L’Agence Bayt Mal Al-Qods distribue des aides alimentaires aux établissements de protection sociale dans la Ville sainte

Bénéficiant à quelque 20 établissements sociaux, dont des orphelinats, des foyers d’accueil, des centres de soins spéciaux et cinq comités des quartiers de l’ancienne Ville, cette opération humanitaire, destinée aux familles maqdessies nécessiteuses, consiste en la distribution de 22 types de denrées alimentaires les plus consommées.

Cette action de solidarité, lancée en présence du directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, Mohamed Salem Cherkaoui, du président de l’Association marocaine d’appui à la reconstruction en Palestine, Mohamed Jamal Bouzidi, de personnalités religieuses et sociales maqdessies ainsi que de représentants d’établissements bénéficiaires, s’inscrit dans le cadre du programme d’aide sociale de l’Agence durant le mois de Ramadan au profit des catégories les plus vulnérables parmi les habitants d’Al Qods.

Ces aides alimentaires interviennent dans le prolongement des actions entreprises par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, sous la supervision directe du Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, depuis plus d’un quart de siècle, en vue d’améliorer la situation socio-économique des Maqdessis et de soutenir leur résilience.

À cet égard, les représentants des établissements bénéficiaires ont exprimé leurs remerciements et leur gratitude au Roi Mohammed VI pour son soutien constant et son appui à la résilience des habitants d’Al-Qods, saluant les efforts du Souverain visant à alléger la souffrance des Maqdessis durant ce mois béni.

Ils ont hautement salué, dans des déclarations à la MAP, les initiatives louables lancées par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif dans divers domaines au service des Maqdessis.

Dans le même sillage, l’agence a lancé, samedi soir, dans le village Nabi Samuel, situé dans la banlieue d’Al-Qods, l’opération « Iftar Ramadan » destinée aux catégories nécessiteuses de Maqdessis à l’occasion du mois sacré de Ramadan.

L’action de l’Agence, bras exécutif du Comité d’Al-Qods, relevant de l’Organisation de la coopération islamique, procède d’une prise de conscience des mutations sociales accélérées que connaît la ville sainte.

Dans une déclaration à la MAP, M. Cherkaoui a souligné que le lancement de ce programme d’aide alimentaire destiné aux familles maqdessies et aux institutions de protection sociale de la Ville Sainte à l’occasion du mois sacré du Ramadan intervient en exécution des hautes directives du Roi Mohammed VI, qui n’a eu de cesse d’accorder une attention particulière aux conditions socio-économiques des maqdessies en vue d’alléger leurs souffrances.

Et d’ajouter que les efforts de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif portent également sur le soutien et le financement de programmes et de projets, notamment dans les domaines sociaux, tels que la santé, l’éducation et l’habitat, contribuant de manière significative à l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens et à la protection du patrimoine religieux et civilisationnel de la Ville sainte.

L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif a inauguré, jeudi dernier, les nouvelles cours du campus de l’université Al-Qods à Beit Hanina, après des travaux d’aménagement et de réhabilitation pour un coût d’environ 395.000 dollars.

Les travaux ont porté sur le réaménagement complet des espaces extérieurs sur une superficie de 1.830 m², plus particulièrement l’accès de l’université et son portail principal, selon un design inspiré de l’architecture marocaine, outre la création d’accès séparés pour les véhicules et les piétons et la construction d’un amphithéâtre à l’entrée du campus.

(Avec MAP)

Sommet du Caire : Nasser Bourita réaffirme le soutien constant du Roi à toutes les initiatives en faveur des droits légitimes du peuple palestinien

Dans une déclaration à la presse en marge de la session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe, consacrée aux derniers développements de la question palestinienne, M. Bourita a affirmé que la vision du Roi concernant la cause palestinienne a toujours été claire et trouve son fondement dans des constantes, d’autant plus qu’elle est placée au même rang que la cause nationale du Royaume et que le Souverain soutient toutes les initiatives à même de garantir les droits légitimes du peuple palestinien.

Ce sommet, qui se tient dans une conjoncture délicate, marquée par les répercussions de l’agression israélienne contre Gaza pendant près d’un an et demi de destructions et de tueries, mais aussi dans la foulée de l’annonce du cessez-le-feu, bien qu’il soit fragile, transgressé et confronté à plusieurs difficultés, a-t-il ajouté.

Il a, en outre, précisé que le sommet du Caire se tient dans un contexte où une série d’idées et d’initiatives sur l’avenir de Gaza sont sur la table, alimentant une certaine confusion quant à la situation dans la région et ouvrant la voie à de nombreuses pressions.

À cet égard, le ministre a souligné que les paramètres de la position marocaine telle que définie par le Roi reposent sur plusieurs points, précisant à cet égard que Gaza, tout comme la Cisjordanie, fait partie du territoire palestinien et qu’il revient donc au peuple palestinien de décider de son avenir.

Le ministre a expliqué que, puisqu’il s’agit de territoires palestiniens, ce sont le peuple palestinien et l’Autorité palestinienne qui doivent avoir l’initiative d’en déterminer l’avenir, soulignant qu’avant d’arriver à la phase de la reconstruction, il est impératif de consolider le cessez-le-feu, de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, de passer aux étapes suivantes dans l’accord de cessez-le-feu et, enfin, de progresser vers une cessation durable des hostilités.

Relevant l’importance des aspects technique et financier de la reconstruction et de la réhabilitation à Gaza, M. Bourita a noté que cette opération doit se déployer dans le cadre d’une vision et d’un accompagnement politiques, assortis d’un engagement de tous les acteurs régionaux et palestiniens pour garantir son succès.

La réussite de la reconstruction est aussi tributaire de la projection d’un horizon politique, de l’arrêt des agressions et des discours de haine, tout en faisant prévaloir la logique de paix, a poursuivi le ministre, affirmant que la combinaison de ces facteurs permettra d’atteindre les résultats escomptés de la reconstruction de Gaza.

Il a d’autre part fait observer que la situation à Gaza ne devrait aucunement détourner l’attention de ce qui se passe en Cisjordanie et à Al-Qods, rappelant la position constante du Roi, Président du Comité Al-Qods, en faveur de la préservation du statut juridique et historique de la Ville sainte en tant que lieu de coexistence et de soutien à la résilience de ses habitants, particulièrement en ces circonstances difficiles.

À cet égard, il a souligné que le communiqué final du sommet extraordinaire met en valeur le rôle du Comité Al-Qods, présidé par  le Roi Mohammed VI, et se félicite de l’action de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif.

Après avoir rappelé l’adoption par le sommet d’un plan de reconstruction et de réhabilitation présenté par l’Égypte, le ministre a affirmé qu’il est désormais nécessaire de passer à l’action, de convaincre les partenaires, de promouvoir ce plan et de mobiliser l’appui nécessaire pour sa mise en œuvre.

M. Bourita a, par ailleurs, signalé que, sur hautes instructions du Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, le Maroc a pris part aux travaux de la session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe.

(Avec MAP)

Ligue arabe : sommet extraordinaire avec la participation du Maroc

Le Roi Mohammed VI est représenté à cette réunion par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

La délégation marocaine comprend également Mohamed Ait Ouali, ambassadeur du Maroc en Égypte et représentant permanent du Royaume auprès de la Ligue des États arabes, et Abdelali Al-Jahed, chef de la division des organisations arabes et islamiques au sein du ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

L’Égypte avait annoncé l’organisation d’un sommet arabe extraordinaire consacré aux derniers développements de la question palestinienne, après concertation avec le Royaume de Bahreïn, qui assure la présidence actuelle du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau du sommet, ainsi qu’avec le Secrétariat général de la Ligue et les États arabes.

Ce sommet, qui se tient à la demande de l’État de Palestine, vise à examiner les derniers développements de la question palestinienne et les moyens de soutenir le peuple palestinien, en plus d’unifier la position arabe sur cette question et d’élaborer un plan d’action pour faire face aux défis actuels.

Les ministres arabes des Affaires étrangères avaient tenu, lundi, une réunion à huis clos en préparation de ce sommet.

Un communiqué du cabinet royal après une déclaration du PJD sur les relations Maroc-Israël

Plutôt que d’utiliser les différents canaux ouverts, le secrétariat général du PJD a choisi de publier une déclaration publique sur la question palestinienne, faisant un amalgame entre la déclaration tripartite de décembre 2020 qui annonçait la reprise des relations entre le Maroc et Israël, et la situation actuelle dans les territoires occupés.

Le communiqué du cabinet royal est venu rappeler que la politique étrangère est du ressort du Roi, ainsi que le prévoit d’ailleurs la Constitution. La question palestinienne est défendue par le Roi d’une manière irréversible. Il est donc inutile et dangereux de faire de la surenchère sur une question qui est celle de tout le Maroc. Et de l’instrumentaliser à des fins politiques.

Voici le communiqué du cabinet royal relayé par l’agence MAP :

« Le secrétariat général du Parti Justice et Développement (PJD) a récemment publié une déclaration contenant des dépassements irresponsables et des approximations dangereuses, concernant les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël, en lien avec les derniers développements dans les territoires palestiniens occupés.

« A cet égard, le Cabinet Royal souligne ce qui suit :

« Premièrement : La position du Maroc envers la question palestinienne est irréversible, et elle constitue l’une des priorités de la politique étrangère de Sa Majesté Le Roi, Amir Al-Mouminine et Président du Comité Al-Qods, Qui la place au même rang de l’intégrité territoriale du Royaume. Il s’agit d’une position de principe constante du Maroc, qui ne saurait être soumise aux surenchères politiciennes et aux campagnes électorales étriquées.

« Deuxièmement : La politique extérieure du Royaume est une prérogative de Sa Majesté Le Roi, que Dieu L’assiste, en vertu de la Constitution, que le Souverain exerce conformément aux constantes nationales et aux intérêts suprêmes de la patrie, et à leur tête la question de l’intégrité territoriale.

« Troisièmement : Les relations internationales du Royaume ne peuvent être l’objet de chantage de la part de quiconque et pour quelque considération que ce soit, particulièrement dans ce contexte mondial complexe. L’instrumentalisation de la politique extérieure du Royaume dans un agenda partisan interne constitue ainsi un précédent dangereux et inacceptable.

« Quatrièmement : La reprise des relations entre le Maroc et Israël a été effectuée dans des circonstances et dans un contexte que tout le monde connait. Elle est encadrée par le communiqué du Cabinet Royal du 10 décembre 2020 et celui publié le même jour à la suite de la communication téléphonique entre Sa Majesté Le Roi et le Président palestinien, ainsi que par la Déclaration Tripartite du 22 décembre 2020, signée devant le Souverain.

« Les forces vives de la nation, les partis politiques, ainsi que certaines personnalités de premier plan, de même que certaines instances associatives militant pour la question palestinienne, avaient alors été informés de cette décision, pour laquelle ils avaient exprimé leur adhésion et leur engagement. »