Cannes : le pavillon marocain met en lumière de jeunes talents, sous le regard de Rachida Dati

Le pavillon marocain a accueilli, le 18 mai, la ministre française de la Culture, Rachida Dati, venue à la rencontre de jeunes cinéastes marocains participant à l’atelier de coproduction Maroc-France. Cette initiative, née de l’accord de coproduction signé à Cannes le 18 mai 2024 entre le Maroc et la France, est portée par le Centre cinématographique marocain (CCM) et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

L’atelier vise à accompagner une nouvelle génération de réalisateurs marocains dans le développement de longs métrages de fiction et d’animation, en leur offrant l’opportunité d’échanger avec des producteurs français accrédités au festival et au Marché du film.

La visite de Mme Dati s’est déroulée en présence d’Abdelaziz El Bouzdaini, secrétaire général du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication et directeur par intérim du CCM, ainsi que du président du CNC, Gaëtan Bruel. Deux projets lui ont été présentés : un long métrage d’animation en 3D et un autre film mêlant narration classique, intelligence artificielle et animation.

« C’est un plaisir de visiter le pavillon marocain, toujours très fréquenté et ouvert », a déclaré Rachida Dati à la MAP, saluant la mise en œuvre concrète de l’accord bilatéral signé un an plus tôt avec son homologue marocain, Mohamed Mehdi Bensaid.

Elle a souligné le professionnalisme des jeunes porteurs de projets marocains et mis en avant l’expertise croissante du Royaume dans des domaines en plein essor comme le film d’animation, la vidéo ou encore le gaming. « C’est une coopération d’égal à égal dont nous avons beaucoup à gagner », a-t-elle estimé, appelant à envisager la prochaine étape de ce partenariat renforcé.

Pour sa part, Abdelaziz El Bouzdaini a indiqué que cinq projets marocains ont été sélectionnés dans le cadre d’un appel à candidatures lancé avec la partie française. « Des rencontres B2B ont été organisées aujourd’hui en marge du Festival », a-t-il précisé, soulignant que la plupart des projets retenus sont portés par de jeunes réalisateurs à l’aube de leur carrière.

(Avec MAP)

Festival du livre de Paris : le président Macron visite le pavillon du Maroc, invité d’honneur

Le chef de l’État français, qui était accompagné de la ministre de la Culture Rachida Dati, a été accueilli à son arrivée au pavillon marocain par le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, et l’ambassadrice du Royaume à Paris, Samira Sitail.

Après avoir salué les hymnes nationaux de la France et du Maroc, interprétés par la chanteuse marocaine Nabila Maan, Emmanuelle Macron a visité les différentes dépendances du pavillon marocain conçu comme un espace immersif célébrant la richesse et la diversité des écrivains marocains.

À cette occasion, le président français a eu des échanges avec des éditeurs et des auteurs marocains.

Dans une déclaration à la presse au terme de cette visite, le chef de l’État français s’est dit « fier » et « heureux » d’accueillir le Maroc en tant qu’invité d’honneur.

Il s’est félicité d’une relation franco-marocaine « sensible, profonde et amoureuse », exprimant ses remerciements au Roi Mohammed VI. « Nous sommes heureux de voir le Maroc invité d’honneur du Festival du livre, et merci à Sa Majesté le Roi qui en a donné l’impulsion ».

Emmanuel Macron a tenu également à remercier le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication et l’ensemble des éditeurs et éditrices présents, ainsi que les auteurs marocains qui « honorent ce dialogue permanent entre nos poètes, nos romanciers et nos intellectuels ».

Nous sommes heureux de voir le Maroc invité d’honneur du Festival du livre, et merci à Sa Majesté le Roi qui en a donné l’impulsion

Sur 330 m², le pavillon Maroc au Festival du livre de Paris propose cinq espaces thématiques : « Espace de l’Histoire maritime », une plongée dans le passé maritime du Maroc, avec cartes anciennes et récits de navigateurs ; « Espace Hiwar », lieu d’échanges entre éditeurs, auteurs et public ; « Espace Dédicaces », rencontres et signatures avec les écrivains marocains ; « Espace Jeunesse », contes et ateliers interactifs pour transmettre le goût de la lecture ; et « Espace Éditeurs et Librairie », vitrine de la diversité éditoriale marocaine.

Festival du Livre de Paris 2025 : Mehdi Bensaid inaugure le pavillon du Maroc, invité d’honneur

L’inauguration du pavillon national s’est déroulée en présence de la ministre française de la Culture, Rachida Dati, et de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, ainsi que d’autres personnalités marocaines et françaises, dont André Azoulay, conseiller du Roi, l’ambassadeur du Maroc en France Samira Sitail, l’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’UNESCO, Samir Addahre, ou encore le président du groupe d’amitié interparlementaire France-Maroc du Sénat, Christian Cambon.

Plusieurs auteurs marocains et français ont également été présents à l’inauguration du pavillon marocain qui accueille une quarantaine de maisons d’édition dans le cadre d’une programmation spéciale « Lettres du Maroc » riche de 46 événements mettant en lumière la diversité de la production littéraire marocaine.

Conçue comme « une véritable immersion dans la diversité de la scène littéraire et artistique » du Maroc, cette programmation dense comprend 28 rencontres sur l’espace conférences, 16 panels sur des thématiques littéraires et sociétales, 10 présentations de livres, 2 performances artistiques (slam et théâtre), ainsi qu’un panel international sur le « Destin atlantique France-Maroc« , en rapport avec la thématique de cette année « la mer ».

Au menu figurent également la projection d’un documentaire sur « Le caftan marocain : un voyage à travers les mains de ses artisans« , des activités jeunesse avec 15 ateliers (tissage créatif, zellige, quizz) et un conte musical (Le voyage de Pois Chiche).

S’y ajoutent trois rencontres rendant hommage à des figures emblématiques de la littérature marocaine : Driss Chraïbi, Edmond Amran El Maleh et Mohamed Khair-Eddine.

La place des femmes dans la littérature sera également mise en avant à travers plusieurs rencontres avec des autrices majeures du Maroc.

(Avec MAP)

Festival du livre de Paris : les détails de la programmation dédiée au Maroc, invité d’honneur

Le Maroc, qui aura un pavillon de 330 m², installé sous la coupole du Grand Palais au cœur de la Ville Lumière, sera représenté par une pléiade d’auteurs et de maisons d’édition qui reflètent la richesse et le dynamisme de la littérature marocaine.

Conçu comme « une invitation au voyage et à la découverte, à l’image du Maroc, carrefour culturel entre tradition et modernité », le pavillon marocain s’inspirera de la mer, symbole du riche patrimoine maritime du pays et de son engagement vers un avenir durable et innovant.

Ses visiteurs auront ainsi l’occasion de rencontrer des écrivains marocains de renom, d’assister à des tables rondes sur les ponts entre la littérature, l’histoire et la société, ainsi que des discussions sur la francophonie et la transmission des traditions orales dans l’écriture contemporaine.

Pour les organisateurs du festival, le paysage éditorial marocain est en pleine effervescence, porté par des maisons d’édition dynamiques qui jouent un rôle essentiel dans la valorisation de la littérature marocaine en publiant des œuvres en arabe, en amazigh, en français et en anglais, tout en contribuant à faire rayonner les voix marocaines à l’international.

Une quarantaine de maisons d’édition seront ainsi représentées au pavillon du Maroc, conçu comme un espace immersif célébrant la richesse et la diversité de ses écrivains.

Des auteurs emblématiques et des nouvelles voix y seront mis en avant, reflétant une identité multiple et une histoire riche, où se croisent différentes influences culturelles et linguistiques. Des hommages seront également rendus à des auteurs qui ont marqué de leur empreinte la littérature et la pensée marocaine, notamment Edmond Amran El Maleh ou Driss Chraibi.

Le pavillon marocain se décline en cinq espaces thématiques, chacun offrant une expérience unique : « l’Espace de l’Histoire maritime« , qui offre une plongée fascinante dans le passé maritime du Maroc, mettant en lumière son héritage atlantique et méditerranéen à travers des documents, des cartes anciennes et des récits de navigateurs.

« L’Espace Hiwar« , qui sera dédié aux rencontres et à l’échange entre éditeurs, auteurs et le public, l’espace « Dédicaces« , « l’Espace Jeunesse » qui est un univers coloré et interactif pensé pour les jeunes lecteurs, avec des contes, des ateliers ludiques et des rencontres avec des auteurs jeunesse, afin de transmettre le goût de la lecture et du récit ; puis un espace « Éditeurs et Librairie » qui se veut un lieu de découverte et d’échange reflétant la diversité et la vitalité de la littérature marocaine, où les visiteurs pourront parcourir une sélection d’ouvrages, rencontrer des éditeurs et acquérir des livres.

La France ouvrira-t-elle un consulat au Sahara marocain ? Voici la réponse de Dati

À l’occasion de la conférence de presse, tenue ce mardi 18 février au siège du ministère de la Culture, la responsable du département de la rue de Valois est revenue sur sa visite officielle dans les provinces du Sud en soulignant que ce voyage constitue « une première historique » pour un ministre français.

Rappelant sa proximité et son lien familial avec le Maroc, Rachida Dati s’est dite très impressionnée par le développement et l’attractivité des villes de Tarfaya, Dakhla et de Laâyoune qu’elle a visitées la veille, avant de nous répondre sur les prochaines étapes du rapprochement franco-marocain après la reconnaissance en juillet dernier de leur marocanité par le président français Emmanuel Macron.

« Cupidon n’a jamais quitté le Maroc » 

« Maintenant que Cupidon est de retour entre le Maroc et la France, peut-on imaginer l’ouverture à court terme d’un consulat français à Dakhla ou à Laâyoune qui en accueillent déjà une trentaine ? » .

Si tout autre responsable politique aurait certainement botté en touche ou refusé d’y répondre, Rachida Dati a, dans un premier temps, affirmé que cette question ne relevait pas de ses attributions avant d’ajouter que, si dans toutes les histoires d’amour il y a toujours des hauts et des bas, le dieu de l’amour Cupidon n’est pas de retour au Maroc, car en réalité, il n’en est jamais parti.

L’implantation croissante d’entreprises françaises dans les provinces du Sud pourrait préparer le terrain à l’ouverture d’un consulat

Après avoir rappelé que la signature récente d’accords pour que les épreuves du baccalauréat et du brevet puissent se dérouler à Dakhla et à Laâyoune est un signe important du rapprochement entre les deux pays, Rachida Dati a affirmé que les choses sont appelées à se développer d’elles-mêmes.

« S’il ne vous a pas échappé que je ne suis pas ministre des Affaires étrangères, l’ouverture d’une antenne s’impose le plus souvent avec le développement de bassins de populations qui génère des besoins consulaires. Pour l’instant, ce n’est pas le cas pour la France mais, à terme, Cupidon devrait faire son œuvre », prédit la ministre qui, en d’autres termes, n’exclut pas cette éventualité ultérieurement en raison des nombreuses futures implantations de sociétés françaises qui brasseront certainement des milliers d’expatriés.

Des cartes françaises pour conforter l’intégrité territoriale du Maroc ?

Sachant que nombre d’observateurs spéculent sur la nature des archives que la France va remettre au Maroc, et que leur publication pourrait conforter sa souveraineté sur le Sahara marocain, nous avons interrogé la ministre sur le contenu de ces documents pour savoir s’il s’agit de cartes géographiques à l’appui de son intégrité territoriale.

Et de confirmer que, quelle que soit l’histoire commune ou la mémoire collective du Maroc et de la France, ces échanges de documents, qui comporteront des cartes géographiques du territoire marocain (avant et pendant le Protectorat), se feront en toute transparence et sans confrontation.

« Une restitution sans aucun enjeu » 

« Les archives que vous évoquez seront bientôt remises au Maroc, car nous n’avons aucune difficulté à le faire et parce qu’il n’y a en réalité aucun sujet ou enjeu de taille qui soit lié à leur restitution », estime Rachida Dati en tenant à préciser que les relations entre les deux pays sont plus qu’apaisées, avec une coopération permanente qui ne souffre d’aucun désaccord profond sur le passé commun.

Actualité oblige, la ministre laisse certainement entendre que ce n’est pas le cas avec le voisin de l’Est qui ne cesse d’exiger que la France lui restitue des documents, des objets ou des ossements humains nécessaires au narratif révolutionnaire que s’est construit le régime algérien pour cultiver sa rente mémorielle.

Nouveaux accords pour renforcer la coopération culturelle entre la France et le Maroc

La ministre française de la Culture a tenu une conférence de presse ce mardi 18 février, marquant la fin de sa visite au Maroc. Accompagnée de Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Rachida Dati a souligné les avancées concrètes dans la coopération culturelle entre la France et le Maroc. Cette visite a permis de mettre en lumière plusieurs initiatives et projets destinés à renforcer les liens entre les deux pays dans des secteurs clés de la culture.

Rachida Dati a rappelé les accords majeurs signés lors de la visite d’État du président Emmanuel Macron, notamment une feuille de route pour les priorités culturelles et un accord de coopération dans le domaine du gaming. Elle a détaillé les principales initiatives qui découlent de cette feuille de route, en particulier dans les secteurs des industries culturelles, du patrimoine, des bibliothèques, du livre et de l’intelligence artificielle.

 

Industries culturelles et cinéma

Dans le domaine des industries culturelles, plusieurs projets ont été annoncés, à commencer par l’inauguration d’une antenne de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma (ISMAC) à Dakhla. Ce projet s’inscrit dans un effort plus large pour former des étudiants marocains et africains aux métiers du cinéma, soutenu par des partenaires comme le Centre national du cinéma (CNC) et la Cinéfabrique.

Un accord important a été signé entre le Centre cinématographique marocain (CCM) et le CNC pour favoriser les échanges professionnels et la coproduction. Une première édition de rencontres de coproduction est d’ores et déjà prévue au Festival de Cannes 2025.

En matière de films restaurés, un partenariat entre la Cinémathèque marocaine et l’Institut français permettra de restaurer et d’organiser des événements autour de films emblématiques, dont La Falaise de Faouzi Bensaïdi, un des 100 films prioritaires à restaurer.

Concernant le jeu vidéo, la ministre a proposé la participation du Maroc au Game CreaLab francophone et a annoncé un projet de collaboration pour la création de la Cité du gaming.

Valorisation du patrimoine et des archives

Rachida Dati a également mis en avant des projets de valorisation du patrimoine historique marocain. Un accord entre le Centre des monuments nationaux et la Direction du patrimoine marocain prévoit la mise en valeur de sites historiques comme les grottes d’Hercule à Tanger, les grottes du Chameau et le site de Lieus. Un jumelage entre le site de Chellah et le château de Chambord est également envisagé.

Trois conventions ont été signées dans le domaine de l’archéologie et des archives, dont une collaboration entre l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) du Maroc et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) français. Cela permettra d’intensifier la coopération scientifique et d’organiser des programmes communs sur des sites comme Dakhla et Es-Semara.

Un accord-cadre entre la Cinémathèque marocaine et les Archives de France facilitera la numérisation et la restauration de films historiques. Une autre convention renforcera les infrastructures archivistiques marocaines grâce à l’expertise des Archives de France en matière de législation archivistique et de normes de construction des bâtiments d’archives.

Soutien au secteur du livre

Dans le domaine du livre, un projet ambitieux a été lancé pour renforcer la coopération entre la Bibliothèque nationale de France (BnF) et la Bibliothèque nationale du Maroc (BNRM). Ce partenariat vise à valoriser les fonds documentaires respectifs, favoriser la numérisation des collections et organiser des formations. De plus, le Centre national du Livre a annoncé qu’il prendra en charge 70% des frais de traduction en français pour promouvoir les auteurs marocains de langue arabe en France.

Rachida Dati a également mis l’accent sur l’importance de l’intelligence artificielle pour les industries culturelles et a exprimé le souhait que la France et le Maroc collaborent dans ce domaine. Elle a souligné l’objectif commun de renforcer la coopération culturelle franco-marocaine en Afrique, notamment dans les secteurs du cinéma et de l’édition.

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En visite au Sahara marocain, Rachida Dati annonce plusieurs projets culturels

La ministre a visité la forteresse historique de Casamar à Tarfaya, ainsi que le musée Antoine de Saint-Exupéry, consacré au célèbre écrivain, poète et aviateur français, qui fut chef d’aéroplace de 1927 à 1928. Elle a annoncé la prochaine réalisation d’une collection numérique d’œuvres sur les liens entre Saint-Exupéry et le Sahara, qui sera diffusée dans l’ensemble des 563 musées numériques développés par l’établissement public La Villette (dont six au Maroc).

Rachid Dati s’est ensuite rendue à Laâyoune, où elle a visité la grande médiathèque et rencontré les membres de l’association porteuse du projet de création d’une Alliance Française à Laâyoune. La coordinatrice du projet, Alia Bougzaje, lui a remis un courrier de demande officielle, qui sera transmis à la Fondation Alliance Française.

À Laâyoune, la ministre a également échangé avec de jeunes danseurs de breakdance et assisté à la cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre l’ambassade de France et la Fédération royale marocaine des sports aérobics, fitness, hip-hop et disciplines assimilées (FRMSAFH).

A Dakhla, la ministre a inauguré l’antenne panafricaine de l’Institut supérieur de management et de communication (ISMAC), qui accueillera ses premiers étudiants en 2025. Devant de nombreux professionnels de l’audiovisuel et en présence du nouveau président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), elle a annoncé la volonté du CNC et de plusieurs écoles de cinéma françaises d’accompagner le programme pédagogique de la future antenne de l’ISMAC.

Rachida Dati annonce la création d’une Alliance française à Laâyoune

« Nous souhaitons que cette Alliance devienne un centre de ressources et un lieu phare de la coopération culturelle entre la France et le Maroc », a souligné Mme Dati, à l’issue d’une rencontre dédiée à la présentation du projet de l’alliance.

Mme Dati, qui a été accompagnée du ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, en présence de l’ambassadeur français au Maroc, Christophe Lecourtier, et des gouverneurs des provinces de Tarfaya et de Boujdour, ainsi que d’élus et d’acteurs associatifs et culturels, a également noté que cette Alliance française, qui profitera aux enfants, étudiants, enseignants et formateurs au niveau de la région, se veut une ouverture sur les différentes activités culturelles, notamment l’apprentissage de la langue, les échanges d’artistes et les parcours éducatifs.

« Nous allons aussi encourager une offre culturelle française et des cours de langue de qualité, en soutenant l’ouverture de cette Alliance française à Laâyoune », a-t-elle enchainé, faisant observer qu’il s’agit d’un projet particulièrement « ambitieux et symbolique ».

Mme Dati a indiqué que ce genre de projets culturels s’inscrit dans le cadre d’une coopération concrète de la France avec le Maroc et dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris dans le domaine de la culture par le président français Emmanuel Macron, à l’occasion de sa visite d’État au Maroc à l’invitation du Roi Mohammed VI, effectuée en octobre 2024.

« Notre coopération culturelle dans cette région reflète un engagement fort de la France », a-t-elle assuré, ajoutant que des accords de coopération dans les domaines des médias, du patrimoine, du cinéma, et des industries culturelles et créatives, entre autres, vont être concrétisés au bénéfice direct des populations.

Par ailleurs, elle s’est dite très impressionnée par les efforts déployés par le Maroc en faveur du développement économique et social de cette région, ainsi que de la qualité des infrastructures dans la région de Laâyoune-Sakia Al Hamra, qui traduit l’ambition et la vision éclairée du Roi pour le développement des provinces du Sud.

En outre, elle a rappelé que la France a organisé un sommet international sur l’intelligence artificielle qui a connu un grand succès, se disant très impressionnée de rencontrer, lors de cet évènement, des jeunes entrepreneurs marocains dans ce domaine.

« Ces talents marocains représentent un atout pour la France et nous souhaitons qu’il y ait davantage d’échanges, notamment à travers l’octroi des visas pour les jeunes artistes afin de promouvoir la diversité culturelle et renforcer les échanges artistiques », a-t-elle poursuivi.

Dans ce cadre, elle s’est dite fière de la forte communauté estudiantine marocaine en France, notant qu’elle constitue une valeur ajoutée et un véritable apport de la part du Maroc en faveur du renforcement de la coopération culturelle avec la France.

Pour sa part, M. Bensaid a souligné que cette visite est la première du genre d’un ministre français dans les provinces du Sud, notant qu’elle illustre la profondeur historique des relations franco-marocaines dans leur dimension culturelle.

M. Bensaid a également relevé que les industries culturelles sont un investissement dans le développement humain, ainsi que dans de nouveaux métiers, notant que la population des provinces du Sud, notamment les jeunes, va bénéficier de l’industrie culturelle.

Plus tôt dans la journée, Mme Dati et M. Bensaid ont visité la grande médiathèque Mohammed VI de Laâyoune, un haut lieu de la culture considéré comme l’un des plus importants du pays.

Dans la province de Tarfaya, les deux responsables ont visité la kasbah de Tarfaya et le site « Casa del Mar », une forteresse construite en 1882 sur ordre de l’explorateur écossais Donald Mackenzie et qui fera l’objet de travaux de restauration.

Par la suite, ils se sont rendus au musée Saint-Exupéry (1900-1944), en hommage à l’écrivain-aviateur français qui a marqué l’histoire de cette région et avait séjourné dans cette maison transformée en musée et visitée par des touristes du monde entier.

Rachida Dati au Maroc du 16 au 18 février, le programme de la visite

La visite de Rachida Dati fait suite à la visite d’État du Président Macron au Maroc, au cours de laquelle deux accords spécifiques au domaine culturel avaient été signés : une nouvelle feuille de route bilatérale ainsi qu’une lettre d’intention sur le jeu vidéo. Le déplacement de Rachida Dati « viendra poser les premiers jalons de la mise en œuvre des engagements pris entre les acteurs culturels français et marocains ».

La ministre sera accompagnée d’une délégation de plusieurs opérateurs du ministère de la Culture français – Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), Bibliothèque nationale de France (BNF), Institut national de l’audiovisuel (INA), Institut français (IF), Centre des Monuments nationaux (CMN), Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Au programme, la signature de plusieurs conventions bilatérales dans les domaines du cinéma, du gaming, des archives et du patrimoine.

Un déplacement dans les villes de Tarfaya, Laâyoune et de Dakhla est également programmé en présence du ministre marocain, Mehdi Bensaid. Ils y rencontreront différents acteurs culturels, associatifs et éducatifs que la France souhaite accompagner dans leurs projets.

Le Maroc invité d’honneur du Festival du livre de Paris

« Je suis très heureuse et très honorée de voir le Maroc participer cette année en tant que pays d’honneur du Festival du livre de Paris », a affirmé Rachida Dati lors de cette conférence de presse, en présence de l’ambassadeure de Sa Majesté le Roi en France, Samira Sitail.

Cette grande manifestation culturelle célébrera le Royaume avec une programmation qui reflète la richesse et la diversité de la littérature nationale.

Le Maroc sera présent à travers un pavillon qui s’étend sur 330 m2 sous la coupole du Grand Palais au cœur de la Ville des lumières, dédié aux rencontres et à la découverte d’une culture en mouvement.

Le pavillon marocain s’est inspiré du thème de la mer, symbolisant « à la fois le riche patrimoine maritime du pays et son engagement vers un avenir durable et innovant ».

Le programme culturel de la séquence « Le Maroc invité d’honneur » du festival prévoit plusieurs temps forts, allant de la cérémonie d’ouverture, aux conférences et tables rondes, en passant par une exposition thématique où le Maroc propose « un voyage à travers le temps pour découvrir comment les Marocains ont perçu la mer, comment ils l’ont ressentie, vécue et finalement aimée ».

L’ambassadeure du Royaume à Paris a indiqué que « l’identité littéraire marocaine est une mosaïque vivante, une polyphonie où l’arabe, l’amazighe, le français, l’espagnol et l’anglais dialoguent et se répondent”, soulignant que ce dynamisme s’incarne dans un secteur éditorial en pleine expansion, qui ambitionne de faire du Maroc un hub éditorial africain.

Rachida Dati attendue à Dakhla et à Laâyoune à partir du 17 février

La ministre poursuivra son périple dans les provinces du Sahara marocain avec plusieurs autres rencontres et visites sur le terrain. De retour à Rabat, elle aura des entretiens bilatéraux, notamment avec le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mehdi Bensaid, nous confirme une source du ministère.

Le renforcement de la coopération culturelle entre le Maroc et la France a d’ailleurs été au centre de précédents échanges entre les deux ministres, notamment lors d’une séance de travail tenue le 22 mai 2024 à Paris et d’une rencontre bilatérale en marge du Festival de Cannes.

Ces discussions ont porté sur plusieurs axes, dont l’artisanat, les industries culturelles et créatives, ainsi que la protection du patrimoine face aux tentatives d’appropriation.

Rachida Dati faisait également partie de la délégation qui a accompagné le président français Emmanuel Macron lors de sa visite au Maroc, fin octobre 2024.

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La protection du patrimoine culturel au centre d’entretiens entre Mehdi Bensaid et Rachida Dati

Ces entretiens, qui interviennent à la suite de la rencontre bilatérale de samedi dernier à Cannes, ont été l’occasion de faire un tour d’horizon des différents sujets de la coopération maroco-française notamment dans le domaine de l’artisanat et des industries culturelles et créatives, ainsi que des moyens à même de renforcer la protection du patrimoine notamment face aux tentatives d’appropriation de certains pays.

Dans une déclaration à la presse au terme de cette entrevue qui s’est déroulée notamment en présence de Samira Sitaïl, ambassadrice du Roi à Paris, Rachida Dati est revenue sur l’importance de l’accord relatif à la coproduction et aux échanges cinématographiques signé samedi dernier à Cannes avec Mehdi Bensaid, relevant que le Maroc et la France sont engagés à développer cette dynamique qui sera renforcée et amplifiée dans les semaines à venir.

La ministre française, qui a souligné que le Maroc démontre par sa culture, ses valeurs que sont l’accueil, la tolérance, le respect mais aussi la créativité, “qu’il a des choses à nous apprendre”, a fait savoir qu’il a été acté lors de cette rencontre que les artisans marocains et les métiers de l’artisanat puissent venir en France en immersion, en résidence, notamment au sein de l’opérateur public Le Mobilier national”.

“Nous allons poursuivre cette coopération et nous avons décidé de pouvoir nous rencontrer très prochainement au Maroc, parce qu’on a assez de matière pour pouvoir amplifier cette dynamique”, a affirmé Rachida Dati, pour qui “le partenariat, la coopération avec le Maroc, c’est à l’infini sur la culture”.

Outre le cinéma, les discussions ont aussi porté sur le domaine muséal et l’archéologie préventive, dans lequel le Maroc a adopté récemment un cadre légal pour la protection du patrimoine, a indiqué la ministre française de la Culture.

De son côté, Mehdi Bensaid a indiqué que son déplacement à Paris, qui s’inscrit dans le cadre de sa participation à la Semaine culturelle africaine de l’Unesco, mais également dans le cadre de l’amitié unissant le Maroc et la France, constitue aussi une opportunité de continuer “de renforcer ce partenariat et cette amitié”, à travers différents conventions, accords, l’organisation conjointe de conférences ou à travers la présence du patrimoine marocain en France.

Le ministre s’est félicité, en outre, de l’invitation de Rachida Dati pour accueillir des mâalems marocains en France, dans le cadre de voyages d’immersion, en vue de faire connaître davantage leur savoir-faire, estimant que la protection et la préservation du patrimoine passe par les volets législatif et juridique, mais aussi par la communication.

L’entretien a permis également de discuter de la promotion de l’industrie marocaine du gaming, dans la perspective de profiter de l’expertise française et d’essayer de la développer conjointement, a-t-il dit, précisant que ce marché de 300 milliards de dollars de chiffre d’affaires au niveau mondial, avec une croissance annuelle de 10%, constitue une opportunité pour le Maroc en matière de création d’emplois, de développement et de croissance pour les jeunes.

(Avec MAP)