Affaire de DTI: la BNPJ boucle son enquête après la plainte de Maroc Telecom
L’étau se resserre autour des 12 mis en cause dans l’affaire du détournement de trafic de communications internationales (DTI). Après la procédure lancée par Wana Corporate, celle initiée par Maroc Télécom est en passe d’aboutir. L’enquête des services de police vient d’être bouclée, apprend-t-on de source bien informée.
A l’instar de la plainte déposée par Wana Corporate, Maroc Telecom a également assigné les sociétés SIART, FUD OUAD, AH COM et CBC dans le cadre du DTI. Comme nous l’avait indiqué précédemment le représentant légal de l’opérateur historique, Salaheddine Berrahal, avocat inscrit au barreau de Casablanca, «l’an passé, en 2013, Maroc Télécom avait déposé une plainte pour détournement de trafic de communications internationales. Le dossier est actuellement entre les mains des services de police», avait-il déclaré, ce 9 mai, à Médias24. Il avait refusé de communiquer sur le détail de l’affaire, «pour ne pas influer sur le cours des investigations», disait-il.
Contacté ce jeudi 22 mai par Médias 24, Me Salaheddine Berrahal maintient toujours sa position. Toutefois, de sources concordantes, nous savons que les personnes soupçonnées de détournement de trafic de communications internationales sont les mêmes que dans l’enquête de la plainte de Wana.
Pour rappel, dans le cadre de l’action enclenchée par Wana Corporate, ces 12 personnes sont actuellement en état de détention à la prison civile de Oukacha en attendant les conclusions du parquet général. Il statuera sur la base des commentaires du juge d’instruction. Il s’ensuivra soit une ordonnance de renvoi devant la chambre correctionnelle, soit un non-lieu.
«Les enquêteurs de la BNPJ ont auditionné les 12 personnes déjà interpellées dans le cadre de la plainte de Wana Corporate. Elles ont aussi bien défilé une à une dans les locaux de la préfecture de police de Casablanca, que reçu des visites au centre pénitencier de Oukacha», nous confie une source très proche du dossier.
Inexorablement, comme l’impose la procédure, le dossier sera soumis au procureur du roi près du tribunal de 1ère instance de Casablanca.