Match Raja-FAR : seuls les billets électroniques seront acceptés
À l’occasion du match qui opposera le Raja à l’AS FAR, ce mercredi à 20h00 au complexe Mohammed V, les directions des deux clubs ont annoncé l’adoption exclusive de la billetterie électronique.
La direction de l’AS FAR a annoncé la conclusion d’un accord avec la société « Webook », désormais chargée de la gestion officielle de la billetterie en ligne des matchs du club.
Selon la même source, ce choix est intervenu « après l’examen de plusieurs options, dans le but de retenir le partenaire le plus adapté et de faciliter l’accès des supporters au stade ».
Vers la fin des billets papier
De son côté, la direction du Raja a annoncél’annulation de l’impression et de la distribution des billets papier.
Elle précise que chaque supporter doit créer un compte personnel sur la plateforme en ligne https://raja.tadakir.net, les billets électroniques étant disponibles exclusivement via ce compte. L’impression du code QR sur papier ne sera pas acceptée et ne permettra pas l’accès au stade.
La direction souligne enfin que, le jour du match, chaque supporter devra se connecter à son compte depuis son téléphone portable et présenter le code QR affiché à l’écran devant le lecteur automatique aux portes d’entrée, afin de pouvoir accéder au stade.
Mohamed Aouzal condamné à 2 ans et demi de prison ferme : la cour d’appel de Casablanca réduit sa peine
Mohamed Aouzal a été condamné en appel. La cour d’appel de Casablanca a confirmé la culpabilité de l’ex-président du Raja Club Athletic, tout en réduisant la peine prononcée en première instance. Le dirigeant d’Aceca (Africaine de conseil et courtage en assurance et réassurance) écope désormais de deux ans et demi de prison ferme, au lieu des trois ans et demi initialement prononcés.
La cour d’appel a également revu à la baisse le montant des dommages-intérêts, le fixant à 1 million de dirhams, contre 2 MDH auparavant. Elle a par ailleurs écarté la contrainte par corps en raison de l’âge de Mohamed Aouzal.
Ce dernier avait été condamné, en première instance, le 27 décembre 2024, par le tribunal correctionnel de Aïn Sebaâ, à trois ans et demi de prison ferme et à une amende de 1.000dirhams. Il était poursuivi pour abus de confiance par un mandataire, un chef d’accusation en lien avec la gestion de primes d’assurance non reversées.
Khalid Aouzal en état de fuite
Selon les éléments du dossier, Axa Assurance avait déposé plainte après avoir constaté que des primes collectées par la société Aceca auprès de clients n’avaient pas été transférées à l’assureur, comme le prévoit pourtant la réglementation en vigueur. À la suite de cette plainte, Mohamed Aouzal avait été arrêté en novembre 2024.
Cette décision d’appel vient clore un épisode judiciaire très suivi par l’opinion publique, tant en raison de la notoriété du prévenu dans le monde du sport que par l’importance du litige dans le secteur des assurances.
Pour rappel, la justice vise également, dans la même affaire, KhalidAouzal, directeur général de la société « Africaine de conseil et courtage en assurance ». Il s’agit du fils de Mohamed Aouzal. On lui reproche “l’émission de chèques sans provision”, dont le montant atteint 40 millions de DH.
En novembre dernier, lorsque les autorités ont placé son père en détention, Khalid Aouzal avait pris la fuite. C’est ce qu’annonçait une source judiciaire à Médias24.
Les détails de l’entrée de Marsa Maroc dans le capital du Raja
En gestation depuis 2 ans, le projet vise à sortir le club de sa crise structurelle à travers l’activation de la société Raja SA, indique un communiqué du club. Cette dernière verra l’arrivée d’un investisseur institutionnel (Marsa Maroc) et sera dotée d’un management permanent de qualité, permettant la gestion de l’activité professionnelle aux standards internationaux.
Ce projet conforme à la loi 30-09 a obtenu l’appui de la Fédération royale marocaine de football ainsi que des autorités de la ville de Casablanca, poursuit la même source.
Le projet du Raja Club Athletic s’inscrit, selon les termes du communiqué du Raja, dans le cadre de la mise en œuvre des hautes directives royales contenues dans le message royal adressé aux participants au débat sportif national à Skhirat le 24 octobre 2008. Ce message soulignait la nécessité de diversifier les sources de financement des équipes nationales à travers des partenariats entre les secteurs public et privé et d’améliorer les niveaux de gestion professionnelle des clubs marocains.
A cet égard, et au vu de la crise structurelle que traverse le club depuis des années (instabilité administrative, succession de présidents et de bureaux administratifs, crise financière étouffante permanente…), il devient nécessaire d’apporter une solution radicale au problème de la gestion associative du Raja. Les contours de ce projet ont été présentés, début 2025, aux autorités de la ville de Casablanca et au président de la Fédération royale marocaine de football. Les deux parties ont « salué et soutenu l’initiative dans l’espoir de sortir le club de sa crise actuelle et de construire les bases d’une gestion efficace et durable ».
Ledit projet représente une rupture avec l’ancien. En effet, le club passe à un modèle institutionnel et professionnel qui assure la pérennité sportive, financière et administrative, et renforce la compétitivité du club aux niveaux national, continental et mondial.
À cet égard, le partenaire historique du club, qui était auparavant son parrain, a été contacté afin d’étudier la possibilité d’investir dans ce nouveau projet, note le communiqué. Après une série de réunions et de négociations, dont une étude d’évaluation menée par une institution spécialisée, il a été convenu que ce partenaire [Marsa Maroc, ndlr] entrera dans le capital du Raja SA, lors d’une réunion officielle tenue le 9 mai dernier en présence du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF).
Le communiqué du Raja détaille la structure finale convenue comme suit :
>Évaluation financière du patrimoine du Raja Sports Club sur la base des éléments suivants :
« Actifs » :
Joueurs professionnels (80 millions de DH)
Utilisation de la marque du club (150 MDH)
Académie (280 MDH) Total des actifs bruts : 510 MDH
Total de l’encours des dettes ou passifs : 130 MDH
Évaluation nette totale du club : 380 MDH.
Valorisation nette des actifs transférés à la société sportive RAJA SA, après déduction de la valeur de l’académie du club : 100 MDH.
>La « Raja Academy » restera la propriété de l’association et sera placée sous le giron de la société sportive.
Activation de la société sportive Raja SA à travers l’investissement du partenaire institutionnel via une augmentation de capital qui passe de 300.000 dirhams à 250.000.000 dirhams.
>L’Association sportive du Raja Club Athletic contribuera au capital de la société sportive à hauteur de 100 MDH (c’est-à-dire la valeur des actifs transférés), et l’investisseur institutionnel apportera 150 MDH à payer sur trois saisons.
La distribution du capital de la société sportive sera la suivante :
60% pour l’investisseur institutionnel.
40% pour l’Association Raja Club Athletic.
Un contrat de gestion sera conclu entre l’association sportive et l’entreprise sportive, précisant les mécanismes de fonctionnement de l’entreprise, la durée du contrat et les revenus à transférer à l’association, conformément aux dispositions de la loi 30.09 sur l’éducation physique et le sport.
Ce partenariat stratégique vise à combiner l’expertise technique sportive de l’association avec les compétences managériales et financières de l’investisseur, et grâce à cette intégration, des instances de gouvernance stables et durables seront adoptées, ce qui constitue un saut qualitatif par rapport à la gestion associative traditionnelle.
Le Conseil consultatif estime que ce plan représente la solution la plus appropriée pour sortir le club de sa crise profonde, et constitue une opportunité historique pour construire un club organisé et structuré, qui sera pionnier sur le continent africain. Le Raja sera le premier club marocain à ouvrir le capital de sa société sportive à un investisseur institutionnel.
Après des discussions entre les membres du Conseil, les adhérents de l’Association Raja Club Athletic et les membres du Bureau administratif intérimaire, il a été décidé d’annoncer dans les prochains jours la tenue d’une assemblée générale de l’Association Raja pour :
Présenter les rapports moral et financier pour la saison sportive 2024-2025.
Présenter ce projet structurel pour validation.
Election d’un nouveau bureau de l’Association Raja dont la première tâche sera la mise en œuvre et l’activation de ce projet à travers notamment la préparation des documents juridiques (contrat de gestion, pacte d’actionnaires…).
Jean-Marc Nobilo (académie du Raja): « La préparation technique et athlétique intègre systématiquement le ballon »
L’ADN footballistique du Raja Club Athletic est entre de bonnes mains. En confiant la mise en place technique de son nouveau modèle de formation à Jean-Marc Nobilo, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et Evosport ont misé sur un formateur de renom, fort d’une expérience éprouvée dans les meilleures centres de formation en France, tels Le Havre, Auxerre et le Paris FC.
Globe-trotter du football qui dispose également d’une expérience en Asie, ce technicien aguerri sait où il va. Durant les trois prochaines années, il entend mettre à profit son riche parcours pour façonner la nouvelle génération de talents du Raja, tout en contribuant à l’évolution des entraîneurs marocains.
Jean-Marc Nobilo nous a accueillis, pour cet entretien, dans la salle de conférence de l’Académie du Raja à Bouskoura. Il a dévoilé les rouages du projet de formation qu’il pilote, sous la supervision de Fathi Jamal, directeur technique nationale adjoint, en charge de la formation. Tout en réaffirmant son attachement au jeu de possession, en totale harmonie avec l’identité footballistique du club.
Médias24 : Pourriez-vous nous décrire une journée type dans l’académie ?
Jean-Marc Nobilo : Une journée type commence à 8h30 avec une réunion entre entraîneurs, suivie de la supervision des entraînements et de la gestion des aspects extra-sportifs, comme la scolarité des joueurs, l’internat et la restauration.
Le week-end est consacré à l’observation des matchs, afin d’analyser le comportement des joueurs et des entraîneurs par rapport aux principes de travail mis en place. Quand on aime ce métier, on ne compte pas les heures !
Il est essentiel de partager notre expérience avec les coachs
– Quelle est l’approche méthodologique et pédagogique que vous privilégiez ?
-Nous adoptons une approche simplifiée au départ, car il est essentiel de partager notre expérience avec les coachs, qui ont eux-mêmes un solide parcours de joueurs. Cela facilite la compréhension des méthodologies d’entraînement.
L’approche repose sur une préparation technique et athlétique intégrant systématiquement le ballon, avec un accent mis sur le jeu en grand espace.
Les joueurs évoluent à leur poste dans des séances dynamiques et intenses, structurées pour leur permettre de progresser tout en prenant du plaisir avec les coachs.
– Quels sont les indicateurs clés pour évaluer l’efficacité des méthodes d’entraînement ?
– Nous utilisons des indicateurs à deux niveaux. Pour les entraîneurs, un cadre méthodologique précis est défini, avec un programme d’entraînement, des objectifs et des priorités. J’ai moi-même accompagné les coachs sur le terrain en janvier et février pour leur montrer concrètement ce que j’attendais.
Aujourd’hui, nous avions une séance de contrôle pédagogique où chaque entraîneur est évalué pendant une heure et demie, tant sur sa préparation de séance que sur son intervention pédagogique.
Pour les joueurs, nous nous basons sur des indicateurs liés au poste de jeu. Leur progression est évaluée à travers les entraînements et les matchs de compétition.
Jean-Marc Nobilo, directeur technique en réunion avec le staff technique de l’Académie du Raja
– Selon vous, quel est le profil type d’un joueur de haut niveau ?
– Un joueur de haut niveau doit posséder une excellente technique spécifique à son poste.
Un défenseur doit savoir défendre, un attaquant doit savoir attaquer, mais cela ne signifie pas qu’un défenseur ne doit pas être capable de contre-attaquer, ou qu’un attaquant ne doit pas bien se replacer dans les différentes formes de pressing.
Il est essentiel d’avoir des points forts pour réussir au plus haut niveau. Ces points forts peuvent être athlétiques (vitesse, puissance), techniques, liés à l’efficacité ou au volume de jeu, ou encore à l’intelligence tactique. Avec un bon programme d’accompagnement, un joueur possédant l’un de ces atouts peut être amené à atteindre l’élite.
Il est essentiel d’avoir des points forts pour réussir au plus haut niveau.
– Comment développez-vous la capacité des joueurs à prendre l’information sur le terrain ?
– La prise d’information est primordiale. Avant même de recevoir le ballon, et encore plus lorsqu’on l’a, un joueur doit constamment analyser son environnement.
Nous utilisons des exercices spécifiques, notamment des situations de jeu sans opposition pour favoriser l’anticipation et la vision du jeu, ainsi que des exercices en espace réduit avec adversaires pour améliorer la rapidité d’analyse et de prise de décision.
– Comment parvenez-vous à harmoniser les lignes directrices établies par la Direction technique nationale avec l’identité footballistique du club ?
– On ne peut pas imposer un projet de jeu sans tenir compte de la mentalité locale, tant sur le plan culturel que sportif.
Le Raja est un club qui prône la possession du ballon. J’aime cette approche, à condition qu’elle s’accompagne de progression, de déséquilibre et d’un jeu vers l’avant. Sur le plan défensif, nous alternons entre pressing haut, médian et bas, en fonction des scénarios du match.
– Quelle stratégie est mise en place pour pallier la pénurie de gardiens de très haut niveau ?
– Nos deux entraîneurs de gardiens font un excellent travail au club. Nous avons défini des critères spécifiques pour viser l’élite, notamment les qualités dans le jeu au pied et la taille potentielle à l’âge adulte.
Cependant, je pense qu’il ne faut pas se limiter à la recherche de gardiens, mais élargir la réflexion à l’ensemble des joueurs. Si je me positionne en tant que directeur de formation du PFC ou du Havre ou de Strasbourg, je suis convaincu qu’un vivier de 10 à 15 joueurs pourrait émerger.
Avoir un bon jeu au pied est primordial pour un gardien de but dans le football moderne.
– Quelles sont les étapes clés à atteindre à court terme pour assurer la bonne marche de ce projet ?
– Il y a d’abord l’aspect organisationnel et infrastructurel. Nous avons récemment reçu un deuxième terrain synthétique, ce qui facilite la répartition des catégories et augmente les possibilités d’entraînement. Ensuite, nous avons des axes de développement autour de la nutrition, du suivi médical et de l’analyse de données.
Ces éléments sont essentiels pour la réussite du projet, mais seront mis en place progressivement après avoir consolidé les étapes précédentes.
Raja Club Athletic : candidature avortée de Abdeslam Belgchour à la présidence
Depuis que Médias24 a révélé que Marsa Maroc prévoit de soutenir le Raja Club Athletic en investissant dans sa société sportive, de nombreuses rumeurs ont fait état d’une restructuration imminente. JawadZiyat était pressenti pour prendre la tête de la société sportive, et AbdeslamBelgchour celle de l’association.
Alors que les spéculations allaient bon train depuis plusieurs semaines, l’annonce de la candidature de Abdeslam Belgchour à la présidence du Raja n’aura finalement été qu’un épisode de plus dans la saga du club casablancais. Le président de la Ligue nationale de football professionnel (LNFP) a annoncé, il y a moins de vingt-quatre heures, son désistement.
Sa déclaration intervient dans un climat de questionnements. D’autant que Adeslam Belgchour déplore un “blocage” intentionnel, selon lui, par le président actuel, l’avocat Abdellah Birouaine, qui dirige le Raja en remplacement de Adil Hala.
Candidature avortée
Selon Abdeslam Belgchour, le président actuel du Raja Club Athletic refuse d’ouvrir les adhésions, retarde la tenue d’une assemblée générale élective et lance unilatéralement les recrutements sans encadrement technique, ce qui rend impossible toute alternance.
“J’annonce mon retrait de la course à la présidence du club, après en avoir fait l’annonce précédemment lors de mes apparitions médiatiques”, a-t-il indiqué dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux.
“J’ai toujours été, et je resterai attaché à la transparence et à la clarté avec tout le monde. Et en raison de certains changements et événements survenus au sein du club au cours des derniers jours, notamment le dossier des recrutements, actuellement géré par le président en exercice en l’absence d’une direction technique, d’un directeur sportif et d’un comité spécialisé, comme il est d’usage, cela mène à une seule conclusion : le président actuel est fermement accroché à son poste et n’a aucune intention de céder la présidence”, poursuit le président de la LNFP et ancien président de la Renaissance de Zemamra.
Et d’ajouter : “Ce qui confirme davantage cette volonté du président de poursuivre ses fonctions et de fermer la porte à toute alternative, c’est son refus d’ouvrir les adhésions au club, ainsi que le retard accumulé dans la fixation de la date de l’assemblée générale ordinaire élective, ce qui empêche toute planification concrète pour mettre en œuvre mon projet sportif”.
Et rebelote
La présence remarquée de l’ancienne star du Raja, BadrBenoun, tantôt aux côtés du président, tantôt aux côtés du coach Lassaad Chabbi, relayée sur les réseaux sociaux, alimente la thèse d’un mercato lancé sous l’impulsion du président actuel, déterminé à conserver son poste coûte que coûte.
Les rumeurs de recrutement qui circulent d’abord sur les réseaux sociaux, bien avant toute annonce officielle du club, accompagnées parfois de photos du staff ou même du président en personne aux côtés des recrues, figurent parmi les pratiques que les supporters rajaouis dénoncent depuis de nombreuses années.
Considérés comme un signe manifeste de manque de professionnalisme, ces recrutements suscitent une indignation croissante, d’autant plus qu’ils sont menés en l’absence totale de direction technique ou sportive structurée. Pour le public, il n’est pas question de remettre en doute la qualité de Badr Benoun ou de tout autre joueur, mais de dénoncer la méthode employée pour conclure ces recrutements et les rendre publics. Après tant d’années marquées par des cycles de crises et de redressements, il est frustrant, pour les supporters, de constater que de telles pratiques perdurent.
Mais ces pratiques s’héritent. Il convient de rappeler que l’actuel président du club n’est autre que le remplaçant du remplaçant. Lorsque Mohamed Boudrika a laissé son poste vacant à la suite de son arrestation, Adil Hala lui a d’abord succédé à titre intérimaire durant quelques mois, avant de confirmer son mandat par le biais d’une élection.
À l’époque, il bénéficiait d’un large soutien, porté par un esprit de continuité, dans la mesure où il assurait déjà officieusement l’intérim pendant l’absence prolongée de Mohamed Boudrika, alors en fuite à l’étranger bien avant son arrestation. Durant cette période, le Raja avait atteint son apogée : champion du Maroc et vainqueur de la Coupe du Trône, sans aucune défaite.
Mais Adil Hala n’a pas su préserver cette dynamique. Sous sa présidence officielle, le club a connu une chute brutale, passant de l’âge d’or à une phase de turbulence profonde. Il a finalement quitté ses fonctions, cédant la place à son propre vice-président, Abdellah Birouaine.
Face à cette confusion et à l’opacité de la gouvernance, une question se pose : Marsa Maroc maintiendra-t-elle son soutien au club des Verts ? Le désengagement d’un investisseur stratégique en raison d’un manque de structure risque d’avoir de lourdes conséquences pour un club en quête de renouveau. À moins qu’il ne pose ses conditions concernant la gouvernance et même les nominations à venir.
Une grande entreprise s’intéresse de près à l’avenir du Raja de Casablanca
Médias24 apprend de source sûre que Marsa Maroc est en pourparlers avec le Raja Club Athletic pour faire son entrée dans capital de la société sportive du club. Cette opération a pour but de redresser le club en difficulté financière depuis plusieurs années.
Les dirigeants du club ont eu beaucoup de peine à lever les interdictions de recrutement lors des dernières saisons, du fait des nombreux litiges opposant le club à d’anciens joueurs. La situation avait même poussé certains supporters à créer une cagnotte pour venir en aide au club casablancais.
De son côté, Marsa Maroc a, pour la première fois, franchi la barre des 5 MMDH de chiffre d’affaires en 2024. Une performance tirée par une forte progression du trafic portuaire et une amélioration sensible de la rentabilité. Le groupe renforce ses positions au Maroc, pose les bases de son expansion en Afrique et prépare l’exploitation de deux terminaux à Nador West Med, en partenariat avec MSC et CMA CGM.