« Poisson à prix raisonnable » : plus de 4.000 tonnes de produits congelés ont été écoulées sur le marché

Cette édition, lancée par des entreprises marocaines opérant dans le secteur de la pêche hauturière, en coordination avec le secrétariat d’État chargé de la pêche maritime et les autorités locales, a permis d’approvisionner 1.000 points de vente équipés dans plus de 40 villages et villes marocaines, ont précisé les organisateurs lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation du bilan et des perspectives de ladite initiative.

Intervenant à cette occasion, Abdelaziz Obad, coordinateur de l’initiative, a indiqué que cette dernière vise à restaurer la confiance des consommateurs et à assurer un accès équitable aux produits de la mer, en proposant une variété de poissons à travers des points de vente directs répartis dans diverses régions du Royaume, garantissant la qualité, le respect des normes sanitaires requises et des prix raisonnables annoncés publiquement.

Il a également mis l’accent sur les défis futurs qui sont cruciaux, puisque la période de Ramadan coïncide avec la période de repos biologique des poissons de surface.

« Notre équipe travaille activement sur des solutions alternatives pour garantir l’approvisionnement du marché et maintenir des prix abordables pendant ces périodes », a assuré M. Obad.

Pour sa part, le fondateur de la Confédération marocaine de la pêche maritime, Abderrahim Bousri, a salué cette initiative qui se veut, d’après lui, « un honneur pour les professionnels du secteur », ajoutant qu’il s’agit d’un projet qui mérite une reconnaissance spéciale, en particulier dans un contexte économique difficile.

« Nous sommes fiers d’avoir rendu le poisson accessible même dans les régions les plus reculées. À titre d’exemple, la ville d’Assa, située dans le nord-est de Guelmim, peut désormais bénéficier de ce programme, ce qui était impensable auparavant », s’est-il réjoui.

Et de poursuivre : « L’année prochaine sera cruciale, avec la période de repos biologique des poissons de surface pendant le ramadan. Nous réfléchissons déjà à des solutions pour maintenir l’approvisionnement et garantir des prix raisonnables pour les citoyens marocains ».

De son côté, le directeur de l’Institut national de recherche halieutique (INRH), Mohamed Najih, est également revenu sur les défis que pose la prochaine période de repos biologique des poissons de surface.

« Nous développons des méthodes innovantes de suivi des stocks halieutiques, en prenant en compte les variations climatiques et les pressions écologiques. L’objectif est de concilier impératifs économiques et préservation des écosystèmes marins », a-t-il fait valoir.

Infographie. Le trajet de la sardine, de la pêche à vos assiettes

Le prix de la sardine ne cesse de faire débat parmi les professionnels et les citoyens. Tous tentent d’expliquer ou de comprendre ce qui se passe réellement, et se demandent s’il existe des pratiques de spéculation qui font grimper le prix de la sardine à des niveaux record, actuellement entre 15 et 20 DH le kilogramme au détail.

Avant le déclenchement de cette polémique, le Conseil de la concurrence avait décidé, en avril 2024, de se saisir d’office de la question des soupçons d’ententes concernant les prix de la sardine. Une procédure d’instruction qui visait à examiner le fonctionnement concurrentiel du marché de la sardine, ainsi que la conformité des pratiques en question avec les dispositions de la loi n° 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence.

La polémique sur les prix de la sardine n’est pas nouvelle. En 2018, bien avant les multiples crises et l’inflation, le prix du kg de sardine avait atteint 30 DH au cours du Ramadan, dans l’incompréhension générale. Une polémique qui s’était soldée par une baisse des prix quelques jours plus tard.

Médias24 avait suivi l’affaire avec des articles et un reportage qui remontait la chaîne de distribution, avant de conclure que la désorganisation du circuit de vente au détail faisait flamber les prix.

En ce mois de février 2025 et à quelques jours du mois de Ramadan, où les prix frôlent les 20 DH, un jeune poissonnier a décidé de casser les prix, ravivant la polémique sur les prix de la sardine et braquant de nouveau les lumières sur l’incompréhensible formation des prix.

Dans un article publié 25 février, Médias24 a recueilli l’avis de professionnels pour expliquer la situation actuelle et l’effet polémique de la sardine à 5 dirhams. Il en ressort deux principaux constats :

→  Une offre abondante dans les ports du Nord (de Larache à El Jadida) : la semaine dernière, la caisse de sardines se vendait 120 dirhams (première vente) dans les halles de pêche.

→  Une offre moins abondante dans les ports du Sud (d’Agadir à Dakhla), où les prix sont fixes : à l’issue du repos biologique (janvier et février), la plupart des pêcheries du Sud ont connu une diminution des quantités de sardine pêchée, à l’exception de celle de Tan-Tan.

Nous avons retracé le parcours de la sardine, du bateau au consommateur, et tenté de documenter comment se forme le prix final. En simulant l’exemple d’une sardine arrivant au port d’Agadir, le prix unitaire de débarquement est fixé au long de l’année : 3,10 dirhams le kilogramme.

Après déduction des taxes et des frais, le grossiste autorisé sort du port avec un coût de 4 dirhams le kilogramme (sans marge). Le transport jusqu’au marché de gros de Lahraouyine à Casablanca ajoute en moyenne 1 dirham par kilogramme, bien que ce coût puisse varier.

À l’arrivée au marché de gros de Lahraouine à Casablanca, le mareyeur a donc dépensé 5 dirhams par kilogramme, toujours sans bénéfice.

Au marché de gros, le mareyeur vend sa marchandise aux enchères. Le prix des enchères est déterminé par l’offre et la demande. En cas de faible offre, les professionnels estiment que le prix ne peut excéder 10 dirhams le kilogramme, ce qui représente une marge brute de 4,3 dirhams par kilogramme pour le mareyeur (un maximum en cas de rareté de l’offre).

À la sortie du marché de gros, les intermédiaires vendent la sardine deux à trois fois son prix initial, voire plus, surtout en période de pénurie. Ainsi, les intermédiaires réalisent une marge bénéficiaire de 5 à 10 dirhams par kilogramme, malgré des risques moindres comparés à ceux des marins qui risquent leur vie, des armateurs qui ont des frais importants (prix du gasoil, pièces de rechange, pannes imprévues, naufrage…), et même des mareyeurs qui subissent nombre d’imprévus.

Face à cette situation, les professionnels que nous avons rencontrés ont unanimement exprimé la nécessité de renforcer le dispositif de contrôle à la sortie du marché de gros afin de rétablir les prix habituels.

Prix de la sardine. Le Conseil de la concurrence enquête sur le sujet depuis avril 2024

Le Conseil de la concurrence avait décidé d’ouvrir une instruction, car des investigations préliminaires ont relevé « l’existence éventuelle d’un accord sur les prix, conclu entre certains opérateurs sur le marché de l’approvisionnement des sardines », comme nous le rapportions dans ces colonnes.

La saisine d’office, opérée en 2024, s’inscrit dans le cadre des prérogatives de « régulation de la concurrence sur les marchés et la protection des intérêts des consommateurs, notamment en ce qui concerne les produits de première nécessité ayant un impact important sur leur pouvoir d’achat ».

« Cet accord est susceptible de fausser la libre concurrence sur le marché concerné et porter atteinte aux intérêts des consommateur« , expliquait le communiqué.

La procédure d’instruction ouverte a pour objectif  « d’examiner le fonctionnement concurrentiel du marché concerné, ainsi que la conformité des pratiques susvisées avec les dispositions de la loi n° 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence ».

Le kilo de sardines à 5 dirhams, décryptage d’un prix choc qui défie toute concurrence

Un jeune poissonnier de Marrakech, Abdelilah, qui se présente sur les réseaux sociaux comme le « conquérant des intermédiaires », a récemment enflammé la toile avec une initiative inédite : vendre du poisson à des prix défiant toute concurrence. Baptisant son magasin « Le Port de Marrakech », un clin d’œil ironique pour une ville éloignée de la mer, il a attiré un afflux massif de clients, comme en témoignent les nombreuses vidéos quotidiennes partagées en ligne.

Un tel événement a suscité l’intérêt des Marocains, qui achètent actuellement le poisson entre 15 et 20 DH dans les villes de Casablanca et Rabat, mais également celui des commerçants qui tentent d’expliquer leurs prix par rapport à ceux du jeune commerçant de Marrakech.

Si certains commerçants soutiennent qu’il s’agit de poisson congelé, d’autres affirment que ce sont des sardines de moindre qualité, destinées à la production de farine de poisson et vendues à 1,50 dirham le kilo dans les ports. Enfin, certains y voient une simple stratégie de buzz sur les réseaux sociaux dans l’optique d’augmenter son audience qui, comme on le sait, est monétisable. De tels cas sont connus à travers le monde, notamment aux USA.

Dans un contexte national marqué par l’approche du Ramadan et une hausse importante des prix de la viande rouge et blanche, il serait pertinent de se demander ce que cache vraiment cette sardine à 5 dirhams.

Comment ce commerçant parvient-il à proposer des prix aussi cassé dans une ville interne sans accès direct aux ports de pêche ? Présente-t-elle un risque pour la consommation ? Par ailleurs, la flambée actuelle des prix des sardines est-elle justifiée ? Ou bien le consommateur est-il simplement pris en otage par les intermédiaires ? Autant de questions qui méritent d’être explorées.

Médias24 a recueilli les avis d’experts et de professionnels du secteur pour expliquer la conjoncture actuelle de la hausse des prix de la sardine à l’approche du Ramadan, et de tenter et d’éclaircir le cas de la sardine de Marrakech à 5 DH.

Le circuit classique de la sardine jusqu’au consommateur

À l’échelle nationale, la sardine suit un long circuit avant d’arriver dans l’assiette du consommateur. Une fois pêchée, elle est acheminée vers la halle de pêche. Une distinction est faite entre les ports du Nord et les ports du Sud, en raison de la quantité importante produite au sud du pays.

Les sardines dans les ports au nord d’Agadir sont donc soumises à un système d’enchères, tandis que celles qui entrent dans les ports situés entre Agadir et Dakhla sont vendues à un prix fixe ne dépassant pas trois dirhams.

En plus du prix de vente, s’ajouteront une taxe de 3% pour l’Office national des pêches (ONP) ainsi qu’une taxe municipale de 1,5%. Il faudra également prendre en compte les frais de manutention et de glace, qui varient entre 0,50 DH et 0,60 DH par kilo. Ainsi, au port d’Agadir, le prix net après déduction des taxes et des charges serait d’environ 4 DH par kilo.

Pour acheminer le poisson jusqu’au marché de gros de Lahraouyine à Casablanca, le coût de transport est d’environ 1 DH par kilogramme, ce qui porterait le prix entre 5 et 5,50 DH le kilogramme. À l’entrée de la halle de Casablanca, le poisson est acheté par un premier grossiste, et une redevance de 7% est déduite sur le montant brut de la vente.

Mais ce qui fait augmenter le prix, c’est qu’en dehors du marché de gros, le poisson peut être revendu deux à trois fois avant d’arriver au vendeur final. Aujourd’hui, celui-ci atteint une fourchette de prix comprise entre 15 et 20 DH dans la plupart des villes côtières.

Ce que pensent les professionnels

Notre premier interlocuteur, Abderrahim Habza, vice-président de la Chambre maritime d’Agadir, armateur et président du groupe HBZ, l’une des plus grandes entreprises du secteur de la pêche à Agadir et au Maroc, affirme que malgré les prix fixés dans de nombreux ports marocains, c’est principalement l’offre et la demande qui déterminent les prix lors des enchères. Selon Abderrahim Habza, même si les intermédiaires ont une influence, le prix maximal atteint lors des enchères ne peut dépasser 10 DH par kilo en cas de réelle pénurie de l’offre. Ce prix maximal est celui du prix d’achat par le premier grossiste qui devra le revendre à d’autres.

En tant qu’armateur, Abderrahim Habza nous explique que dans les pêcheries du Sud, un repos biologique a été instauré depuis deux ans pour permettre à la faune halieutique de se régénérer. Cette période, comprise entre un mois et demi et deux mois durant les mois de janvier et février, nécessite encore un délai avant que les pêcheries ne retrouvent leur production habituelle. Une fois ce rétablissement accompli, cela aura des répercussions directes sur les prix du poisson, y compris ceux de la sardine, très prisée pendant le mois de Ramadan. Abderahim Habza confirme, au nom de l’ensemble des professionnels sensibilisés par le département de la Pêche maritime, qu’ils sont mobilisés après cette période de repos biologique, notamment pendant le mois de Ramadan, pour fournir la quantité nécessaire au marché marocain, malgré les conditions météorologiques difficiles du mois de mars. Il espère que celles-ci n’affecteront pas trop l’activité de pêche.

À vrai dire, le buzz créé par le poissonnier de Marrakech a eu un effet ressenti sur les prix du poisson, du moins à Casablanca. Médias24 a en effet relevé que les vendeurs finaux, qui vendaient la sardine à 20 DH le kilogramme le lundi 24 février 2025, ont baissé leurs prix le lendemain, pour les proposer entre 15 et 18 DH le kilogramme.

De son côté, Kamal Sabri, président de la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique Nord, a fourni d’autres éléments révélateurs sur les pêcheries du Nord. Ces dernières sont soumises aux enchères. Or la semaine dernière, les pêcheries nordiques ayant connu une arrivée abondante de sardines (De Larache à El Jadida), la caisse était vendue aux alentours de 120 dirhams.

Selon le président de la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique Nord, le poissonnier de Marrakech peut vendre la sardine à 5 DH le kilogramme en réalisant un bénéfice, puisqu’il achète lui-même une quantité importante et s’occupe du transport, évitant ainsi le circuit des intermédiaires qui contribuent à l’augmentation des prix.

Abderrahmane Elyazidi, coordinateur du Collectif pêche et développement durable, estime à ce stade qu’il s’agit d’une initiative à encourager, tant qu’elle suit le circuit ordinaire de vente. Cette démarche démontre clairement qu’il est possible de développer un business lucratif en conservant des marges bénéficiaires raisonnables, sans peser sur le pouvoir d’achat des citoyens.

Une année 2025 très difficile pour les pêcheries nationales (Pr Mohamed Naji)

D’emblée, le professeur Mohamed Naji, enseignant-chercheur à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat et expert en ingénierie halieutique, en économie et en politique maritime, souligne l’importance du Maroc en tant que producteur mondial de sardines. Il précise que la sardine dite ‘européenne’, réputée pour sa qualité et très prisée sur le marché international, représente environ 60% des stocks de poissons pélagiques. Le maquereau suit avec 30%, tandis que le chinchard et l’anchois se partagent le reste. Cependant, deux facteurs simultanés ont récemment affecté la disponibilité de la sardine dans plusieurs pêcheries :

→ Changement climatique : Depuis plusieurs années, le réchauffement climatique a entraîné une hausse des températures des eaux océaniques au large des côtes marocaines. Cela a modifié l’abondance et la distribution des ressources halieutiques, notamment des petits pélagiques, parce que la sardine cherche les zones où les conditions de vie lui sont plus propices, des zones plus froides, entre 14 °C et 18 °C. En déplacement vers le sud, la sardine n’est plus accessible pour les pêcheurs traditionnels, ce qu’on appelle la pêche côtière. Donc, il y a une diminution de l’offre.

→ Surexploitation : En 2022, une année record pour la pêche des petits pélagiques, et cette surexploitation a épuisé les stocks, rendant la ressource moins abondante ; même le repos biologique de cette année n’a pas eu un effet positif à ce jour.

« Pour bien expliquer la conjoncture actuelle, prenons l’exemple du port de Safi où le prix de première vente, durant la dernière semaine a oscillé entre 7 DH et 8,70 DH. Ensuite, il y aura le premier intermédiaire qui va venir prendre ce poisson du premier grossiste, qui va l’acheminer dans un marché de gros, soit à Casablanca, soit à Marrakech, et il y aura un troisième intervenant qui va prendre ce poisson, qui va essayer d’aller le vendre dans une poissonnerie. Et, chemin faisant, de 8 DH le prix va grimper facilement à 20 à 25 DH », précise le Pr Mohamed Naji.

En ce qui concerne le cas de Marrakech, l’expert estime qu’il s’agit d’une exception qui ne définit pas la règle, compte tenu du contexte actuel de rareté. Il se montre réservé quant à la méthode suivie par le poissonneur, qui reste abstraite à ce jour selon lui, bien qu’il pense qu’il existe des alternatives permettant de fournir du poisson à bas prix.

« Comme le dit l’adage, l’exception ne fait pas la règle. Ce que nous observons ici n’est pas un phénomène économique, mais bien un phénomène de société. Est-ce vraiment de la sardine ? Oui. Est-ce de la sardine de bonne qualité ? Probablement, car les personnes que l’on voit dans la vidéo consomment ce produit sans avoir signalé d’intoxication ou de problème particulier. Aucune plainte n’a été rapportée », ajoute le Pr Naji.

« Je ne suis pas actuellement informé du trajet que suit ce poissonnier, mais vu le contexte actuel, je suppose qu’il s’agit d’une voie qui peut fournir un poisson à bas prix. C’est le poisson qui provient du marché informel. Qu’entend-on par « marché informel » ? Il s’agit d’un poisson acheté directement auprès de petits pêcheurs. Ces pêcheurs, bien que n’ayant pas le droit de pêcher la sardine selon la réglementation marocaine, le font malgré tout ».

« Ces poissons sont débarqué sur les plages ou parfois dans les ports, à l’insu des autorités portuaires. Bien que ces sardines soient déchargées par de petits bateaux, personne n’intervient. Ces poissons, qui ne transitent pas par la halle aux poissons et ne sont pas soumis aux taxes ou aux impôts, peuvent être vendus à un prix moins cher », conclut le Pr Mohamed Naji.

En tout état de cause, il se peut que le jeune Abdelilah de Marrakech ne perde pas d’argent dans l’opération. Il se peut aussi qu’il en perd, se contentant du buzz sur les réseaux sociaux et de l’audience monétisable. Mais quoi qu’il en soit, il n’en gagne pas. Sa démonstration a permis de donner un coup de pied dans la fourmilière, certes. Mais son modèle économique n’est pas duplicable, et les intermédiaires ont souvent bon dos.

Ce qu’il faut retenir de cette affaire

– Les informations recueillies, dans cet article, sont principalement fournies par les professionnels du secteur. Durant notre enquête, nous avons constaté que le mercuriale des prix (tableau périodique indiquant les prix constatés sur les produits), qui était auparavant accessible au public, ne l’est plus. Il est désormais disponible seulement pour les mareyeurs et commerçants. Dans un contexte de hausse des prix et de pratiques spéculatives incontrôlables, il est essentiel de rendre ces données publiques afin de prévenir les dérives.

– La majorité des professionnels recommandent de renforcer le contrôle des prix en dehors du marché de gros afin de limiter l’influence des intermédiaires, qui sont en grande partie responsables de la hausse des prix.

– Le contexte climatique actuel doit nous interpeller tous, car il influencera certainement les pêcheries nationales de manière grandissante avec l’accentuation du réchauffement climatique. Des mesures plus strictes doivent être prises tenant compte de la demande, du marché et de la préservation de la ressources notamment le respect des périodes biologiques nécessaires à la régénération de la faune marine.

– Certaines sources évoquent l’idée d’un soutien financier aux pêcheurs pendant les périodes de repos biologique. Cela permettrait, d’une part, d’assurer la durabilité des ressources halieutiques et de garantir le bon respect de cette période et, d’autre part, de préserver la situation financières des pêcheurs.