Le Dr Abdelghani Drhimeur nommé directeur régional de la santé à Rabat-Salé-Kénitra

Le ministère de la Santé a mis fin aux fonctions du Dr Nouria Saidi, ancienne directrice régionale de la Santé à Rabat-Salé-Kénitra.

La décision annonçant sa révocation a été publiée ce 23 octobre. L’information nous a également été confirmée par le ministère.

Selon nos informations, elle sera remplacée par le Dr Abdelghani Drhimeur, qui « possède une solide expérience, notamment en tant qu’ancien chef de division des hôpitaux à la Direction des hôpitaux et des soins ambulatoires, relevant du ministère de la Santé », nous explique-t-on.

« Cette nomination permettra de renforcer la gouvernance sanitaire et d’améliorer l’offre de soins au niveau régional », ajoutent des sources proches du dossier.

Les raisons de cette révocation n’avaient pas été communiquées au moment de la publication de cet article.

La plateforme de réserves de première nécessité de Rabat-Salé-Kénitra entre dans une nouvelle phase

Dans la région Rabat-Salé-Kénitra, les travaux de viabilisation de la future plateforme de réserves de première nécessité entrent dans une nouvelle phase.

Cette seconde étape prévoit un ensemble d’aménagements techniques indispensables à l’opérationnalisation du site : voirie, assainissement, alimentation en eau potable, dispositifs de lutte contre l’incendie, éclairage public ou encore signalisation.

Les interventions s’étendront aussi bien in site qu’hors site et incluent notamment la réalisation de chaussées, de trottoirs, de réseaux d’évacuation des eaux, de tranchées techniques, de galeries pour raccordements, ainsi que la mise en place des infrastructures d’éclairage et de signalisation horizontale et verticale, incluant le traçage des parkings.

Le délai d’exécution de cette tranche est fixé à quatre mois, pour un budget prévisionnel de 82,2 millions de DH.

Ce chantier s’inscrit dans le cadre d’un projet d’envergure lancé par le Roi Mohammed VI, qui avait procédé, le 7 mai 2025, au coup d’envoi des travaux de construction de cette plateforme de réserves de première nécessité.

Ce projet stratégique vise à doter chaque région du Royaume d’une infrastructure de stockage d’urgence pour répondre rapidement aux catastrophes naturelles ou technologiques (inondations, séismes, crues, risques chimiques, industriels ou radiologiques).

La plateforme de Rabat-Salé-Kénitra s’étend sur une superficie de 20 hectares, avec un budget global estimé à 287,5 millions de DH. Elle comprendra notamment quatre entrepôts de 5.000 m² chacun, deux abris pour matériel hors gabarit de 2.500 m², un héliport, des parkings, ainsi que des installations techniques et logistiques.

Pour rappel, la première tranche de travaux, attribuée à la société Jet Contractors pour un montant de 146,9 millions de DH concerne la construction des hangars d’entreposage, du bâtiment administratif, des locaux communs, d’une guérite de sécurité, des bâches à eau, d’un poste transformateur et d’un groupe électrogène.

Ce projet s’inscrit dans un programme national qui prévoit la création de douze plateformes similaires à travers le Royaume, pour un investissement global de 7 milliards de DH, répartis entre les coûts de construction (2 MMDH) et l’acquisition de produits et d’équipements (5 MMDH). L’ensemble du dispositif couvrira un foncier total de 240 hectares, avec 36 entrepôts répartis selon les spécificités démographiques et les niveaux de risques de chaque région.

La SRM-RSK est opérationnelle, Redal conserve la gestion de son périmètre jusqu’en 2028

La mise en service de la SRM Rabat-Salé-Kénitra pour la distribution marque une étape décisive dans la réforme structurelle des services publics de distribution d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide.

Bien que cette société soit devenue pleinement opérationnelle, sa mission, dans le cadre d’un contrat de gestion signé avec le Groupement des collectivités territoriales (GCT) Rabat-Salé-Kénitra pour la distribution, consiste à gérer les trois services publics au sein de l’ensemble du périmètre administratif de la région, à l’exception de celui du contrat de la gestion déléguée de Redal.

La SRM opérationnelle sur toute la région, à l’exception du périmètre de Redal

La mise en service de la SRM Rabat-Salé-Kénitra intervient en application de la loi 83-21 relative à la création de ces sociétés. Initialement prévue pour avril 2025, son opérationnalisation a finalement eu lieu le 1ᵉʳ juin.

Son entrée en fonction s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de moderniser la gouvernance des services publics, à travers une gestion unifiée à l’échelle régionale.

Concrètement, la SRM-RSK assure la gestion du service public sur l’ensemble du périmètre administratif de la région, à l’exception des zones toujours couvertes par Redal. « La SRM est en charge de la gestion du service de distribution sur l’ensemble du périmètre de la région, sauf le périmètre de Redal, où la SRM est en charge de la réalisation des investissements », nous explique-t-on.

Sur le portail de ce gestionnaire délégué historique, il est précisé qu’il est en charge de la gestion déléguée des services de la distribution d’électricité, d’eau potable et d’assainissement liquide au niveau de 23 communes et arrondissements de Rabat, Salé, Témara, Skhirat, Bouznika et Cherrat.

Le périmètre de Redal. Source : Portail de Redal

Redal maintenue jusqu’en 2028, sans négociation de sortie anticipée

D’après nos informations, le contrat de Redal devrait s’achever en 2028. Il restera en vigueur jusqu’à cette date. Si aucune disposition juridique ne fait obstacle à une résiliation anticipée, cette option « n’est pas à l’ordre du jour », nous indique-t-on. Dans la région de Casablanca, le gestionnaire délégué Lydec, dont le contrat devait s’achever en 2027, a été racheté par l’État.

Cette cohabitation soulève des questions sur l’harmonisation du service à l’échelle régionale. À cela, nos sources répondent sans ambiguïté : « Le maintien de Redal sur une partie du territoire ne compromet pas l’unification du service, dans la mesure où la SRM est désormais seule responsable de la planification et de la réalisation des investissements à l’échelle de toute la région ».

En effet, la société régionale s’est récemment vu confier la responsabilité des investissements nécessaires à la continuité et à la modernisation des infrastructures. Lors d’une session extraordinaire du conseil du GCT Rabat-Salé-Kénitra pour la distribution, qui s’est tenue le 22 mai dernier, les membres de ce groupement ont approuvé un projet de protocole d’accord relatif au transfert de la mission de réalisation des investissements liés à la gestion de ces services de distribution de la Société de développement local (SDL) « Rabat région réseaux publics – 3 RP » à la SRM-RSK.

La SRM-RSK seule et unique responsable de la réalisation des investissements dans la région

Le contrat de gestion déléguée pour la gestion des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau potable et d’électricité de Rabat-Salé de Redal a été signé en mai 1998. Il devrait s’achever en 2028. Ce contrat, tel qu’il a été modifié et complété récemment dans le cadre de différentes révisions, confie à Redal la gestion des trois services dans un périmètre qui couvre en partie le ressort territorial actuel du GCT.

Redal a également été chargé, dans un premier temps, de la réalisation d’une partie des investissements pour le compte du GCT, financé par un compte dédié dénommé « Fonds de travaux ».

Pour des raisons d’ordre financier, comptable et fiscal, le GCT a ensuite décidé, dans le cadre d’un avenant au contrat de gestion délégué de Redal, de confier la réalisation des investissements financés par le Fonds de travaux à la SDL « Rabat région réseaux publics – 3RP » à la place de Redal.

À cet effet, une convention de concession a été signée entre le GCT et 3RP pour la prise en charge de la mission de financement et de la réalisation des investissements inhérents au service de distribution.

Par la suite, tenant compte du contrat de gestion de la SRM-RSK qui lui confie notamment la mission de réaliser les investissements nécessaires dans le périmètre de la région Rabat-Salé-Kénitra, et du fait que l’adaptation du service de distribution et des investissements au nouveau mode de gestion et aux objectifs recherchés par la région implique le tranfert de la mission de réalisation d’investissement de 3RP à la SRM-RSK, en attendant la fin du contrat de Redal, le GCT, 3RP et la SRM se sont rapproché vers fin mai dernier afin de conclure un protocole d’accord visant  à arrêter les conditions, modalités et effets de transfert définitif et irrévocable de cette mission d’investissement à la SRM.

De ce fait, la SRM devient l’unique entité habilitée et responsable de l’accomplissement de toutes les obligations d’investissement dans la région.

Plus de 13 MMDH d’investissements prévus en 2025 par les 4 SRM déjà créées

Lors de sa dernière sortie au Parlement, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a rappelé que les 12 sociétés régionales ont mis en place un programme d’investissement s’élevant au total à 253 milliards de DH, dont environ 32% seront réalisés au cours des cinq premières années.

Il a également indiqué qu’entre le 1er octobre et le 15 novembre 2024, les contrats de gestion étaient entrés en vigueur dans quatre régions : Casablanca-Settat, Souss-Massa, l’Oriental et Marrakech-Safi, tandis que le contrat de gestion pour la distribution au niveau de la région Rabat-Salé-Kénitra a été activé le 1er juin 2025.

L’investissement total pour la réalisation du programme de 2025 pour les quatre sociétés régionales déjà créées lors de la première phase de cette réforme dépasse 13 MMDH, avec un investissement de près de 44 MMDH prévu entre 2025 et 2029.

Dotée d’une feuille de route ambitieuse, la SRM-RSK prévoit un programme d’investissements sur quarante ans pour accompagner le développement régional, renforcer la sécurisation de l’approvisionnement en eau et en électricité, améliorer les rendements des réseaux, protéger les ressources naturelles et généraliser l’accès aux services de base.

Des représentations de proximité ont par ailleurs déjà été mises en place pour rapprocher la gestion du citoyen, dans un esprit de transparence et de performance. Toutes les équipes sont mobilisées pour assurer une transition fluide, sans interruption de service, tout en promettant une amélioration continue de l’expérience client, le tout sans augmenter les tarifs actuellement en vigueur.

Régions concernées, tracés et stations : en images, voici ce que l’on sait du projet de RER déjà en cours de réalisation

Le Maroc s’engage dans une transformation majeure de sa mobilité urbaine et interurbaine, avec l’extension de la Ligne à grande vitesse (LGV) jusqu’à Marrakech, mais aussi le lancement de l’ambitieux projet du Réseau express régional (RER).

Ce dernier, en particulier, vise à améliorer la connectivité dans trois régions du Maroc : Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Marrakech-Safi.

Mené en parallèle de la LGV, ce projet de RER a pour objectif de décongestionner les réseaux ferroviaires existants et de répondre à la demande croissante en transports en commun, laquelle est appelée à augmenter davantage durant la période de la Coupe du monde 2030 que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.

Les travaux du RER déjà lancés, en parallèle de la nouvelle LGV

Selon nos informations, les travaux du RER sont déjà en cours et avancent en parallèle avec ceux de l’extension de la LGV. Le projet devrait être opérationnel à l’horizon 2030, affirment nos sources. Les partenaires mobilisés sur ce chantier se sont alors engagés à le finaliser dès 2029.

Jusqu’à présent, seules les régions Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra étaient concernées par le projet. Désormais, la région Marrakech-Safi vient s’ajouter à cette dynamique.

Les deux premières régions sont déjà dotées des services de bus et de tramway. À Casablanca, le busway est opérationnel depuis 2024. Ce service est prévu pour être déployé bientôt à Rabat et à Marrakech. La mise en service du RER viendra ainsi améliorer davantage la mobilité au niveau de ces trois régions, offrir une solution de transport rapide et efficace, faciliter les trajets quotidiens des usagers entre les principales villes, mais aussi libérer la capacité sur les réseaux ferroviaires classiques.

Le futur projet de RER s’étendra sur un linéaire total de 250 km, apprend-on, avec 35 stations concernées à travers les différentes régions ciblées.

En plus de renforcer la mobilité quotidienne des citoyens, les tracés du RER au niveau des trois régions intégreront la desserte de trois stades majeurs, à savoir le nouveau Stade de Casablanca au niveau de Benslimane, le Stade Moulay Abdellah de Rabat et le Grand Stade de Marrakech. C’est donc un atout stratégique en prévision du Mondial 2030 et des autres événements sportifs à venir.

Avec une fréquence minimale de 7 minutes et 30 secondes, ce réseau vise à offrir une solution de transport rapide, efficace et adaptée aux besoins croissants des usagers.

Une seule ligne Rabat-Salé-Kénitra, reliant Kénitra à Skhirat

Dans la région Rabat-Salé-Kénitra, on ne parle que d’une seule ligne de RER, qui s’étend sur 54 km. Elle reliera Kénitra à Skhirat, en passant par des pôles stratégiques tels que Salé, Rabat, Témara et Aïn Atiq, comme le montre le tracé ci-dessous.

Le trajet complet durera environ 1 heure et 10 minutes, avec 12 stations réparties tout le long du parcours. Une fréquence de passage toutes les 15 minutes est envisagée, garantissant une régularité suffisante pour répondre aux besoins des usagers et désengorger les axes routiers saturés de la région.

Dans cette région, l’Office national des chemins de fer (ONCF) prévoit 150.000 passagers par jour à l’horizon 2040. Il table également sur une part de marché de 37% en voyageurs-kilomètre. Le parcours moyen RER représentera sur cet axe plus de deux fois celui des autres transports en commun en site propre.

Trois lignes pour relier 18 stations à Casablanca-Settat

Dans la région Casablanca-Settat, le RER devra relier la ville de Mohammédia à Nouaceur, avec une desserte cadencée vers l’aéroport Mohammed V, une nouvelle liaison ferroviaire vers le Grand Stade Hassan II de Casablanca, et le renforcement des dessertes vers Settat et El Jadida.

Le réseau s’articulera autour de trois lignes, couvrant un linéaire total de 92 kilomètres. Le tracé reliera 18 stations, allant du stade de Benslimane jusqu’à Nouaceur, en passant par des pôles clés tels que Mohammédia Facultés, Mohammédia, Zenata, Sidi Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Mohammadi, Casa-Voyageurs, la nouvelle Médina, Mers Sultan, Oasis, Casablanca Sud, Sidi Maârouf et Bouskoura.

Dans le détail :

Selon le tronçon emprunté, la durée des trajets variera entre 32 minutes et 1 heure 11 minutes, avec une fréquence d’environ 15 minutes, pour un service cadencé et régulier, afin de désengorger l’agglomération casablancaise et ses environs.

Rien qu’à Casablanca, six nouvelles gares de RER seront construites, notamment à Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Hassani et Mers Sultan. Leurs alentours seront aussi aménagés.

Sur le volet trafic, l’ONCF table sur 180.000 passagers par jour à l’horizon 2030 dans cette région. Par ailleurs, ce sont 41 à 53 millions de déplacements prévus par l’Office chaque année. En ce qui concerne la part de marché, l’ONCF table sur 27 à 32% en voyageurs-kilomètre.

À Marrakech-Safi, une seule ligne pour un temps de trajet estimé à 55 minutes

Dans la région Marrakech-Safi, le projet de RER prévoit également une seule ligne de 74 kilomètres, avec un temps de trajet estimé à 55 minutes.

Cette ligne desservira 6 stations : Benguérir, la Ville verte, Sidi Bouathmane, le Grand Stade de Marrakech, Marrakech Palmeraie et Marrakech Guéliz, comme le montre le tracé ci-dessous. Elle viendra ainsi renforcer la desserte ferroviaire entre les principaux pôles urbains de la région.

Les trains circuleront avec une fréquence de 30 minutes, permettant une meilleure régularité des déplacements quotidiens et contribuant à fluidifier la circulation entre les zones périurbaines et le centre de Marrakech.

Implantation de quatre grandes gares entre Casablanca et Marrakech

Un marché de conception architecturale, d’études techniques et de suivi de travaux de construction de quatre gares RER entre Casablanca et Marrakech a déjà été lancé. Il s’agit d’un concours en deux phases. La première a abouti à la présélection de 14 candidats. La seconde phase est pour sa part toujours en cours.

Les gares concernées sont celles de la Ville verte, de Sidi Bouathmane, de Sidi Ghanem et du stade de Marrakech. La gare RER de la Ville verte, dans la ville de Benguérir, sera située non loin de la gare existante de Benguérir et de la nouvelle gare LGV de la Ville verte, sur la route nationale 9.

Situation de la gare RER Ville verte – Source : ONCF

La gare de Sidi Bouathmane sera située dans la ville de Sidi Bouathmane, dans la région de Marrakech-Safi. Elle a pour but de dynamiser le potentiel de la zone industrielle de Sidi Bouathmane.

Situation de la gare RER Sidi Bouathmane. Source : ONCF

La liaison ferroviaire entre Benguérir et Marrakech effectuera ainsi une halte à Sidi Bouathmane et permettra, in fine, de fluidifier le flux de travailleurs de la zone industrielle du même nom, située à 35 kilomètres de Marrakech. Un atout logistique en plus, qui va densifier le réseau ferroviaire régional et donc remédier en partie à la faiblesse de l’offre de transport pour les voyageurs.

La gare de Sidi Ghanem sera, elle, située près de la zone industrielle de Sidi Boughanem, au nord-ouest de Marrakech. Plus exactement, elle sera construite au niveau de l’arrondissement Ménara, le long de la route de Safi (RN7).

Situation de la gare RER Sidi Ghanem. Source : ONCF

Enfin, la gare du Grand Stade de Marrakech se situera près du stade au nord de la ville, le long de la route nationale 9 (RN9) qui mène à Casablanca. Cette gare va servir davantage à desservir les voyageurs à destination du stade et y faciliter ainsi l’accès.

Situation de la gare RER du Grand stade de Marrakech. Source : ONCF

Composition fonctionnelle d’une gare RER

Selon les termes de ce même marché, l’ensemble des gares RER seront dédiées aux services RER ou RER/TNR. Le schéma type des gares RER se présente comme suit :

Les gares RER se positionneront ainsi comme des centres névralgiques du réseau de transport, intégrant les services majeurs, notamment de LGV, et potentiellement des TNR et des trains omnibus.

Elles seront conçues non seulement comme un hub de transport central et d’échange, mais aussi comme un lieu de confort et d’efficacité, répondant aux besoins diversifiés des voyageurs, tout en facilitant l’intermodalité entre les différents services ferroviaires et les autres modes de transport. Elles doivent, par ailleurs, intégrer modernité, respect de l’environnement et fonctionnalité des espaces.

Outre ce marché, un appel d’offres relatif à la réalisation des études de circulation et d’intermodalité au niveau des sites des gares RER a pour sa part été attribué à deux sociétés : CID et Novec.

Premier coup de pioche pour la construction du technopark de Khémisset

La cérémonie de lancement des travaux de ce projet, qui nécessitera une enveloppe budgétaire de 15,2 millions de dirhams, s’est déroulée en présence notamment du gouverneur de la province, Abdellatif Ennahli, du président du conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra, Rachid El Abdi, ainsi que de responsables, d’élus et d’acteurs locaux.

Ce projet, dont la réalisation devrait s’étaler sur près de 10 mois, s’inscrit dans le cadre du programme de développement régional de Rabat-Salé-Kénitra 2022-2027. Il vise à offrir un espace propice aux jeunes entrepreneurs, facilitant l’implantation et le développement de leurs startups, tout en encourageant l’innovation et en promouvant les domaines d’excellence dans le secteur des technologies.

Il ambitionne également de renforcer les résultats de la recherche scientifique et technologique, de favoriser la création d’entreprises et d’emplois, ainsi que de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME).

La réalisation de ce projet intervient conformément à une convention-cadre portant sur la création d’incubateurs technologiques au sein de la région, ainsi qu’à une convention spécifique dédiée à l’implantation d’un incubateur technologique dans la province de Khémisset.

Dans une déclaration à la presse, la directrice de l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) de Rabat-Salé-Kénitra, Lamia Benabdillah, a indiqué que le futur technopark de Khémisset ambitionne de soutenir les jeunes entrepreneurs et de les accompagner dans leur parcours et leurs activités.

Ce projet ambitieux permettra d’accueillir 58 start-ups, a-t-elle fait savoir, ajoutant que cette nouvelle plateforme aura un impact positif sur la province de Khémisset à travers l’accompagnement des jeunes de la région dans les domaines des technologies et des innovations, tels que l’agriculture et l’informatique.

Prévu sur une superficie totale de 2.027 m², le technopark de Khémisset comprendra 34 bureaux destinés aux start-ups, trois espaces de coworking, une salle de réunion, ainsi que deux espaces de services de proximité.

https://medias24.com/2025/05/12/rabat-sale-kenitra-la-construction-de-4-technoparks-dans-le-pipe/

Rabat-Salé-Kénitra : la construction de 4 technoparks dans le pipe

Le premier site concerné est situé à Salé, sur une partie du terrain de l’Institut de technologie hôtelière et touristique. Il s’agit du plus vaste terrain parmi les quatre, avec une superficie estimée à 7.000 m².

À Sidi Slimane, le Technopark sera implanté dans le quartier Al Fath. Le terrain prévu pour accueillir cette structure s’étend sur environ 2.000 m².

Le troisième Technopark sera aménagé à proximité du pachalik de Sidi Kacem sur une superficie de 1.500 m2.

Enfin, à Témara, le site sera situé sur l’avenue Moulay Idriss, sur un terrain de près de 1.920 m².

Le délai d’exécution des prestations est de 28 jours.

https://medias24.com/2025/04/14/rabat-sale-kenitra-lancement-des-premieres-etudes-techniques-des-futurs-technoparks/

Rabat-Salé-Kénitra : lancement des premières études techniques des futurs technoparks

Les projets de construction de nouveaux technoparks dans la région Rabat-Salé-Kénitra entrent dans une nouvelle phase. Des études topographiques et géotechniques sont en cours sur plusieurs sites identifiés à Salé, Témara, Sidi Slimane et Sidi Kacem.

Menées par l’Agence régionale d’exécution des projets de la région Rabat-Salé-Kénitra (AREP), ces prestations visent à préparer le terrain à la mise en œuvre concrète de ces infrastructures dédiées à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Quatre terrains ont ainsi été identifiés pour accueillir ces futurs espaces technologiques. À Salé, le technopark sera implanté sur une partie de la parcelle de l’Institut de technologie hôtelière et touristique, sur une superficie d’environ 7.000 m². À Témara, le site retenu se situe sur l’avenue Moulay Idriss et couvre près de 1.920 m².

À Sidi Slimane, le projet est prévu dans le quartier Al Fath, à Sidi Yahya El Gharb, sur un terrain d’environ 2.000 m². Enfin, à Sidi Kacem, il s’agira d’un terrain d’environ 1.500 m², à proximité du pachalik de la ville.

Pour accompagner ces projets, des prestations topographiques sont menées sur l’ensemble des quatre sites, avec un délai d’exécution fixé à 28 jours et un budget global de 96.000 DH.

En parallèle, des investigations géotechniques sont également en cours sur trois des quatre sites, à Sidi Slimane, Sidi Kacem et Témara, afin d’évaluer la qualité des sols avant les travaux de construction. Ces études sont prévues sur une période de 15 jours, pour un montant de 72.000 DH.

Plateforme régionale de réserves de première nécessité de Rabat-Salé-Kénitra : Jet Contractors remporte la tranche 1

C’est la société Jet Contractors qui a été déclarée attributaire de la première tranche de ce marché pour un acte d’engagement de plus de 146,9 millions de dirhams, au lieu d’une première estimation arrêtée à 138,16 MDH.

Cette première tranche comprend les travaux de construction suivants :

Ces travaux seront conduits sous la supervision des architectes de Crayon Concept Architecture et du bureau d’études Diagonal Management.

La construction de la plateforme régionale de réserves de première nécessité de Rabat bientôt lancée

La première tranche du projet comprend la réalisation de plusieurs infrastructures sur un terrain d’environ 11,5 hectares, avec une surface couverte totale avoisinant les 22.500 m². Parmi les principales installations prévues :

Le projet est estimé à 138,6 millions de DH et devra être réalisé dans un délai de six mois. Le bureau d’études techniques Diagonale Management est en charge du suivi du projet, tandis que l’ingénierie est assurée par Crayon Concept Architecture.

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Inclusion financière : une caravane pour digitaliser les paiements des commerçants

Développée en concertation avec les associations de commerçants, cette offre comprend plusieurs services adaptés à leurs besoins. Elle propose un compte bancaire dédié, une solution de crédit avantageuse pour financer leurs activités, ainsi que l’acquisition de terminaux de paiement électronique (TPE) afin de faciliter les transactions numériques.

En plus de ces services bancaires, une offre Barid Cash est également mise en place, permettant aux commerçants de bénéficier de services financiers plus accessibles et adaptés à leur réalité. L’objectif est de démocratiser les paiements digitaux et d’aider ces professionnels à moderniser leurs méthodes de transaction.

Pour assurer la diffusion de cette initiative, une caravane va parcourir plusieurs régions du Maroc afin de sensibiliser les commerçants aux bénéfices de l’inclusion financière et de la numérisation des paiements. Un projet pilote a été lancé dans la région Rabat-Salé-Kénitra. La généralisation à l’ensemble des régions du pays est prévue d’ici fin 2025.

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a insisté sur la nécessité de moderniser le commerce via la digitalisation des paiements. Selon lui, cette initiative accompagne les mutations de l’économie nationale et répond aux défis de la transformation numérique, tout en renforçant la compétitivité des commerçants.

Al Amine Nejjar, président du directoire d’Al Barid Bank, a mis en avant l’impact concret de cette offre. Il a expliqué qu’elle a été conçue en concertation avec les représentants des commerçants, afin de répondre directement à leurs attentes et de leur offrir des solutions adaptées pour mieux gérer leurs transactions financières.

Hassan Sakhi, président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Rabat-Salé-Kénitra, a affirmé le soutien de son institution à cette initiative. Il a souligné l’importance d’accompagner les commerçants dans cette transition vers le numérique, en leur offrant des outils qui facilitent leur gestion quotidienne et renforcent leur position face à la concurrence.

De son côté, Sami Romdhane, directeur général de Visa au Maroc, a rappelé que les paiements numériques représentent un levier essentiel pour la croissance des commerçants. Il a cité une étude réalisée par Visa, révélant que deux tiers des petits commerçants préfèrent aujourd’hui les paiements numériques et que ceux qui les ont adoptés ont constaté une augmentation de leur clientèle et de leurs revenus.

Voici les apports du nouveau plan d’aménagement de Rabat

En 2023, un nouveau plan d’aménagement de la ville de Rabat, élaboré par l’Agence urbaine de Rabat-Salé-Kénitra, avait été soumis à une enquête publique d’un mois à compter du 24 août. Inspiré du Nouveau modèle de développement (NMD), ce projet, présenté comme faisant partie d’une nouvelle génération de planification urbaine, n’avait pas été adopté par le conseil communal de Rabat en raison d’un blocage politique survenu l’année précédente et qui n’avait été résolu qu’avec la démission de l’ancienne maire de la capitale, Asmaa Rhlalou (RNI).

Après l’expiration du délai de 12 mois suivant la date de clôture de l’enquête publique, le projet de plan d’aménagement était devenu caduc puisqu’il n’avait pas été homologué et publié dans le Bulletin officiel, tel que précisé dans l’article 27 de la loi 12-90 relative à l’urbanisme.

Le 28 novembre 2024, une nouvelle version du plan d’aménagement de Rabat a été soumise à une enquête publique. Elle a ensuite été approuvée par le conseil communal de Rabat lors d’une session extraordinaire le 12 décembre dernier.

Cette nouvelle version du plan d’aménagement, bien qu’apportant quelques modifications et de nouvelles approches, reste globalement similaire à la précédente en termes d’objectifs et de zonage.

Au regard de l’enjeu majeur que représente l’organisation de la Coupe du monde 2030 et compte tenu du rôle important de ce document dans le développement urbain de la capitale, il est à espérer que son approbation ne rencontrera pas d’obstacles significatifs pour son homologation.

Le diagnostic mené pour ce plan d’aménagement a révélé une série de problématiques, notamment un déclin démographique important à Rabat.

La population de la ville est passée de 627.932 habitants en 2004 à 577. 827 en 2014, puis à 515.619 en 2024. Au-delà du taux de natalité, ce déclin s’explique aussi par un déficit migratoire particulièrement marqué chez la population active, ce qui accélère le vieillissement dans la capitale.

Selon ce diagnostic, cette diminution est liée essentiellement à la cherté de l’offre immobilière qui ne permet pas l’installation de nouveaux ménages. Ces derniers privilégient les villes environnantes (Salé, Témara, Tamesna…), plus accessibles et moins chères.

Les similitudes avec l’ancien document

Le nouveau plan d’aménagement a adopté les mêmes objectifs que son prédécesseur, dont voici les principaux :

Le nouveau document d’urbanisme propose les mêmes grands classements, avec les mêmes grandes subdivisions, à savoir :

Davantage d’opportunités hôtelières

À l’exception de l’arrondissement de Souissi, le nouveau plan d’aménagement prévoit des mesures incitatives pour les projets hôteliers sur l’ensemble du territoire urbanisable.

Toutefois, les règles de construction (occupation du sol, utilisation du sol, hauteur, etc.) sont soumises à l’approbation d’une commission présidée par le wali de la région. Afin d’atteindre cet objectif, il a été décidé de créer une nouvelle zone hôtelière verte, constituée d’espaces naturels. Cette mesure devrait permettre de développer une offre hôtelière innovante à la veille de la Coupe du monde 2030.

Une nouvelle zone a également été délimitée pour accueillir de grands équipements publics structurants et des établissements hôteliers, essentiels au bon fonctionnement de la métropole. L’implantation des équipements au sein de cette zone est soumise à l’avis conforme d’une commission présidée par le wali.

Dans le quartier de Souissi, une nouvelle zone a été délimitée pour accueillir des projets de villégiature. L’occupation du sol sur cette zone ne pourra excéder 20% dans des surfaces minimales d’au moins 10.000 m².

Requalification du quartier de l’Océan

Une autre nouveauté majeure de ce plan d’urbanisme est la requalification du quartier historique de l’Océan réputé pour sa vue panoramique sur l’Atlantique, afin de le mettre en valeur et de lever toutes les contraintes entravant son attractivité. Le nouveau plan d’aménagement prévoit principalement :

  1. La reconversion de sa corniche en fixant la règle de la superficie minimale de 700 m² où les projets à valeur économique sont fortement encouragés ;
  2. La reconversion de friches urbaines existantes en équipements, parkings, hôtels, restaurants et commerces ;
  3. La restauration et la conservation des bâtiments habités portant l’indice CO présentant une valeur patrimoniale avérée ;
  4. La réhabilitation et mise en valeur de 4 bâtiments à forte valeur patrimoniale actuellement désaffectés et délabrés.

Rénovation urbaine des quartiers Akkari, Farah, Bouregreg , Rachad, Inbiaât et Al Maouada

L’ancien plan d’aménagement prévoyait une zone d’intervention prioritaire dans les quartiers de Farah, Bouregreg et Rachad. Cette zone a été étendue pour inclure les quartiers d’Inbiaât et d’Al Maouada, tous situés dans l’arrondissement de Youssoufia. Ces quartiers sont caractérisés par une forte densité d’habitat illégal ou précaire, des conditions de vie insalubres et un risque élevé de glissements de terrain en raison de la topographie escarpée et de la nature instable du sol.

Dans le quartier Akkari, une zone de rénovation urbaine a été placée sous surveillance foncière en attendant l’élaboration d’un plan détaillé et d’un cahier des charges précisant les règles d’urbanisme, les aménagements paysagers et les normes architecturales. Toutefois, la réfection et/ou la restauration des constructions existantes et des équipements publics sont autorisées dans cette zone, sous réserve d’un avis favorable de la commission présidée par le wali de la région et à condition de ne pas compromettre la réalisation du projet de rénovation urbaine.

Optimisation de l’étalement urbain dans les nouvelles zones ouvertes à l’urbanisation

Ce nouveau document d’urbanisme fait suite à un plan d’aménagement sectoriel de Akrach (Phase I) qui prévoyait d’ouvrir à l’urbanisation une zone d’environ 420 hectares. Désormais, aucune autorisation de construire ou de lotir ne sera délivrée dans le secteur d’Akrach sans le raccordement préalable aux voiries et divers réseaux.

En attendant l’élaboration d’une étude d’aménagement opérationnelle intégrée, une seconde zone, celle de Boustane (arrondissement Hay Ryad), pourrait être ouverte à l’urbanisation. Cette zone à vocation mixte devrait, en complément du plateau d’Akrach, contribuer à alléger le marché foncier de la capitale qui est actuellement sursaturé.

Ce document prévoit également, dans cette seconde zone, un secteur spécifique donnant sur la rocade n°3. Étant donné sa situation géographique privilégiée, son urbanisation sera soumise à l’avis d’une commission présidée par le wali, qui déterminera sa vocation principale et les règles de construction applicables.

L’étude d’aptitude à l’urbanisation (EAU), menée afin d’évaluer la vulnérabilité du territoire face aux différents risques naturels (inondations, érosion côtière, glissements de terrain, séismes), a montré un degré de risque modéré à fort dans ces deux zones. Cette étude a révélé que le phénomène d’amplification des ondes sismiques rend ces deux zones particulièrement vulnérables au risque sismique. Par conséquent, la hauteur maximale de construction sécurisée a été fixée à R+6, sous réserve d’études spécifiques.

Transfert des services du CHU Ibn Sina : les nouvelles affectations détaillées

Cette opération vise à garantir la continuité des soins tout en permettant la mise en œuvre du projet ambitieux de modernisation du CHU.

Voici une répartition précise des services et spécialités, ainsi que leurs nouveaux lieux d’affectation :

– Neurochirurgie

– Hématologie
– Médecine nucléaire

– Dermatologie
– Médecine interne

– Hémodialyse chronique

– Urgences
– Réanimation

– Urgences médicales
– Urgences chirurgicales
– Réanimation chirurgicale
– Réanimation médicale
– Maladies pulmonaires
– Cardiologie
– Chirurgie cardiaque et vasculaire
– Néphrologie
– Endocrinologie et diabétologie
– Urologie
– Chirurgie générale
– Orthopédie et traumatologie
– Imagerie médicale

– Chirurgie générale
– Chirurgie thoracique
– Chirurgie vasculaire
– Explorations fonctionnelles du système digestif
– Imagerie médicale
– Réanimation
– Urgences

– Maladies du système digestif

– Réanimation
– Chirurgie générale
– Orthopédie et traumatologie
– Chirurgie plastique et reconstructive

La redistribution temporaire des services a été pensée pour minimiser l’impact sur les usagers et maintenir un haut niveau d’efficacité dans la prise en charge.

Cette réorganisation témoigne de l’engagement des autorités sanitaires à fournir des soins de qualité et à moderniser les équipements hospitaliers pour répondre aux besoins croissants de la population, indique un communiqué officiel.

Pour faciliter cette transition et répondre aux questions des citoyens, une unité dédiée à l’information est opérationnelle 24 h/24, 7/7. Les citoyens peuvent contacter ce service au 141.