Lancement de la nouvelle version du portail national « Maroc.ma »

Proposant un contenu riche permettant de mieux connaître les symboles nationaux du Maroc, son histoire et son identité ainsi que la richesse de son patrimoine culturel et de son héritage historique, ce portail national met également en avant les secteurs prometteurs et les projets stratégiques, les grandes réformes et les initiatives gouvernementales, outre l’actualité nationale et internationale et l’histoire des partis politiques marocains, indique le ministère dans un communiqué.

Ce portail a été repensé pour offrir une navigation sur une interface plus conviviale, souligne la même source, précisant qu’un ChatBot intelligent basé sur l’IA a été intégré pour fournir une assistance virtuelle, à même de garantir une expérience de navigation transparente sur les différents appareils, y compris les smartphones et les tablettes.

Cette modernisation s’inscrit dans le cadre de la stratégie de communication numérique du ministère qui privilégie la transparence, l’innovation et la proximité avec les citoyens. En plus d’un design moderne, « Maroc.ma » comprend désormais des outils interactifs facilitant l’accès à l’information officielle.

Lancement prochain d’un portail unifié pour l’accès aux services publics en ligne

Lors d’une réunion de la commission de justice, de législation et des droits de l’Homme, Ghita Mezzour a souligné que ce portail unifié, actuellement en phase pilote, vise à mutualiser différentes fonctionnalités numériques facilitant ainsi l’accès aux divers services publics disponibles en ligne.

Lors de cette rencontre, consacrée à l’examen du rapport annuel 2021 de l’Institution du Médiateur du Royaume, Ghita Mezzour a indiqué que le ministère œuvre à accompagner les différents départements en matière d’amélioration des espaces d’accueil dans les administrations publiques et de promotion de la numérisation. Cela inclut, a-t-elle précisé, la supervision de la formation continue pour améliorer la qualité des réponses des différentes administrations aux plaignants.

(Avec MAP)

Le gouvernement lance un portail électronique pour renforcer sa communication

Ce portail permettra de faire connaître l’ensemble des programmes et activités menés par le gouvernement et de fournir aux citoyens toutes les explications y afférentes, afin de suivre les mesures gouvernementales et l’état d’avancement de la mise en œuvre des différents chantiers à travers des données précises et actualisées, indique un communiqué du Département du chef de gouvernement.

Disponible en langue arabe et accessible à partir d’ordinateurs et de smartphones, le portail décline les trois principaux axes du programme gouvernemental, que sont « la consolidation des fondements de l’État social », « la promotion de l’économie et la création d’opportunités d’emploi » et « la consécration de l’efficience de l’Administration au service du citoyen », selon la même source.

Le même site électronique permet aux citoyens de consulter des extraits des discours du Roi Mohammed VI ainsi que les activités royales, souligne-t-on.

Par ailleurs, « www.alhoukouma.gov.ma » propose une rubrique « Derniers développements » divisée en deux volets : un « espace d’information » qui présente des informations en temps réel et un volet « dossiers et articles » qui met en lumière de manière approfondie de nombreux sujets, explique le communiqué. Un espace « vidéothèque » ainsi que les liens y afférents sur les réseaux sociaux est également offert.

La plateforme met à disposition une autre rubrique, « Exprimez votre avis« , qui offre aux citoyens la possibilité de donner leurs avis et de formuler leurs propositions au sujet des différents programmes et mesures gouvernementaux afin d’assurer l’interactivité escomptée avec l’opinion publique, précise la même source.

Les archives royales, un trésor national bientôt accessible à tous (Bahija Simou)

Bahija Simou, directrice des archives royales, invitée du Forum de la MAP, a annoncé le lancement prochain d’un portail numérique des archives royales. Contactée par Médias24, elle explique qu’il s’agit d’une initiative royale qui offrira à tous les citoyens et chercheurs un accès libre à ce trésor national.

Les archives royales sont composées de documents et manuscrits officiels émanant de l’appareil de l’Etat durant le règne des différentes dynasties marocaines. Il s’agit par exemple de dahirs, traités internationaux, nominations, correspondances externes avec les chefs d’Etats étrangers, ou internes avec les walis, pachas et caïds, etc. La valeur de ces archives est inestimable. Elles ont notamment contribué à faire valoir les droits du Maroc sur son Sahara.

Ce portail comprendra toutes les archives royales ; pas seulement celles en rapport avec la cause nationale, promet Bahija Simou.

Le portail inclura également les ouvrages et publications scientifiques de la Direction des archives royales scientifiques qui sont habituellement difficilement accessibles aux chercheurs. Par ailleurs, un accès aux différents événements et expositions organisés par la Direction des archives royales, sera possible sous un format virtuel.

Les archives accessibles sur le portail seront accompagnées d’explications et d’informations supplémentaires sur le contexte, les dates, les personnes et les lieux géographiques cités, pour mieux comprendre la portée et le sens de chaque archive.

Cette plateforme mettra la connaissance dans le domaine historique à la portée de tous, à travers une section dédiée qui fournira des données sur les événements les plus marquants de l’histoire du Maroc.

« Nous travaillons sous les hautes instructions royales qui incitent à rapprocher l’information du citoyen et à démocratiser l’accès aux archives royales au plus grand monde », précise Bahija Simou.

« Les archives royales, une institution au service de l’histoire du Maroc »

La directrice des archives royales indique que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’intérêt que porte le Roi à la culture et aux musées en général, et aux archives royales en particulier. Un intérêt qui s’est traduit par « l’organisation et la modernisation de la Direction des archives royales qui s’est transformée en une institution qui n’a rien à envier aux meilleures institutions des archives au niveau mondial ».

Bahija Simou nous explique que la Direction des archives royales travaille selon la règle des 4 C qui consiste à collecter, classer, conserver et communiquer. Cette action contribuera ainsi à améliorer l’effort de communication entrepris par son institution.

La Direction des archives royale est devenue, sous le règne de Mohammed VI, un lieu incontournable pour les chercheurs marocains et étrangers qui s’y rendent pour prendre connaissance de ces documents, souligne Bahija Simou.

Cette institution a pu, à travers les années, tisser des liens avec les universités marocaines, et associer les historiographes et les chercheurs pour être constamment au service de la recherche et de l’histoire.

Directrice des archives royales depuis 2008, Bahija Simou est membre de plusieurs commissions et fondations, comme le Comité scientifique de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit, la Commission marocaine d’histoire militaire et l’Association marocaine pour la recherche historique.

Cette professeure universitaire d’histoire moderne est l’auteure de plusieurs publications en langues arabe et française. Elle a à son actif une série d’activités scientifiques et de contributions aux colloques internationaux.

(Avec MAP)

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Cour de cassation. Le portail de la jurisprudence encore perfectible (avocats)

Le 26 janvier dernier, à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire 2022, le président-délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Mohamed Abdennabaoui, avait annoncé la publication en ligne, gratuite et accessible à tous, de la jurisprudence de la Cour de cassation.

Cette initiative est considérée par la sphère juridique comme une grande avancée en matière de e-justice. Cela dit, des observateurs relèvent quelques lacunes. Certaines sont d’ordre technique, d’autres liées à l’insuffisance des arrêts publiés.

Joints par Médias24, deux avocats exposent les points d’amélioration à apporter selon eux au niveau du portail dédié à la jurisprudence de la plus haute juridiction du Royaume (www.juriscassation.cspj.ma). Des observations à propos desquelles nous avons tenté, en vain, de faire réagir la Cour de cassation et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire.

« Il l’a promis et il l’a fait »

Le lancement de ce portail représente la concrétisation d’une promesse faite par Mohamed Abdennabaoui lors de son discours du 30 mars 2021, suite à sa nomination en tant que président-délégué du CSPJ.

« (…) Notre intérêt, aux côtés des présidents des Chambres et des conseillers de la Cour, portera, si Dieu le veut, sur l’amélioration de la qualité des arrêts formulés et sur le fait d’assurer, à tous les concernés et les intéressés, la jurisprudence des juridictions de fond », avait-il assuré dans son allocution.

« Il l’a promis et il l’a fait », déclare un avocat du barreau d’Agadir qui requiert l’anonymat. Contacté par Médias24, il estime que le lancement de ce portail est un « effort à saluer ».

« Nous militons pour cela depuis plusieurs années. Les arrêts de la Cour de cassation étaient commercialisés dans des revues et des CD. Le prix pouvait atteindre 6.000 dirhams », rappelle cet avocat qui souligne la gratuité et l’accessibilité de ce portail.

Néanmoins, cet effort reste perfectible selon lui, estimant que « le portail doit être enrichi ». « Il ne contient que 5.885 décisions avec près de cinq doublons. Parmi elles, 15 seulement datent de 2020 et aucune de 2021. Même si le site en affiche 79, il ne s’agit, en réalité, que de décisions antérieures. »

« L’institution n’a mis en ligne que les arrêts déjà publiés dans les revues spécialisées »

Le nombre d’arrêts publiés est jugé insuffisant par Me Mounir Founani, qui le compare à la quantité disponible sur le site web de l’avocat Omar Azzougar : « Il contient trois à quatre fois plus de jurisprudence que celle accessible sur le portail du CSPJ », indique Me Founani.

Selon ce dernier, « l’institution n’a mis en ligne que les arrêts déjà publiés dans les revues spécialisées. Il n’y a donc pas d’arrêts récents ou inédits. La seule nouveauté est le moteur de recherche mis en place qui facilite la recherche de l’information même si son fonctionnement est limité ».

C’est ce que confirme également l’avocat d’Agadir. « Nous déplorons que le moteur de recherche ne s’attaque pas au contenu de la décision mais uniquement au résumé de celle-ci. Or, la décision contient plusieurs points de droit et de procédure alors que son résumé, lui, peut porter uniquement sur un point de droit. De plus, le tiers des décisions ne contient pas de résumé ; elles ne sont pas accessibles via la recherche par mot-clé. »

Selon Me Mounir Founani, il est possible de développer davantage ce moteur de recherche. Preuve en est du site de l’avocat Omar Azzougar dont « les résultats de recherche sont plus nombreux en comparaison à ceux du portail du CSPJ ».

« Il s’agit d’un bon début, malgré le retard. Les chercheurs et praticiens s’attendaient à un meilleur lancement de la part du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire », ajoute Me Founani, qui insiste par ailleurs sur « la nécessité de publier tous les arrêts de la Cour, sans exception aucune ». Une initiative qui peut être facilitée par « des logiciels qui retirent automatiquement les noms figurant dans l’arrêt ».

De son côté, l’avocat d’Agadir qui requiert l’anonymat déplore à son tour le procédé sélectif appliqué aux décisions publiées sur le portail. Il ajoute également, parmi les failles relevées, le format de publication des décisions.

« Elles sont publiées en format PDF image non indexable. Les PDF ne sont pas numérisés avec un OCR (logiciel de reconnaissance de caractères, ndlr). Autrement dit, il n’est pas possible d’effectuer une recherche par mot-clé dans le document. C’est une problématique que nous constatons au niveau d’autres administrations telles que Bank Al-Maghrib, le cas du CSPJ n’étant pas un cas isolé », indique l’avocat. Il déplore également « l’absence d’un formulaire de contact » pour « partager ces observations avec le CSPJ ».

Si le président-délégué du CSPJ a déclaré, lors de l’inauguration de l’année judiciaire 2022, que le portail sera enrichi par la suite, nos deux interlocuteurs se disent peu optimistes quant à l’évolution de cette plateforme. L’avocat du barreau d’Agadir estime que « s’ils avaient la volonté d’insérer davantage de décisions par la suite, ils auraient fourni un meilleur effort sur le portail ».