TGCC finalise l’acquisition de STAM

La société TGCC (Travaux Généraux de Construction de Casablanca), conformément au contrat de cession et d’acquisition conclu le 18 février 2025, a procédé à l’acquisition de 60% du capital social et des droits de vote de la société de travaux agricoles marocains (STAM).

« L’acquisition a été réalisée le 30 mai 2025 à l’issue de la levée de l’ensemble des conditions suspensives auxquelles elle était soumise (notamment l’obtention de l’autorisation du Conseil de la concurrence) », indique TGCC dans un communiqué, faisant savoir que le reste du capital demeure détenu par la famille Baudrand.

Cette opération a été réalisée pour un prix global d’environ 2,5 milliards de DH, précise la même source, ajoutant que Louis Raymond Baudrand continuera d’assumer les fonctions de président-directeur général et que le management de STAM demeurera inchangé.

A l’issue de la réalisation de l’opération, le conseil d’administration de STAM a été recomposé comme suit :

– Louis Raymond Baudrand (président directeur général),

– Mohammed Bouzoubâa (administrateur),

– Mustapha Raji (administrateur),

– Reda Senoussi (administrateur),

– Hatim Ben Ahmed (administrateur).

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Akdital finalise l’acquisition de deux cliniques à Laâyoune

Le groupe Akdital a annoncé la finalisation de l’acquisition de la Polyclinique internationale de Laâyoune et d’Al Hikma Medical Center, à la suite de l’accord du Conseil de la concurrence.

Cette étape marque l’aboutissement d’un processus stratégique visant à renforcer l’offre de soins dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, 11ᵉ région du Royaume couverte par le groupe à ce stade, indique un communiqué d’Akdital.

Le closing de la transaction a été réalisé avec succès, officialisant ainsi le passage de ces deux établissements dans le giron du groupe, poursuit la même source.

Al Hikma Medical Center, établissement de santé multidisciplinaire d’une capacité de 76 lits, est désormais pleinement opérationnel sous la gestion d’Akdital. Il assure une prise en charge complète des patients grâce à une offre diversifiée multidisciplinaire incluant des consultations médicales, des analyses, des examens radiologiques et tout type d’intervention chirurgicale, souligne le communiqué.

Parallèlement, la Polyclinique internationale de Laâyoune, qui dispose d’une capacité de 240 lits, fait actuellement l’objet d’une préparation active pour sa mise en service prévue le 2 mai 2025. Cet hôpital proposera une large gamme de services couvrant plusieurs spécialités majeures, notamment la cardiologie, l’oncologie (médicale et radiothérapie), la neurochirurgie, la pédiatrie, la chirurgie orthopédique, la gynécologie-obstétrique, la médecine du sport, la médecine interne…

Red Med Corporate conseille GrowthGate Capital dans la cession de sa participation dans Retail Holding

À la suite de cette transaction, un consortium composé de International Finance Corporation (IFC), Fipar-Holding et CDG Invest Growth a acquis 21,5% du capital de Retail Holding, aux côtés de ses actionnaires historiques, Best Financière et Sanam Group.

« Cette transaction stratégique reflète notre engagement constant envers les entreprises de notre portefeuille d’investissement et le développement de la région. Nous avons eu l’honneur d’accompagner avec rigueur le management exceptionnel de Retail Holding, contribuant ainsi à son succès. Nous tenons également à exprimer notre gratitude à notre conseiller financier, Red Med Corporate Finance, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette opération », a déclaré Karim Souaid, Managing Partner de GrowthGate Capital, cité dans un communiqué.

« Cette transaction confirme notre rôle de conseiller stratégique dans des opérations d’envergure qui favorisent la croissance des leaders régionaux », a souligné Abdeslam Ababou, président fondateur de Red Med Capital.

« Nous sommes fiers d’avoir accompagné GrowthGate Capital dans cette opération stratégique. Cela témoigne de notre expertise dans la structuration de transactions M&A complexes et de notre capacité à collaborer avec des partenaires institutionnels de premier plan pour soutenir des investissements à fort impact sur l’économie marocaine et africaine », a ajouté Amine Alami, Partner & directeur M&A de Red Med Corporate Finance.

Avec plus de 12 milliards de dollars de transactions intermédiées, Red Med Corporate Finance s’impose comme un « acteur de référence en matière de fusions-acquisitions, de levées de fonds et de transactions stratégiques au Maroc et en Afrique », conclut le communiqué.

Ciments du Maroc prend le contrôle d’Asment de Témara et de Grabemaro

L’annonce a été officialisée dans un communiqué diffusé ce vendredi 13 septembre. Filiale du groupe Heidelberg Materials, Ciments du Maroc « annonce aujourd’hui la signature d’un accord stratégique pour l’acquisition de 62,62% du capital d’Asment de Témara, producteur de ciment et béton prêt à l’emploi, et de 99,99% du capital de Grabemaro, producteur de granulats, actuellement détenues par Votorantim Cimentos », affirme la même source.

« Cette opération permettra à Ciments du Maroc de renforcer sa position en tant qu’acteur majeur dans les domaines du ciment et du béton prêt à l’emploi sur le marché marocain. En prenant le contrôle d’Asment de Témara et de Grabemaro, Ciments du Maroc étendra son dispositif en incluant une cimenterie d’une capacité de 1,4 million de tonnes, huit centrales à béton d’une capacité de production de 510 m3/h et deux sites de granulats d’une capacité de production annuelle de 1,6 million de tonnes », explique Ciments du Maroc.

« De plus, cette opération permettra à Ciments du Maroc d’acquérir une participation dans la Société marocaine de broyage et de recyclage de matière, S.A (détenue à 48,99% par Asment de Témara) », ajoute la même source. La Société marocaine de broyage et de recyclage de matière dispose d’une plateforme de combustibles de substitution qui propose une solution innovante de pré-traitement et de valorisation de déchets industriels locaux, contribuant ainsi à réduire l’impact environnemental et à optimiser les coûts énergétiques de production.

« Cette acquisition s’inscrit dans le cadre de notre vision stratégique à moyen et long terme, qui vise à renforcer notre position sur le marché marocain des matériaux de construction et des solutions durables et à acquérir par la même occasion de nouvelles expertises », a déclaré Mohamed Chaïbi, président du conseil d’administration de Ciments du Maroc, cité dans le communiqué.

« En intégrant Asment de Témara, nous élargissons notre couverture nationale de ciments en renforçant notre ancrage sur une région stratégiquement importante tout en étendant notre dispositif BPE et Granulats. Cela nous permettra d’accompagner efficacement la dynamique que connaît la région de Rabat-Salé-Kénitra », affirme pour sa part Severin Weig, directeur général de Ciments du Maroc.

La réalisation de cette opération reste soumise à l’autorisation du Conseil de la concurrence et à certaines conditions suspensives convenues contractuellement entre les parties.

Heidelberg Materials est l’un des plus grands fabricants intégrés de matériaux de construction et de solutions au monde, avec des positions de leader sur le marché du ciment, des agrégats et du béton prêt à l’emploi. L’opérateur allemand est présent dans plus de 50 pays, avec environ 51.000 employés répartis dans près de 3.000 sites. Au cœur de ses actions se trouve la responsabilité envers l’environnement.

Ciments du Maroc, filiale du groupe Heidelberg Materials, est un acteur majeur du ciment au Maroc, le premier opérateur dans le béton prêt à l’emploi et présent dans le marché des granulats.

Le dispositif industriel est constitué de :

Azur Innovation Fund et CDG Invest montent dans le capital de LNKO

Le Conseil de la concurrence a reçu une notification d’une opération de concentration économique consistant en une prise du contrôle conjoint par Azur Innovation Fund et CDG Invest de la société LNKO, à travers l’acquisition respectivement de 16,63% et 3,42% additionnels de son capital et de ses droits de vote associés.

L’opération entraîne le passage du contrôle conjoint de LNKO par CDG Invest et LNKO USA, à un contrôle conjoint de LNKO SARL exercé par CDG Invest, LNKO USA et Azur Innovation Fund.

Sound Energy conclut un accord de financement relais

L’accord de crédit a été conclu avec un HNWI (high-net-worth individual, un particulier ayant un patrimoine important à investir) opérant sous le nom de 2i Partners.

Ce crédit-relais à court terme d’un montant pouvant aller jusqu’à 1,5 million de livres sterling est mis à la disposition de Sound Energy pour trois mois à compter du 1er septembre 2024.

Cela donnera à l’entreprise accès à un fonds de roulement supplémentaire avant la réception des fonds associés à la vente de Sound Energy Maroc Est (« SEME ») à Managem SA, dont les modalités ont été annoncées le 14 juin 2024.

Tout montant tiré au titre de la facilité se fera à un taux d’intérêt de 15% par trimestre et sera remboursé dans les trois mois à compter de la date de tirage ou dans les 3 jours suivant la réalisation de la vente de SEME.

La Société paiera au prêteur des frais de 50.000 livres dans le cas où aucun tirage n’est effectué avant l’expiration de la période de disponibilité des fonds.

La facilité offre à la Société la sécurité d’accéder au fonds de roulement, si cela s’avérait nécessaire, avant la clôture de la transaction avec Managem, qui reste sur la bonne voie dans les mois à venir.

https://medias24.com/2024/06/14/managem-rachete-de-la-societe-sound-energy-morocco-east/

Pourquoi Bank Al-Maghrib rachète-t-elle des bons du Trésor auprès des banques ?

La Banque centrale vient d’activer en ce début 2023 un nouvel instrument de politique monétaire assez inattendu : l’injection structurelle de liquidités dans le système bancaire à travers des opérations de rachats de bons du Trésor.

Depuis le début de l’année, deux opérations de ce genre ont été réalisées pour un encours global de 16,3 milliards de dirhams. Une somme injectée directement dans les bilans des banques. Une autre opération est prévue le lundi 23 janvier prochain.

En plus de son caractère inédit, cette politique dite d’« Open Market » crée à première vue de la confusion au sein du marché et envoie un signal contradictoire aux acteurs économiques.

Car elle intervient à un moment où la politique monétaire conduite par Bank Al-Maghrib depuis septembre 2022 vise à juguler l’inflation. L’instrument utilisé jusque-là était le taux directeur, relevé entre septembre et décembre 2022 de 100 points de base.

Du « Quantitative Easing » en pleine période inflationniste ?

La suite logique de cette politique anti-inflation est de ponctionner les liquidités du marché. Or, en injectant de l’argent dans le système bancaire, c’est l’effet contraire qui risque de se produire. C’est, nous dit une source du marché, comme faire du « Quantitative Easing » (qui visait à booster de la croissance dans un contexte d’inflation basse) à l’européenne ou à l’américaine, mais avec plusieurs années de retard. Et dans un contexte complètement différent.

Médias24 a adressé des questions autour de cette politique d’ »Open Market » à Bank Al-Maghrib pour obtenir des explications sur les objectifs de ces injections massives de liquidités. Mais nous n’avons pas reçu de réponse de la part de ses services. Une conférence de presse sera toutefois organisée ce jeudi 19 janvier par la Banque centrale pour éclairer l’opinion publique sur le sujet.

Des experts et acteurs du marché sondés par nos soins ont tenté de nous donner des pistes de réponse, en attendant la version officielle de Bank Al-Maghrib.

Selon nos sources, ces opérations, qui visent avant tout à soulager les bilans bancaires d’un certain nombre de bons du Trésor, sont ainsi assimilées à « une injection structurelle de liquidités ».

« Bank Al-Maghrib agit sur le marché monétaire avec plusieurs instruments : les avances à sept jours, les crédits collatéraux, les avances à 24 heures, le swap de change… Ces rachats de bons du Trésor font partie de ces instruments », explique une de nos sources.

Soulager les bilans bancaires, mais sans agir sur les conditions de financement de marché, nous disent nos experts, qui ne considèrent pas cette politique comme du Quantitative Easing (QE).

« Ce n’est pas du QE. Les QE sont des interventions où la Banque centrale se porte acquéreur de bons du Trésor d’une maturité longue, avec comme objectif de maintenir un certain niveau de taux. Or Bank Al-Maghrib achète aujourd’hui des bons à court terme, sans agir sur les taux. Elle accepte les taux du marché et n’a donc pas pour objectif de faciliter les conditions de financement de l’économie, loin de là. »

Voilà qui lève la confusion entre la volonté de réduire l’inflation via la hausse du taux directeur et ces injections de liquidités qui peuvent, dans certains cas, produire une hausse générale des prix. Car plus il y a de liquidité sur le marché, plus la pression sur les prix est forte.

Une réponse à la destruction des dépôts et à la hausse de la circulation du cash

Pour un expert consulté par Médias24, la décision de Bank Al-Maghrib de recourir à ces rachats vient répondre à une donnée structurelle observée sur le marché monétaire depuis quelques mois : le déficit de liquidités des banques.

« Avant, Bank Al-Maghrib pouvait jouer sur le taux de la réserve obligatoire pour faire des injections structurelles de liquidités. Mais ce taux est passé de plus de 16% à 0% aujourd’hui, au moment où les banques présentent chaque semaine au titre des avances à 7 jours des besoins de plus en plus importants, qui ont varié en 2022 entre 40 et 50 milliards, avec un pic en fin d’année de plus de 60 milliards de dirhams. Bank Al-Maghrib sait que ce besoin ne va pas baisser et a donc décidé de faire des rachats de bons du Trésor pour 16,5 milliards en deux semaines – montant qui peut encore monter dans les prochains jours – pour couvrir ce besoin qui s’exprimait dans les séances des adjudications des avances à 7 jours », explique notre source.

Pour notre expert, ces rachats et ces injections de liquidités sont en quelque sorte une alternative à la baisse du taux de la réserve obligatoire.

Mais cela ne va pas résoudre, selon nos experts, le problème de fond lié au manque de liquidité sur le marché, qui souffre de plus en plus de la hausse de la masse de la monnaie fiduciaire qui circule. Phénomène qui s’est amplifié depuis le Covid-19.

« Il y a deux éléments qui agissent sur les liquidités bancaires : la masse de la monnaie fiduciaire en circulation et la position de change. Le Maroc a une balance des paiements à l’équilibre grâce aux transferts des MRE, des IDE… On n’a donc pas de destruction du dirham qui provienne de la conversion des devises. Cependant, on a une destruction des dépôts bancaires qui se traduit par la hausse de la masse de la monnaie fiduciaire, qui s’est accélérée durant le Covid et qui ne cesse depuis de gonfler. C’est cela le vrai problème qu’il faut résoudre », souligne l’une de nos sources.

Dans son dernier rapport sur la politique monétaire publié en décembre, Bank Al-Maghrib évoque ce problème qui explique, selon elle, l’accentuation du besoin en liquidité des banques.

Un déficit estimé à 89,1 milliards de dirhams à fin 2022, à 87,7 milliards à fin 2023 et qui grimpera à 100,5 milliards en 2024, selon les prévisions de la Banque centrale. Un gouffre considérable qui était jusque-là comblé essentiellement par les avances à 7 jours, mais aussi par les opérations de pensions livrées (38,3 milliards en moyenne sur le troisième trimestre 2022), les opérations de prêts garantis accordés dans le cadre des programmes de soutien au financement de la TPME  (24,9 milliards au troisième trimestre 2022) et les swaps de change (193 MDH sur la même période).

Une batterie d’instruments à laquelle viennent désormais s’ajouter les rachats de bons du Trésor ?

Ouahbi : certains condamnés pourront « racheter » leurs peines de prison

Interrogé le lundi 16 janvier à la Chambre des représentants, Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, a dévoilé quelques détails sur le projet de texte instaurant les peines alternatives.

L’avant-projet contient 38 articles et sera contenu dans un texte indépendant du Code pénal et du Code de procédure pénale.

Parmi les mécanismes annoncés, la possibilité pour un condamné de « racheter » une peine privative de liberté, moyennant une somme d’argent qu’il règlera au Trésor public.

« Si une personne est condamnée à une peine de prison inférieure à deux ans, elle pourra, au lieu de purger cette peine, payer son prix à l’Etat. Elle rachète ses jours [de prison] à raison de 100 à 2.000 dirhams par jour », a déclaré Abdellatif Ouahbi.

« Les peines alternatives concernent davantage l’enfant et le mineur en conflit avec la loi », a-t-il expliqué, précisant qu’il sera « interdit d’incarcérer un enfant âgé de moins de 15 ans. A la place, il pourrait effectuer quelques travaux d’intérêt général. Le juge ne pourra ordonner la détention que dans le cas d’infractions graves et sous réserve de motiver cette décision ».

Les enfants en infraction avec la loi seront passibles de 40 à 600 heures de travaux d’intérêt général dans des endroits dédiés, à raison de deux heures de travail contre chaque jour de peine de prison.