Round up. Ce qu’il faut savoir sur les interconnexions électriques du Maroc

Ce jeudi 23 janvier, le Maroc et la Mauritanie prévoient, à travers les ministères de tutelle respectifs, de signer un mémorandum d’entente pour la mise en place d’une interconnexion électrique.

Interconnexion électrique Maroc-Mauritanie : un premier pas vers une intégration régionale

C’est un accord historique qui, une fois signé, sera un pas supplémentaire vers l’intégration économique africaine prônée par le Royaume.

Il fait écho à un premier mémorandum d’entente signé en novembre 2023 entre les autorités de régulation du secteur énergétique des deux pays avec pour objectif de « travailler de concert pour une meilleure intégration énergétique régionale ».

Sur le plan technique, Younes Maamar, expert énergétique, explique à Médias24 que le projet d’interconnexion entre le Maroc et la Mauritanie existait depuis des années. « C’est un ancien projet qui était sur la table, mais qui se concrétise aujourd’hui, à la suite de l’augmentation des économies et des masses critiques des réseaux électriques respectifs, permettant de justifier la pertinence d’une intégration électrique régionale », nous explique-t-il.

En quoi ce projet est-il important ? « L’interconnexion électrique avec les régions et l’extension des périmètres d’interconnexion électrique sont bien évidemment de nature à pouvoir renforcer les échanges énergétiques et les soutiens réciproques des différents pôles électriques, notamment le West Africa Power Pool qui est un système d’échange d’énergie électrique ouest-africain », répond notre interlocuteur.

En effet, le partenariat stratégique entre les deux pays voisins ouvre également la voie à des projets ambitieux tels que l’interconnexion électrique entre le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal, qui constitue une première étape vers une intégration plus large avec le West African Power Pool (WAPP).

Les différentes interconnexions existantes ou en projet 

Maroc – Espagne, une liaison fonctionnelle qui se renforce

Comme dit l’adage, « l’électron n’a pas de frontières ». Le Maroc dispose déjà d’interconnexions opérationnelles avec des pays voisins et d’autres en projet. Toutes ces liaisons sont portées, développées et gérées par l’ONEE. 

Des infrastructures existent reliant le système électrique marocain à ceux de l’Espagne et de l’Algérie.

L’interconnexion avec l’Algérie est entrée en service depuis 1988 avec deux lignes de 400 kV et deux lignes de 225 kV.

Celle avec l’Espagne, actuellement l’unique interconnexion électrique entre l’Europe et l’Afrique, a été mise en service en 1998 et offre, à fin 2022, une capacité d’échange de 1400 MW, grâce à 2 lignes sous-marines de 400 kV (26 Km de long).  Elle est composée de sept câbles : trois pour chaque circuit, plus un en réserve.

Seule l’interconnexion avec l’Espagne est active. Il n’y a pas d’échanges d’électricité avec l’Algérie.

Pour la liaison avec le voisin du Nord, le bilan des échanges en 2023 porte sur un solde positif de 1.849,5 GWh, dont 2.311 GWh pour les importations et 461,6 GWh pour les exportations.

Une troisième liaison de 400 kV d’une capacité de 700 MW est prévue pour étendre le réseau actuel. Le coût du projet devrait s’élever à 169 millions de dollars, assumé à parts égales par l’Espagne et le Maroc.

Projet en cours d’étude avec le Portugal

Le Maroc a aussi pour projet une interconnexion avec le Portugal. Les deux pays ont signé, à Dubaï, une déclaration conjointe relative à un projet d’interconnexion électrique entre les deux pays. Celle-ci vise à actualiser les études techniques et le coût financier de ce projet.

Selon les premiers résultats de la dernière étude de faisabilité datant de 2018, le coût de cet ouvrage est estimé à un peu plus de 700 millions d’euros. Grâce à ce projet, d’une capacité de 1.000 MW, les deux pays pourront vendre de l’énergie et disposeront aussi d’une énergie moins chère.

Fermetures en série d’entreprises textiles au Portugal : une opportunité pour le Maroc?

La délocalisation d’industries à faible valeur ajoutée et à forte intensité de main-d’œuvre, un phénomène qui affectait déjà le Portugal, a durement frappé le secteur textile de ce pays et contraint à la fermeture plusieurs entreprises textiles.

Récemment, à Lousada, trois usines de confection ont baissé le rideau, rapporte la presse locale. La conseillère Maria do Céu Rocha a admis que le secteur de l’habillement, prédominant dans cette municipalité portugaise, connaît des difficultés depuis l’année dernière, indiquant qu’elle connaît d’autres entreprises qui se trouvent dans une situation difficile.

Face à ce constat, des entreprises espagnoles, notamment celles installées en Galicie, se détournent aujourd’hui vers de nouveaux fournisseurs dont le Maroc, positionné comme une option attractive.

Des transfuges prospectent déjà le Maroc

« Des industriels confirment ces fermetures au Portugal. Elles concernent principalement les petites entreprises liées à certains systèmes de production qui connaissent une évolution », nous confirme l’ex-président régional de l’AMITH pour Casablanca, Abderrahmane Atfi.

Une opportunité intéressante pour le Maroc puisque l’écosystème lié à Inditex implique à la fois des fournisseurs portugais et des fournisseurs marocains, explique-t-il. « Les capacités sont là. Il y a déjà eu quelques transfuges qui sont venus au Maroc. Il y a eu également la signature de quelques contrats et accords de coopération et de collaboration dans ce contexte ».

Cette opportunité bénéficiera surtout aux sous-traitants marocains, estime un acteur important du secteur.

« Il est important d’identifier le maillon concerné par les fermetures. Il existe deux maillons textiles au Portugal. D’abord, les grandes plateformes d’aval fournisseuses directes d’Inditex. Spécialisés dans le design, le marketing et la mise au point technique, ces gros agrégateurs d’aval vendent le produit fini à Inditex. Mais ce ne sont pas ces opérateurs qui sont en difficulté », explique-t-il à Médias24.

« C’est plutôt le deuxième maillon, celui des sous-traitants, qui court le risque de se trouver en situation difficile. Cela étant, la fermeture d’entreprises portugaises sous-traitantes peut être une opportunité pour le Maroc qui est également, en majorité, sous-traitant d’Inditex ».

Un avantage à court terme…

Néanmoins, il ne s’agit là que d’une opportunité à court terme, nuance notre interlocuteur.

« Certes, ce contexte doit pousser les sous-traitants marocains à se positionner davantage et à améliorer leur productivité. Mais il faut penser sur le long terme. Le Maroc doit prioriser le long termisme qui ne peut se faire sans le développement de grandes plateformes d’aval. Des savoir-faire et des compétences qui sont assez rares dans les usines marocaines ».

« Or, le Maroc ne dispose quasiment pas de fournisseurs directs d’Inditex. Nous manquons de ce type de plateformes tout simplement en l’absence de centres techniques d’excellence pour accompagner un ensemble de compétences, notamment des designers et des marketeurs de très haut niveau ainsi que des profils technico-créatifs », conclut-il.

Composants automobiles : ERT annonce une nouvelle usine à Tanger

Selon le journal portugais ECO, cette expansion intervient dans un contexte où les commandes de grandes entreprises comme Adient, fournisseur majeur du secteur automobile, augmentent significativement. Alexandre Figueiredo, président-directeur général du groupe ERT, a précisé lors d’une conférence que cette seconde usine devrait être opérationnelle d’ici un an à un an et demi.

En attendant la mise en service de cette nouvelle unité, ERT prévoit de doubler la capacité de production de son site actuel à Tanger dès janvier 2025. Grâce à ces initiatives, le groupe anticipe un doublement de son chiffre d’affaires au Maroc, atteignant environ 20 millions d’euros.

Présent également en République tchèque, en Roumanie et au Mexique, le groupe, qui exporte 85% de sa production, s’efforce de se positionner sur des projets à forte valeur ajoutée et de renforcer sa compétitivité.

Toutefois, comme l’a rapporté ECO, l’entreprise fait face à des défis, notamment liés aux incertitudes dans le secteur automobile et aux délais de remboursement des fonds PT2020 par les autorités portugaises.

Malgré un environnement économique tendu, marqué par une concurrence accrue et une transition écologique et numérique, Alexandre Figueiredo reste confiant. Le PDG d’ERT table sur une croissance de 20% à l’horizon 2026, portée par l’automatisation et le développement de nouveaux matériaux à haute valeur ajoutée.

Aziz Akhannouch s’entretient à New York avec le président de la FIFA

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette rencontre, tenue en marge de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Infantino s’est réjoui des projets en cours dans les différentes villes du Royaume, se disant “sûr que le Maroc sera un hôte magnifique”.

À cet égard, le président de la FIFA a exprimé ses remerciements au Roi Mohammed VI, “un passionné du football, comme tous les Marocains”, pour tout ce qu’il fait “pour notre sport, et pour le sport de tous les Marocains, le football”.

Rappelant que la décision du congrès de la FIFA concernant la Coupe du Monde 2030 est attendue au mois de décembre prochain, M. Infantino a indiqué que “suite à mes discussions, et comme on connaît le Maroc, pays de football, tout est prêt”.

“On va accueillir le monde chez nous au Maroc. C’est pour ça qu’on se réjouit déjà. De beaux projets, de beaux stades, des villes magnifiques, des gens qui vont accueillir tout le monde”, a dit le président de la FIFA.

Plus tôt dans la journée, Aziz Akhannouch a eu des entretiens avec le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.

L’organisation conjointe de la Coupe du Monde 2030 a été au centre des discussions, qui ont également porté sur les moyens de raffermir davantage les relations entre Rabat et Madrid, ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Le Fado Festival célèbre la liberté au cœur de Rabat, les 25 et 26 septembre

Festival itinérant et vitrine du fado à l’international, Fado Festival célèbre sa 14e édition mondiale, et ce depuis ses débuts à Madrid. L’évènement parcourt chaque année 18 grandes villes d’Europe, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, indique un communiqué des organisateurs.

Le public aura rendez-vous avec deux voix emblématiques du fado portugais lors deux concerts.

– Le mercredi 25 septembre :

Chanteuse de fado originaire de Lisbonne, Beatriz Felício captive avec sa voix profonde et ses interprétations émouvantes. Inspirée par l’authenticité du fado traditionnel, Beatriz réinvente ce genre musical avec une sensibilité contemporaine, lui conférant une touche unique. Avec son charisme sur scène et un riche héritage musical, Beatriz Felício est une figure emblématique de la scène fado portugaise.

 

– Le jeudi 26 septembre :

Matilde Cid incarne la nouvelle génération du fado, alliant héritage culturel et modernité avec une grâce captivante. Originaire de Coimbra, Matilde charme son public avec sa voix envoûtante et sa connexion à l’âme du fado, embrassant la tradition tout en apportant une touche personnelle.

« Le fado et la liberté » est le thème choisi pour cette 7e édition. Une projection de film, une conférence et une exposition photo autour de la même thématique sont également au programme.

Deux Canadair des Forces Royales Air pour lutter contre les feux de forêt au Portugal

Sur instructions du Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’état-major général des Forces armées royales, les Forces Royales Air ont déployé deux avions Canadair et un avion de soutien de type « Casa », ce mercredi 18 septembre, en direction de Monte Real au Portugal, pour contribuer à l’effort des autorités portugaises dans la lutte contre les feux de forêt dans le nord du pays, dans une action commune à laquelle prennent également part des avions espagnols, français et italiens.

Quatre équipages et une équipe technique, de l’Escadron de lutte anti-feu de la 3e Base aérienne des Forces Royales Air, sont également mobilisés dans le cadre de cette mission qui intervient en réponse à la demande de soutien formulée par les autorités du pays, indique un communiqué de l’état-major général des Forces armées royales.

Depuis 2012, les avions Canadair des Forces Royales Air ont participé en Espagne, au Portugal et en Italie, à la lutte contre les feux de forêt dans ces pays. Au Portugal notamment, où le Maroc intervient pour la 3e fois depuis 2016, les avions marocains ont effectué, durant leurs interventions en 2016 et 2017, environ 70 sorties en 230 heures de vol.

Le Maroc est doté d’une flotte importante d’avions bombardier d’eau Canadair CL415 et CL215. Depuis 2011, date de livraison des premiers appareils au Maroc, ces avions ont démontré leur efficacité en matière de lutte contre les incendies de forêt à l’intérieur comme à l’extérieur du Maroc.

Une quarantaine d’incendies mobilisent toujours ce mercredi au Portugal les pompiers, en lutte depuis le week-end dernier contre des dizaines de feux de forêt qui ont fait sept morts et ravagé des milliers d’hectares de végétation dans le nord et le centre du pays.

(Avec MAP)

Séisme au Portugal, le plus important hors des limites des plaques (Fida Medina)

À chaque fois que la terre tremble au large du Portugal, les craintes d’un tsunami surgissent. Cela a encore été le cas ce lundi 26 août, où un séisme de magnitude 5,4 a été enregistré au sud-ouest de la péninsule ibérique. Le phénomène a été ressenti au Portugal, en Espagne, mais aussi au Maroc.

Le tremblement de terre, qui a eu lieu à 5h11 en haute mer, à une profondeur de 21 kilomètres, a été documenté par l’Association marocaine des géosciences (AMG), qui précise que « la faille active probable est celle de Sines », du nom d’une ville portugaise du district de Setúbal, située au sud-ouest du pays.

« On s’y attendait » (scientifique)

La particularité de ce tremblement de terre réside dans le fait qu’il s’agit du « plus important de la région hors des limites des plaques (à l’intérieur des plaques tectoniques, loin des frontières où les plaques se rencontrent, ndlr) », nous explique le président de l’AMG, Fida Medina, professeur-chercheur émérite en géologie. Selon notre interlocuteur, ce séisme n’est pas surprenant. Il était attendu par la communauté scientifique, notamment au Portugal.

En effet, une étude parue cette année explique que « la cohérence géométrique a dominé la croissance et la liaison des 26 failles offshore cartographiées dans le sud-ouest de la péninsule ibérique. Par conséquent, elles sont susceptibles de se réactiver en tant que réseau de failles cinématiquement cohérent ».

“Elles forment des structures longues de 100 à 250 km, dont les plus longues pourraient générer des tremblements de terre avec une magnitude de moment de 8,0″, poursuit l’auteur de l’étude, Tiago M. Alves. Le Sud-Ouest du Portugal est donc particulièrement surveillé.

Par le passé, cette région sismique a marqué l’histoire à travers le séisme de Lisbonne en 1755, provoquant un tsunami qui a fortement affecté les côtes marocaines.

Tsunami: Des panneaux de signalisation ont été installés à El Jadida

Cela dit, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour le moment. Le tremblement de terre survenu ce lundi n’a pas donné lieu à une alerte tsunami. Un réseau basé sur des bouées sous-marines communes entre le Maroc, le Portugal et l’Espagne a été mis en place il y a plusieurs années. Lorsqu’un tsunami se produit, les bouées détectent la pression et donnent l’alerte, soutenues par le système d’alerte international, auquel participe l’Institut national de géophysique (ING).

De plus, le Maroc est entré dans une phase active afin de se prémunir des dangers d’un tsunami. Par exemple, dans la ville d’El Jadida, des panneaux de signalisation relatifs à l’évacuation des plages en cas d’alerte précoce de vagues de tsunami ont été mis en place.

Le Centre national de recherche scientifique et technique (CNRST) confirme que cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un projet scientifique du CNRST réalisé en partenariat avec l’Université Chouaib Doukkali d’El Jadida et sous la supervision de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

« L’objectif de ce projet est de réduire les dommages que les vagues de tsunami pourraient causer à la population des plages de la ville d’El Jadida et à ses visiteurs, en sensibilisant et en prenant des mesures pour limiter leurs impacts », assure le CNRST dans un communiqué. Ce projet vise également à établir des plans d’urgence à mettre en œuvre dans toutes les institutions locales.

La ville d’El Jadida a été choisie comme zone pilote pour la mise en œuvre de ce projet, où le port de Jorf Lasfar a été équipé l’année dernière d’un appareil de mesure du niveau de la mer (maregraphe), avec l’ajout prévu d’une station sismique et de sirènes d’alerte. Des itinéraires préétablis ont également été mis en place pour accéder aux lieux sécurisés.

« La mise en place des panneaux de signalisation sur les plages de la ville d’El Jadida constitue une étape importante dans la réalisation de ce projet, avec l’objectif de généraliser progressivement ces mesures sur toutes les plages du Royaume, tant sur les côtes atlantiques que méditerranéennes », conclut la même source.

Mondial de futsal : le Maroc dans le groupe E aux côtés du Portugal, du Panama et du Tadjikistan

Le Maroc évoluera dans ce groupe aux côtés du Portugal, tenant du titre, du Panama et du Tadjikistan.

La Coupe du monde de futsal Ouzbékistan-2024 sera disputée du 14 septembre au 6 octobre prochains dans les villes de Tachkent, Andijan et Boukhara.

Outre le Maroc, quart-de-finaliste lors de la précédente édition de la Coupe du monde et triple tenant du titre de la Coupe d’Afrique des Nations, le continent africain est également représenté lors de cette compétition par l’Angola et la Libye.

Ci-après la composition des groupes :

– Groupe A : Ouzbékistan, Pays-Bas, Paraguay, Costa Rica

– Groupe B : Brésil, Cuba, Croatie, Thaïlande

– Groupe C : Argentine, Ukraine, Afghanistan, Angola

– Groupe D : Espagne, Kazakhstan, Nouvelle-Zélande, Libye

– Groupe E : Portugal, Panama, Tadjikistan, Maroc

– Groupe F : Iran, Venezuela, Guatemala, France

FITUR : l’ONMT s’allie aux agences de voyages espagnoles et portugaises

L’objectif est de faire de l’année 2024 l’année du Maroc auprès des deux institutions avec un plan d’action annuel qui touchera plus de 5.000 membres de chaque confédération dans l’ensemble des territoires espagnols et portugais, fait savoir l’Office national marocain du tourisme (ONMT) dans un communiqué.

Ces opérations permettront, en outre, d’améliorer la perception du Maroc et de faire connaître le Maroc, son riche patrimoine culturel, ses destinations touristiques, sa gastronomie et toutes les innovations qui peuvent enrichir l’offre aux voyagistes, ainsi que de faciliter un environnement propice à l’échange entre les professionnels du tourisme marocains et les distributeurs espagnols et portugais, précise l’Office.

A cette occasion, le groupe portugais GEA a remis à Adel El Fakir, directeur général de l’ONMT, le trophée de la « Meilleure destination internationale » pour le marché portugais.

Mondial 2030 : les spéculations espagnoles sur la répartition des stades se poursuivent

Dans un article couvrant la visite des représentants de la fédération espagnole de football au stade de l’Espanyol de Barcelone, envisagé comme l’un des sites potentiels pour accueillir les matchs de la Coupe du monde 2030, le journal sportif Marca avance que la répartition prévue des stades pour cet événement international serait de 11 en Espagne, 6 au Maroc et 3 au Portugal.

« Bien qu’il reste encore de nombreuses décisions à prendre, l’idée est que l’Espagne dispose de 11 sites pour la Coupe du monde 2030, le Maroc de 6 et le Portugal de 3 », indique Marca. Cela signifierait 20 stades au total, dont 6 seulement pour le Maroc, moins du tiers. Mais ce n’est pas le nombre de stades qui compte ; c’est le nombre de matchs, et notamment de matchs décisifs et/ou symboliques comme l’ouverture, les quarts, les demi-finales et la finale.

Le journal As avait lui aussi fait écho, en octobre dernier, à un accord entre les trois fédérations sur la répartition des stades. « Conformément à cet accord, l’Espagne obtient dix stades, tandis que le Maroc en comptera cinq et le Portugal trois« , indique le quotidien. Cependant, des sources sûres consultées par Médias24 avaient démenti cette information diffusée par le journal espagnol.

La planification finale concernant le nombre exact de stades et leur répartition entre les trois pays coorganisateurs reste donc toujours en suspens, et toute information relayée par les médias espagnols ne demeure que spéculations, les négociations étant toujours en cours.

Mondial 2030. À quoi doit s’attendre le Maroc sur le plan économique

Nous sommes le 18 juin 2030. Les 90.000 places du Grand Stade de Casablanca sont toutes occupées. L’arbitre du match d’ouverture du Mondial 2030 s’apprête à donner le coup d’envoi du sommet du groupe A, opposant le Maroc au Brésil. Pure fiction, ce scénario a de grandes chances de se muer en une réalité qui sera bénéfique pour le Royaume sur le plan économique, particulièrement à long terme. 

Avec l’Espagne et le Portugal, le Maroc a en effet obtenu l’organisation de l’édition centenaire du tournoi planétaire, après une cour assidue durant trois décennies jalonnées d’échecs qui ont façonné l’expertise du pays. Le dernier dossier de candidature, celui du Mondial 2026, est d’ailleurs un modèle du genre. 

Si la candidature tripartite Etats-Unis, Canada, Mexique a été préférée à celle du Maroc pour organiser la Coupe du Monde 2026, le dossier de candidature du Royaume était enthousiasmant, car il aurait assuré un succès économique à la FIFA, grâce à des revenus de billetterie et des droits de retransmission optimisés à travers un fuseau horaire idéal.  

Quant au Maroc, il aurait bénéficié de revenus liés au tourisme et à la création d’emplois. À plus long terme, l’image du pays à l’international aurait été renforcée, et les dépenses en matière d’infrastructures auraient été utiles aux citoyens marocains comme aux visiteurs.

Quelques années plus tard, ces spécificités sont toujours d’actualité. À la différence près que le conditionnel n’a plus sa place désormais.

Moins de 30 MMDH pour la construction des stades 

À coup sûr, les yeux du monde entier seront rivés sur le Maroc lors du Mondial 2030. Mais tant que la répartition des 101 rencontres du trio de la Coupe du Monde n’a pas été annoncée, il est difficile de déterminer avec exactitude le budget nécessaire pour l’organisation de l’événement planétaire, et les recettes que le Maroc pourrait en tirer. 

En revanche, il est logique que les montants soient moins importants que ceux annoncés dans le dossier de candidature pour le Mondial 2026. Car le Maroc accueillera entre 30 et 50 matchs, contre 104 matchs espérés en 2026. Cependant, ce dossier est une base pour faire des estimations indicatives. 

→Mondial 2026: les dépenses de la Fédération si le Maroc avait remporté l’organisation.

À l’époque, la Fédération royale marocaine de football avait procédé à une analyse détaillée afin d’élaborer des budgets de dépenses exhaustifs et réalistes. Le budget total annoncé, relevant de la responsabilité de l’Association membre, était de 588 MDH, qui se déclinent comme suit : 

– budget pour la période préalable à la compétition : 11,4 MDH (1.114.000 dollars) ;

– budget pour la compétition : 227 MDH (22.212.000 dollars) ;

– budget hors événement : 350 MDH (34.209.000 dollars).

→S’agissant de l’investissement public spécifique à la Coupe du Monde 2026, en matière de construction des stades et des sites d’entraînement notamment, il représentait 30,7 MMDH (3 milliards de dollars US). Soit moins de 1% de la dépense publique du pays sur la période de préparation de l’événement. 

À l’heure de la Coupe du Monde 2030, les investissements nécessaires seront sans doute revus à la baisse, car le Maroc n’aura pas à sa charge l’organisation de l’ensemble de la compétition. En sus, l’événement jouit de dépenses opérationnelles limitées au niveau local en raison d’un coût de la vie raisonnable. 

De même, l’investissement nécessaire s’inscrit totalement dans la stratégie nationale et dans les plans de développement du football. Il est en outre garanti en totalité par le gouvernement. Un appui qui permettra d’éviter tout risque lié à la réalisation des travaux.

Des investissements à long terme

Pour ce qui est de la rentabilité de l’événement, difficile d’affirmer qu’à court terme, les pays organisateurs gagneront de l’argent, malgré les dizaines de milliers d’emplois qui seront générés, et l’impact positif pour l’économie marocaine de près de 30 MMDH (2,7 milliards de dollars US). 

Cela dit, il faudrait également prendre en considération les dépenses courantes des supporters, qui devront réserver une chambre d’hôtel. Prendre les transports pour aller au stade afin d’encourager leur équipe. Se nourrir et profiter de leur présence sur le sol marocain pour visiter un pays considéré par beaucoup comme une magnifique fabrique à souvenirs.  

Sur le long terme, un stade construit pour la Coupe du Monde est un écrin dont pourront profiter les internationaux marocains de demain, et le football local de manière générale. Les infrastructures étant une locomotive pour le développement du sport dans un pays.  

Pour la FIFA, la candidature marocaine est également une aubaine. La billetterie permettra à l’instance internationale d’engranger une manne financière importante. La facilité d’accès, à partir de tous les grands marchés européens, offrira à la FIFA l’opportunité d’atteindre des objectifs ambitieux en matière de revenus.

Pour 2026, les recettes étaient estimées à 8,05 MMDH, sur la base de 104 matchs, et d’une affluence moyenne de 90%, avec des prix de billet compris entre 280 DH et 14.000 DH. De surcroît, la situation géographique du Maroc est optimale en matière de droits de retransmission et des droits marketing, puisque 60% des pays participants se trouveront sur un fuseau horaire de plus ou moins 3 heures.

En outre, le Maroc est un des marchés de sponsoring sportif les plus dynamiques d’Afrique. Sur le plan national, les annonceurs du pays se réjouissent d’ores et déjà à l’idée de soutenir une Coupe du Monde au Maroc. De plus, les matchs de l’équipe nationale attirent régulièrement des audiences télévisuelles atteignant jusqu’à 70% de la population marocaine.

Ceci sans oublier une législation qui sera renforcée pour la protection des marques, avec des mesures pour lutter contre l’ambush marketing et permettre de remplir toutes les exigences de la FIFA, pour devenir par la suite un vecteur de croissance dans ce secteur.

Nouvelles précisions de la FIFA sur le déroulement de la Coupe du Monde 2030

Avez-vous encore des zones d’ombre au sujet de l’organisation de la Coupe du Monde 2030 ? La Fédération internationale de football y remédie sur sa plateforme internet. Commençons par un secret de polichinelle qu’il est toujours bon de rappeler. « Le Conseil de la FIFA a approuvé le dossier soumis conjointement par le Maroc, le Portugal et l’Espagne dans le cadre d’une procédure impliquant une candidature unique », indique la FIFA.

Cette candidature, qui a été élaborée en consultation et avec le soutien de trois confédérations (CAF, CONMEBOL et UEFA), doit encore être confirmée par le Congrès de la FIFA, au quatrième trimestre 2024. Bien évidemment, sous réserve du respect des exigences de la procédure de candidature qui sera menée par l’administration de l’instance internationale, du rapport d’évaluation soumis au Conseil de l’instance et de la décision de son Congrès. 

Le Conseil est le principal organe décisionnaire de la FIFA. Il comprend notamment le président de la FIFA, Gianni Infantino, élu par le Congrès de la FIFA, et les huit vice-présidents de la FIFA. Il comprend 28 membres élus par les associations membres lors du congrès de leur confédération respective, chacun pour un mandat de quatre ans. 

Le centenaire de la première Coupe du Monde

Sauf improbable retournement de situation, le Maroc, le Portugal et l’Espagne seront donc les hôtes de la compétition, qui comprendra 101 matchs, dont certains se joueront en Amérique du Sud, précisément en Argentine, en Uruguay et au Paraguay. Ces six pays seront qualifiés d’office pour la compétition. Les places qui leur sont accordées seront directement déduites du quota attribué à leur confédération respective.

Cette organisation particulière du Mondial 2030 n’est pas le fruit du hasard. « L’année 2030 sera symbolique pour la FIFA, puisque l’instance dirigeante du football mondial célèbrera le centenaire de sa première Coupe du Monde, qui avait été disputée dans trois stades d’Amérique du Sud », précise la Fédération internationale. 

Ainsi, après des consultations approfondies avec toutes les confédérations, « le Conseil de la FIFA a approuvé la tenue de festivités du centenaire de la Coupe du Monde en Amérique du Sud, plus précisément en Uruguay, en Argentine et au Paraguay », ajoute la même source. 

« Le match du centenaire aura lieu à Montevideo, en Uruguay, en marge de la cérémonie commémorative du centenaire, en reconnaissance du rôle de l’Uruguay, hôte et vainqueur de l’édition inaugurale de 1930″, annonce la FIFA. Cela dit, une cérémonie d’ouverture autre que celle commémorative est prévue au Maroc, en Espagne ou au Portugal

Quant au match qui sera disputé en Argentine, il répond à la volonté de la FIFA de saluer le rôle de l’Albiceleste, finaliste de l’édition inaugurale de 1930. « Un troisième match aura lieu au Paraguay, pays qui accueille le siège de la CONMEBOL, la première et seule confédération existante au moment de l’édition inaugurale de 1930 », explique la Fédération internationale.  

Un calendrier ajusté

Afin de s’adapter à cette édition inédite, le calendrier des matchs de la Coupe du Monde de 2030 sera ajusté afin de permettre aux équipes participant aux matchs commémoratifs de bénéficier de jours supplémentaires pour voyager, récupérer, s’acclimater et préparer leurs matchs suivants. 

« Le calendrier envisagé prévoit environ 11-12 jours pour que les six équipes jouant en Amérique du Sud puissent voyager et récupérer, et environ 5-6 jours pour les six autres équipes de ces groupes et toutes les autres équipes participantes », indique la FIFA.  

Les trois matchs disputés en Amérique du Sud auront lieu plusieurs jours avant les matchs marquant l’ouverture officielle de la Coupe du Monde, qui seront joués au Maroc, au Portugal et en Espagne. La synthèse ci-dessous suggère les dates envisageables pour un tel calendrier : 

– Samedi 8-dimanche 9 juin 2030 : cérémonie de célébration du centenaire et premiers matchs de l’Uruguay (à Montevideo), de l’Argentine (à domicile) et du Paraguay (à domicile) ; 

– Jeudi 13-vendredi 14 juin 2030 : cérémonie et match(s) d’ouverture de la Coupe du Monde 2030 ;

– Samedi 15-dimanche 16 juin 2030 : premiers matchs des autres équipes des groupes de l’Uruguay, de l’Argentine et du Paraguay ;

– Vendredi 21-samedi 22 juin 2030 : deuxièmes matchs de toutes les équipes des groupes de l’Uruguay, de l’Argentine et du Paraguay ; 

– Samedi 21 juillet 2030 : finale de la Coupe du Monde.

Notons que des ajustements au calendrier des matchs pourraient être réalisés dans le cadre du calendrier international des matchs existants.

Toutefois, la durée de la période de mise à disposition des joueurs pour la Coupe du Monde 2026 demeure inchangée. Par conséquent, aucun jour supplémentaire ne sera requis et il n’y aura pas de charge supplémentaire sur les équipes participantes, les joueurs et leurs clubs. En outre, les joueurs disputant les finales des compétitions interclubs des confédérations bénéficieront des mêmes exceptions que pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026 en ce qui concerne la période de mise à disposition.

Inclusive, cette Coupe du Monde impliquant six pays et trois continents induit des déplacements supplémentaires et moins de compacité. Elle apporte de l’eau au moulin des défenseurs de l’écologie. Certes, les trois matchs disputés en Amérique du Sud permettront aux amateurs de football de la région, qui n’auraient peut-être pas pu se rendre en Europe et/ou en Afrique, d’assister à des rencontres de la compétition. Mais l’addition en matière d’empreinte carbone est loin d’être neutre. 

Des interrogations légitimes auxquelles la FIFA répond en expliquant que le Maroc, le Portugal et l’Espagne seront les principaux hôtes de la Coupe du Monde. « Par conséquent, les 101 matchs qui auront lieu dans ces trois pays proches géographiquement bénéficieront d’un réseau et d’infrastructures de transport très développés ». 

Pour ce qui est des trois rencontres organisées en Amérique du Sud, elles auront également lieu dans trois pays voisins. En outre, la FIFA assure qu’elle prendra toutes les mesures requises pour limiter l’impact environnemental de la Coupe du Monde. 

« De ce point de vue, il est important de souligner que le fait qu’il n’y ait qu’une seule candidature implique un nombre significativement réduit de trajets, que ce soit pour des réunions ou les visites d’inspection des différents sites », conclut la Fédération internationale.