Et Othmani appelle à l’opérationnalisation de la préférence nationale

La préférence nationale et l’encouragement de la production nationale sont revenus dans les débats publics depuis l’éclatement de la crise covid-19, le but étant de relancer l’économie, touchée de plein fouet par la pandémie. Il s’agit également d’une des anciennes demandes du secteur privé.

Dans ce document, le chef du gouvernement appelle à prioriser les offres présentées par les entreprises, coopératives nationales et entrepreneurs, dans le cadre de l’opérationnalisation de la préférence nationale, et donc l’application des dispositions de l’article 155 du décret n°2-12-349 du 20 mars 2013 relatif aux marchés publics qui prévoit que les montants des offres présentées par les entreprises étrangères sont majorés d’un pourcentage ne dépassant pas 15% aux fins de comparaison de ces offres avec les offres présentées par les entreprises nationales dans les marchés de travaux et des études.

Dans ce sens, il est rappelé que :

El Othmani appelle également à encourager le « consommer marocain », notamment les produits artisanaux.

Les maîtres d’ouvrages sont donc tenus d’introduire la mention explicite de l’application des normes marocaines ou d’autres normes applicables au Maroc en vertu des accords internationaux, dans les clauses, spécifications et cahiers des charges des marchés publics ou passés par les entreprises délégataires de gestion d’un service public ou subventionnées par l’Etat, et ce, conformément aux dispositions de l’article 35 de la loi n°12-06 du 11 février 2010 relative à la normalisation, à la certification et à l’accréditation.

Ils doivent également limiter le recours aux produits étrangers, dans les cas où aucun produit marocain n’est conforme aux spécifications techniques demandées, tout en justifiant de la provenance des matériaux et produits par tous documents probants dont notamment les factures, les bons de livraison et les certificats d’origine.

Dans ce sens, si le montant du marché dépasse les 100 MDH, son attribution sera soumise à l’accord préalable d’une :

Une décision doit être prise à la majorité dans un délai d’un mois, sur la base de l’étude détaillée d’un rapport présenté par le porteur du projet.

Bourse de Casablanca: les indices clôturent le mois de juin en nette baisse

La Bourse des valeurs de Casablanca a achevé le mois de juin sur une nette baisse de ses deux principaux indices, Masi et Madex, après une faible progression le mois précédent.

Le Masi (Moroccan All Shares Index), indice global composé de toutes les valeurs de type action, a perdu -2,82% par rapport à fin mai dernier pour s'établir à 9.226,63 points, soit plus de 268 points en moins, au moment où le Madex (Moroccan Most Active Shares Index), indice compact composé des valeurs cotées au continu, s'est enfoncé de -3,08% à 7.511,99 points (-238 points).

Ces deux baromètres ont, par conséquent, fortement réduit leur performance annuelle respective à +1,23% contre +4,18% en mai dernier pour le Masi et à +1,27% contre +4,4% pour le Madex.

Les indices internationaux FTSE CSE Morocco 15 et FTSE Morocco All-Liquid ont affiché la même tendance en abandonnant respectivement -3,63% à 8.965,80 points et -3,36% à 7.850,12 points. Ils ramènent leur performance depuis le début de l'année à respectivement +1,63% (contre +5,45%) et +1,15% contre +4,66% un mois auparavant.

A fin juin, la volumétrie mensuelle a totalisé plus de 3,082 milliards de DH alors que la capitalisation boursière de la place a été de plus de 456,461 milliards de DH.

Au chapitre des plus fortes variations à la hausse, les valeurs CDM ont affiché des progressions de 10,74% à 598 DH, suivis par les valeurs HPS avec 8,80% à 408 DH, Timar (+7,53% à 400 DH), Réalis.Mécaniques (+7,02% à 320 DH) et Cartier Saada (+5,59% à 18,50 DH).

Les plus fortes baisses ont concerné Minière Touissit (-14,50% à 1.445 DH), CGI (-10,59% à 760 DH), Eqdom (-10,06% à 1.600 DH), Agma Tazi-Lahlou (-9,09% à 2.500 DH) et Jet Alu Maroc SA (-9,06% à 231 DH).

(Avec MAP)