Plateforme de réserves de première nécessité de la région TTAH : 100 MDH pour la construction de 4 entrepôts

Un nouveau marché du projet de plateforme de réserves de première nécessité de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima vient d’être attribué par la wilaya de la région à la société Benelhou Frères.

Ces travaux de construction vont coûter un peu plus de 100 MDH et l’offre de la société Benelhou Frères a été jugée « économiquement la mieux-disante ».

Jet Contractors, qui a soumissionné pour le même marché, avait fait une offre de plus de 110 MDH.

La plateforme régionale de réserves de première nécessité de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima sera construite dans la ville de Tanger, plus exactement à Douar Daidaât.

À une quinzaine de jours du Ramadan, stabilité de la volaille et des légumes, augmentation prévue pour la viande rouge

Plus qu’une quinzaine de jours nous séparent du début du mois sacré, prévu le 12 mars prochain selon les calculs astronomiques. La situation d’approvisionnement des marchés nationaux est normale et les stocks sont disponibles, selon les conclusions des recherches de terrain menées dans les différentes préfectures et provinces du Royaume par la commission interministérielle de veille et de suivi de l’état d’approvisionnement des marchés, réunie le 9 février dernier.

La production prévisionnelle et l’offre devraient également être disponibles lors des prochaines semaines. Mais qu’en est-il des prix ? Médias24 a sondé différents acteurs, qui nous ont confirmé la stabilité des prix des légumes et des viandes blanches. Les prix de la viande rouge pourraient toutefois augmenter, vu que l’offre actuelle est inférieure à la demande.

Les trois principaux légumes en dessous de 2 DH/kg sortie ferme

Les prix des légumes, en baisse depuis plusieurs semaines à cause de la hausse de la température, sont toujours stables, apprend Médias24 auprès de Lahoucine Aderdour, président de la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes.

« Les trois principaux légumes consommés par les Marocains, à savoir les tomates, les oignons, et les pommes de terre sont en dessous de 2 DH/ kg, sortie ferme ».

En effet, comme le montrent les infographies ci-dessous, les prix des légumes continuent de baisser depuis le début de l’année courante.

Les prix affichés ci-dessous sont ceux du marché de gros de fruits et légumes de Casablanca, et remontent au 21 février dernier. Ils seront actualisés ce mercredi 28 février.

Le kilogramme de tomates varie ainsi entre 1,5 et 3,2 DH/ kg. Le prix des oignons se situe, lui, entre 3 et 5 DH/ kg, tandis que celui de la pomme de terre varie entre 1,8 à 3 DH/ kg . Le prix des carottes varie quant à lui entre 1,3 et 2,3 DH/kg  contre 2 et 7 DH/kg pour les courges.

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Selon notre interlocuteur, « il est prévu que les prix resteront bas durant le mois sacré, vu les fortes températures qui persistent ».

Outre la hausse de la température, d’autres facteurs impactent les prix des légumes à la baisse, notamment la hausse par la Mauritanie de ses taxes sur l’importation des produits marocains, ce qui a augmenté l’offre au niveau national.

Viande de volaille : stabilité des prix au début du Ramadan, et légère hausse prévue à la fin du mois

En ce qui concerne les viandes de volaille, les prix se maintiennent depuis quelques semaines. Le kilogramme de la volaille, sortie ferme, est actuellement à 16 DH, apprend-on auprès de l’Association nationale des producteurs des viandes de volailles (APV) relevant de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA). Rappelons-le, il s’agit du prix de revient dans le secteur.

« Le kilogramme est proposé à 20 DH au client final, si l’on ajoute tous les frais, de transport notamment, estimés à 4 DH/kg », ajoute notre source

Qu’en est-il pour le mois de Ramadan ? « Les prix devraient rester stables au début du mois. Généralement, ils augmentent durant la deuxième quinzaine du mois sacré, en particulier à l’approche de Laylat Al Qadr, mais la hausse devrait rester minime ».

« Toutefois, la question de la rareté de l’eau commence à se faire sentir au niveau des fermes. Certes, pour le mois de Ramadan, l’approvisionnement sera suffisant pour répondre à la demande. Mais si rien n’est fait pour pallier ce problème, il y aura un manque de volaille en terme de production durant l’été prochain ».

« Les autorisations de creusement ont été bloquées par les autorités locales, et des restrictions sont enregistrées pour les autorisations de transfert d’eau. Certaines fermes se sont alors arrangées pour réduire leur production, tandis que d’autres vont l’arrêter, puisqu’elles ne s’en sortent pas. Des dispositifs sont ainsi urgents pour compenser ce manque d’eau », conclut notre interlocuteur.

Qu’en est-il des viandes rouges ?

Pour ce qui est des viandes rouges, les prix restent relativement constantscomme prévu il y a quelques semaines par la profession. Le prix de la viande bovine varie entre 73 et 75 DH/kg, contre 92 et 94 DH/ kg pour la viande ovine au niveau du marché de gros de Casablanca.

Notons toutefois que ces prix peuvent varier selon les quartiers et la qualité. Le prix de la viande ovine peut ainsi atteindre jusqu’à 95 à 100 DH/ kg, contre environ 90 DH/ kg pour la viande bovine.

Selon des professionnels du secteur contactés par Médias24, les prix devraient augmenter durant le mois de Ramadan, mais l’augmentation ne sera pas spectaculaire. Celle-ci est principalement expliquée par un quasi arrêt des importations des viandes de l’étranger, malgré la reconduction des mesures mises en place par le gouvernement visant à dispenser les importateurs de la TVA de 20% et des droits de douane de 200%.

« Le protocole sanitaire exigé par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) est assez strict pour prévenir les maladies », nous explique notre interlocuteur. « Dans ce dernier, il est prévu, en plus des contrôles habituels, des analyses qui peuvent durer jusqu’à 45 jours. Les exportateurs espagnols en particulier refusent alors de jouer le jeu et estiment qu’il est plus intéressant de partir sur d’autres marchés ».

Pour ce qui est de la viande ovine, « outre l’arrêt des exportations, le gouvernement a arrêté les subventions accordées aux importateurs sur ce segment, les agneaux à engraisser sont très chers, et il n’y a pas beaucoup de naissance cette année, ce qui impacte l’offre sur le marché, laquelle est plus faible que la demande ».

« Pour Ramadan, les prix pourraient augmenter au début du mois, pour ensuite baisser durant la seconde semaine. Ils devraient encore augmenter en fin du mois, à l’approche de l’Aid Al Fitr notamment », conclut notre source.

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La suppression de TVA sur des produits de base profitera-t-elle aux consommateurs ?

Depuis janvier 2024, la TVA sur plusieurs produits a changé. Dans le lot des mesures adoptées, l’Etat a décidé d’exonérer certains produits de base de large consommation dans un objectif social. L’exonération touche quatre groupes de produits  : le beurre d’origine animale, les conserves de sardines, le lait en poudre et le savon de ménage. 

Le beurre d’origine animale, dont la TVA était à 7% ainsi que le beurre autre que celui de fabrication artisanale, dont la TVA s’élevait à 14%, ont été exonérés à partir du 1er janvier 2024.

Le taux de TVA appliqué aux conserves de sardines, au lait en poudre et au savon de ménage est passé de 7%  à 0%.

Se pose alors la question de l’application de cette exonération de telle sorte à ce qu’elle profite aux consommateurs. Les prix, libres faut-il le rappeler, de ces produits ont-ils enregistrés des baisses au cours des premiers mois de cette année ?

Deux circuits sont principalement concernés. Le premier est le réseau traditionnel des commerçants de proximité. Le second est le réseau moderne des chaînes de distribution.

BIM, l’un des principaux opérateurs de la distribution moderne a opté pour une communication ouverte sur le sujet via ses réseaux sociaux.  Il a répercuté cette baisse sur 24 références au total, dont trois sont passées de 14% à 0% de TVA et 21 autres de 7% à 0% de TVA.

Dans l’annonce faite par l’enseigne sur ses réseaux sociaux, ces produits constituent une grande part du panier quotidien des clients, qui sera ainsi réduit de 6,5% en moyenne.

Nous avons voulu joindre les deux autres opérateurs du secteur. Une source autorisée à Marjane nous confirme « l’application de l’exonération » par le groupe dans ses magasins, « mêmes si les produits en question ont été achetés à des prix TTC », ajoute notre source.

Au moment de la publication de cet article, nous n’avons pas pu obtenir une réponse auprès du groupe LabelVie.

Qu’en est-il des commerçants de proximité ?

Cette mesure sera également appliquée par les commerçants de proximité, nous apprend pour sa part Mohamed Afilal, président de l’Union générale des entreprises et des professions (Ugep).

« Certes, elle constituera une bouffée d’air pour cette catégorie de commerçants, mais elle reste à ce jour insuffisante », estime-t-il. Elle doit être accompagnée par d’autres mesures, que nous avons évoquées lors d’une rencontre avec le ministère de l’Industrie », ajoute-t-il.

« Au rythme actuel de développement des magasins du réseau moderne, ces petits commerçants risquent de disparaitre, alors qu’ils jouent un rôle important dans la société, notamment dans les quartiers populaires. L’ancien gouvernement nous avait promis de préserver les quartiers populaires de l’invasion des réseaux modernes, mais on y trouve énormément de magasins notamment d’un opérateur donné, avec des prix imbattables ».

« Les commerçants avaient donc besoin d’une telle mesure. Nous sommes toutefois en train de discuter avec le ministère de tutelle et les autres syndicats représentatifs du secteur de la mise en place de centrales d’achats, qui permettraient aux commerçants de proximité d’acheter à des prix compétitifs », a-t-il conclu.

Des questionnements persistent toutefois à ce sujet. Comment peut-on s’assurer que cette mesure bénéficiera réellement au consommateur final et ne se transformera pas en une marge cachée pour les fournisseurs et producteurs ?

Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2024. Des stocks ont donc déjà été constitués avant cette date, et qui ont été achetés avec une TVA de 7% ou de 14%. Ces derniers devront malgré tout être exonérés lors de la vente au client final.

Un marché libre, qui se régule par lui-même

La mise en place de cette mesure s’annonce alors compliquée notamment si l’on veut qu’elle agisse dans le sens voulu par l’Etat, à savoir un geste social pour les consommateurs.

« Toute baisse de TVA ou de droits de douane a pour objectif la baisse des prix sur le marché local, mais l’Etat ne peut pas imposer un niveau de baisse », nous explique une source du ministère de l’Industrie.

« Le marché est libre. Il se régule donc de lui-même. Si un commerçant voit que les prix baissent chez le concurrent, il s’alignera automatiquement. Pour les acteurs du secteur, le prix est un indicateur important des ventes. Ils ont donc un système de veille, qui leur permettra d’agir directement si un concurrent baisse ses prix ».

Et d’insister : « L’Etat intervient avec des mécanismes de baisse/suppression de la TVA ou des droits de douane, mais ne peut pas le faire en imposant une baisse bien déterminée des prix. L’Etat a certes son mécanisme pour intervenir en cas d’augmentation injustifiée des prix, mais nous sommes là dans un marché où l’approvisionnement est dans un état normal. Il y a une mesure imposée par l’Etat qui doit logiquement se traduire par la baisse des prix. Après, le marché se régulera de lui-même ».

Or, le marché se fait déjà l’écho de tentatives de contourner cette exonération et de garder les niveaux de prix tels qu’ils étaient TTC. A suivre…

L’inflation : comment elle est calculée, de quoi est composé le panier de référence

Tout d’abord, les éléments constitutifs du panier de consommation des ménages et la pondération de chacun de ces composantes sont effectués sur la base de l’enquête nationale sur la consommation et la dépense des ménages.

Cette enquête, prévue tous les sept ans, est dans les faits décanale. C’est une enquête lourde qui dure en général une année. Elle concerne 16.000 ménages, un échantillonnage garantissant la représentation des diverses couches sociales et des régions marocaines. Elle permet, à intervalle régulier, d’actualiser le panier de référence et les coefficients de pondération de l’indice des prix à la consommation (IPC).

À la base, une enquête sur 16.000 ménages

Cet étalement sur l’année permet d’éviter les variations saisonnières et donne une base de calcul annuel moyen. Elle est précédée par un travail de préparation, notamment pour le zoning, la définition des produits, le choix des points de vente, etc. « D’autres enquêtes périodiques, avec un nombre moins important de ménages (5.000), permettent d’ajuster dans le temps ces pondérations », nous précise Mohamed El Maliki, chef de division des indices statistiques au Haut-Commissariat au plan (HCP).

La dernière enquête auprès des ménages date de 2017, fixant ainsi le prix de référence du panier en cette année. La base de comparaison des prix a donc un prix de base qui est celui de 2017, qui fixe le prix 0 (ou indice 100). À partir de cette année-là, l’indice permet de calculer l’évolution des prix à partir de cette base (entre 2017 et 2022, le prix du panier a augmenté de plus de 25%). Il permet aussi de calculer les évolutions d’année en année ou de mois en mois, l’IPC étant publié mensuellement.

Selon Mohamed El Maliki, la classification des composantes du panier se fait selon la méthode internationale Classification of Individual Consumption by Purpose (COICOP) ou, en français, « Classification des fonctions de consommation des ménages ».

Le panier adopté compte 546 types de produits et 1.391 variétés de produits divisés en 12 postes de dépenses. Chaque produit peut avoir différentes marques, qualités ou quantités. Pour suivre la variation « pure des prix », on compare des variétés de produits identiques.

La collecte des données se fait sur 18 villes sur les 12 régions administratives du pays. Ce panier est défini légalement par décret. « La liste des produits ainsi que les villes de collecte des données varient d’une enquête décanale de consommation à une autre. Au début de l’IPC, seule Casablanca était concernée. À la fin des années 1980, il y avait huit villes. Aujourd’hui, nous en sommes à 18 villes représentatives », précise Mohamed Maliki. Les souks, dans le rural, ne sont pas inclus dans le calcul de l’indice.

La collecte des données se fait de manière hebdomadaire pour les produits volatiles comme les fruits, légumes et viandes, etc., ou bien mensuelle pour les produits moins volatiles (les services, les produits industriels, etc.). Elle est effectuée par une soixantaine d’enquêteurs dans les divers points de vente identifiés.

Un système informatisé permet la collecte et le contrôle de la donnée en temps réel au niveau des directions régionale du HCP ainsi qu’au niveau central. Les calculs des moyennes pondérés d’évolution des prix dépendent du poids de chaque produit du panier.

Des pondérations évolutives

Ce poids se fait selon des pondérations qui évoluent, comme expliqué plus haut. Ainsi, la plus grande dépense des Marocains est en lien avec les dépenses alimentaires et les boissons non alcoolisées. Cette part a baissé de 39,28% dans l’indice de 2006 à 37,28% en 2017. La pondération des catégories des produits alimentaires a aussi suivi cette tendance baissière. Ainsi, la catégorie « produit à base de céréales » a certes baissé de 6,13% à 5,89% de l’indice, mais la pondération des produits « pâtes alimentaires » a augmenté de 0,36% à 0,5%. « Il en va de même des produits comme les viennoiseries ou les pâtisseries fraîches, dont les pondérations, bien qu’infimes, ont augmenté de plus de 50%. Ces changements suivent l’évolution des modes de consommation de la société », explique Mohamed El Maliki.

Ces changements peuvent être perçus très clairement avec l’augmentation des pondérations des services de santé et d’éducation dans les paniers des ménages. Ce qui démontre le poids de plus en plus important des dépenses des ménages orientées vers ces deux postes. Ainsi, on relève que le poids des dépenses de santé dans le panier des ménages est passé de 5,5% à 7,7% entre 2006 et 2017. Celui de l’éducation est passé de 3,9% à 6,3% sur la même période.

Quant à la fiabilité de l’échantillon de produits choisis, Mohamed El Maliki est formel. « L’augmentation récente de l’IPC démontre clairement qu’il fonctionne bien. C’est comme un thermomètre qui suit l’évolution des prix. Nous sommes par ailleurs contrôlés dans nos méthodologies par des organismes internationaux, notamment le Fonds monétaire international (FMI), ce qui nous permet d’améliorer constamment la fiabilité de l’indice ». Notre interlocuteur nous informe par ailleurs qu’une autre enquête nationale de la consommation est en cours de finalisation, ce qui conduira probablement à des ajustements sur les pondérations et les structures des produits.

Le ministère de l’Économie fait le point sur les prix et le stock national des produits de base

La situation de l’approvisionnement du marché national au lundi 27 mars est bonne, selon la Direction de la concurrence, des prix et de la compensation (DCPC) relevant du ministère de l’Economie et des finances.

La plupart des produits et denrées de base sont disponibles sur les marchés nationaux et en quantité suffisante pour couvrir les besoins pendant le mois sacré du Ramadan, indique la Direction dans un communiqué publié à l’issue de la première réunion de la Commission interministérielle chargée du suivi de l’approvisionnement, des prix et des opérations de contrôle des prix et de la qualité, tenue le mardi 28 mars.

Blé, légumes, lait et viande

Le stock du pays en blé tendre et en blé dur est suffisant pour couvrir les besoins de consommation, pendant une période de plus de trois mois pour le premier et de deux mois pour le second, relève la Direction de la concurrence.

Pour ce qui est des légumes, les prévisions du ministère de l’Agriculture indiquent que la production au cours des prochaines semaines devrait augmenter, notamment celle des produits dont les prix ont connu une hausse récemment, poursuit la même source.

La production de tomates destinées à la consommation intérieure pendant le mois de Ramadan atteindra 90.000 tonnes, celle des oignons 90.000 tonnes également, et celle des pommes de terre 100.000 tonnes

La production de lait a connu une amélioration, ce qui a contribué à l’abondance de cette matière sur le marché et à couvrir les besoins de consommation, précise la Direction.

Le communiqué rappelle, par ailleurs, que depuis le début de cette année, près de 7.000 tonnes de têtes de bovins ont été importées pour renforcer l’offre au niveau du marché national. Quant au poisson, la production destinée à la consommation durant le mois de mars courant s’est élevée à 20.000 tonnes.

Le communiqué fait savoir que, pour les produits énergétiques, le Maroc dispose de stocks suffisants pour couvrir les besoins d’un mois à 50 jours, sans compter les importations attendues dans les prochains jours.

Concernant les produits manufacturés, le ministère de l’Industrie et du commerce a veillé à la disponibilité de ces matières en quantité suffisante pour répondre aux besoins de la demande, note la même source.

Prix toujours élevés par rapport à la même période de l’an dernier

Pour ce qui est des prix observés, une stabilisation globale a été constatée durant la première semaine de Ramadan par rapport à la dernière semaine de Chaâbane, mais ils restent élevés par rapport à la même période de l’an dernier.

De plus, les légumes ont récemment enregistré une nouvelle hausse. Les prix moyens des tomates et des pommes de terre ont atteint, au niveau national, 10 dirhams le kilo. Le prix moyen national des oignons, lui, a atteint 14 dirhams.

Selon la même source, un certain nombre d’indicateurs laissent présager que les prix connaîtront, à partir de cette semaine, une baisse de leurs niveaux, notamment ceux des tomates et des pommes de terre, en particulier du fait de la hausse des températures.

Plus de 3.000 infractions constatées

Quelque 3.032 infractions en matière de réglementation sur les prix et sur la qualité ont été constatées du 1er Chaâbane au 5 Ramadan 1444, à la suite des opérations effectuées par les commissions locales de contrôle des prix et de la qualité des produits au niveau des préfectures et provinces.

Et 552 de ces infractions ont fait l’objet de mises en demeure des contrevenants, tandis que 2.480 d’entre elles ont été sanctionnées par des procès-verbaux adressés aux tribunaux compétents, indique la Direction de la concurrence.

Les infractions sanctionnées par des procès-verbaux portaient sur :

– 1.023 infractions à la loi 31-08 édictant les mesures de protection du consommateur, portant principalement sur le défaut d’affichage des prix et la non-délivrance d’une facture au client ;

– 733 infractions à la loi 104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence, portant essentiellement sur la hausse illicite des prix réglementés ;

– 664 infractions à la loi 77-15 portant interdiction des sacs en plastique ;

– 60 infractions aux textes relatifs à l’hygiène et à la sécurité sanitaire.

Ce contrôle, qui a porté sur 60.812 points de vente, a permis de saisir et détruire 129 tonnes de quantités de produits impropres à la consommation ou non conformes aux normes en vigueur.

(Avec MAP)

L’inflation fait subir des jours difficiles au gouvernement

Le chiffre de l’inflation, 10,1% au mois de février, a été annoncé 36 heures avant le début du Ramadan, mois de forte hausse de la demande dans la consommation des produits alimentaires.

Ce mardi 21 mars, l’un des principaux événements, très attendu par les milieux d’affaires et politiques, était la réunion du conseil de Bank Al Maghrib (BAM). Ce conseil se tient périodiquement chaque trimestre. C’était la première réunion de l’année 2023.

Vers 15h débute une réunion de la commission des Finances à la Chambre des représentants. L’intervenant principal est Nadia Fettah, ministre de l’Economie et des finances. La ministre fait un exposé centré sur les prix et les efforts du gouvernement pour contenir les hausses. Elle compare le taux d’inflation marocain avec plusieurs pays et rappelle les dépenses de compensation ainsi que les subventions, sans oublier le cadre juridique.

A 15h10, Bank Al-Maghrib publie sur son site le communiqué relatif à la réunion de son conseil, annonçant la hausse du taux directeur de 50 pbs à 3%. A 15h16, le communiqué tombe par mail dans les salles de rédaction.

Au-delà de la hausse du taux directeur, le contenu du communiqué est intéressant : il confirme le maintien d’une inflation assez élevée en 2023 et actualise ses prévisions économiques pour 2023.

Le constat est sans appel. L’inflation moyenne en 2023 était anticipée, lors du dernier conseil de BAM, à 3,9%. Désormais, la Banque centrale table sur un scénario plus pessimiste avec une moyenne annuelle de 5,5%. Idem pour la croissance du PIB, qui était attendue à 3% en 2023 lors des prévisions de décembre 2022, et qui est désormais anticipée à 2,6%. Le gouvernement, de son côté, prévoyait 4% dans la loi de finances 2023.

Sur le marché actions, les répercussions du communiqué de BAM ont été immédiates. La courbe du MASI a commencé à dévisser peu après 15h. La hausse du taux directeur ayant été largement anticipée par le marché, le mouvement baissier a également été engendré par la révision des prévisions de BAM, laissant apercevoir une évolution économique plus incertaine et complexe que prévu.

Mais ce n’est pas fini. Un autre coup dur tombe : à 18h23, le Haut-Commissariat au plan (HCP) annonce les chiffres de l’inflation du mois de février. Il s’agit d’un retour à une inflation à deux chiffres, taux le plus élevé depuis 1984 (+10,1%). Les seuls produits alimentaires ont augmenté de 20,8% en 12 mois.

Jeudi 23 mars commence le mois de Ramadan. Le gouvernement va certainement faire de la lutte contre la hausse des prix une priorité absolue.

https://medias24.com/2023/03/21/bank-al-maghrib-releve-son-taux-directeur-de-50-points-de-base-a-3/

https://medias24.com/2023/03/21/un-nouveau-bond-de-linflation-avec-un-taux-de-101-en-fevrier-2023/

Les exportations des produits alimentaires agricoles et maritimes dépassent le seuil des 80 MMDH

Les exportations des produits alimentaires agricoles et maritimes ont enregistré de bonnes performances durant l’année 2022, malgré un contexte international et climatique difficile, fait savoir le ministère dans un communiqué.

Ce secteur, qui occupe la 3e place dans les exportations du Royaume, affiche une valeur qui dépasse, pour la première fois, le seuil des 80 milliards de DH en 2022, enregistrant ainsi une hausse de près de 20% par rapport à 2021.

Les exportations de fruits et légumes frais ont atteint un volume de 2,3 millions de tonnes durant l’année 2022, soit une croissance annuelle de 10%. Cette tendance à la croissance a concerné toutes les familles de produits et toutes les destinations.

Les fruits rouges se démarquent avec une croissance à l’export de 20%, atteignant un volume de 131.900 tonnes. L’année 2022 a également été marquée par une croissance notable des exportations d’agrumes sur le marché américain (x 2,2).

De leur côté, les exportations des produits de la pêche ont connu en 2022 une croissance de 13% en volume et de 16% en valeur, atteignant ainsi 28 milliards de DH. Les conserves de poissons, elles, ont bénéficié d’une croissance de 7% en volume et de 30% en valeur.

Concernant les produits agricoles transformés, les exportations ont bénéficié d’une hausse de 5% en volume et de 19% en valeur durant l’année 2022, par rapport à 2021.

Enfin, le secteur de l’huile d’olive a enregistré une croissance à l’export de 85% en volume et de 49% en valeur.

Ramadan: la hausse des prix des produits alimentaires est estimée à 0,6% (HCP)

« La deuxième quinzaine du Ramadan affiche une hausse plus accentuée des prix à la consommation alimentaires par rapport à la première (0,8%, au lieu de 0,4% respectivement) », précise le HCP dans une note sur les principaux effets du  Ramadan sur l’évolution des prix à la consommation et particulièrement ceux des produits alimentaires en 2021.

Les produits les plus touchés sont les poissons frais, les œufs et les agrumes, relève la même source, indiquant que les prix des poissons et des fruits de mer subissent, ainsi, une hausse d’environ de 5,6% et 5,8%, respectivement, au cours de la première et de la seconde quinzaine du Ramadan.

L’impact du Ramadan sur les œufs et les agrumes atteint, quant à lui, +2,5% et +2,3%, respectivement, pour tout le mois, fait savoir le HCP.

La même source ajoute que les prix des fruits frais s’apprécient de 1,9%, alors que les effets du mois sacré sur les prix de la viande rouge, de la volaille et des légumes hors tomate sont, en revanche, peu significatifs.

La note fait aussi ressortir que le changement des habitudes des ménages, notamment en matière de consommation alimentaire, constitue le principal facteur de transmission de l’impact du mois sacré sur l’évolution des prix à la consommation.

Cet effet est enclenché deux semaines avant l’avènement du mois de Ramadan 1442, qui coïncide cette année avec la fin du mois de mars et le début du mois d’avril.

Durant Ramadan, les ménages dépensent +37% en alimentation

D’après la dernière enquête sur les dépenses de consommation des ménages, réalisée par le HCP en 2013/2014, la dépense de consommation par ménage s’apprécie de 16,3%, en moyenne, durant le mois sacré de Ramadan.

Près de 82% de cette hausse est attribuable aux dépenses alimentaires. Les ménages dépensent, en moyenne, plus d’un tiers de plus en alimentation (+37%) en comparaison aux autres mois de l’année.

Cette augmentation de la dépense alimentaire touche toutes les catégories de la population et s’accroît au fur et à mesure que l’on avance dans l’échelle du niveau de vie (varie de 22,5% à plus de 40% entre les deux classes sociales extrêmes).

Les produits qui contribuent le plus à cette dépense supplémentaire sont les fruits (+163%), les viandes (+35%), les céréales (+35%), le lait et les produits laitiers (+47%).

La dépense en produits non alimentaires augmente, quant à elle, de 4,6%, tirée notamment par la hausse de 20% des dépenses de « transport et communication » et de +3,7% des dépenses de l' » habitat et énergie ». En revanche, la dépense d’habillement baisse de 13%, en moyenne, durant ce mois sacré, notamment en milieu rural (-17,3%).

Produits alimentaires: l’approvisionnement des marchés sera assuré régulièrement

« Le marché marocain ne souffrira d’aucune discontinuité dans son approvisionnement en produits agricoles et de la pêche », rassure ce lundi 16 mars le département de l’Agriculture et de la pêche maritime. 

Malgré la grande demande ayant conduit à un écoulement rapide de certaines denrées alimentaires agricoles et de la pêche au niveau de quelques marchés et points de vente, le ravitaillement des marchés sera assuré de manière régulière. Le réapprovisionnement sera garanti grâce aux disponibilités suffisantes dont bénéficie le Maroc ainsi qu’à la continuité de la production agricole et de la pêche qui ne subira aucune rupture.

Les produits importés ne connaitront aucune perturbation 

Il est également à signaler que l’approvisionnement en produits importés ne connaît aucune perturbation étant donné que les flux de marchandises se poursuivent normalement à l’import comme à l’export.

Pour certains produits ayant connu un écoulement particulièrement rapide lors des derniers jours par crainte d’une éventuelle pénurie à leur niveau, à savoir l’oignon, la pomme de terre et la tomate, il est à noter que le consommateur marocain pourra continuer à s’en approvisionner régulièrement et en quantités suffisantes sans nulle crainte de discontinuité sur les marchés.

En effet, le marché sera continuellement approvisionné en produits maraichères tout au long de l’année. Pour la tomate, les pommes de terre et l’oignon, en particulier, les besoins du pays sont largement satisfaits par la production en cours et les quantités disponibles en stock (oignon et pomme de terre).

Des produits en quantité suffisante y compris pour Ramadan

Durant la période allant d’aujourd’hui à juin, l’approvisionnement sera assuré par les stocks actuels et par la production des cultures en place dans plusieurs périmètres. Les volumes des productions prévisionnelles qui seront disponibles durant cette période s’élèvent à 352.000 T pour la tomate, 910.000 T pour la pomme de terre et 412.000 T pour l’oignon (principalement vert). Ces volumes disponibles sont largement suffisants pour subvenir aux besoins nationaux y compris pendant le mois de Ramadan.

Pour la période de juillet-décembre, les besoins seront couverts largement par la production des cultures installées au printemps et en été dans les périmètres irrigués. Les volumes des productions prévisionnelles qui seront disponibles durant cette période s’élèvent à 540.000 T pour la tomate, 1 million de T pour la pomme de terre et 520.000 T pour l’oignon.

Des conditions sanitaires et d’hygiène strictes 

En outre, pour ces produits fortement demandés, des dispositions sont prises pour renforcer les plans d’assolement dans les périmètres irrigués où les ressources en eaux ne sont pas limitantes, permettant ainsi l’extension des superficies des légumes et cultures de printemps et d’été et ainsi un renforcement de la production.

Pour rappel, le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts a porté à l’opinion publique, dans un communiqué publié le 14 mars, la situation de l’approvisionnement du marché marocain en denrées alimentaires agricoles et de la pêche, et qui affichent des niveaux satisfaisants et répondants à la demande actuelle et de plus long terme.

Le ministère a également assuré que dans le cadre des mesures prises par notre pays dans la lutte contre la propagation du Covid 19, l’ensemble des acteurs et des opérateurs concernés mettront en place les conditions sanitaires et d’hygiène strictes nécessaires, et ce au niveau de l’ensemble des unités et services de production, de traitement et de distribution de produits agricoles et de la pêche (marchés de gros de fruits et légumes et de poisson et les abattoirs). De telles mesures visent à garantir la continuité de l’activité de ces services ainsi que leurs circuits de distribution malgré d’éventuelles nouvelles restrictions, ^récise la même source.

Nouvelle purge en Turquie: 470 policiers limogés à Ankara

Depuis le début de l'enquête judiciaire qui vise des dizaines de ses proches, le Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a engagé une épuration sans précédent de la police et de la justice du pays, accusées d'abriter le cœur d'un « complot » visant à déstabiliser son régime, au pouvoir depuis 2002.Cette nouvelle vague de mutations et de révocations porte à plus de 2.000, selon le décompte de la presse turque, le nombre de policiers, hauts-gradés comme simples officiers, sanctionnés depuis la mi-décembre.

Dans le même temps, le gouvernement a également multiplié les purges dans la magistrature. Mardi soir, un total de 96 procureurs et juges de haut rang de plusieurs villes du pays ont été mutés. Mardi soir, le Parlement turc a également commencé à débattre en séance plénière d'un projet de loi très controversé qui vise à réformer le Haut-conseil des juges et procureurs (HSYK) afin de donner, notamment, au ministre de la Justice le dernier mot en matière de nomination des magistrats. Depuis un mois, M. Erdogan accuse ses ex-alliés de la puissante confrérie du prédicateur musulman Fethullah Gülen d'avoir infiltré la police et la justice et de manipuler les enquêtes anticorruption qui visent ses proches, à la veille des élections municipales de mars et présidentielle d'août 2014.

(Par AFP)