Joe Wilson qualifie le polisario de mouvement terroriste

A l’issue d’une rencontre mercredi 9 avril avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le représentant républicain a indiqué que les discussions ont porté sur « notre partenariat de longue date et notre engagement en faveur de la paix dans la région, notamment la stabilité du Sahara face aux terroristes du polisario ».

« Les États-Unis soutiennent le Maroc pour favoriser la paix », a affirmé Joe Wilson dans un post sur le réseau X (anciennement Twitter), accompagné des drapeaux des deux pays alliés.

Les Etats-Unis ont réaffirmé mardi 8 avril leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, en confirmation de la position communiquée par le président Donald Trump au Roi Mohammed VI.

Cette position a été réitérée à l’occasion d’un entretien, mardi à Washington, entre M. Bourita et le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio.

Verdict de la CJUE : une «atteinte aux intérêts économiques européens» (euro-députés)

La CJUE a cédé aux revendications des « terroristes du front polisario » sur le Sahara et « porté atteinte aux intérêts économiques européens et marocains », tout en violant « l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc », a réagi, sur le réseau social X, l’eurodéputé français Nicolas Bay, vice-président de la délégation du Parlement européen à l’Assemblée parlementaire Afrique-UE.

« Le Maroc reste le partenaire le plus fiable en Afrique du Nord et le seul interlocuteur de l’UE pour toutes les questions politiques et commerciales », a commenté l’euro-député Tomáš Zdechovský, du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen.

Selon lui, le polisario est une « menace pour la stabilité et la sécurité du voisinage de l’UE ».

Le Maroc reste le partenaire le plus fiable en Afrique du Nord et le seul interlocuteur de l’UE pour toutes les questions politiques et commerciales

« Triste jour pour l’Europe », a écrit, de son côté, l’eurodéputé Thierry Mariani, relevant que tout le monde a compris que le Sahara est marocain « sauf la Cour de Justice de l’UE ».

(Avec MAP)

Annulation des accords Maroc-UE : le round up

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a confirmé, ce vendredi 4 octobre, l’annulation des accords commerciaux en matière de pêche et de produits agricoles entre le Maroc et l’Union européenne (UE). Cette décision conforte un arrêt rendu en 2021 par le Tribunal de l’UE.

Les accords annulés comprennent l’accord agricole conclu en juillet 2019, modifiant les protocoles de l’accord euroméditerranéen, ainsi que l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche, entré en vigueur à la même date.

Le premier accord étendait les préférences tarifaires aux produits originaires du Sahara, tandis que le second incluait les eaux adjacentes à ce territoire dans son champ d’application. Dans les faits, l’accord de pêche a expiré depuis juillet 2023. La décision de ce vendredi 4 octobre ne touche donc que l’accord agricole.

Aux origines du litige

Le Maroc n’a pas été partie prenante dans la procédure judiciaire. Le litige oppose le polisario – qui conteste les accords – au Conseil de l’Union européenne, signataire desdits accords avec le Royaume.

La procédure a été engagée en 2019 lorsque le polisario a déposé des recours en annulation contre les décisions du Conseil européen approuvant les accords.

En 2021, le Tribunal de l’UE a annulé ces décisions, entraînant un pourvoi de la Commission européenne et du Conseil devant la CJUE. Cette dernière a finalement rejeté les pourvois, rendant définitive l’annulation des accords. C’est l’objet de la décision annoncée ce vendredi 4 octobre 2024.

Pourquoi l’UE a introduit un pourvoi contre l’annulation ?

La Commission européenne et le Conseil de l’UE avaient contesté à prtir de 2021, l’annulation des accords avec le Maroc, affirmant avoir respecté les procédures de consultation nécessaires et que l’extension des préférences tarifaires aux produits du « Sahara occidental » ne compromettait pas la validité des accords. Ils soutiennent également que le Font polisario, en tant qu’entité non reconnue comme représentant exclusif du peuple sahraoui, n’a pas la légitimité d’intervenir.

Les requérants estiment que les accords ne créent pas d’obligations pour le « peuple sahraoui », car ils ne lient pas directement « ce peuple » aux décisions marocaines. Ils plaident pour le maintien des accords en raison des enjeux de sécurité juridique et des conséquences négatives d’une annulation.

Cela étant, la Cour a rejeté ces arguments, soulignant « l’absence de consentement explicite du peuple sahraoui ».

Motifs de l’annulation

Le polisario a soutenu que les accords avaient été conclus « sans le consentement du peuple sahraoui ». La CJUE a jugé que le Conseil de l’UE n’avait pas respecté cette exigence, ce qui compromet la validité des accords. Les actes des institutions de l’UE sont annulés lorsqu’ils enfreignent le droit communautaire.

Or, « lorsqu’une règle de droit international exige le consentement d’une partie ou d’un tiers, l’expression de ce consentement conditionne la validité de l’acte », selon la décision du tribunal en 2021, aujourd’hui confirmée par la CJUE. Le tribunal a invoqué le « principe de l’effet relatif des traités », que le Conseil de l’UE aurait enfreint.

Cela dit, il n’a pas écarté l’hypothèse d’un accord applicable à ce territoire, à condition de recueillir au préalable « le consentement de la population sahraouie », que la juridiction considère comme un « tiers aux accords litigieux ».

En somme, le tribunal a surtout remis en question les conditions de consultation des populations des régions du Sud, sans toutefois exclure l’application des accords dans ces zones.

Maintien temporaire des effets de l’accord agricole

Bien que l’annulation ait été confirmée, la Cour a décidé de maintenir temporairement les effets de l’accord relatif aux mesures de libéralisation en matière de produits agricoles.

La CJUE a justifié cette décision « compte tenu des conséquences négatives graves sur l’action extérieure de l’Union qu’entraînerait son annulation immédiate et pour des raisons de sécurité juridique ».

La réaction officielle du Maroc

En réaction à l’annulation des accords, le ministère des Affaires étrangères marocain a affirmé que le Royaume « ne se considère aucunement concerné » par cette décision. Il a précisé que le « Maroc n’est pas partie à cette affaire », qui oppose l’Union au « polisario », soutenu par l’Algérie, et a souligné que le pays n’avait pas participé aux phases de la procédure.

Sur le fond, le ministère a critiqué une décision qu’il juge entachée d’erreurs juridiques et de faits « suspects », dénonçant un « parti pris politique flagrant » de la part de la Cour.

La diplomatie marocaine a également exprimé sa préoccupation quant à la substitution de la Cour aux organes onusiens compétents, remettant en cause des positions établies. En comparaison, il a été noté que « la Haute Cour britannique avait, sur une affaire en tout point similaire, fait preuve de plus de discernement ».

Dans son communiqué, le Maroc a exigé que les institutions européennes respectent leurs engagements internationaux et garantissent la sécurité juridique nécessaire au Royaume. Enfin, il a été rappelé que « le Maroc réitère sa position constante de ne souscrire à aucun accord ou instrument juridique qui ne respecte pas son intégrité territoriale et son unité nationale« .

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Au Conseil de sécurité, la question du Sahara, entre soutien croissant au Maroc et blocage algérien

Avant de se pencher sur le renouvellement du mandat de la Minurso, les membres du Conseil de sécurité présidé par la Suisse doivent d’abord passer en revue le rapport annuel du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara, transmis aux membres le 1er octobre.

Le 24 juillet dernier, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait déjà présenté son rapport sur la question du Sahara, couvrant l’évolution de la situation entre le 1er juillet 2023 et le 30 juin 2024. Tout en réitérant l’importance d’une « solution politique juste, durable et mutuellement acceptable », le rapport élaboré à la demande de l’Assemblée générale de l’ONU, avait constaté l’impasse persistante du processus onusien et l’absence de progrès de l’envoyé personnel Staffan de Mistura qui n’est pas parvenu à relancer les table rondes.

Un contexte clairement favorable au Maroc

Les discussions qui auront lieu au Conseil de sécurité durant ce mois d’octobre interviennent dans un contexte marqué par les succès diplomatiques Maroc. Le soutien international à l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc, sous sa souveraineté, comme seule solution viable au conflit continue de croître, avec les derniers appuis du Danemark, et avant lui celui de la Finlande.

Au Conseil de sécurité, les États-Unis, pen holder sur ce dossier, avaient reconnu la souveraineté du Maroc sur la région en décembre 2020 sous l’administration du président Donald Trump et s’étaient engagés à ouvrir un consulat dans les provinces du sud du Maroc. L’administration du président Joe Biden a maintenu cette position comme l’attestent les récentes déclarations d’Antony Blinken suite à une rencontre avec Nasser Bourita en marge de la dernière Assemblée générale de l’ONU.

La France a récemment changé de position pour soutenir pleinement le plan d’autonomie marocain comme « seule base sérieuse et crédible » pour parvenir à une solution politique.

La Russie, de son côté, préfère les négociations directes entre le Maroc et le polisario aux tables rondes mais souligne que tout règlement final de la question devra être basé sur des résultats mutuellement acceptables.

Les trois membres africains du Conseil ne partagent aucune position commune. La Sierra Leone reconnaît la souveraineté marocaine sur son Sahara et a ouvert un consulat à Dakhla en août 2021. Le Mozambique reconnaît l’entité séparatiste du polisario, tandis que  l’Algérie s’obstine, elle, qui est un l’acteur principal de la décision, qui s’emploie à saper le processus des tables rondes.

L’impasse du processus onusien

Le Conseil de sécurité qui, depuis plusieurs années, ne cesse de renouveler dans ses résolutions « sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, basée sur le compromis« , se trouve aujourd’hui face au défi de relancer les négociations directes entre les parties au conflit, suspendues depuis 2019, face à l’obstination de l’Algérie qui tente d’imposer un nouveau cadre de discussions entre le Maroc et le polisario, et aux multiples violations du cessez-le-feu par le polisario depuis novembre 2020.

Rappelons que le Conseil de sécurité des Nations unies est composé de 15 membres, dont cinq sont permanents et disposent du droit de veto sur les résolutions du Conseil que sont la Chine, la France, la Fédération de Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Dix membres non permanents sont élus pour un mandat de deux ans par l’Assemblée générale des Nations unies. Actuellement, les membres non permanents sont : l’Algérie, le Guyana, la République de Corée, la Slovénie et la Sierra Leone, dont les mandats s’achèveront en 2025, ainsi que l’Équateur, le Japon, Malte, le Mozambique et la Suisse, dont les mandats prendront fin en 2024.

Grâce à une action du Maroc, le polisario éjecté des instances internationales des échecs

La présidente de la Fédération royale marocaine des échecs (FRME), Bouchra Kadiri, était à la tête de la délégation marocaine qui a pris part aux Assemblées générales de la Confédération africaine des échecs (ACC), de l’Association internationale des échecs francophones (AIDEF) et de la Confédération méditerranéenne des échecs (CME), apprend-on auprès de la FRME.

La délégation du Royaume s’est fermement opposée, tout au long du congrès, à la demande d’affiliation de l’entité autoproclamée Fédération sahraouie des échecs au sein de la FIDE, et « a clarifié son statut au sein de la Confédération africaine des échecs, afin de dissiper toute ambiguïté sur une éventuelle reconnaissance », poursuit la même source.

Résultat : lors l’Assemblée générale de la Confédération africaine des échecs, tenue le 19 septembre 2024 à Budapest, il a été clairement confirmé que l’entité séparatiste n’était ni membre ni affiliée à l’ACC.

Au Congrès de la FIDE, les 21 et 22 septembre 2024, « la demande d’affiliation de cette entité a également été rejetée à l’unanimité ».

Sur le plan des responsabilités internationales, Bouchra Kadiri a été élue vice-présidente de l’Association internationale des échecs francophones (AIDEF), et vice-présidente de la Confédération méditerranéenne des échecs (CME),

La Fédération royale marocaine des échecs ambitionne de « renforcer la présence du Maroc tant sur la scène régionale (Confédération africaine et Confédération arabe) qu’internationale, notamment au sein des instances de la FIDE, que ce soit au niveau du bureau exécutif ou des commissions spécialisées ».

L’objectif est de positionner le Maroc comme un acteur dans le développement des échecs à travers le monde, conclut-on.

En vidéo, le malaise du représentant du polisario illégalement introduit par l’Algérie à la réunion de la TICAD

Lors de la réunion préparatoire de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 2024), un incident a fait grand bruit, éclipsant presque les discussions prévues sur le développement du continent. Lors des réunions ministérielles du 23 août, la délégation algérienne a introduit, de manière non officielle, Lamine Baali, le prétendu ambassadeur du polisario auprès de l’Union africaine.

La présence de ce « représentant », non invité, a rapidement attiré l’attention. Un moment clé de cet incident s’est produit lorsqu’un participant japonais a interpellé Baali en lui demandant d’où il venait. Baali, visiblement décontenancé, n’a pas répondu, créant un malaise palpable dans l’assistance.

Comme pour accentuer la tension, Baali a discrètement brandi une pancarte portant le nom de la « république » fantôme, provoquant la stupeur des participants. La scène, capturée et partagée sur les réseaux sociaux, a transformé ce qui devait être une réunion formelle en un épisode diplomatique embarrassant, amplifiant les critiques à l’encontre de l’Algérie pour ses manœuvres politiques lors de cette rencontre internationale.

Une vidéo partagée par le polisario suscite la polémique sur d’éventuelles nouvelles armes lourdes d’origine iranienne

Selon des internautes, l’arme lourde qui apparaît floutée sur la vidéo est un mortier HM-16 de fabrication iranienne.

Contacté par Médias24, notre consultant Abdelhamid Harifi a réagi aux rumeurs autour du type d’armes qui figurent sur les images du polisario. « Ce sont des spéculations. La vidéo publiée a flouté les mortiers utilisés ».

Cependant, il a relevé des preuves claires d’une coopération étroite entre le polisario, l’Iran et le Hezbollah. « Ce qui est sûr, c’est que les photos et vidéos utilisées récemment dans la campagne propagandiste du polisario confirment une coopération étroite avec l’Iran et le Hezbollah, notamment en termes de formation et de nouvelles techniques de combat ».

Selon lui, des vidéos montrent des simulations d’attaques contre des positions marocaines, utilisant des motos protégées par des snipers, ainsi que des tirs de mortiers et d’artillerie. « Dans la même logique prévalent la mobilité et la rapidité pour éviter la riposte marocaine, » a ajouté l’expert militaire.

Il a également mis en évidence le recours à des armes iraniennes et à des techniques de combat du Hezbollah. « L’utilisation d’armes iraniennes et de techniques du Hezbollah dans les combats a été prouvée à travers des mini-drones, des roquettes avec une portée améliorée comme celles utilisées lors des attaques de Smara ».

Face à cette situation, Abdelhamid Harifi estime qu’il est crucial d’envisager des scénarios plus graves. « Maintenant, il faut se préparer au pire si jamais ils se procurent des missiles ou drones suicides, » a-t-il conclu.

Coup de froid Afrique du Sud-polisario : faut-il s’attendre à une volte-face de Pretoria sur le Sahara marocain?

Benjamin Franklin, père fondateur des États-Unis, n’avait pas tort lorsqu’il disait : « Le changement est la seule constante dans la vie ». C’est le cas en politique : il faut s’attendre à tout. Ainsi, pour la première fois depuis 1994, le Congrès national africain (ANC) de Cyril Ramaphosa a perdu la majorité absolue au Parlement sud-africain et ce, à la suite des élections générales du 29 mai dernier.

A Pretoria, Cyril Ramaphosa a prêté serment pour un second mandat en tant que président de l’Afrique du Sud. Sauf que cette seconde investiture lui a coûté une alliance avec l’opposition, après que sa formation a recueilli à peine plus de 40% des suffrages.

Pour une Afrique du Sud connue pour sa position hostile à l’intégrité territoriale du Royaume et son soutien au polisario, peut-on s’attendre à un volte-face de Pretoria sur le Sahara marocain ? Pour le diplomate Ahmed Faouzi, il est encore trop tôt pour parler d’un changement de position. En cas de départ effectif de l’actuelle cheffe de la diplomatie sud-africaine, suite au remaniement ministériel en cours, il est cependant possible que Rabat et Pretoria ravivent la flamme et se retrouvent de nouveau, estime Ahmed Faouzi.

Beaucoup de signes en faveur d’un rapprochement

Le premier signe laissant présager un éventuel changement de position de Pretoria en faveur du Maroc est l’ostensible coup de froid entre l’Afrique du Sud et le polisario. Cyril Ramaphosa, qui a déroulé le tapis rouge au chef du polisario à maintes occasions, y compris lors de sa première investiture en 2019 (vidéo n°1), n’a pas reçu cette fois-ci le président de l’entité fantoche. Dans une vidéo de la cérémonie d’investiture de Ramaphosa pour un second mandat (vidéo n°2), nous remarquons que Brahim Ghali n’y figure pas alors même que des chefs d’Etat et des responsables africains sont présents. Aucune mention de l’affaire du Sahara n’a été faite par ailleurs dans le discours de Ramaphosa.


« Je pense qu’il est trop tôt pour parler d’un changement de position de Pretoria à l’égard de notre intégrité territoriale. Les indicateurs que nous avons pour le moment sont la perte de la majorité de l’ANC au Parlement après une période dictatoriale durant laquelle ce parti a dominé la vie politique sud-africaine, et la coalition avec l’Alliance démocratique. Beaucoup de pays n’étaient pas présents, et pas seulement l’Algérie et son affidé le polisario », nuance notre consultant Ahmed Faouzi.

« Le changement que nous pouvons constater pour le moment n’est autre que le ton et les formules utilisées dans le discours de Ramaphosa, c’est-à-dire les discours victorieux et le ton martial. Il a reconnu les erreurs du passé et l’état déplorable du pays en termes d’insécurité, de chômage et de corruption. C’est un véritable aveu d’échec et un mea culpa non seulement devant ses citoyens, mais aussi devant l’opinion africaine et internationale. Ramaphosa a promis à ses citoyens l’inauguration d’une nouvelle ère dans la vie de la nation, loin des querelles qui ont caractérisé la vie politique nationale depuis l’avènement de l’ANC », précise-t-il.

Une politique sud-africaine étrangère différente peut jouer en faveur du Maroc 

Ramaphosa est désormais confronté au défi de nommer un cabinet composé par son parti affaibli et ses partenaires de coalition. Tous les regards sont donc braqués sur ce dernier pour savoir qui obtiendra quels postes ministériels. Les analystes s’attendent à un éventuel départ de l’actuelle cheffe de la diplomatie sud-africaine, Naledi Pandor. Pour Ahmed Faouzi, une politique sud-africaine étrangère différente peut jouer en faveur du Maroc.

« Naledi Pandor restera-t-elle à la tête de la diplomatie de son pays ? Si elle y reste, elle continuera certainement la politique qu’elle-même, ainsi que ses prédécesseurs, menaient à l’égard du Royaume. En cas de remaniement, on peut toutefois espérer que les deux pays [Maroc et Afrique du Sud, ndlr] puissent à nouveau se retrouver et développer leur relations commerciales et la stabilité en Afrique », note notre interlocuteur. »Concernant la question nationale, Pretoria aura tout intérêt à épouser la position du Conseil de sécurité, qui préconise la recherche d’une solution politique et d’un compromis pour régler ce conflit régional au lieu de s’allier à la thèse algérienne. Paradoxalement, l’Afrique du Sud a toujours joué l’intermédiaire entre les belligérants dans les conflits en Afrique, comme en Côte d’Ivoire, en RDC et même en Libye entre Kadhafi et l’Occident, sauf sur le Sahara marocain où elle a épousé la position d’Alger », conclut-il.

L’ANC, trente ans au pouvoir ça use ça use!

La Suisse dément l’existence de représentation officielle du polisario auprès de l’ONU à Genève

Dans une mise au point faite par le biais d’une note verbale adressée à l’ambassade du Maroc à Berne, le Département fédéral suisse précise que « le bureau du front polisario à Genève ne jouit d’aucun privilège et d’aucune immunité en Suisse ».

C’est une nouvelle défaite essuyée par le polisario dans sa quête de promouvoir ses thèses fallacieuses.

Le Département fédéral suisse souligne, à cet égard, qu’il a été à nouveau indiqué au soi-disant représentant du polisario en Suisse d’éviter d’utiliser des dénominations et des titres qui laisseraient penser qu’il s’agit d’une représentation officielle du polisario.

Il s’agit là d’un cinglant camouflet infligé au polisario par le Département fédéral suisse des Affaires étrangères, suite aux agitations désorientées menées par le soi-disant représentant du polisario en Suisse, en se faisant passer pour l’ambassadeur représentant de ce front séparatiste dans ce pays et auprès de l’Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève.

(Avec MAP)

En marge de la réunion du Conseil de sécurité, le polisario confirme et assume l’attaque contre Smara

Interrogé sur l’origine des projectiles ayant visé la ville de Smara, le représentant du polisario Mohamed Sidi Omar a déclaré : « Le communiqué 901 (dans lequel l’attaque est revendiquée par le polisario) atteste que nos forces sont engagées dans une lutte armée depuis le 13 novembre 2020 (la rupture du cessez-le-feu suite aux évènements de Guerguerate). Nous avons, à maintes reprises, dirigé nos attaques contre les régions de Smara, Mahbess et Farsia. Le Maroc peut le nier, mais la réalité est que nous sommes en état de guerre ».

Face aux interrogations sur l’attaque par le polisario de zones urbaines à Smara, l’individu qui a été introduit par le représentant de l’Afrique du sud, a détourné la question affirmant que, pour lui et pour le polisario, « tous les moyens sont légitimes ».