M.S.IN recommande d’alléger sur Marsa Maroc

En 2024, l’action Marsa Maroc a bondi de 92,8%, bien au-delà du MASI (+22,2 %). Cette envolée s’explique par des résultats records et un regain d’intérêt pour la logistique portuaire. Mais selon M.S.IN, le titre a déjà intégré ses principaux catalyseurs. Avec une valorisation estimée à 802 DH, contre un cours de marché de 869 DH au 10 juin 2025, la société de bourse recommande d’alléger les positions, compte tenu d’un potentiel de baisse de 7,7%.

Une dynamique opérationnelle record en 2024

Après deux années marquées par les effets de la guerre en Ukraine, la sécheresse et les perturbations logistiques mondiales, Marsa Maroc a retrouvé une trajectoire haussière en 2024.

L’opérateur portuaire a enregistré des niveaux historiques de trafic manutentionné, aussi bien sur les conteneurs que sur les vracs solides. Cette performance s’inscrit dans un contexte de croissance économique modérée, de taux de fret maritime toujours élevés et de tensions géopolitiques ayant bénéficié aux plateformes comme Tanger Med.

À fin 2024, Marsa Maroc capte 26% du trafic portuaire national, soit 63,3 millions de tonnes. Ce volume est tiré à 47% par le conteneurisé, à 30% par les vracs solides, et à 17% par les vracs liquides. Le trafic conventionnel reste marginal, à 5%.

Des perspectives soutenues par l’internationalisation et le transbordement

Selon M.S.IN, Marsa Maroc pourrait maintenir un taux de croissance annuel moyen de 13,7% sur la période 2025e–2028, tiré par le développement de nouveaux relais : Tanger Med II, Nador West Med, Jorf Lasfar, Dakhla Atlantique, mais aussi l’entrée en activité à l’international prévue au port de Cotonou dès octobre 2024.

Le chiffre d’affaires progresserait de 4.320 MDH en 2023 à 8.803 MDH en 2028, soit un TCAM 2022–2028 de 14,4%.

L’EBIT passerait de 2.110 MDH en 2024 à 4.066 MDH en 2028p, avec un TCAM de 19,9%. Le RNPG suivrait une trajectoire similaire, atteignant 2.632 MDH en 2028p contre 1.267 MDH en 2024, soit une croissance moyenne de 12,3%.

Le segment des vracs solides devrait croître à un rythme plus modéré, avec un TCAM de 3,2% sur la même période. L’activité de remorquage sur Nador West Med, prévue dès 2026, et les accords d’équipement avec CMA CGM renforcent les perspectives de moyen terme.

Une politique de dividende stable, mais à la baisse relative

Sur la période 2016–2025, le dividende ordinaire versé par Marsa Maroc varie entre 7,2 DH et 9,7 DH. En excluant le dividende exceptionnel de 2,7 DH distribué en 2017, le payout moyen ressort à 101%, avec un rendement de 4,3%. Depuis 2021, une discipline plus marquée est observée, avec un taux de distribution stabilisé autour de 70%.

Pour les années 2025e–2028p, M.S.IN prévoit un dividende moyen de 16,3 DH par action, soit un TCAM de 16,4%, et un taux de distribution moyen de 56,3%. Le rendement estimé en 2024 ressort à 1,09% au cours de 869 DH.

Un premier trimestre 2025 bien orienté

Au T1-2025, le chiffre d’affaires atteint 1.280 MDH, en progression de 12,3% par rapport à T1-2024. Le trafic global manutentionné a augmenté de 6%, atteignant 15,8 millions de tonnes.

Le segment conteneurisé domestique progresse de 13%, le transbordement reste stable, les vracs liquides gagnent 13%, et les marchandises diverses 23%. L’endettement net s’établit à 436 MDH contre 139 MDH un an plus tôt. Les investissements ont atteint 890 MDH sur le trimestre, contre 68 MDH au T1-2024, concentrés sur les équipements destinés à Nador West Med.

Une valorisation légèrement supérieure aux fondamentaux projetés

M.S.IN a utilisé la méthode DCF pour valoriser Marsa Maroc, sur la base d’un CMPC de 8,1%, d’un bêta de 1,2 et d’un taux sans risque de 2,7%. La valorisation obtenue est de 802 DH, contre un cours de 869 DH. Cela implique une surcote de 7,7%, considérée comme excessive à ce stade.

Le Maroc accueille le premier Salon international des ports et de leur écosystème en février 2026

Cette initiative est parfaitement alignée avec la grande dynamique que connait le secteur portuaire et maritime, impulsée par les orientations du Roi Mohammed VI, visant à renforcer le positionnement du Maroc en tant que hub maritime incontournable sur les façades méditerranéenne et atlantique, peut-on lire dans un communiqué des organisateurs.

« La création d’une plateforme d’échange rassemblant l’ensemble des parties prenantes autour des défis et opportunités du secteur, accompagnée d’espaces dédiés à l’innovation et aux nouvelles technologies, répond parfaitement aux enjeux de modernisation et de développement durable de nos infrastructures portuaires », souligne Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’eau, cité dans le communiqué.

« SIPORTS se veut un carrefour international d’expertise et de solutions pour l’avenir », corrobore Mohcine Berrada, président de Lineco Events, organisateur de cette 1re édition, avant de continuer : « Notre ambition est de répondre aux défis cruciaux de performance, de connectivité, d’innovation et de durabilité qui redessinent aujourd’hui la carte du commerce maritime mondial ».

L’événement se structure autour de 5 pavillons thématiques : institutionnel, industrie portuaire, exploitation, scientifique et académique, et musée des ports. Il réunira plus de 300 exposants de 4 continents et 6.000 visiteurs professionnels.

Un programme ambitieux de conférences, panels d’experts, keynotes internationales et ateliers techniques fera de ce salon un espace de réflexion stratégique et d’échanges concrets pour aborder les mutations profondes du secteur : structuration des nouvelles routes maritimes, ports intelligents, infrastructures écoresponsables et coopération régionale renforcée, poursuit le communiqué.

Groupe Tanger Med : un chiffre d’affaires de 11,23 MMDH en 2024

« Sur le plan portuaire et logistique, le groupe gère le complexe portuaire Tanger Med, premier port en Méditerranée et en Afrique, et 17e mondial dans le dernier classement des ports à conteneurs selon Alphaliner. Le port a franchi un cap historique en 2024 avec 10,24 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds) traités. Il confirme également son rôle comme plateforme de référence pour les importations et exportations nationales », indique le groupe dans un communiqué.

À travers Marsa Maroc, le groupe exploite 25 terminaux spécialisés dans le traitement des conteneurs et des vracs, précise la même source, ajoutant que l’année 2024 a enregistré une performance record pour Marsa Maroc, avec 63,3 millions de tonnes manutentionnées, en hausse de 11% par rapport à 2023.

Au total, le volume global manutentionné par le groupe, incluant les performances de TMPA (gestionnaire du complexe portuaire Tanger Med) et de Marsa Maroc, a atteint 187 millions de tonnes de marchandises et 11,44 millions de conteneurs EVP.

Sur le plan industriel, le groupe est également aménageur et développeur de plus de 3.000 hectares de zones d’activités économiques, accueillant plus de 1.400 entreprises qui opèrent dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, du textile, de l’agroalimentaire et de la logistique.

L’ensemble de ces secteurs a généré un volume d’affaires global de 174 milliards de dirhams en 2024, créant ainsi plus de 130.000 emplois.

Villes, ports, aéroports, tribunaux, hôpitaux… Le Maroc renforce son réseau de vidéosurveillance

Villes, ports, aéroports, tribunaux et hôpitaux… autant d’infrastructures où la vidéosurveillance connaîtra des améliorations dans les années à venir au Maroc. Une tendance confirmée par les nombreux appels d’offres lancés depuis le début de l’année 2024, dont l’objectif est l’amélioration du quotidien aussi bien des citoyens que des différents organismes émetteurs, notamment l’Agence nationale des ports (ANP), l’Office national des aéroports (ONDA), ou encore différents hôpitaux et tribunaux.

Dans cet article, Médias24 vous propose un tour d’horizon des principaux marchés initiés à ce jour, ainsi que ceux déjà attribués.

Deux villes et une région

Depuis début 2025, deux grandes villes ambitionnent de se doter de systèmes de vidéosurveillance sur l’ensemble de leur territoire, afin d’assurer une protection de leur population et de leurs bâtiments publics, en mettant à la disposition des forces de l’ordre les différentes fonctionnalités offertes par lesdits systèmes.

C’est notamment le cas de la ville d’Agadir, dont le marché sera scindé en plusieurs tranches. L’appel d’offres relatif à la première tranche, qui est la phase d’initiation, a été lancé ce weekend. Ce chantier s’inscrit dans une dynamique globale de Smart City initiée par le Grand Agadir et qui envisage de favoriser le partage de l’information, d’améliorer l’espace urbain et de faciliter la vie des citoyens.

Cette première phase, pour laquelle une enveloppe budgétaire de 53,4 millions de DH sera mobilisée, se déroulera également en trois phases. La première se concrétise par les dossiers d’exécution des ouvrages à réaliser. L’enjeu de cette phase est de valider les équipements ou matériels afin de programmer les approvisionnements. Cette phase comporte une étape de validation des équipements proposés par le titulaire du marché, en fonction des spécifications attendues. Cette étape de spécifications devra être terminée au plus tard à la fin du deuxième trimestre de l’année.

La phase de réalisation, soit la seconde, consiste pour sa part en le déploiement et en la mise en service des ouvrages prévus. L’implémentation de la plateforme s’inscrit dans cette phase.

Enfin, la troisième phase de finalisation comprend l’intégration des ouvrages déployés dans la plateforme. Les formations pourront être dispensées pendant cette phase. Suivent après les réceptions des différentes solutions ou systèmes et leur mise en service.

Ce marché englobe plusieurs prestations, notamment la fourniture, l’installation, et le raccordement des caméras à implanter sur la voie publique, la fourniture et l’installation des dispositifs de transmission des flux vidéo et télémétrie, ainsi que le déploiement des réseaux de transmission…

L’autre exemple est celui de la ville de Rabat, qui a lancé en début d’année un marché de mise en place d’un système de vidéosurveillance intelligent en deux lots. Le premier consiste en l’aménagement des postes de commandement et Data center pour 34,86 MDH, tandis que le second consiste en la mise en place d’une solution de système de vidéosurveillance, pour 73,98 MDH.

La capitale administrative poursuit son ambition de devenir une cité sûre et moderne, en adoptant les dernières technologies pour renforcer la sécurité publique. Ce projet repose sur l’intégration des technologies les plus avancées en matière de surveillance urbaine, notamment l’intelligence artificielle (IA) et le Deep Learning, afin de garantir une sécurité optimale.

L’objectif est de créer une infrastructure résiliente qui soutiendra une gestion proactive et réactive de la sécurité, tout en assurant une continuité de service même dans des conditions critiques.

Dans le cadre du premier lot de cet appel d’offre, Rabat ambitionne de se doter de deux postes de commandement qui permettront une supervision centralisée de la vidéosurveillance. Différents types de caméras intelligentes seront par ailleurs installées dans la ville pour assurer une couverture optimale. Il s’agit notamment de caméras LAPI  (Lecture automatique des plaques d’immatriculation), idéales pour les zones de contrôle routier et les parkings, de cameras de reconnaissance faciale pour identifier les individus dans les zones stratégiques, de cameras PTZ (Pan-Tilt-Zoom), offrant une surveillance dynamique et une couverture flexible et des caméras longue portée, adaptées à la surveillance des zones étendues ou sensibles.

Une réunion a été organisée le 10 février dernier pour présenter les différentes prestations et la solution technique objet de ce marché, à laquelle ont participé différentes sociétés spécialisées, notamment INEOS, Maghrebnet, Moukatel, Cires Technologies et CTHZF

Outre ces deux grandes villes, la région de Casablanca-Settat ambitionne aussi d’acquérir et d’installer un système de vidéosurveillance, pour 752.280 DH. Bien que ce marché ait été lancé à deux reprises, il n’a pas encore abouti. Il consiste en l’acquisition du système, son installation et la formation pour son utilisation.

Ports : différents types de marchés en cours ou attribués

Différents ports sont également concernés par l’amélioration de leur système de vidéosurveillance. Au niveau de ces infrastructures, différents types d’appels d’offres sont lancés depuis début 2024. Certains concernent l’exploitation, tandis que d’autres concernent la fourniture, la maintenance ou l’extension du système. D’autres marchés concernent pour leur port la mise à niveau des systèmes déjà installés.

L’objectif final est de renforcer le dispositif de sécurisation des ports, la sécurité des installations portuaires, du transit des marchandises, du séjour des navires dans les ports, ainsi que la maîtrise des flux entrées/sorties piétons, motocycles et véhicules.

Les ports concernés par les appels d’offres de fourniture et de maintenance des systèmes de vidéosurveillances sont notamment ceux de :

Tan-Tan, pour près de 6 MDH. La solution proposée aura pour objectif la mise en place d’une plateforme permettant la vidéoprotection (la gestion, l’administration, l’enregistrement, et l’analyse des flux vidéo émanant des caméras de surveillance). Tous les équipements doivent provenir de chez des équipementiers reconnus.

L’ANP, en sa qualité d’utilisateur de ces équipements, donnera toute l’aide, l’assistance et les justificatifs nécessaires à l’obtention des autorisations nécessaires à leur acquisition, installation et fonctionnement.

Dans ce port, le marché lancé porte également sur l’extension du système, en mettant en place de nouvelles caméras, remplaçant ou déposant l’existant, afin d’améliorer l’ensemble du système.

Assilah : ce marché a été attribué à CGTMP pour 1,749 MDH ;

Larache : ce marché a été également été attribué à CGTMP pour 758.100 DH ;

Casablanca : ce marché de maintenance a aussi été attribué à CGTMP pour 311.040 DH;

Sidi Ifni, où est plutôt lancé un marché relatif à l’approbation du dossier d’exécution et de contrôle des travaux de fourniture et d’installation d’un système de vidéosurveillance pour 200.000 DH. Cet appel d’offre a pour objectif de désigner un bureau de contrôle pour l’approbation des plans, l’assistance et le contrôle technique des travaux de fourniture, l’installation et la mise en service du système de vidéosurveillance ainsi que le contrôle d’accès au port.

Les ports concernés par les marchés de prestation d’exploitation des systèmes de vidéosurveillance sont les suivants :

Al Hoceima/Cala Iris, où le titulaire s’engagera à réaliser plusieurs prestations tous les jours, à savoir la surveillance de la salle de contrôle, l’observation et la surveillance de manière continue des images des différentes caméras qui s’affichent sur les moniteurs, le suivi et l’exécution des opérations d’enregistrement, l’archivage et le classement des enregistrements, ainsi que la détection de toutes anomalies. Ce marché est estimé à 658.800 DH ;

Nador, pour 795.000 DH ;

El Jadida : ce marché a été attribué à M2M pour 274.260 DH ;

Jorf Lasfer : ce marché a été attribué à Somasel pour 1,123 MDH ;

Mehdia : ou deux marchés ont été attribués à deux prestataires différents. Le premier, de maintenance, a été confié à Alliances Business Technology pour 419.920 DH, tandis que celui d’exploitation a été attribué à Maamoura Info pour 408.402 DH.

Le port de Tanger Med est, lui,  concerné par la mise à niveau de son système, déjà installé. Ce marché vise notamment le remplacement des anciennes caméras analogiques par des caméras IP, la sécurisation de l’ensemble des locaux techniques par l’installation des caméras de vidéosurveillance et par le système de contrôle d’accès, ainsi que la sécurisation des nouvelles zones. Selon les dispositions de cet appel d’offres, les zones à sécuriser sont les suivantes : le port Tanger Med 1, les ports passagers et roulier et le port Tanger Med 2.

Enfin, à Agadir, une étude d’extension du système déjà installé au port est en cours, pour 500.000 DH.

Vers le renforcement des systèmes de sécurité des aéroports

Différents aéroports du pays ont, pour leur part, fait l’objet de marchés de mise en place, de mise à niveau ou encore de renforcement de leurs systèmes de sécurité. Il s’agit notamment de :

– L’aéroport d’Al Hoceima Chérif El idrissi, dont le marché de renforcement du système, de contrôle d’accès et sécurité périmétrique a été attribué à Unisystem Group pour 32,155 MDH ;

– L’aéroport de Tétouan Saniat R’mel, dont le marché de mise en place, de renforcement et de sécurité périmétrique a été confié à Maghrenet Rtabi et CIE pour 31,99 MDH ;

– L’aéroport de Laâyoune Hassan 1er, dont le marché de mise à niveau et renforcement du système de vidéosurveillance a été attribué à DMM pour 21, 128 MDH ;

– L’aéroport de Guelmim, dont le marché a été confié à Alomra Group International pour 38,6 MDH ;

– L’aéroport de Tanger Ibn Batouta, dont le marché de mise à niveau, de renforcement des systèmes de vidéosurveillance et de contrôle d’accès a été attribué à Unisystem Group pour 40,4 MDH ;

– L’aéroport d’Oujda-Angad, dont le marché a été attribué à Alomra Group International pour 62,150 MDH ;

– L’aéroport de Fès-Saiss, dont le marché a été confié à DDM pour 36,38 MDH.

Le marché relatif à la maintenance des systèmes de vidéosurveillance et contrôle d’accès de l’aéroport de Nador-El Aroui est quant à lui toujours en cours. Lancé à deux reprises, il n’a toujours pas abouti.

Sécurisation des nouvelles plateformes régionales des produits de première nécessité

Un autre marché phare de plus de 20 MDH est également en cours. Il concerne la fourniture, l’installation, la mise en service, l’entretien, et la maintenance d’un système de vidéosurveillance intelligent pour les entrepôts de stockage régionaux des produits de première nécessité qui sont en cours de construction au niveau des 12 régions du Royaume.

Ce marché est scindé en deux lots :

– Le premier concerne les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (où 4 entrepôts seront construits dans la préfecture de Tanger), l’Oriental (2 entrepôts à Oujda), Rabat-Salé-Kénitra (4 entrepôts à Rabat), Fès-Meknès (4 entrepôts à Fès), Béni Mellal-Khénifra (2 entrepôts à Beni mellal), et Drâa-Tafilalet (2 entrepôts à Errachidia) ;

– Le second concerne pour sa part les régions de Casablanca-Settat (4 entrepôts à Casablanca), Marrakech-Safi (4 entrepôts à Marrakech), Souss-Massa (4 entrepôts à Agadir), Guelmim-Oued Noun (2 entrepôt à Guelmim), Laâyoune-Sakia El Hamra (2 entrepôts à Laâyoune) et à Dakhla-Oued Ed-Dahab (2 entrepôts à Oued Ed-Dahab).

D’autres marchés similaires en cours concernent également certains tribunaux, notamment le tribunal de première instance de Nador (426.768 DH), et hôpitaux, tel que le centre hospitalo-universitaire Mohammed VI d’Oujda (3,79 MDH).

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Une nouvelle ligne dédiée au transport de marchandises entre Tanger Med et le port de Huelva

Cette ligne, mise en place par la compagnie maritime Suardiaz Group en partenariat avec l’opérateur logistique GTO (Grupo Transonuba), assurera six rotations hebdomadaires entre l’Espagne et le Maroc, a indiqué l’Autorité Portuaire de Huelva (APH) dans un communiqué.

La nouvelle desserte sera la première ligne régulière à haute fréquence reliant un port de la façade atlantique du détroit de Gibraltar au Maroc, ce qui permettra un temps de transit de seulement six heures, facilitant ainsi le transport de marchandises sèches, frigorifiées et classées IMO, souligne l’APH.

Le président du Port de Huelva, Alberto Santana, a indiqué que cette liaison répond à un objectif stratégique du port andalou, en renforçant la connectivité avec le nord de l’Afrique et en favorisant l’intermodalité du transport.

Il a également fait état d’investissements majeurs réalisés au port, notamment la construction d’une double rampe d’embarquement visant à mieux accueillir les compagnies maritimes et à faciliter le transport des marchandises.

De son côté, le président de GTO, Esteban Sánchez, a affirmé que cette ligne vient renforcer les connexions maritimes entre l’Europe et le Maroc, en offrant une alternative fiable et efficace pour répondre à la croissance du trafic commercial, qui devrait doubler au cours des cinq prochaines années.

Pour sa part, le directeur de Suardiaz Shipping Lines, Marcos Duato, a fait savoir que cette nouvelle alliance entre Suardiaz et GTO, vise à répondre aux besoins croissants du marché, notant que cette collaboration permet d’offrir une solution efficace et fiable aux entreprises souhaitant acheminer leurs marchandises entre le Maroc et l’Europe.

(Avec MAP)

Les travaux de dévasage d’entretien de 20 ports confiés à Atlantic Dredging

L’Agence nationale des ports (ANP) a choisi la société Atlantic Dredging Maroc pour mener les travaux de dévasage d’une vingtaine de ports du Maroc.

Il s’agit des ports suivants : Saidia, Ras Kebdana, Nador, Al Hoceima, Cala Iris, Tanger, Ksar Sghir, Mdiq, Marina Smir, Kabila, Jebha, Chmaâla, Assilah, Larache, Mehdia/Kénitra, Skhirate, Sable d’or, Mohammedia et Casablanca.

Seule soumissionnaire à ce marché, Atlantic Dredging Maroc a fait une offre de 25 millions de dirhams comme montant d’acte d’engagement minimal avec un maximal de 47 MDH.

Les travaux de dévasage d’entretien des ports sont menés de manière régulière pour maintenir les profondeurs nécessaires à la navigation et en guise de mesure de sécurité.

L’ANP a également lancé un deuxième appel d’offres similaire qui porte sur les travaux de dévasage d’une douzaine de ports de l’Atlantique centre, de l’Atlantique sud et du Grand Sud.

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Tanger Med : le cap des 10 millions de conteneurs franchi en 2024 (+18,8% qu’en 2023)

Le complexe portuaire Tanger Med a traité 10.241.392 conteneurs EVP en 2024, en croissance de 18,8% par rapport à 2023, indique mercredi un communiqué de Tanger Med Port Authority (TMPA), notant que cette performance résulte de la confiance et de l’engagement des opérateurs portuaires et des lignes maritimes, ainsi que du niveau élevé de la productivité atteint par l’ensemble des équipes.

Ce résultat a été obtenu également grâce au renforcement de certaines installations, à la mise en service de nouveaux équipements et à l’optimisation des escales maritimes permettant de réduire les temps d’attente et de manœuvre, précise la même source.

S’agissant de l’activité roulier, 516.842 camions TIR ont été traités par le port Tanger Med en 2024, soit une croissance de 8,1% par rapport à 2023, ajoute TMPA, expliquant que ce trafic a été porté principalement par les produits industriels en croissance de 6,8% et les produits agroalimentaires en évolution de 7,2%.

Quant à l’activité passagers, le communiqué fait savoir que 3.047.387 passagers ont transité par le complexe portuaire Tanger Med en 2024, soit une croissance de 13% par rapport à 2023, notant que la campagne Marhaba, qui constitue la principale période de transit des passagers, s’est déroulée dans des conditions optimales lors de son édition de 2024.

Par ailleurs, les deux terminaux à véhicules du complexe portuaire ont manutentionné un total de 600.872 véhicules en 2024, soit une augmentation de 4% par rapport à l’année précédente, relève la même source, précisant que ce trafic englobe 368.843 véhicules à l’export, produits par les usines Renault de Melloussa et Somaca à Casablanca, 170.519 véhicules exportés par l’usine Stellantis de Kénitra, 34.100 véhicules en transbordement et 27.410 véhicules en import.

Le trafic du vrac solide a, pour sa part, stagné avec une légère croissance de 1% par rapport à l’année précédente, totalisant 584.945 tonnes traitées, tandis que le volume des hydrocarbures a atteint 7.640.524 tonnes, enregistrant une baisse de 22% par rapport à 2023.

Cette diminution s’explique principalement par le transfert d’une partie des importations vers les installations de stockage nouvellement mises en service dans d’autres ports marocains, indique TPMA.

En outre, le complexe portuaire Tanger Med a manutentionné 142 millions de tonnes de marchandises en 2024, en augmentation de 16,2% par rapport à 2023.

Le communiqué note également que 17.479 escales maritimes ont été enregistrées dans le complexe portuaire en 2024, en croissance de 3,42% par rapport à 2023, ajoutant que parmi ces escales figurent 1.217 méga-navires (d’une taille supérieure à 290 mètres), en hausse de 13,74% par rapport à l’année précédente.

Ces résultats reflètent la mobilisation collective des opérateurs portuaires, des autorités locales et des administrations, dans la gestion quotidienne du port afin d’accompagner les grandes mutations du commerce maritime mondial, conclut TMPA.

Le groupe OCP conclut un contrat stratégique de plus 2 MMDH avec Shanghai Zhenhua Heavy Industries

Le fabricant chinois d’équipements lourds basé à Shanghaï, mieux connu sous le nom de ZPMC, a signé un accord avec le groupe OCP pour livrer les équipements de manutention dans un délai de 30 mois, rapporte le média chinois Yicai Global. Ces nouveaux équipements visent à « renforcer les capacités du port pour la gestion des exportations de phosphate ».

Pour l’entreprise chinoise, ce contrat devrait « avoir un impact positif sur son développement commercial, renforcer sa compétitivité de base sur le marché mondial et améliorer ses performances financières futures », a-t-elle précisé, sans fournir de détails supplémentaires.

ZPMC domine le secteur mondial de la machinerie portuaire et figure parmi les principaux fabricants chinois d’équipements lourds haut de gamme, poursuit la même source. L’entreprise détient une part de marché mondiale de 70% dans les grues à conteneurs de quai depuis 26 ans consécutifs.

Le bénéfice net de l’entreprise chinoise a bondi de 35 % pour atteindre 59,3 millions USD au cours des neuf premiers mois de l’année 2024, tandis que son chiffre d’affaires a augmenté de 13,7 % pour atteindre 3,6 milliards de dollars, conclut-on.

Port sec d’Agadir : l’achèvement des premières installations attendu pour début 2026 (Driss Boutti)

Coup d’accélérateur au projet du port sec d’Agadir, une infrastructure qui se fait attendre depuis un moment, en particulier par les investisseurs qui voient en elle une opportunité à même de donner un essor industriel et commercial sans précédent à la région.

Réuni le jeudi dernier, le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret n° 2.23.725 modifiant et complétant le décret n° 2.18.738 portant création de la zone franche d’exportation Souss-Massa. Ce projet de décret vise concrètement à modifier la délimitation des périmètres de la Zone d’accélération industrielle de Souss-Massa, créée en 2018, afin de l’adapter au plan d’aménagement de la commune de Drarga, ainsi qu’à inclure la logistique et les activités liées au port sec parmi celles pouvant être exercées au sein de cette zone.

Officialisation du lancement des travaux fin janvier 2025

« L’espace où sera érigé le port sec, projet que nous avons intitulé Agadir Atlantic Hub, sera extrait d’une assiette foncière (100 ha) de la zone franche (305 ha). Pour extraire ces 100 ha, il a fallu un projet de décret. Après plusieurs allers-retours entre les administrations, ce texte a été enfin adopté. Il s’agit effectivement d’un coup d’accélérateur« , explique à Médias24, Driss Boutti, président de la CGEM Souss-Massa.

La région de Souss-Massa, l’Agence nationale des ports (ANP), la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) et Tanger Med (TMSA) les cinq parties portant ce projet, officialiseront bientôt le lancement des travaux, maintenant que le décret est adopté.

« Une signature officielle pour entamer le lancement des travaux doit se faire vers fin janvier. La société Agadir Atlantic Hub qui sera chargée de la gestion, la commercialisation et l’exploitation du futur port sec, est en train d’installer ses locaux à Agadir. Toutes les études techniques sont par ailleurs prêtes, que ce soit sur site ou hors site », fait savoir le président de la CGEM Souss-Massa.

Les premières installations devront être livrées début 2026 

Quand est-ce que ce projet stratégique va-t-il prendre forme? Selon notre interlocuteur, le projet ne peut pas être livré, entièrement, d’un seul coup. « Les premières installations seront probablement livrées début 2026. Quant à la livraison de l’intégralité du projet, celle-ci doit avoir lieu en 2028« , répond notre interlocuteur.

Plus vite le port sec d’Agadir verra le jour, mieux se portera l’investissement dans la région. Autour d’une table ronde organisée à Agadir dans le cadre de notre Tour des régions en action, deux grands investisseurs dans la région, Leoni et Meditech Gloves Morocco, nous soulignaient que l’installation dans la région était notamment décidée grâce à cette promesse de port sec.

Dans la même lignée, Driss Boutti affirme : « Le port sec d’Agadir est le projet qui peut changer la donne, logistiquement parlant, étant donné que le port maritime n’est pas extensible. Le port sec d’Agadir viendra donc renforcer le port maritime qui demeure saisonnier. L’activité des conteneurs s’y chiffre à 30% pendant la campagne agricole. Hormis cette période, l’essentiel de l’activité repose sur quelques petites opérations« .

« L’idée de lancer un projet pareil a émergé suite aux suggestions des investisseurs qui insistent aujourd’hui sur la nécessité d’avoir un grand port avec des espaces logistiques et des espaces de stockage importants pour développer de grandes industries à l’instar de l’automobile et de l’aéronautique. En effet, le port sec d’Agadir permettra d’asseoir une ligne de cabotage qui va relier le port d’Agadir aux ports de Casablanca et à Tanger-Med », conclut notre source.

Marsa Maroc : hausse de 17% des revenus consolidés à fin juin

Le groupe Marsa Maroc affiche un chiffre d’affaires en hausse de 17% à fin juin à 2.482 MDH.

Le trafic des conteneurs a continué de progresser de manière soutenue, porté à la fois par la dynamique du segment du transbordement qui a atteint 822 375 EVP, soit une hausse de 22% au 30 juin 2024, ainsi que par la reprise importante du trafic domestique qui a progressé de 24% au cours du deuxième trimestre 2024 pour atteindre 602 72 EVP à fin juin, soit une hausse de 11% sur les 6 premiers mois de l’année 2024.

Le trafic des vracs solides et divers a enregistré une nette augmentation de 14% au 30 juin 2024 du fait notamment de la croissance des importations de céréales (+614 milliers de tonnes par rapport à fin juin 2023). Le trafic des vracs liquides a progressé de 12% au premier semestre 2024 grâce à la hausse des importations d’hydrocarbures.

Les investissements consolidés du groupe progressent de 19% à 164 MDH dans le cadre du renouvellement de son parc d’équipements.

L’endettement net de Marsa Maroc baisse à -647 MDH au 30 juin 2024 grâce au recul des dettes de financement à 1.980 MDH (-324 millions de dirhams) tandis que les disponibilités s’élèvent à 2.626 MDH (+428 millions de dirhams).

Le groupe rappelle également le renforcement du portefeuille de concession du groupe par la signature d’un contrat de concession relatif au Terminal à Conteneurs Est de Nador West Med, l’augmentation de sa participation dans le capital de la filiale Société De Manutention d’Agadir de 51% à 100% et, l’attribution à Marsa Maroc du contrat pour la gestion déléguée des Terminaux 1 et 5 du Port de Cotonou au Bénin.

Financement des projets structurants : le positionnement d’Attijariwafa bank en Afrique

La résorption du déficit en infrastructures diverses est un grand challenge pour le continent africain, dont la population devrait doubler pour atteindre 3 milliards d’habitants en 2060.

L’Afrique, qui affiche un besoin de financement de l’ordre de 100 milliards de dollars par an dans les infrastructures, cruciales pour sa croissance, se heurte à la problématique de la mobilisation du financement nécessaire. Et ce, dans un contexte où 600 millions d’Africains, soit près de la moitié de la population, n’ont pas accès à l’électricité et que le continent présente des profils d’ensoleillement et d’exposition les plus élevés au niveau mondial. Aussi paradoxal soit-il, seul 1% de ce potentiel est capté aujourd’hui en termes de capacité mondiale installée, notamment sur le solaire.

Au micro de Médias24, Nawfal Drari, senior manager financement de projets Groupe chez Attijariwafa bank, apporte un éclairage sur les défis auxquels font face les différents bailleurs de fonds locaux, régionaux et internationaux, en mesure de financer les projets africains structurants. Il s’agit entre autres des parcs solaires et éoliens, des ports, des aéroports, des routes et autoroutes et des zones logistiques.

L’expert en financement de projets est également revenu sur l’expertise d’Attijariwafa bank en matière de structuration et d’ingénierie financière, ainsi que sur le savoir-faire de la banque panafricaine lui permettant de répondre aux besoins de financement de ses marchés de présence en Afrique.

Les solutions du groupe Attijariwafa bank

Pour accompagner le développement des projets structurants en Afrique subsaharienne, le groupe Attijariwafa bank a, selon Nawfal Drari, renforcé sa capacité de syndication entre ses filiales. Il a aussi accru sa capacité de syndication avec les banques internationales et les institutions de financement du développement (DFI). Et ce, pour élargir la capacité de financement ou encore mettre en place des dispositifs de garanties permettant de répondre au mieux au besoin de financement de ces projets structurants.

« Nous avons ensuite développé des garanties d’extension de liquidité pour étendre les maturités des dettes proposées. Cette solution a déjà été déployée dans le cadre du financement d’un projet routier dont la maturité est passée de 7 ans à 14 ans, grâce à une LEG (Liquidity Extension Guarantee) contractée auprès d’un organisme d’assurance de premier ordre », détaille notre source.

Par ailleurs, notons que le recours aux assureurs et réassureurs est un levier de déconsolidation des encours de dettes souveraines permettant ainsi de répondre à leurs besoins en financement.

« Ce dispositif nous a permis de nous positionner en tant qu’acteur incontournable du financement de projets structurants dans nos pays de présence », révèle notre interlocuteur.

À titre illustratif, notons que pour le financement de la première centrale hydroélectrique de 420 MW au Cameroun, le groupe Attijariwafa bank a joué plusieurs rôles, notamment celui d’agent local et d’agent de sûreté.

Autre exemple éloquent : pour le projet de construction du nouvel aéroport de Libreville au Gabon, le groupe bancaire a été désigné arrangeur mandaté principal.

Grands chantiers publics. Projets, entreprises, montants… qui fait quoi ? (Infographies)

De nombreux projets publics sont lancés depuis quelques années, dans le cadre des différentes stratégies de l’Etat dans les secteurs ferroviaire, portuaire, aérien ou encore de la santé. Certains vont bon train, tandis que d’autres ont fait face, en cours de route, à certaines difficultés et ont enregistré un retard. D’autres projets ont, pour leur part, été accélérés depuis quelques mois par l’annonce de l’organisation conjointe du Mondial 2030 par le Maroc, le Portugal et l’Espagne, ainsi que l’organisation par le Royaume de la CAN 2025.

Qui opère dans les deux grand projets de dessalement en cours ?

Le secteur hydrique est l’un des secteurs prioritaires pour le gouvernement marocain, notamment face à la rareté de l’eau à laquelle le pays est confronté depuis quelques années. Pour y remédier, le Maroc a entrepris de nombreux projets, dont la mobilisation des eaux, notamment par le dessalement.

À ce jour, plusieurs stations sont en cours de réalisation, comme celle de Casablanca, dont les travaux de construction ont été récemment lancés par le Prince Moulay El Hassan. Cette station sera réalisée par le groupement Acciona, Green of Africa et Afriquia Gaz pour 11 milliards de DH (MMDH), dont 6,5 MMDH concernent la composante usine.

La première société se chargera de la construction de l’usine, tandis que Green of Africa fournira de l’électricité verte. Le rôle d’Afriquia Gaz est pour sa part purement financier, selon nos sources dans un article précédent.

Cette structure devrait être opérationnelle en 2026, en ce qui concerne la première tranche, lors de laquelle la station atteindra une capacité de 548.000 m3 par jour (200 millions de m3 par an), extensible à 822.000 m3 par jour (300 millions de m3 par an) d’eau traitée dans une seconde phase.

L’autre projet d’envergure de dessalement est celui de Dakhla. Dotée d’un budget de 2 MMDH, cette structure, dont les travaux de construction devraient s’achever en 2025, assurera l’approvisionnement en eau d’irrigation sur 5.000 hectares, et en eau potable au profit de la ville de Dakhla et ses environs.

Cette station sera construite par la société Nareva, en consortium avec Engie. Elle n’utilisera que les énergies renouvelables pour produire 112.000 m3 d’eau douce par jour, grâce à un parc éolien de 60 MW.

D’autres stations sont par ailleurs au stade des études, telles que :

–  la station de dessalement de l’Oriental, avec une capacité de production d’eau estimée à 250 millions de m3/an, destinée à satisfaire les besoins en eau potable et d’irrigation, dont les études techniques sont réalisées par Novec, LPEE et Mapping pour 12,7 millions de DH (MDH) ;

– la station de Sidi Ifni, d’une capacité de 8.640 m3/jour (3,15 Mm3/an d’eau potable), dont l’assistance technique est réalisée par le groupement Fichtner et CID pour 3,82 MDH ;

– la station de dessalement de Rabat, dont les études techniques sont réalisées par CID pour 5 MDH ;

– la station de Tiznit, qui servira à sécuriser l’alimentation en eau portable de la ville de Tiznit et les centres liés.

 

Trois grandes sociétés pour les marchés de barrages

Toujours dans le secteur hydrique, outre les stations de dessalement, le Maroc poursuit sa stratégie de mise en place de barrages pour la collecte et le stockage des eaux. De nombreuses grandes structures sont en cours de réalisation, dont la plupart sont construites par trois sociétés, à savoir : la SGTM, STAM et Bioui Travaux.

Ci-dessous les plus grands barrages en cours de construction dans les différentes provinces :

– le barrage de Bouljir, dans la province de Assa Zag : réalisé par STAM pour 220 MDH ;

– le barrage de M’dez (Sefrou) : sa réalisation a nécessité une enveloppe budgétaire de 1,7 MMDH. Son achèvement a été attribué en 2022 à la SGTM pour 390 MDH ;

– le barrage de Ghiss (Al Hoceima), réalisé par Bioui Travaux pour 839 MDH ;

– le barrage Kodiet El Berna (Sidi Kacem), construit par la SGTM ;

– le barrage Boukhmiss (Khémisset), réalisé par Bioui travaux pour 1,5 MMDH ;

– le barrage Erretba (Taounat), attribué au groupement SGTM et STAM pour 4 MMDH ;

– le barrage Ribat Al Khayr (Sefrou), réalisé par STAM pour un peu plus de 949 MDH ;

– le barrage Boulaouane (Chichaoua), construit par STAM  pour 1,1MMDH ;

– le barrage Oued Lakhdar (Azilal), attribué également à STAM pour 1,16 MMDH.

Toujours en ce qui concerne les barrages, les travaux d’un grand projet ont été lancés en mars dernier dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, portant sur l’interconnexion entre les barrages Oued El Makhazine et Dar Khrofa, dans l’objectif de sécuriser l’alimentation en eau potable du Grand Tanger.

Il est réalisé par deux groupements, le premier composé de SNCE, SOGEA et SOGETRAMA, et le second de STAM et SAPEP, pour un budget total de 840 MDH. Ce projet devrait s’achever avant la fin de l’année courante.

Les opérateurs derrière la réalisation des Ports en cours de construction

Outre le secteur hydrique, le Maroc dispose d’une stratégie portuaire nationale à l’horizon 2030, qui vise l’accompagnement de l’évolution de l’économie, en anticipant la demande en infrastructures portuaires et en intégrant davantage le pays à la compétitivité mondiale. Dans le cadre de celle-ci, différents ports sont en cours de réalisation, notamment :

Dakhla Atlantique (NPDA), réalisé par la SGTM et Somagec Sud pour 12 MMDH, et dont les travaux devraient s’achever en 2029 ;

Nador West Med (NPNWMED), dont les travaux d’infrastructures sont réalisés par la SGTM, le turc STFA, et JDN  pour 7,6 MMDH, et dont la mise en service est attendue pour la fin de l’année en cours (2024) ;

Safi (NPS), réalisé par la SGTM et le turc STFA. Notons toutefois que d’autres acteurs ont rejoint ce projet qui a rencontré de nombreuses difficultés, et dont l’achèvement a connu un grand retard. Le budget global initial alloué à ce port s’élève à 4,1 MMDH. Il a toutefois dû être augmenté après l’arrivée d’autres acteurs, notamment TME, en vue de l’achever ;

Kénitra Atlantique (NPKA) : la réalisation de ce projet nécessitera un budget de plus de 7 MMDH, dont 5,7 MMDH pour la première tranche ;

– l’extension du port de Jebha dans la province de Chefchaouen, pour un budget de près de 330 MDH.

Ferroviaire : qui fait quoi

Le projet le plus important dans le secteur du ferroviaire est celui de la ligne à grande vitesse (LGV) qui reliera à terme Tanger à Agadir. Ce projet est constitué de deux grands axes, un premier reliant Kénitra à Marrakech, dont la réalisation coûtera environ 53 MMDH, et un second, reliant Marrakech à Agadir, pour 50 MMDH. Le plus avancé à ce jour, et qui a été accéléré par le Mondial 2030, est celui de Kénitra-Marrakech, prévu d’être achevé en 2029.

À ce jour, les plus grands projets attribués dans le cadre de la réalisation de la LGV se présentent comme suit :

– les travaux de dégagement et de préparation des emprises ferroviaires sur l’axe Kénitra-Marrakech, dont les cinq lots seront réalisés par différentes sociétés pour 140,8 MDH. Il s’agit de STAM, GRPT, Melatra, GRPT STDM, CTGR ;

– la prestation d’études d’avant-projet sommaire dans le cadre de l’axe Marrakech-Agadir, attribué à China Railway Design Corporation pour 85 MDH ;

– toujours sur le même axe, la reconnaissance géologique, hydrologique et géotechnique nécessaires aux études d’avant-projet sommaire attribué à LPEE pour 135,9 MDH, et le contrôle extérieur des études nécessaires à la liaison ferroviaire, réalisé par Gis Rail pour 28 MDH ;

– l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour le suivi environnemental et social du projet de la LGV, réalisée par Aremo Ingénierie pour 11,9 MDH ;

– la réalisation de prestations topographiques sur le parcours de la LGV Kenitra-Tanger, attribué à XP concept pour plus de 800.000 DH ;

– la fourniture du matériel roulant ferroviaire neuf : 250 wagons de transport de charbon par la Société chérifienne de matériel industriel et ferroviaire pour 338,8 MDH, et 100 wagons de transport des produits pétroliers par la même société pour 183,8 MDH.

Aérien : qui fait quoi

Nombre de projets dans le secteur aérien ont également été accélérés par le Mondial 2030. Le plus important reste toutefois celui de l’aéroport d’Agadir-Al Massira, dont les installations terminales connaîtront une extension et un réaménagement. Ces travaux sont en cours de réalisation par le cabinet Ala concept pour 800 MDH.

L’aéroport Mohammed V de Casablanca et celui de Marrakech-Ménara connaîtront également des travaux d’aménagement extérieurs ou intérieurs.

Pour ce qui est de l’aéroport de Casablanca, les travaux en cours ont trait à :

– l’aménagement de la station de taxis par Vias pour 7,8 MDH ;

– les travaux d’entretien des revêtements de la plateforme aéroportuaire par Ortis Maroc pour 3,17 MDH ;

– l’élaboration du programme de développement des infrastructures, attribué à Ingenieria y Economia del Transporte S.A. pour 724.800 euros.

En ce qui concerne l’aéroport de Marrakech, il s’agit de :

– la mise à niveau des infrastructures aéronautiques, attribuée à GTR pour près de 150 MDH ;

– les travaux de construction d’une brigade gendarmerie, réalisés par Kim Building pour 12,4 MDH.

Santé : les CHU en cours de construction

Dans le cadre de la réforme du secteur de la santé, le ministère de la Santé et de la protection sociale a lancé la construction de plusieurs CHU afin d’améliorer l’offre de soins dans les différentes régions du pays.

Le CHU Ibn Sina de Rabat est l’un des projets phares du ministère, qui remplacera l’actuel CHU. Plusieurs appels d’offres ont été attribués dans le cadre de ce projet. Le plus important est celui des gros œuvres, dont les travaux sont réalisés par les sociétés SGTM et TGCC pour 1,5 MMDH.

Le CHU d’Agadir est également très attendu par les habitants de la région Souss-Massa. Ce dernier, dont les travaux accusent du retard, a été accéléré vers la fin de l’année 2023. Cette structure est réalisée par la société TGCC pour 2,3 MMDH.

Le CHU de Fès bénéficiera quant à lui d’un réaménagement interne et externe, réalisé par Sometrav pour 1,8 MDH, tandis que le CHU de Laâyoune est réalisé par les sociétés Jet Contractors, Rouandi et Protelec pour plus de 300 MDH.

Le CHU d’Errachidia, qui devrait coûter près de 991 MDH, en est encore au stade des études. Plusieurs études relatives à sa réalisation ont ainsi été attribuées à ce jour, à savoir :

– les études techniques et le suivi des travaux de construction, réalisés par Omnium technologie pour 24,6 MDH ;

– les études géotechniques, la réception de fonds de fouilles et le contrôle de la qualité des travaux de construction, attribués à LPEE pour 8,2 MDH ;

– le contrôle et l’optimisation des études techniques et le contrôle des travaux de construction, réalisés par Socotec pour 7,8 MDH.

Enfin, le CHU de Béni Mellal n’a pour l’instant pas été attribué. Le concours architectural a été lancé pour un montant de 1 MMDH.