Tabac. Une augmentation de 1 à 3 dirhams par paquet de cigarettes pour certaines marques
Comme nous l’annoncions dans un précédent article, les prix des cigarettes ont subi une deuxième réévaluation pour cette année 2025 après une première augmentation (non générale) au 1er janvier de la même année.
Selon une circulaire de l’Administration des douanes, ces nouvelles augmentations ont pris effet à partir du 1ᵉʳ avril. Elles concernent une bonne partie des marques de la Société marocaine des tabacs (SMT).
Ainsi, les Gauloises ont augmenté de 1 à 3 dirhams : +1 DH pour les Gauloises Rich Gold (31 DH), les Gauloises Limited Edition et autant pour les Generation Filters et les Generation Lights. Le paquet des Gauloises Fresh Mix passe de 30 à 32 DH, alors que les Gauloises Sweet et Blend ont augmenté de 3 DH le paquet pour se vendre désormais à 32 DH.
Les prix des Fortuna, autre marque de la SMT, ont également augmenté. Les Fortuna Intense et Mix se vendent au 1ᵉʳ avril à 28 au lieu de 26 dirhams. Début janvier 2025, les prix des Fortuna n’ont pas subi d’augmentation.
Les Marquise, autre marque-phare et des plus vendues au Maroc par la SMT, n’ont pas été épargnées. Les Marquise Box FF ont vu leur prix passer de 26 à 29 DH, alors que les Medium et les Lights ont respectivement augmenté de 2 et de 1 DH pour être vendues à 29 et 27 DH.
Notons aussi que plusieurs gammes de la marque Davidoff ont connu une augmentation de leur prix, soit +1 DH. C’est le cas des Classic, des Gold, des Violet Super Slims et des Boudoir Menthol. Le paquet de ces quatre marques se vend actuellement à 42 DH.
A la mi-mars, la Commission d’homologation des prix a tenu des réunions avec les opérateurs présentant des demandes de nouveaux prix de tabacs manufacturés. « Pour la première fois, les opérateurs ont été avertis et rappelés à l’obligation de respecter la structure de prix afin de prévenir toute pratique de dumping », rapportaient nos sources.
Depuis 2022, l’État a instauré un nouveau schéma fiscal pour les produits de tabac modifiant substantiellement le calcul de l’assiette fiscale des taxes, privilégiant une part plus importante pour la taxe spécifique par rapport à celle ad valorem. En réformant son système de taxation, l’État voulait agir essentiellement sur le prix des cigarettes low cost en réduisant le gap avec les cigarettes les plus chères, et garantir ainsi ses recettes fiscales.
Dans un récent entretien accordé à Médias24, la directrice générale de la SMT, Alina Vicovan, expliquait que l’opérateur était « seul à « jouer le jeu » de la hausse des prix suite à la hausse de la taxation », et les autres opérateurs « ont largement poursuivi la pratique du gel des prix de leurs produits ».












