Casablanca : Saisie de 2.825 comprimés psychotropes et arrestation d’un trafiquant présumé

Les services de police du district d’Al Fida Mers Sultan à Casablanca ont intercepté, vendredi 1er mars, un individu en flagrant délit de possession et de trafic de psychotropes.

Lors de cette opération, 2.825 comprimés, dont 30 de type « Zepam », ont été saisis, ainsi qu’une moto suspectée d’être utilisée pour le transport de la drogue.

Une perquisition au domicile du mis en cause a révélé la présence de 2.795 comprimés supplémentaires et d’une arme blanche de grande taille.

L’individu a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête judiciaire supervisée par le parquet, afin de démanteler d’éventuelles connexions liées à ce trafic.

Saisie de plus de 53.000 comprimés d’ecstasy à Béni Ansar

Le premier mis en cause a été appréhendé immédiatement après son arrivée à bord d’une navette maritime en provenance d’un pays européen, indique une source sécuritaire, ajoutant que l’opération de perquisition et de fouille de son véhicule a permis la saisie en sa possession de 53.400 comprimés psychotropes de type ecstasy.

Les investigations menées dans le cadre de cette affaire ont permis d’identifier un deuxième suspect pour sa participation présumée à cette activité criminelle, qui a été arrêté à la suite d’une opération sécuritaire menée au niveau du port maritime de Béni Ansar, a-t-on ajouté de même source.

Les comprimés d’ecstasy saisis le 26 février 2025 au port de Béni Ansar.

Les mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent, en vue d’élucider les tenants et aboutissants de cette affaire, d’identifier l’ensemble des individus impliqués et de déterminer les éventuelles ramifications de cette activité criminelle aux niveaux national et international, précise la même source.

Cette opération conjointe s’inscrit dans le cadre des efforts intenses et continus menés par les différents services de sûreté pour lutter contre le trafic international de drogues et de psychotropes, ainsi que toutes les formes de criminalité transfrontalière.

173.000 comprimés psychotropes saisis au port Tanger-Med

Les opérations de contrôle aux frontières ont permis la saisie d’un camion de transport de colis et de marchandises immédiatement après son arrivée à bord d’un ferry, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Le lot saisi se compose de 44.250 comprimés médicaux de type Rivotril, 110.000 comprimés d’Ecstasy et 19.400 comprimés de type Trankimazin, soigneusement emballés dans des appareils ménagers.

Le conducteur du camion, un ressortissant marocain résidant à l’étranger, a été soumis à l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent, en vue d’élucider les tenants et aboutissants de cette affaire et déterminer les liens avec les réseaux de trafic illicite de drogue et les circuits de ce trafic.

Saisie à Tanger de près de 18.000 comprimés psychotropes de type « Rivotril »

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), cette cargaison de substances psychotropes a été saisie lors d’une opération de contrôle menée par les éléments de la Sûreté nationale à bord d’un camion remorque de transport international de marchandises immatriculé au Maroc, immédiatement après son arrivée depuis un port espagnol.

Le document précise aussi que la cargaison a été soigneusement dissimulée à l’intérieur de cavités aménagées de la remorque qui était chargée d’équipements électroniques importés.

Les procédures de perquisition et d’enquête ont également permis l’arrestation du camionneur, un Marocain de 37 ans, qui a été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent afin de déterminer les ramifications locales et internationales de cette activité criminelle, souligne la même source.

Cette opération sécuritaire intervient dans le cadre des efforts intenses déployés par les services de la DGSN et de la DGST pour lutter contre le trafic international des stupéfiants et des psychotropes, ainsi que les différentes formes de criminalité transfrontalière.

Saisie de 12.000 comprimés psychotropes à Casablanca

Cette opération sécuritaire a permis d’intercepter un camion utilitaire de transport de marchandises, juste après son arrivée au niveau de la rocade de Casablanca, en provenance d’une ville du nord du Royaume, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

Les opérations de fouilles ont permis la saisie de 12.000 comprimés de type Rivotril et de dix unités d’ecstasy, outre une dose de cocaïne.

L’opération s’est soldée par l’interpellation du conducteur du camion et de deux individus qui l’accompagnaient. L’un d’entre, faisant l’objet d’un avis de recherche au niveau national pour trafic de psychotropes, est soupçonné d’être le principal suspect de la possession et du trafic de cette quantité de psychotropes.

Le mis en cause a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête, menée sous la supervision du parquet compétent, en vue de déterminer les ramifications et d’interpeller les autres complices de cette activité criminelle.

(Avec MAP)

Les psychiatres inquiets par le projet de loi sur l’ordonnance sécurisée pour les psychotropes

Dans un communiqué, l’Association marocaine des psychiatres d’exercice privé déplore, sans toutefois donner plus de précisions, un projet de loi qui « stigmatiserait davantage » les personnes atteintes de maladies psychiatriques. Et d’ajouter : « Non seulement elle [la loi, ndlr] frôlerait le code de déontologie médicale, mais elle porterait aussi atteinte à leur dignité et à leurs droits les plus élémentaires. Nous serons un des rares pays, sinon le seul dans le monde, à avoir des lois discriminatoires envers les malades psychiatriques. »

Plus loin, l’AMPEP dénonce encore une loi « discriminatoire, vexatoire et inutile. Les problèmes réels posés par la prescription des psychotropes (et d’ailleurs pour l’ensemble des médicaments) se situe au niveau des officines de pharmacies qui devraient revoir – pour une grande partie d’entre elles – leur mode de fonctionnement ».
L’association souligne en effet que « les individus qui font un usage addictif ne sont généralement pas ceux qui vont vers les psychiatres, mais utilisent d’autres réseaux, notamment ceux des délivrances frauduleuses de certains anxiolytiques sans ordonnance par les employés de pharmacie, lorsque les pharmaciens ne sont pas présents dans leur officine ».

Les psychiatres privés indiquent également que « généralement, les malades psychiatriques ont des pathologies chroniques (comme le diabète, l’hypertension artérielle, la maladie de Crohn, la dysthyroïdie…) et ont besoin de prescriptions de longue durée, au long cours, seules garantes de leur stabilité. Les obliger à consulter une fois par mois conduira à les obliger à arrêter leur traitement et à rechuter, ce qui alourdira le système d’hospitalisation en psychiatrie, milieu déjà défaillant et submergé ».

De plus, l’AMPEP indique que « si la mise en place d’une ordonnance médicale ordinaire sécurisée doit se faire, elle doit concerner tous les prescripteurs d’ordonnances (généralistes, spécialistes…) et elle sera la bienvenue. Elle ne peut que contribuer à la sécurité de nos malades ». Récemment, les pharmaciens se sont montrés favorables à la mise en place d’une ordonnance sécurisée, le but étant de mettre fin au trafic illicite de ces produits et de protéger les pharmaciens des multiples agressions dont ils sont victimes.

Enfin, l’association estime « [disposer] actuellement de lois suffisantes pour le contrôle des prescriptions médicales. Il existe déjà, comme partout dans le monde, le carnet à souches pour la prescription de certains produits ».
Contactée par Médias24, l’AMPEP nous a dit être actuellement en pourparlers avec le ministère de la Santé, dans l’objectif d’améliorer certains éléments de cette proposition de loi.

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Bientôt une ordonnance sécurisée pour la vente des psychotropes en pharmacie

Ce projet est élaboré par le ministère de la Santé, en collaboration avec le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP), le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) et les associations de psychiatres. La publication de cette circulaire est imminente.

Protéger les pharmaciens contre les agressions

« Depuis un certain nombre d’années, la dispensation des médicaments psychotropes, en l’occurrence les médicaments destinés à certaines maladies liées à la psychiatrie, font l’objet de dérives, en raison de falsifications d’ordonnances, émanant du secteur public ainsi que du secteur privé », nous confie Dr Hamza Guedira, président du CNOP, joint par nos soins.

« Les personnes qui utilisent ces médicaments à des fins non thérapeutiques deviennent dangereuses pour l’ordre public. On a vu plusieurs agressions sur la voie publique, et au sein de nombreuses pharmacies», notamment à Casablanca, Sidi Kacem, Dar Bouazza, Beni Mellal et dans la région de Doukkala.

« Nous avons ainsi demandé au ministère de tutelle d’examiner le problème de près. Nous lui avons fait la proposition, en tant que Conseil national, ainsi qu’à l’Association nationale des psychiatres, et au Conseil de l’ordre des médecins, d’instaurer l’ordonnance nationale sécurisée ».

Pour ce faire, « nous avons réalisé un benchmark des systèmes en vigueur dans différents pays. Nous avons ensuite proposé le système mis en place en Tunisie, où l’ordonnance sécurisée est déjà instaurée depuis quelque temps».

En effet, la délivrance de psychotropes en Tunisie, notamment le Trihexyphénidyle, Clonazépam et Diazépam, se fait sur ordonnance sécurisée, pour faire face à l’usage abusif de ces médicaments, et lutter contre l’émergence de tout trafic illicite. Cette ordonnance comprend le nom de l’établissement hospitalier ou du médecin, l’identité du malade, et la durée du traitement.

Assurer la continuité des traitements pour les vrais malades

Contactée par Médias 24, Dr Souad Moutaouakil, présidente du conseil régional de l’ordre des pharmaciens du sud, nous fait savoir «qu’il s’agit d’une revendication des pharmaciens au ministère de la Santé, qui remonte à environ cinq ans ». Les principaux objectifs de ce document sont les suivants:

– Sécuriser le circuit des psychotropes ;

– Combattre les ordonnance falsifiées ;

– Répondre aux lacunes que nous impose le Dahir 1922, portant règlement sur l’importation, le commerce, la détention et l’usage des substances vénéneuses, qui est très dépassé par rapport à l’exercice actuel ;

– Soulager les pharmaciens dans leur exercice, par rapport au problème d’authentification des ordonnances, auquel nous sommes régulièrement confrontés ;

– Assurer la bonne traçabilité du médicament, depuis le fabricant jusqu’au grossiste puis au malade ;

– Rationaliser l’usage de ces médicaments ;

– Protéger les pharmaciens et les médecins dans leur exercice.

« Il est également important de continuer à dispenser ces médicaments aux vrais malades. La maladie mentale pose un vrai problème dans notre pays. Il faut arrêter de la stigmatiser ainsi que les médicaments destinés aux patients qui en souffrent ».

Un document identifiant et le prescripteur et le patient

Toujours d’après Dr Moutaouakil, « cette ordonnance sera prescrite par un médecin, selon la loi relative à l’exercice de la médecine ainsi que la loi 17-04 portant code du médicament et de la pharmacie. Elle viendra donc soulager les praticiens pour qu’ils puissent continuer à servir les malades en toute sécurité ».

« Elle répondra à certains paramètres, qui permettront d’identifier aussi bien le prescripteur que le malade».

D’après un membre du CNOM, « cette ordonnance ne peut être délivrée que par un médecin spécialiste : un réanimateur ou un psychiatre. Elle devra contenir, entre autres, le nom du malade, la durée du traitement, le nombre de doses, ainsi que les coordonnées du médecin traitant ».

Cette même source nous confie que ce document vient, entre autres, préparer le chemin à l’usage légal du cannabis, qui devrait être en vente libre.

La circulaire bientôt appliquée

Les discussions à ce sujet ont été freinées par la pandémie. « On avait discuté du sujet à plusieurs reprises, mais la mise en place de cette ordonnance a demandé du temps, dans la mesure où lorsqu’on a voulu accélérer les choses, il y a eu l’apparition du Covid-19. L’attention du ministère de la Santé s’est donc tournée vers la gestion de cette pandémie », souligne Dr. Guedira.

Les discussions ont repris récemment. « Aujourd’hui tout le monde est conscient de la gravité de la situation. Certains pharmaciens commencent même à refuser la dispensation de ces médicaments, ce qui n’est pas normal. Les pharmaciens doivent répondre aux besoins des malades qui consomment ces médicaments. Mais d’un autre côté, ils se sentent en danger. Je pense que c’est très sage de la part du ministère de tutelle d’aller vers l’instauration de cette ordonnance sécurisée », ajoute-t-il.

Le président du CNOP, ainsi que l’Ordre des médecins, ont récemment reçu un projet de circulaire élaboré par le  ministère de la Santé pour avis. Dr. Guedira estime que « les choses vont aller très vite », et que la mise en place de cette procédure est prévue pour bientôt.

Fnideq: saisie de 18.000 comprimés de « Rivotril », deux fournisseurs arrêtés

Le premier suspect a été interpellé, mercredi 12 février, près de son domicile sis quartier Sidi Boughaba à Fnideq, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Les perquisitions ont permis la saisie chez cet individu de 7.020 comprimés psychotropes de type « Rivotril », d’un véhicule léger et d’une somme d’argent estimée à 50.000 DH soupçonnée d’être issue des revenus du trafic de ces comprimés psychotropes.

Il a également été procédé à l’interpellation de sa mère qui faisait l’objet d’un avis de recherche au niveau national émis par les services de la police judiciaire de Casablanca, pour son implication dans des actes criminels similaires, ajoute la même source.

Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent pour déterminer les autres éventuelles ramifications de cette activité criminelle, ainsi que l’ensemble des actes criminels qui leur sont reprochés, conclut le communiqué.

Tanger-Med: deux espagnoles arrêtées pour trafic de psychotropes

Cette importante quantité de psychotropes a été saisie chez deux femmes espagnoles de nationalité espagnole qui s’apprêtaient à fouler le sol marocain via le port de Tanger-Med à bord d’une voiture légère immatriculée en Espagne, indique la DGSN dans un communiqué.

Les opérations de fouille ont permis la découverte de la drogue dissimulée dans leurs bagages.

Les deux mises en cause, âgées de 25 et 38 ans, ont été placées en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent. 

L’Arabie saoudite annonce un budget record pour 2014

Le royaume, premier exportateur de brut dans le monde, prévoit un budget à l'équilibre avec des dépenses et des recettes de 855 milliards de riyals (228 milliards de dollars), a précisé la chaîne. Les dépenses publiques devraient augmenter de 4,2% par rapport à 2013. Et l'excédent budgétaire pour l'exercice 2013 a atteint 54,9 milliards de dollars, a précisé la télévision. Les dépenses publiques effectives pour l'exercice 2013 ont atteint 925 milliards de riyals (246,7 milliards de dollars), soit 105 milliards de riyals (28 milliards de dollars) de plus que prévu.

Parallèlement, les revenus effectifs pour 2013, provenant à 90% du pétrole, devraient atteindre 1.131 milliards de riyals (301,6 milliards de dollars), soit une augmentation de 36% par rapport aux projections. Dans le budget 2014, l'éducation, la santé et les services représenteront les plus grosses dépenses. A eux seuls, l'éducation et la formation professionnelle accaparent le quart des dépenses, avec en particulier la construction de centaines de nouveaux établissements et le versement de bourses à 185.000 étudiants envoyés à l'étranger. Le secteur de la santé verra ses dépenses atteindre 108 milliards de riyals (28,8 milliards de dollars), soit 12,6% des dépenses.

Selon la télévision, la dette publique devrait baisser pour n'atteindre que 2,7% du PIB. Le montant de cette dette devrait se situer fin 2013 à environ 75 milliards de riyals (20 milliards de dollars), contre 98 milliards de riyals fin 2012.L'Arabie saoudite produit actuellement autour de 9,7 millions de barils de pétrole par jour alors que sa capacité de production dépasse les 12 mbj. A l'occasion de l'annonce du nouveau budget, la télévision saoudienne a montré le roi Abdallah présidant un Conseil des ministres et demandant aux membres du gouvernement de se mettre « au service des citoyens ».

(Avec AFP) 

La Tunisie espère connaître le nom de son futur Premier ministre

Annoncées pour 09H00 (08H00 GMT) et censées s'achever à midi au plus tard (11H00 GMT), les négociations ont été finalement repoussées à la mi-journée, a indiqué le syndicat UGTT, principal médiateur de la crise, sans fixer de nouvelle heure limite. La classe politique aurait dû, selon le calendrier des négociations, s'accorder samedi sur l'identité d'un Premier ministre indépendant appelé à succéder à l'islamiste Ali Larayedh à la tête d'un cabinet apolitique. Mais les négociateurs ne sont pas parvenus à départager deux candidats: Mohamed Ennaceur, 79 ans, soutenu par l'opposition, et Ahmed Mestiri, 88 ans, soutenu par le parti islamiste Ennahda et ses alliés.

Deux candidats en lice

Les islamistes jugent que M. Mestiri est le plus indépendant des prétendants, tandis que l'opposition le juge trop vieux et trop faible pour assumer la charge. Les négociations en cours visent à sortir la Tunisie de la profonde impasse dans laquelle elle est plongée depuis l'assassinat le 25 juillet du député d'opposition Mohamed Brahmi, attribué à la mouvance jihadiste.

M. Larayedh a accepté de laisser la place à un gouvernement apolitique à condition que l'ensemble du calendrier de ce dialogue national soit respecté. Celui-ci prévoit la mise en place d'une législation et d'un calendrier électoraux ainsi que le lancement de la procédure d'adoption de la Constitution, en cours d'élaboration depuis deux ans. Mais différents dossiers ont d'ores et déjà pris du retard : les membres de la future commission électorale n'ont pas pu être élus samedi comme prévu en raison d'un problème de procédure et le travail sur la législation régissant les élections, censée être adoptée le 9 novembre, n'a pas commencé. La démission formelle d'Ali Larayedh ne doit d'ailleurs pas intervenir avant la mi-novembre.

Dès lors, des journaux tunisiens s'interrogeaient sur les chances de réussite de ces pourparlers qui interviennent dans un contexte sécuritaire tendu en raison de la multiplication de violences jihadistes. « Et si la solution tant attendue n'est pas trouvée aujourd'hui, devra-t-on s'attendre à ce que le dialogue national soit rompu? », s'interroge le quotidien La Presse qui conspue « un dialogue de sourds dans lequel chacun tire la couverture à lui ».

Après trois mois de disputes et moult reports, ces pourparlers ont débuté le 25 octobre mais depuis aucune décision consensuelle concrète n'a été mise en œuvre. Sur le front sécuritaire, la présidence tunisienne a annoncé dimanche le prolongement de huit mois, jusqu'à fin juin 2014, l'état d'urgence en vigueur depuis la révolution de janvier 2011.

Signe de la menace accrue, le chef de l'Etat Moncef Marzouki ne le prorogeait depuis 18 mois que par tranches de un à trois mois. Pour la première fois depuis la révolution qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali, des attaques attribuées aux jihadistes ont ciblé la semaine dernière deux sites touristiques: l'un a été visé par un attentat suicide qui n'a pas fait de victime et l'autre par une tentative déjouée à temps.

Durant le seul mois d'octobre, neuf gendarmes et policiers ont été tués dans des affrontements. L’incertitude politique et la menace jihadiste ont aussi nourri l'anémie de l'économie tunisienne, notamment le secteur stratégique du tourisme qui risque de souffrir encore après les attentats ratés du 30 octobre. Arrivés au pouvoir en octobre 2011, les islamistes ont été considérablement affaiblis par la multiplication des crises politiques, les assassinats de deux opposants, les heurts avec les jihadistes, les faiblesses de l'économie et les polémiques sur leurs tentatives supposées « d'islamiser » la société ou de juguler la liberté d'expression.

(Avec AFP)