Soufiane El Bakkali remporte le 3.000 m steeple au meeting de Silésie de la Ligue de Diamant

El Bakkali s’est imposé en 8 min 04 sec 29/100e, devant le Kenyan Amos Serem (8:04.29) et l’Ethiopien Samuel Firewu (8:04.34).

Le champion marocain a réussi la prouesse de conserver son titre olympique sur 3.000 m steeple aux Jeux olympiques de Paris, après avoir décroché l’or précédemment aux JO de Tokyo.

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En Pologne, des variétés traditionnelles d’orge marocain considérées comme solution face à la sécheresse

Le stress hydrique concerne également les pays de l’hémisphère Nord. La Pologne en est le parfait exemple. Confrontée à une sécheresse qui s’intensifie ces dernières décennies, ce pays d’Europe de l’Est a jeté son dévolu sur des variétés traditionnelles d’orge marocain pour améliorer les performances d’un secteur agricole touché par la sécheresse, où les céréales, et notamment l’orge, sont primordiaux.  

C’est justement ce qui ressort d’une étude publiée le 23 octobre 2023, intitulée : « Caractérisation du germoplasme d’orge marocain conservé dans la banque de gènes polonaise, première étape vers la sélection de formes présentant une tolérance accrue à la sécheresse ». 

L’objectif est de s’appuyer sur des variétés d’orge récupérées « à la suite de deux expéditions au Maroc, effectuées par l’équipe de la banque génétique en 1986 et 1989″, précisent les auteurs de l’étude. 

Ces variétés, qui sont actuellement conservées dans le Centre national des ressources phytogénétiques à Varsovie, constituent une précieuse source de génotypes adaptés à la sécheresse. Ce n’est pas une surprise en soi, tant le Maroc jouit d’une biodiversité exceptionnelle. 

Le Maroc, un point chaud de la biodiversité

Au quatre coins du globe, il existe 36 régions classées comme points chauds de la biodiversité. Le Maroc est le plus riche et l’un des plus importants réservoirs de diversité végétale et de spéciation en Méditerranée.

En chiffres, 3.913 taxons (espèces) appartenant à 155 familles, 981 genres et 1.298 sous-espèces ont été identifiés dans le Royaume, dont 878 taxons endémiques, soit environ 22,5%. 

« Cette richesse s’explique par la situation géographique du pays, sa topographie, sa géologie et son climat variés », affirment les scientifiques polonais.  

Plus important encore, les écosystèmes agricoles traditionnels du pays sont de type agroforestier-pastoral. Autrement dit, ils sont caractérisés par la pratique de diverses cultures traditionnelles. En témoigne la majorité des exploitations, en particulier dans les zones montagneuses, qui sont de petite taille et ont une surface agricole utile réduite. 

À cela s’ajoute le fait que les cultures sont souvent exposées à des stress multiples qui ont un impact majeur sur les rendements. Résultat, « les variétés locales ont été façonnées par l’impact de très fortes pressions de sélection de facteurs abiotiques, biotiques et environnementaux, ainsi que par l’adaptation progressive aux écosystèmes locaux et par les pratiques agricoles antérieures », explique ladite étude. 

Des rendements stables en temps de pénurie

Parmi ces variétés locales conservées par les agriculteurs, et qui font rarement l’objet d’une amélioration du rendement et de la qualité, on retrouve certaines variétés d’orges jouissant de la capacité innée de produire des rendements stables et durables dans des conditions caractérisées par un stress important et de faibles apports d’intrants. 

« L’orge montre une adaptation considérable aux stress du sol, tels que la sécheresse et la salinité, qui limitent la croissance et le rendement. Des études ont montré que le rendement des variétés locales dans des conditions défavorables peut être comparable ou supérieur à celui des cultivars améliorés », précisent les auteurs. 

Partant du principe que l’orge est actuellement la quatrième culture la plus importante sur le plan économique dans le monde, d’après l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les caractéristiques de l’orge marocain traditionnelle sont utiles, notamment sur le plan génétique.  

En conséquence, les variétés traditionnelles d’orge marocain, provenant de régions où les précipitations annuelles sont faibles, voire extrêmement faibles, « représentent des ressources génétiques précieuses pour l’amélioration de la tolérance à la sécheresse chez l’orge”, soulignent les chercheurs. 

Les variétés conservées dans la banque de gènes polonaise possèdent une forte hétérogénéité interne, puisqu’une seule accession contient un nombre important de génotypes différenciés. « Afin de rendre ce matériel unique utilisable pour la sélection, il sera nécessaire de poursuivre la recherche et la sélection d’individus présentant la combinaison de caractères la plus favorable, en s’appuyant sur les technologies les plus récentes », conclut l’étude. 

Au Maroc, l’enjeu de la souveraineté semencière est majeur

Alors que la Pologne examine ces variétés traditionnelles pour en extraire « la combinaison de caractères la plus favorable », au Maroc ces variétés traditionnelles ne sont que très peu utilisées. Nous utilisons principalement les céréales importées et les céréales développées.

Ce qui présente un risque de dépendance aux semences importées, et donc de perdre de la capacité productive. Lors d’un webinaire organisé par des professeurs de l’IAV en 2022, l’une des mises en garde mentionnées était, qu’en l’absence d’inscription des variétés locales, on ne puisse plus contrôler le progrès génétique.

Si la continuité est brisée, on risque une érosion de la biodiversité, avec la perte de semences ancestrales. Or, le potentiel semencier existe et ne demande qu’à être exploité.

Reportage. Comment Morocco Foodex séduit les importateurs européens de fruits et légumes

Agadir. Tomates, agrumes, framboises… Dans le Souss, les récoltes de plusieurs cultures ont pris du retard à cause de l’été indien qui n’en finit pas. Une contrainte qui n’a pas empêché Morocco Foodex d’exposer à des importateurs étrangers le processus de production et de conditionnement qui doit assurer la qualité des fruits et légumes marocains qui leurs sont destinés. 

Du dimanche 15 au jeudi 19 octobre 2023, l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (Morocco Foodex) a en effet reçu une délégation composée d’une vingtaine d’importateurs de fruits et légumes, originaires notamment de Pologne, de Russie, de République Tchèque, de Lituanie et de Roumanie.

Objectif ? « Renforcer la confiance dans les produits frais marocains sur les marchés à forte valeur ajoutée et trouver des opportunités commerciales entre les opérateurs nationaux et les importateurs de la délégation », annonce Morocco Foodex. Un processus encadré par le projet « Amélioration des débouchés commerciaux à haute valeur ajoutée dans le secteur horticole au Maroc« . 

Soutenu par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et l’Union européenne, le projet a pour cadre le Programme européen pour le commerce et la compétitivité

« Cette mission BtoB offre une meilleure compréhension des consommateurs et donneurs d’ordres européens« , explique à Médias24 El Mehdi El Alami, directeur promotion et développement de Morocco Foodex. D’autant que la proximité du Maroc avec l’Europe fait du pays une source idéale de produits horticoles frais.

La tomate, lun des fleurons de la production agricole nationale

Les réunions et négociations commerciales entre exportateurs marocains et importateurs européens ont été précédées d’une visite de vergers et d’une station de conditionnement d’agrumes. Un second déplacement a eu lieu dans une des stations de conditionnement du groupe Lymouna-Matysha, l’un des principaux producteurs et exportateurs marocains d’agrumes et de primeurs.

La délégation d’investisseurs européens a eu droit à une démonstration du processus de conditionnement des fruits et légumes exportés. A commencer par les tomates, puisque la région d’Agadir totalise 87% des exportations et 64% de la production nationale de ce fruit légumier. 

Ce qui en dit long sur l’expertise des opérateurs du Souss en la matière. Malgré les conditions climatiques difficiles, les résultats des exportations marocaines de tomates relatives à la campagne 2022-2023 sont dans le vert, comptabilisant 700.000 tonnes exportées et des recettes de plus de 10 milliards de dirhams.

Si les exportations de tomates marocaines affichent des résultats satisfaisants, ce n’est pas en raison d’une hausse de la quantité exportée, « qui est quasiment équivalente à celle de la campagne précédente », assurait à Médias24 une source professionnelle, dans un précédent article.

L’explication se situe plutôt au niveau « d’une moyenne de prix supérieure à celle des précédentes campagnes (13,95 DH/kilo), tous segments de la tomate confondus », poursuit notre source. Le respect rigoureux des réglementations sanitaires en vigueur dans les pays exportateurs n’y est pas étranger non plus. 

« Nos équipes ciblent constamment une qualité premium à travers toutes les étapes de notre chaîne de valeur respectant des cahiers de charges très stricts« , assure Taquie-Dine Cherradi El Fadili, président-directeur général, du groupe Lymouna-Matysha, possédant « 400 ha de serres dont 150 hectares de fruits rouges, 780 ha d’agrumes et 1.600 hectares de terrains pour d’éventuelles extensions », précise-t-il en s’adressant aux investisseurs européens.   

Un cahier des charges strict

Le PDG de la société dont la stratégie est basée sur une synergie et une intégration du savoir-faire depuis les pépinières jusqu’aux plateformes internationales, en passant par les domaines de production agricole et les stations de conditionnement, insiste sur l’un des fondements de ce commerce international : le respect de règlementations sanitaires. 

Raison pour laquelle un protocole a été mis en place entre les opérateurs, Morocco Foodex (certificat de conformité) et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (certificat phytosanitaire), pour que les producteurs et les conditionneurs soient en phase avec l’ensemble des exigences sanitaires pratiquées aux quatre coins du globe.

En outre, les opérateurs marocains multiplient les points de contrôles qualité pour se prémunir de toutes contaminations et virus sur l’ensemble de la chaîne de valeurs. Sans oublier l’ensemble des certifications demandées par les pays importateurs. A l’entrée de l’usine de conditionnement, deux voies s’offrent aux camions transportant les produits : 

– La route de l’export : dans le cas où le directeur de ferme possède les autorisations qui prouvent qu’il a du produit exportable; 

– La route du marché national : si le produit présente des coups de chaleur ou des anomalies dans le calibre. 

La réception de la marchandise est également strictement encadrée. Les nouveaux arrivages de tomates par exemple n’entrent pas en contact avec les produits destinée à l’export ou au marché local. Leur qualité est d’abord contrôlée avant qu’ils soient envoyés dans une calibreuse de tomate où la main-d’œuvre est quasiment proscrite dans l’optique d’éviter les impacts à destination. 

Après triage, les tomates non-exportables sont envoyées au marché local via un conduit mécanique. En parallèle, toutes les caisses qui ont été vidées repartent immédiatement et n’entrent pas en contact avec d’autres éléments.  Dans cette usine de conditionnement, 350 tonnes de tomates cerises et olivettes sont traitées par jour, entre autres produits.

« 30 à 35% est destiné au marché local. Soit 250 tonnes à l’export et 100 tonnes pour le marché local ou africain« , indique Taquie-Dine Cherradi El Fadili. Les produits réservés au marché local sont vendus aux enchères à plusieurs acheteurs nationaux. Les produits à l’export sont quant à eux conditionnés (barquette, du cinq, six ou quatre kilos…) et envoyés directement dans des frigos. 

Cap’export, un service qui assure l’accompagnement des primo-exportateurs 

Traité en produit fongique, le camion qui doit transporter la marchandise est mis en maintien de températures (8°C). Une demi-heure avant le chargement, un chien passe pour contrôler la présence d’un produit illicite à bord et se prémunir contre les mauvaises surprises. En vingt minutes chrono, les caristes chargent les marchandises. Toute l’étape est filmée par une caméra de vidéo-surveillance. 

Un processus long et coûteux qui laisse peu de place à l’approximation, maîtrisée par les producteurs expérimentés. Quid des petits producteurs qui ont de grandes ambitions à l’export ? « Morocco Foodex a mis en place « Cap’export », un service qui a pour vocation d’accompagner les primo exportateurs, tant dans l’identification du besoin et l’audit à l’export que dans l’accompagnement sur les marchés internationaux », affirme El Mehdi El Alami.  

De surcroît, le projet mené conjointement avec la FAO et la BERD assure la transmission d’une expertise internationale qui accompagne les opérateurs et Morocco Foodex dans l’élaboration et l’établissement d’une stratégie dédiée à ces opérateurs. Avec la qualité pour leitmotiv. 

« Aujourd’hui, l’origine Maroc est une origine crédible et qui n’est plus positionnée sur le prix mais sur la qualité, à l’instar de ses concurrents européens », conclut le directeur promotion et développement de Morocco Foodex.  

Akhannouch reçoit le président du Sénat polonais

Tomasz Grodzki a été reçu ce lundi 30 mai à Rabat par le chef de gouvernement, Aziz Akhannouch.

Les deux parties ont évoqué plusieurs questions d’intérêt commun, indique un communiqué du département du chef de gouvernement.

Les deux responsables se sont félicités de la profondeur des relations historiques maroco-polonaises et de la dynamique qu’elles connaissent, notamment sur le plan économique, ajoute la même source. Ils ont également souligné le renforcement des relations bilatérales au cours des dernières années grâce aux échanges de visites d’opérateurs économiques des deux pays.

La rencontre a également été l’occasion de mettre l’accent sur l’importance de renforcer les relations économiques et commerciales en encourageant l’investissement privé dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, l’industrie automobile et aéronautique ainsi que les industries agro-alimentaires, selon le communiqué.

Le groupe polonais Lug inaugure sa succursale à Laâyoune

« La succursale de Laâyoune nous permettra d’étendre la portée de nos services en Afrique. Notre objectif sera ainsi d’établir des activités commerciales dans le domaine des solutions professionnelles d’éclairage LED dans le Royaume, mais aussi dans d’autres pays africains », avance Ryszard Wtorkowski, président-directeur général de Lug, dans un communiqué publié à l’occasion.

Le choix de la ville de Laâyoune fait suite à la visite, en septembre 2021, de la mission économique polonaise à Laâyoune et Dakhla. Elle avait en effet manifesté son intérêt pour les opportunités d’investissement offertes par le Royaume, en particulier dans les provinces du Sud qui connaissent une croissance économique significative.

La cérémonie d’inauguration a eu lieu en présence du gouverneur de la province de Laâyoune, Abdeslam Bekrat, de l’ambassadeur du Royaume en Pologne, Abderrahim Athmon, et de Ryszard Wtorkowski.

Avec plus de trente ans d’expertise, le groupe LUG, qui emploie plus de 600 personnes en Pologne, opère dans plusieurs métropoles telles que Dubaï, Paris et Londres. Il est également présent en Amérique du Sud, notamment en Argentine et au Brésil.

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