Pêche au poulpe : chiffre d’affaires en hausse de 10,7% à la fin de la saison hivernale 2025

L’état global des débarquements de poulpe réalisés jusqu’au 31 mars 2025 est « très satisfaisant », enregistrant un volume de 5.881.303 kg pour une valeur de 644 MDH au niveau des villages de pêche de Lassargua, de Labouirda, de Ntireft et d’Imoutlan et totalisant 3.082 barques actives, selon le secrétariat d’État chargé de la pêche maritime.

Concernant le prix moyen, il a baissé de 109.48 DH/kg à 97.29 DH/kg, fait savoir la même source, notant que des résultats satisfaisants ont été enregistrés dans la circonscription maritime de Dakhla durant cette saison hivernale.

La pêche du poulpe est répartie sur deux saisons (estivale et hivernale) et implique trois segments de flotte, à savoir artisanale, côtière et industrielle, qui exploitent le poulpe le long des zones côtières du Royaume.

(Avec MAP)

Pêche au poulpe : démarrage sous de bons auspices pour la saison hivernale 2025

Au 7 janvier, la ville de Dakhla a enregistré un niveau de débarquements de poulpe atteignant 25% du quota, pour un total de 1.690.336,5 kg et une valeur de 176.997.758 DH. Ces chiffres concernent les villages de pêche de Lassargua, Labouirda, Ntireft et Imoutlan, où 3.082 barques sont en activité dans le cadre de la pêche artisanale, précise le secrétariat d’Etat chargé de la Pêche maritime dans un communiqué.

Ces chiffres mettent en évidence le succès de la période de repos biologique ayant permis une abondance au niveau de la ressource, qui a impacté positivement le prix de vente dans les halles aux poissons et les marchés de gros relevant de l’Office national des pêches (ONP), souligne la même source.

Pour rappel, le secrétariat d’Etat chargé de la Pêche maritime avait annoncé l’ouverture de la saison hivernale de pêche au poulpe pour la période allant du 1er janvier au 31 mars 2025, sur l’ensemble du littoral national.

S’inscrivant dans le cadre des efforts en faveur d’une gestion durable des ressources halieutiques, cette décision fait suite aux recommandations de l’Institut national de recherche halieutique (INRH) et à l’instauration d’un repos biologique automnal qui a été mis en place du 1er octobre au 31 décembre 2024.

Les résultats de la campagne de suivi scientifique de l’INRH, présentés lors du comité de suivi de la pêcherie du poulpe tenu le 17 décembre dernier, mettent en évidence une amélioration significative des stocks de poulpe, notamment au sud et au nord de Sidi Lghazi.

En outre, le secrétariat d’Etat chargé de la Pêche maritime souligne que la pêche du poulpe est répartie sur deux saisons (estivale et hivernale) et implique trois segments de flotte, artisanale, côtière et industrielle, qui exploitent le poulpe le long des zones côtières du Royaume.

La gestion des stocks de poulpe repose sur des mesures strictes, notamment la fixation d’un total admissible des captures (TAC) par zone. Ces quotas, répartis selon les catégories de flotte et les navires, sont complétés par des mesures de gestion supplémentaires visant à préserver durablement cette ressource halieutique.

Ces mesures concernent les zones de pêche, les engins de pêche, la fermeture des zones rocheuses, la fixation du nombre de navires, les tailles marchandes minimales, etc.

Depuis le début de la campagne de poulpe Hiver 2025, des mesures de contrôle spéciales ont été mises en place, du débarquement jusqu’aux unités de traitement.

Ces mesures consistent au renforcement du contrôle physique aux points de débarquement (ports et sites de pêche), au niveau des halles à poisson et aussi des unités industrielles par vérification des documents de traçabilité, surtout lors de la certification des captures à destination de l’export.

Ce contrôle renforcé vise à faire respecter les quotas allouées pour chaque segment, à encourager une gestion durable de cette pêcherie du poulpe, et aussi à garantir une meilleure valorisation et une concurrence loyale entre les opérateurs.

(Avec MAP)

Arrêt de la pêche au poulpe sur l’ensemble du littoral en raison d’une baisse des ressources

Dans une note adressée le 14 septembre dernier à différents intervenants du secteur de la pêche, notamment les chambres de pêche maritime, le département de la Pêche maritime relevant du ministère de l’Agriculture annonce la prolongation de l’arrêt de la pêche au poulpe sur tout le littoral national.

Un arrêt susceptible d’être prolongé à nouveau

La pêche au poulpe est donc interdite jusqu’au 15 décembre 2022 dans tout le Royaume. La note indique également que la durée de cet arrêt pourra être révisée en fonction des résultats du suivi biologique de la pêcherie poulpière mené par l’Institut national de la recherche halieutique (INRH).

Pour s’assurer du respect de cette décision, le département précise que le dispositif de contrôle sera renforcé au cours de cette période d’interdiction, sur tout le littoral national.

Toute unité de pêche interceptée en infraction aux dispositions de cette décision sera considérée comme pratiquant la pêche illicite, et sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur. Des sanctions administratives pourront être prises, notamment le gel ou le retrait de la licence de pêche.

Baisse de 60% des stocks de poulpe dans le sud du pays

Différentes sources du secteur nous ont confié que la nouveauté dans cette décision concerne le nord de Sidi El Ghazi (près de Boudjour), soit de Sidi El Ghazi vers Tanger ainsi que le littoral méditerranéen.

La pêche au poulpe est à l’arrêt depuis début avril 2022 au sud de Sidi El Ghazi, c’est-à-dire de Sidi El Ghazi à Lagouira. Les marins et armateurs de la zone au nord de Sidi El Ghazi ont pour leur part travaillé, jusqu’à début septembre. Il s’agit donc d’une prolongation de l’arrêt pour la zone sud et d’un arrêt pour la zone nord. A présent, la pêche au poulpe est à l’arrêt au niveau de tout le littoral national.

En effet, la pêche au poulpe au Maroc se fait sur deux campagnes : une campagne d’hiver, qui dure généralement de novembre à décembre jusqu’à fin mars, puis une campagne d’été, qui démarre vers le mois de juin jusqu’en août. Il y a ainsi deux arrêts biologiques entre ces deux campagnes, la première vers le mois d’avril, la seconde vers le mois de septembre. Toutes deux durent en général près de deux mois. Mais les dates de démarrage des campagnes, ainsi que la durée des périodes de repos biologiques, peuvent varier, puisqu’elles dépendent directement de l’évaluation des ressources par l’INRH.

Concernant la quantité pêchée, les quotas par région et par barque sont également décidés par l’NRH, selon l’état de la ressource.

A titre d’exemple, durant la campagne d’hiver passée, plus de 11.160 tonnes de poulpe, d’une valeur globale de plus de 953,33 millions de DH, ont été débarquées dans les seuls villages de pêche artisanale de la région de Dakhla Oued-Eddahab, qui avait démarré le 20 décembre et pris fin le 31 mars.

Un arrêt biologique au niveau national a ensuite été déclaré du 1er avril au 31 mai. Il a ensuite été prolongé jusqu’en décembre 2022 dans le sud de Sidi El Ghazi. Le côté nord a, lui, repris son activité jusqu’au mois de septembre 2022, puisque le stock de poulpe dans cette zone le permettait.

La décision de prolonger la période biologique dans le sud fait suite à la dernière évaluation réalisée par l’INRH qui, selon nos sources, est alarmante. L’Institut a en effet enregistré une baisse de 60% de la ressource.

Le secteur miné par l’informel

La principale problématique du secteur est la prolifération de la pêche illégale. En d’autres termes, de l’informel, selon nos sources.

La pêche illicite et le non-respect des périodes de repos biologiques annoncées par l’INRH ont conduit à l’épuisement du poulpe. La ressource est donc surexploitée, ce qui a empêché sa régénération.

“L’accès à la ressource au Maroc n’est pas libre”, nous confie l’un de nos interlocuteurs. « Il est réglementé, à l’instar de nombreux pays dans le monde. Les autorisations sont délivrées exclusivement par le département de la Pêche maritime relevant du ministère de l’Agriculture”, nous explique-t-il. “Le contrôle, en revanche, se fait par différents intervenants.”

Une autre source requérant l’anonymat nous explique que “trois segments s’activent dans le secteur du poulpe : la pêche hauturière, la pêche côtière et la pêche artisanale. C’est cette dernière qui pose problème, puisque les débarquements se font au niveau de sites de pêche où le ministère est représenté par des délégations locales qui n’ont ni les moyens financiers, ni humains, pour contrôler les milliers de débarquements. La pêche côtière est quant à elle réglementée. Les débarquements se font au niveau des ports, où le contrôle est assez strict”.

Dans le sud du pays, “l’informel représente au moins 30% du secteur”, estime-t-on. Des propos confirmés par d’autres acteurs du secteur. “A Dakhla par exemple, un peu plus de 6.000 barques de pêche artisanale, disposant de numéros d’immatriculation, sont autorisées par le ministère de l’Agriculture. Cependant, au moins 3.000 autres barques s’activent illégalement dans le secteur sans respecter les périodes de repos biologique. Celles-ci calquent les numéros d’immatriculation des barques autorisées.”

“Il faut trouver une solution à ce fléau. Certes, le ministère ne peut pas l’éradiquer de manière définitive, mais il doit au moins faire en sorte qu’il ne soit plus aussi dangereux. On s’achemine vers la crise qu’a connue le pays en 2003-2004. La prolifération de la pêche illicite avait conduit à l’effondrement de tout le secteur. Nous sommes sur la même trajectoire.”

Une autre source propose pour sa part de “revoir le côté réglementaire. Les sanctions doivent être plus fermes pour donner l’exemple. Si l’on inflige une sanction de 3.000 DH à un pêcheur qui réalise un chiffre d’affaires de 100.000 DH par jour dans l’informel, on peut être sûr qu’il recommencera”.

“Si ces personnes ne sont pas recensées, leur activité finira par dépasser la reproduction de la ressource.”

Neuf mois d’arrêt dans le sud de Sidi El Ghazi

Les réactions face à cette décision ministérielle sont mitigées. D’une part, les professionnels estiment quelle est justifiée. Ils la considèrent comme la solution optimale pour permettre à la ressource de se régénérer, mais d’autre part, de nombreux marins pêcheurs se retrouvent au chômage, sans aucune autre alternative. Les armateurs et les intermédiaires, eux, tirent leur épingle du jeu, puisqu’ils ont pu constituer d’autres sources de revenu.

Au total, il est question de neuf mois d’arrêt dans le sud de Sidi El Ghazi : début avril à fin décembre 2022. Cette décision concerne environ 280 bateaux de pêche hauturière, 400 bateaux de pêche côtière et 12.000 barques artisanales.

Selon nos informations, la région du Sud représente entre 70 à 80% du secteur, avec un chiffre d’affaires très élevé. Les captures sont majoritairement destinées à l’export.

“Lorsque la pêche au poulpe est autorisée par le ministère, le quota fixé par lINRH pour le sud du pays peut atteindre jusqu’à 3,5 tonnes par bateau, contre à peine 500 kg par bateau dans le nord”, nous explique l’une de nos sources.

Les chiffres de l’Office national de la pêche (ONP) témoignent d’ailleurs dune baisse du poids total de céphalopodes commercialisés depuis 2020. Cette année, 53.814 tonnes de céphalopodes ont été commercialisées au niveau national, contre 52.353 tonnes en 2021 et 48.171 (3.200.125 KDH) tonnes en 2022, pour un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards de DH (3.013.247 KDH).

Campagne d’hiver de pêche de poulpe: plus de 6.700 tonnes débarqués à Dakhla

Selon les chiffres fournis par la délégation des pêches maritimes à Dakhla, ces débarquements enregistrés au niveau des quatre villages de pêche de Lassarga, Labouirda, Ntirifet et Imoutlane, correspondent à 99,55% du quota global (6.760 T), fixé pour le segment de la pêche artisanale pour cette campagne.

S’agissant de la répartition de ce quota par site, la même source fait savoir que plus de 2.551 T de poulpes, soit une valeur de plus de 243,61 MDH, ont été débarqués au village de pêcheurs Lassarga, plus de 1.925 T à Ntirifet (plus 162,46 MDH), plus de 1.628 T à Lbouirda (plus de 142,40 MDH) et plus de 624 T à Imoutlane (plus de 51,38 MDH).

Le prix moyen du kg de poulpe aux halles de poissons dans les quatre villages de pêche a été d’environ 89,14 DH, précise la même source. Quelque 3.083 barques de pêche artisanale opèrent au niveau des quatre villages de pêcheurs, dont 1.169 à Lassarga, 746 à Labouirda, 883 à Ntirift et 285 barques à Imoutlane.

Le quota global de poulpe pour cette saison, qui a duré du 1er janvier jusqu’au 15 avril 2021, est fixé à 26.000 tonnes (T), réparti sur les trois segments de pêche, à savoir 16.380 tonnes pour le segment hauturier, 2.860 T pour le segment côtier et 6.760 pour le segment artisanal à Dakhla.

(Avec MAP)

Fermeture du port de Laâyoune, la pêche au poulpe continue

Dans une « annonce » citée par la MAP, la wilaya a informé les propriétaires des bateaux de pêche et les marins qu’il a été décidé la fermeture, « jusqu’à nouvel ordre », du port de Laâyoune « en raison de la situation épidémiologique dans la ville suite à la propagation du nouveau Coronavirus (Covid-19) et afin d’éviter une deuxième vague de cette pandémie ».

Par contre, le président de la commune d’El Marsa, Badr El Moussaoui a assuré que les bateaux de pêche au poulpe, dont les marins avaient déjà effectué des tests de dépistage au Covid-19, ont repris leur activité d’une manière régulière.
Plus de 70 navires de pêche au poulpe ont entamé leurs activités ce samedi, tandis que les examens médicaux nécessaires ont été effectués, selon les professionnels, dans le port d’Agadir au profit des marins qui rejoindront leur travail dès qu’ils recevront les résultats des tests négatifs Covid-19, a précisé dans un communiqué M. El Moussaoui, également président de l’Association régionale des propriétaires, capitaines et marins des bateaux de pêche.

Il a expliqué que la fermeture du port est une décision qui avait été annoncée avant l’Aïd Al Adha stipulant la nécessité pour les marins souhaitant quitter la province de Laâyoune d’avoir des contrôles négatifs liés à Covid 19 afin de passer la fête de l’Aïd, avant de reprendre leur activité, en vue d’éviter une nouvelle vague d’infection, comme cela s’est produit avant l’Aïd al-Adha, ce qui aurait entraîné une paralysie des activités dans le port et la zone industrielle.

Pêche au poulpe: quotas en baisse, captures en hausse

Après des années de crise, la pêche au poulpe sort la tête de l’eau depuis la mise en place du plan d’aménagement, qui a permis de contribuer à la reconstitution du stock de poulpe.

Le plan vise, entre autres, la préservation de cette ressource et le maintien de son exploitation de manière durable dans son écosystème et assurer une bonne gestion des flux du poulpe à l’échelle nationale. Ce plan a généralisé l’application du repos biologique et du système de quotas sur tout le littoral national.

Bien que les quotas de captures aient été revus à la hausse en 2018 par rapport à 2017, les débarquements ont affiché une baisse. 

En 2018, le volume de poulpe commercialisé par la flotte de pêche côtière et artisanale au niveau des différentes halles (ports, villages de pêche et points de débarquement aménagés) a en effet atteint plus de 25.300 tonnes, contre 31.078 tonnes en 2017, pour une valeur de plus de 2,22 milliards de DH (contre 2,16 milliards de DH en 2017). 

En ce qui concerne la production de la flotte hauturière en 2018, les débarquements ont atteint 15.318 tonnes contre 22.900 tonnes en 2017.

Les captures reprennent durant le premier semestre 2019. En effet, la production de la flotte hauturière a atteint 10.798 tonnes, dont 8.853 tonnes lors de la campagne hiver 2018-2019, contre 5.300 tonnes pour la saison hivernale 2017-2018.

Selon les dernières statistiques de l’Office national des pêches (ONP), le volume est de 18.632 tonnes pour la pêche artisanale et côtière durant le 1er semestre 2019, contre 12.022 tonnes durant la même période de l’année 2018, pour une valeur de 1,32 milliard de DH (contre 1,017 MMDH durant le 1er semestre 2018).

Baisse des quotas

Depuis 2001, un plan d’aménagement de la pêcherie poulpière est mis en place, introduisant l’application du système de plafonnement de captures.

Les mesures de gestion, les conditions de reprise de campagne (le total admissible des captures (TAC), quota par segment, zone de pêche…) et les périodes d’arrêt de pêche dans l’unité d’aménagement de la pêcherie poulpière sont fixées par des décisions. 

Cette année, la pêche au poulpe et l’autorisation d’accès à la zone comprise entre Sidi L’Ghazi (26°24’N) et Cap Blanc (20°46’N) est ouverte depuis le 16 juin dernier. La saison d’été se poursuivra jusqu’au 16 septembre 2019. La durée peut être révisée en fonction de l’évolution des indicateurs biologiques de cette pêcherie. Le quota global pour cette période est de 12.000 tonnes contre 13.000 tonnes l’été dernier.

Au sud de Sidi L’Ghazi, ce quota, non révisable, est réparti sur les trois segments ciblant le poulpe conformément à la clef de répartition arrêtée par le plan d’aménagement du 12 avril 2004:

– Segment hauturier: 7.560 tonnes contre 8.190 tonnes en été 2018,

– Segment côtier: 1.320 tonnes contre 1.430 tonnes en été 2018,

– Segment artisanal de Dakhla: 3.120 tonnes, contre 3.380 tonnes en été 2018.

Ces navires sont autorisés à débarquer leurs captures au niveau des ports de Laâyoune et Tan-Tan.

Un plafond de 1.600 kg est autorisé au débarquement par navire par marée de 10 jours. Ce plafond correspond à 70 caisses en plastique de 23 kg/caisse.

En dehors du quota global fixé, un quota révisable de 700 tonnes est accordé à la sous-unité 1 (Aftissat, Boujdour centre et Sidi L’Ghazi) au titre de cette saison.

Au nord de Sidi L’Ghazi, les plafonds de captures attribuées sont fixés comme suit:

Une commission est chargée de répartir le plafond entre les segments côtier et artisanale, fixer et convenir par marée et par type d’unité (chalutier et barque).

Tout manquement est sanctionné par la suspension de la licence de pêche et la saisie de l’embarcation impliquée pour le segment artisanal et la suspension du quota de cette saison pour le segment côtier et hauturier.

Les mollusques dopent les exportations halieutiques

En 2018, les exportations marocaines des produits de la mer sont dominées par les crustacées et les mollusques, constituées essentiellement de poulpe, calmar et seiche, qui représentent 16,5% des exportations alimentaires du Royaume.

L’Europe reste le principal marché pour les crustacés, mollusques et coquillages. Trois principaux pays européens achètent la plus grande partie de ces exportations à savoir l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Sur le marché asiatique, les exportations des crustacées et les mollusques se concentrent vers le Japon.

Si les prix moyens des produits de la mer ont stagné, entre 2002 et 2018, pour les poissons frais et les conserves, ceux des crustacés, mollusques et coquillages affichent une augmentation remarquable depuis l’année de 2015. Ils ont atteint 97.988 DH la tonne en 2018.

Réunis en conclave, les spécialistes tentent de réformer la procédure pénale

Durant la séance introductive, le ministre de la Justice, Mustapha Ramid a présenté succinctement les grandes lignes de l’avant-projet élaboré par une commission composée de 28 membres, dont des représentants de l’autorité judiciaire, des présidents de chambres à la cour de cassation, des juges d’instruction, des professeurs universitaires, des officiers de la police judiciaire ainsi que des représentants du gouvernement.

Cet avant-projet a vu l’adoption de 29 recommandations contenues dans la charte nationale pour la réforme de la justice. Une seule n’a pas été prise en considération lors de l’élaboration de l’avant-projet de réforme du code de procédure pénale. Il s’agit de la création d’une chambre pénale auprès de certains tribunaux de première instance.

M. Ramid s’explique : « il existe une commission composée de 40 membres qui se penche actuellement sur l’application de cette disposition. Nous avons estimé que les conditions ne sont actuellement pas réunies pour sa mise en œuvre. »

Sur les principes fondamentaux du nouveau texte sur la procédure pénale, quatre points ont été ajoutés. Il s’agit de :

-l’égalité des individus devant le droit,

-la garantie des droits des plaignants et des accusés par l’autorité judiciaire,

-le déroulement des procédures dans un délai convenable

-l’interdiction de limiter les libertés des personnes en dehors du cadre prévu par la loi.

Par ailleurs, tout en luttant contre la criminalité, le texte tend à renforcer la présomption d’innocence. A ce propos, les durées des gardes-à-vue et les décisions de la détention provisoire doivent être proportionnelles à la gravité de l’acte commis. De plus, le texte prévoit la possibilité de contester les motifs de la détention préventive.

Concernant la place des conventions internationales dans la juridiction nationale, M. Ramid promet de faire des efforts: « nous ferons en sorte d’homogénéiser  le droit national avec les conventions internationales en rapport avec les droits de l’Homme. »

Cela signifie-t-il que la peine de mort sera abolie ? Non ! Toutefois, l’avant-projet prévoit une mesure pour limiter les jugements à la peine capitale. « La peine de mort ne pourra être prononcée que si les juges statuent à l’unanimité » déclare de son côté Mohamed Abdennabaoui, directeur des affaires pénales au ministère de la Justice.


 

24 heures d’actualité en images