PSA: les ventes mondiales chutent de 27,8% en 2020 sur fond de crise sanitaire

Les volumes ont notamment chuté en Europe (-29,7% à 2,1 millions), où le groupe a réalisé près de 85% de ses livraisons, et en Chine (-57,7% à 45.965), le premier marché mondial. Sur ce territoire, il connaît depuis plusieurs années un recul ininterrompu, alors qu’il y écoulait encore 740.000 véhicules en 2014.

Mettant en avant les effets néfastes de la pandémie de Covid-19 sur son activité, PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) souligne que la crise a néanmoins été l’occasion de se développer sur le e-commerce. Il espère ainsi écouler 100.000 véhicules via ce canal d’ici fin 2021 en Europe, contre 40.000 l’an dernier.

Sur le Vieux continent, le constructeur relève également que ses ventes « se sont fortement redressées » lors du second semestre 2020, augmentant de 40% par rapport aux six premiers mois de l’année. Il met également en avant le maintien de sa part de marché sur son principal territoire, la France.

La tendance a été similaire en Chine, où les livraisons progressent mois après mois depuis septembre, atteignant en décembre 2020 leur niveau de décembre 2019.

Sur la zone Moyen-Orient-Afrique, PSA se félicite d’avoir vu ses livraisons grimper de 20%, à près de 200.000 unités, dans un marché en baisse de 14%, tandis qu’il a souffert en Amérique latine (-29,7% à 95.357).

Parmi les entités du groupe, c’est Peugeot qui a le mieux résisté en 2020 (-23% à 1,1 million de ventes) et Opel Vauxhall qui a été la plus pénalisée par la crise sanitaire (-35% à environ 630.000).

PSA est désormais tourné vers son mariage avec Fiat Chrysler, plébiscité lundi par les actionnaires et censé lui faire atteindre une taille critique sur un marché automobile en pleine révolution.

L’union PSA-FCA, effective samedi, va donner naissance à Stellantis, quatrième groupe automobile mondial en termes de véhicules vendus, et troisième en chiffre d’affaires derrière le japonais Toyota et l’allemand Volkswagen.

Ce nouvel ensemble comptera plus de 400.000 salariés et abritera dans le même garage 14 marques emblématiques et très différentes comme Citroën et Maserati (déjà brièvement mariées il y a 50 ans), Fiat et Opel, Peugeot et Alfa Romeo, Chrysler, Dodge ou Jeep.

(AFP)

Fusion PSA-Fiat: le nouveau groupe s’appellera Stellantis

Stellantis est issu du verbe latin « stello » qui signifie « briller d’étoiles », selon un communiqué. Les origines latines du nom rendent hommage à l’histoire des deux entreprises fondatrices, tandis que l’évocation de l’astronomie suggère l’esprit d’optimisme, l’énergie et la capacité de renouvellement inspirant cette fusion qui va changer l’industrie automobile.

Dans ce sens, le processus de création du nouveau nom a débuté peu de temps après l’annonce de l’accord de fusion. Le nom sera utilisé exclusivement au niveau du groupe, en tant que marque corporate.

Ainsi, la prochaine étape du processus sera le dévoilement d’un logo qui, avec le nom, deviendra l’identité de marque de l’entreprise. Les noms et logos des marques existantes du groupe resteront inchangés.

Par ailleurs, la finalisation du projet de fusion devrait avoir lieu au premier trimestre 2021, sous réserve des conditions de clôture habituelles, y compris l’approbation par les actionnaires des deux sociétés lors de leurs assemblées générales extraordinaires respectives et la satisfaction des exigences réglementaires des organismes concernés dont les autorités de la concurrence.

Lire Aussi : Cinq choses à savoir sur l’accord de fusion PSA-Fiat

Coronavirus: le groupe PSA se dit en mesure de faire repartir ses usines

« Un calendrier de reprise progressive et sécurisée est à l’étude », a annoncé le groupe, vendredi 27 mars, dans un communiqué, assurant avoir réuni les « conditions préalables à une reprise des activités » dans ses usines en Europe. Le communiqué ne cite pas l’usine de Kénitra où le travail a été suspendu.

Comme d’autres géants de l’automobile -Renault, Volkswagen, Fiat et Toyota-, PSA avait suspendu à la mi-mars l’activité de ses usines européennes à la suite des mesures de confinement contre le Covid-19.

Le constructeur dit avoir élaboré, en lien avec ses syndicats, une série de mesures d’ordre sanitaire qui permettent à ses employés de reprendre le travail sans risquer leur santé.

« A titre d’exemple, ce protocole prévoit la prise de température, le port du masque sur site avec dotation individuelle quotidienne, mais aussi le respect des distances entre personnes dans les salles de réunion, à chaque poste ou dans les zones de pause avec marquage au sol », énumère le groupe.

Il évoque aussi « le maintien des portes ouvertes – sauf portes coupe-feu – afin d’éviter le contact avec les poignées, le nettoyage et la désinfection des outils et surface de travail toutes les 60 minutes, un temps d’attente de trois heures lors de tout échange de pièces » main à la main.

Le groupe ne détaille pas le calendrier de reprise du travail dans ses usines, chaque site étant soumis à un audit pour garantir que les mesures sont suffisantes.

« Nous ne ferons aucun compromis sur la santé de nos salariés, afin que le redémarrage industriel nécessaire à la pérennité de l’entreprise puisse se faire dans des conditions optimales », promet Carlos Tavares, président du directoire de PSA, cité dans le communiqué.

Selon Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central CGT de PSA, « l’usine de Valenciennes (Nord) qui fabrique des boîtes de vitesse rouvrira dès le 30 mars en espérant trouver 200 volontaires et l’usine de Douvrin (Pas-de-Calais) qui fabrique des moteurs rouvrira le 3 avril avec 170 volontaires ».

Ce programme « implique la réouverture de plusieurs dizaines d’entreprises sous-traitantes » et concerne « donc des centaines de salariés », souligne M. Mercier dans un communiqué.

« En pleine pandémie, demander à des centaines de salariés de mettre fin à leur confinement est irresponsable et criminel », dénonce la CGT, qui « demande à la direction de revenir sur sa décision ».

Localement, le syndicat CGT de l’usine de Douvrin a jugé dans un communiqué que « la production de moteurs ou de boîte de vitesses n’avait rien d’essentiel pour combattre le coronavirus ».

De son côté, Renault a annoncé vendredi avoir fait passer la plupart de ses employés en chômage partiel en Île-de-France et entamé, plus largement, des négociations syndicales en France.

Elles visent notamment à trouver un système permettant de « maintenir la rémunération nette de tous les salariés », indique le groupe dans un communiqué.

(Avec AFP)

PSA: 3,5 millions de véhicules vendus dans le monde en 2019, percée au Maroc

Les ventes mondiales du groupe automobile français PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall), en cours de fusion avec Fiat Chrysler, ont chuté de 10% l’an dernier à 3,49 millions de véhicules, selon un communiqué publié ce jeudi 16 janvier.

Les volumes ont baissé sur les quatre principaux marchés du constructeur, y compris en Europe (-2,5%) où il concentre désormais 87% de ses livraisons.

Le groupe conserve une part de marché de 16,8% en Europe, avec une progression en Italie (+0,5%) et en Espagne (+0,2%), une légère baisse en Allemagne (-0,6%) et reste stable en France et au Royaume-Uni.

Percée au Maroc

Au Moyen-Orient-Afrique, PSA note une part de marché en hausse sur les principaux marchés, malgré une baisse des ventes (-43,7%) sur la région.

Selon le communiqué, « la part de marché du groupe a progressé de +0,4 points dans la région, avec des immatriculations en hausse de 9.100 véhicules par rapport à 2018 malgré des marchés qui reculent de 100.000 unités ».

« De fortes percées sont réalisées en Turquie (+2,1 pts), en Egypte (+6,1 pts) et au Maroc (+2,1 pts). La performance régionale de l’année 2019 par rapport à 2018 reste toutefois impactée par la suspension des activités en Iran (mai 2018). »

Rappelons que la production de l’usine de Kénitra a démarré à la mi-septembre 2019. La capacité de production de l’usine atteindra 200.000 véhicules dès mi-2020, ajoute le document.

Par ailleurs, les ventes du groupe ont chuté en Amérique latine (-22,5%), plus particulièrement en Argentine (-43%) et au Chili (-11%), en raison de la situation économique des deux pays.

PSA continue d’avoir de grosses difficultés en Chine, premier marché automobile mondial, où ses ventes se sont effondrées de 55,4% en 2019. Au contraire, les ventes du groupe sont en hausse au Japon (+20%).

PSA et Fiat Chrysler actent leur union pour créer un géant de l’automobile

Selon un communiqué commun, les deux partenaires ont signé « un accord de rapprochement engageant » en vue d’une fusion entre égaux de leurs activités « pour former le quatrième constructeur automobile mondial ».

Le trio de tête sur le marché automobile mondial, en nombre de véhicules vendus, comprend aujourd’hui le groupe allemand Volkswagen, l’alliance franco-japonaise Renault-Nissan-Mitsubishi et le japonais Toyota.

La nouvelle entité, de plus de 400.000 salariés, affichera un chiffre d’affaires consolidé de près de 170 milliards d’euros et des ventes annuelles de 8,7 millions de véhicules, sous les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.

Ce rapprochement apportera « des capacités d’investissement renforcées (…) afin de relever les défis d’une nouvelle ère de mobilité durable » et elle « génèrera des synergies en année pleine estimées à environ 3,7 milliards d’euros, sans fermeture d’usine liée à cette transaction« , assurent les deux partenaires. « La réalisation de la fusion devrait intervenir sous 12 à 15 mois. »

« Notre fusion est une formidable opportunité de prendre une position plus forte dans l’industrie automobile, alors que nous cherchons à maîtriser la transition vers une mobilité propre, sûre et durable et à offrir à nos clients des produits, technologies et services au meilleur niveau », a déclaré Carlos Tavares, le président du directoire du groupe PSA, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

« C’est l’union de deux entreprises avec des marques emblématiques et des salariés très engagés. Les deux entreprises ont traversé des temps difficiles et sont devenues de grands groupes agiles et intelligents », a commenté pour sa part Mike Manley, PDG de Fiat Chrysler Automobil (CFA).

La société mère de la nouvelle entité sera basée aux Pays-Bas mais restera cotée à Paris, Milan et New York. John Elkann, actuel président de FCA et héritier de la famille Agnelli, présidera le nouveau conseil d’administration, tandis que Carlos Tavares deviendra directeur général du groupe fusionné, selon les deux partenaires.

La fusion permettra des « économies liées aux technologies, aux produits et plateformes » qui « devraient représenter environ 40% » des 3,7 milliards d’euros de synergies, détaillent les deux groupes dans leur communiqué. La nouvelle entité espère aussi réaliser des économies sur les achats (effet d’échelle et alignement sur le meilleur prix, également 40% des synergies). « Les 20% restant proviendront d’autres domaines – marketing, informatique, frais généraux et logistique », selon la même source.

Ces économies doivent permettre parallèlement « d’investir massivement dans les technologies et les services qui vont façonner la mobilité du futur, tout en répondant au défi des réglementations sur les émissions de CO2 », ont souligné les deux groupes.

Par ailleurs, toujours avant la fusion, FCA distribuera à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 5,5 milliards d’euros, tandis que PSA distribuera aux siens ses 46% dans l’équipementier Faurecia, selon le communiqué.

Les deux constructeurs avaient annoncé le 31 octobre être tombés d’accord à l’unanimité sur le principe d’une fusion, où les actionnaires des deux groupes se partageraient à 50/50 le capital, au terme de diverses opérations financières, pour former un nouveau géant mondial de l’automobile, sans fermeture d’usine.

L’Etat français, qui s’était opposé à une fusion de Renault avec Fiat sans l’accord de Nissan, s’était déclaré favorable à un tel rapprochement qui permettrait de réaliser les investissements nécessaires à l’avènement de la voiture électrique et du véhicule autonome, qui se chiffrent en dizaines de milliards d’euros.

(Avec AFP)

La famille Peugeot dit oui au mariage de PSA avec Fiat Chrysler

Les deux constructeurs avaient annoncé le 31 octobre être tombés d’accord à l’unanimité sur le principe d’une fusion, où les actionnaires des deux groupes se partageraient à 50/50 le capital, au terme de diverses opérations financières, pour former un nouveau géant mondial de l’automobile, sans fermeture d’usine.

L’Etat français, qui s’était opposé à une fusion de Renault avec Fiat sans l’accord de Nissan, s’était déclaré favorable à un tel rapprochement qui permettrait de réaliser les investissements nécessaires à l’avènement de la voiture électrique et du véhicule autonome, qui se chiffrent en dizaines de milliards d’euros.

La nouvelle entité de plus de 400.000 salariés deviendrait le numéro quatre mondial du secteur, avec 8,7 millions de véhicules vendus sous les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.

« Sur le projet de rapprochement, la famille a voté à l’unanimité son soutien à Carlos Tavares (président du directoire de PSA, NDLR) sur l’opération en cours », a indiqué une source proche de la famille.

la famille au futur conseil

Concernant la gouvernance, « la famille Peugeot sera représentée au futur conseil », selon cette source.

Peugeot a été créée en 1896 par Armand, premier du nom, qui avait séparé l’activité automobile de l’entreprise industrielle Peugeot Frères, elle-même fondée en 1810. De son côté, Fiat a été lancé en 1899 par Giovanni Agnelli. Exor, la holding de la famille Agnelli-Elkann, est actionnaire majoritaire de Fiat Chrysler Automobiles (FCA).

La nouvelle entité serait basée aux Pays-Bas mais resterait cotée à Paris, Milan et New York.

John Elkann, actuel président de FCA et héritier de la famille fondatrice Agnelli, présiderait le nouveau conseil d’administration, tandis que Carlos Tavares deviendrait directeur général du groupe fusionné.

Le nouveau conseil d’administration serait composé de onze membres: cinq nommés par Fiat-Chrysler, cinq par PSA, le onzième étant M. Tavares.

Dans le cadre de ce mariage, FCA distribuerait en particulier à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 5,5 milliards d’euros, tandis que PSA cèderait aux siens ses 46% de parts dans l’équipementier Faurecia.

La famille Peugeot fait aujourd’hui partie des trois actionnaires de référence du groupe avec le groupe automobile chinois Dongfeng et la banque publique d’investissement (Bpifrance).

Chacun de ces trois actionnaires détient 12,23% du capital et selon les dispositions de l’accord, ils auraient, après la fusion, environ « 6,1 ou 6,2% » du capital, a précisé la source proche de la famille.

« Dans le projet futur de rapprochement, la famille aura la possibilité de prendre 2,5% de plus et deviendra un des actionnaires principaux du groupe », a-t-elle poursuivi, ajoutant que cette augmentation pourrait se faire dans un délai de « six ou sept ans ».

Les représentants du personnel siégeant au comité de groupe européen de PSA ont déjà approuvé le projet de fusion.

M. Tavares avait affirmé début novembre qu’il ne voyait « pas de nécessité de supprimer des marques » dans la future entité qui découlera de la fusion envisagée et réitéré son intention de ne pas fermer d’usines, citant l’exemple du rachat d’Opel à General Motors en 2017.

PSA et FCA ont évalué à 3,7 milliards d’euros les économies générées par leur rapprochement, pour une société dont le chiffre d’affaires consolidé est évalué à 170 milliards d’euros.

Outre les synergies entre les deux groupes, ce mariage permettra à PSA de mettre dans la corbeille son expertise en termes d’électrification des véhicules, au moment où les constructeurs doivent s’adapter à des normes plus dures en matière de pollution, et à FCA d’offrir les prestigieuses marques Alfa Romeo ou Maserati.

(Avec AFP)

PSA: le comité de groupe européen approuve la fusion avec Fiat-Chrysler

Le projet a été « approuvé par une très large majorité des représentants des salariés », a indiqué Patrick Michel (FO), secrétaire du comité de groupe européen, dont l’avis était consultatif et qui « réunissait les 28 représentants des 150.000 salariés européens de Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall ».

« A part la CGT », qui a rendu un avis « défavorable et l’IG Metall (syndicat allemand de la métallurgie, ndlr) qui ne s’est pas prononcé », les « autres organisations syndicales, soit 15 sur 17, ont donné un avis favorable » au projet, a précisé Anh-Quan Nguyen (CFE-CGC), membre de ce comité.

La CGT a « donné un avis défavorable » car elle « s’inquiète pour l’avenir des salariés », qui « ne doivent pas faire les frais de cette fusion en supportant les coûts de cette opération financière motivée avant tout pour les actionnaires des deux groupes », a-t-elle estimé dans un communiqué.

Le syndicat « IG Metall a refusé de donner un avis car il n’avait pas assez d’informations » sur le projet, selon Jean-Pierre Mercier (CGT).

Pour FO au contraire, « PSA a rassuré sur ce mariage », sur ses aspects commerciaux, stratégiques et financiers. Et « côté salariés, PSA s’engage à maintenir les investissements déjà prévus dans toutes les usines en Europe », a déclaré Patrick Michel, en jugeant que « ce mariage se fera au bénéfice des deux compagnies ».

Relevant un manque de données sur FCA à ce stade du projet, la CFE-CGC souhaite obtenir « une présentation rapide et détaillée juste après » la signature du contrat de mariage « et tout au long de l’avancement du projet », a indiqué Anh-Quan Nguyen.

La semaine dernière, PSA avait obtenu un avis consultatif favorable et unanime des représentants du personnel français, lors d’un comité social et économique central (CSEC) extraordinaire. La CGT n’a pas d’élu au CSEC.

Cette fusion doit permettre à PSA de former avec FCA un nouveau géant mondial de l’automobile, à parité du capital, sans fermeture d’usine.

La nouvelle entité de plus de 400.000 salariés deviendrait le numéro quatre mondial du secteur, avec 8,7 millions de véhicules vendus sous les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.

(Avec AFP)

Fiat Chrysler veut se fiancer avec PSA pour créer un géant automobile mondial

Les deux groupes, qui emploient ensemble plus de 400.000 personnes dans le monde, ont confirmé, mercredi 30 octobre matin, être en pourparlers pour créer le numéro 4 mondial du secteur. L’annonce a plu aux investisseurs: vers 11H00 GMT, PSA bondissait de plus de 6% à la Bourse de Paris, tandis que Fiat Chrysler Automobiles (FCA) grimpait de plus de 9% à Milan.

Ces discussions interviennent quelques mois seulement après l’échec cuisant d’un projet de fusion entre Fiat Chrysler et Renault, numéro un français de l’automobile. Dans des communiqués laconiques, Fiat Chrysler comme PSA se sont contentés de faire état de « de discussions en cours » pour « créer l’un des principaux groupes automobiles mondiaux ».

Une source proche du dossier a indiqué à l’AFP que les discussions portaient sur une fusion entre égaux, en notant que d’autres options étaient également sur la table.

Le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, deviendrait directeur général de la nouvelle entité, dont le conseil d’administration serait présidé par le patron de Fiat Chrysler (FCA) John Elkann, héritier de la dynastie Agnelli.

Il n’y a néanmoins aucune garantie que ces discussions aboutissent, a prévenu cette source, en confirmant des informations du Wall Street Journal. La valorisation boursière de l’entité fusionnée est évaluée à environ 50 milliards de dollars (45 milliards d’euros).

Complémentarité

Un rapprochement permettrait d’avoir la taille critique face aux colosses du secteur, en donnant naissance au quatrième constructeur mondial en nombre de véhicules vendus, derrière Volkswagen, l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et Toyota.

PSA a vendu 3,9 millions de véhicules l’an dernier, pour un chiffre d’affaires de 74 milliards d’euros. FCA a de son côté écoulé 4,8 millions de véhicules, pour 110 milliards d’euros. Leur catalogue agrégé réunirait les marques Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.

A l’heure où le marché automobile mondial est confronté à une conjoncture morose, et à des défis technologiques majeurs liés en particulier à l’essor des véhicules électriques, « c’est un remarquable rebondissement pour PSA, qui avait frôlé la mort en 2012 », observait Michael Hewson, analyste du courtier CMC.

A l’époque, le constructeur n’avait été sauvé de la faillite que par l’entrée à son capital de l’État français et du chinois Dongfeng, au côté de l’autre actionnaire de référence, la famille Peugeot.

Une fusion permettrait à PSA de revenir par la grande porte sur le marché américain grâce aux Jeep et aux pickups Dodge RAM de son fiancé. Fiat Chrysler, de son côté, consoliderait ses positions en Europe, où le groupe souffre de n’avoir pas suffisamment renouvelé sa gamme.

« Camarade encombrant »

« Tant le groupe FCA que PSA ont besoin d’une alliance », a commenté mardi le secrétaire général du syndicat Fim-Cisl, Marco Bentivogli, auprès de l’agence italienne AGI, relevant que des contacts avaient déjà été pris par le passé.

Même tonalité prudemment optimiste chez Force ouvrière, premier syndicat chez PSA.

« Je reste méfiant, mais je vois pas mal d’avantages (…) cela permettra à PSA d’avoir une taille plus importante vis-à-vis des gros, comme Toyota ou Volkswagen, et pour Fiat, d’accéder à une technologie qui leur permettra de respecter les futures normes d’émission de CO2″, a réagi Patrick Michel, secrétaire général du comité de groupement PSA pour FO.

« Des premiers éléments transmis par la Direction du Groupe à ce sujet (mercredi) matin », il apparaît « qu’il n’est pas prévu de fermeture de site en France dans le cadre de ce projet », a de son côté indiqué le syndicat CFE-CGC dans un communiqué.

Mais les jeux ne sont pas faits, avec ce « camarade encombrant » qu’est l’Etat français, comme le décrit M. Hewson. Dans ses négociations avec Renault, Fiat Chrysler avait rapidement jeté l’éponge, n’ayant pas pu obtenir un engagement du constructeur français, freiné par l’Etat actionnaire.

Or, l’Etat français est aussi représenté au capital de PSA, via la banque publique d’investissement Bpifrance qui détient environ 12%. Bercy a averti mercredi « suivre avec attention » les discussions engagées, prévenant que Paris se montrera « particulièrement vigilant » sur l’emploi, la gouvernance et l’empreinte industrielle de l’éventuel ensemble.

La réaction à Rome a été plus distante. « Il s’agit d’une opération de marché et je pense qu’il est approprié ne pas faire de déclarations à ce sujet », a déclaré le ministre italien du Développement économique, Stefano Patuanelli.

(Avec AFP)

Trois individus arrêtés pour implication dans des projets djihadistes en Syrie

Trois individus impliqués dans des projets djihadistes en Syrie ont été arrêtés, à Casablanca et à Fnideq, par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).

Le ministère de l'Intérieur précise, dans un communiqué, que deux individus ont été arrêtés à l'aéroport international Mohammed V à Casablanca. Ils s'apprêtaient à rejoindre les organisations terroristes affiliées à Al Qaida en Syrie en vue de prendre part aux combats en cours et tirer profit de l'expertise militaire.

La troisième personne, arrêtée à Fnideq, était chargée d'assurer un soutien financier au projet "djihadiste" de ses deux camarades en Syrie, a ajouté le ministère.

Les investigations ont révélé que les personnes arrêtées à l'aéroport Mohammed V entretenaient des contacts avec l'un des coordonnateurs qui opérait au niveau des frontières turco-syriennes et qui devait faciliter leur infiltration dans le territoire syrien.

Les présumés coupables seront déférés devant la justice une fois bouclée l'enquête en cours sous la supervision du parquet général compétent.

(Avec MAP)

Le Marocain Imad Benmoussa, nouveau Président de Coca-Cola France

Coca-Cola France vient d’en faire l’annonce vendredi 7 février : c’est le Marocain Imad Benmoussa qui va prendre la présidence de la filiale française de l’entreprise américaine le mois prochain.

Diplômé de l’Ecole Supérieure de Gestion de Casablanca après quatre années d’études passées en France et au Maroc, Imad Benmoussa a débuté sa carrière en 1996 au sein du groupe Colgate-Palmolive comme chef de marque.

Il a rejoint en 1999 la filiale marocaine de The Coca-Cola Company en tant que Responsable Marketing, où il a occupé différents postes à responsabilité.

En 2007, il devient Directeur Général en charge de la zone Afrique de l’Ouest et du Maroc. Durant quatre années à ce poste, Imad Benmoussa a développé avec succès les activités de The Coca-Cola Company grâce à un plan d’investissements à long terme et à une stratégie de diversification du portefeuille de marques.

Depuis novembre 2010, Imad exerçait à Dubaï les fonctions de Directeur Général pour la zone Moyen-Orient. Il a restauré la rentabilité des activités de The Coca-Cola Company dans 12 pays et augmenté le volume des ventes.

Il est aujourd’hui nommé Président de Coca-Cola France, en charge de poursuivre la mission de développement des activités et des marques.

Il succède à Véronique Bourez, qui prend la Vice-Présidence Europe et Eurasia de la division McDonald's pour The Coca-Cola Company.

Fort de son expérience de 18 ans dans le secteur des produits de grande consommation et engagé au sein de the Coca-Cola Company depuis 15 ans, Imad Benmoussa mettra son savoir-faire en marketing et en développement au service des activités de l’entreprise en France.


 

La Bourse de Casablanca termine dans le vert

Effondrement de la cour d’un immeuble au centre-ville de Meknès, pas de victimes

L'effondrement qui a entraîné des fissures au niveau des murs de trois appartements et deux locaux à usage de bureau, est du à des travaux d'aménagement au niveau de l'immeuble, précise-t-on.

Les éléments de la protection civile se sont intervenus suite à cet effondrement et ont évacué une personne blessée (agent de sécurité privé) sur l'hôpital Mohammed V de la ville pour recevoir les soins nécessaires, indique la même source, ajoutant que le wali de la région Meknès-Tafilalet Ahmed Moussaoui s'est rendu également sur les lieux.

La construction de cet immeuble relevant des biens Habous, situé à l'intersection des boulevards des FAR et Nihrou, et la rue Melilia, remonte à 1929.

(par la MAP)