Le Raja cède Youssef Belammari à Al Ahly (TransfertMarkt)
Une fois la page de la Coupe d’Afrique des nations 2025 fermée sans avoir disputé la moindre minute, Youssef Belammari en ouvre une nouvelle dans sa carrière en club, en rejoignant les Égyptiens d’Al Ahly (jusqu’en juin 2029), comme annoncé par le site référence TransfertMarkt.
Le contrat du latéral gauche a été acquis par le club cairote pour un montant d’environ 5,5 millions de dirhams (515.000 euros), soit trois fois moins que sa valeur marchande estimée à 16 millions de dirhams (1,5 million d’euros).
Cet écart s’explique par le fait que l’international marocain (15 sélections) était en fin de contrat en juin 2026.
En deux saisons et demie avec le Raja, Youssef Belammari a remporté le doublé coupe-championnat lors de la saison 2023-2024 mémorable, où il a inscrit 2 buts et délivré 7 passes décisives en 33 rencontres.
Le natif de Rabat, qui avait rejoint le club casablancais librement en provenance du Fath Union Sport en juillet 2023, aura disputé 72 matchs avec les Verts pour 4 buts et 14 passes décisives.
Avec le départ de Youssef Belammari, il devient nécessaire de recruter à ce poste, car seul Abdelkrim Baadi semble apte à y évoluer actuellement dans l’effectif des Verts.
Afin de le suppléer, le Raja lorgnerait Amine Khammas. L’arrière gauche maroco-belge évolue actuellement à l’Omonia Nicosie, dans le championnat chypriote. Sa valeur marchande est estimée à 5,3 millions de dirhams (500.000 euros).
Au-delà des rumeurs, le Raja s’est séparé de plusieurs joueurs durant ce mercato hivernal :
Younes Najari : rupture de contrat ;
Víctor Ábrego : rupture de contrat ;
Bouchaib Arrassi : prêté à l’Ararat-Armenia (Premier League arménienne).
Dans le sens des arrivées, la direction sportive du Raja a misé sur :
Mathias Oyewusi : avant-centre nigérian en provenance de Kolos Kovalivka (Ukraine Premier Liga) pour environ 3,2 millions de dirhams ;
Shararh : ailier droit jordanien arrivé d’Al-Ramtha SC (Jordanian Pro League) pour environ 461.000 DH (43.000 euros) ;
Aymen Barkok : milieu offensif et international marocain, arrivé libre de tout contrat.
Alors que le championnat national devrait reprendre le week-end prochain, le Raja est actuellement 4ᵉ avec 15 points, à 5 points du leader, le Wydad, mais avec un match en moins, avant de se déplacer à Rabat pour affronter l’Union Touarga Sports (UTS), dimanche 25 janvier à 18h.
Football. Tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau staff technique du Raja
L’arrivée de Fadlu Davids à la tête de l’équipe première du Raja Club Athletic, en lieu et place de Lassaad Chabbi, s’est accompagnée d’une refonte presque totale du staff des Verts. Seul Hicham Aboucherouane a résisté à la révolution sud-africaine.
« C’est un enfant du club, et il est très important pour l’avenir du Raja. Il sera le deuxième adjoint du coach », nous explique une source proche du club aux trois Ligues des champions africaines.
En outre, le coach sud-africain s’appuiera sur trois de ses compatriotes pour mener à bien une mission entamée par un premier entraînement organisé le mardi 23 septembre, à l’Académie du Raja à Bouskoura.
🎙️ First impressions from our coach Davids Fadlu after signing and conducting his first training session with the team. pic.twitter.com/WWniUS19m8
Si Davids n’est pas un inconnu aux yeux du peuple Vert, les autres membres de son staff sont des personnages que les fans du Raja ne connaissent pas ou peu. Ce sont des personnages de l’ombre, mais qui seront incontournables dans le quotidien de Banoun et ses coéquipiers. Il s’agit notamment de :
– Darian Wilken : entraîneur adjoint ;
– Mueez Kajee : analyste vidéo ;
– Durrell Butler : préparateur physique ;
– Wayne Sandilands : entraîneur des gardiens.
Le nouveau coach du Raja a fait appel à ceux avec lesquels il partage la même philosophie et qu’il connaît depuis des années. D’ailleurs, ces quatre-là ont une expérience professionnelle commune au Simba Sport Club.
Au vu du timing de l’éviction de Lassaad Chabbi et son staff, celui dirigé par Fadlu Davids aura pour mission de créer une osmose au sein de l’équipe avec des aspirations offensives certaines et une capacité à dominer son adversaire.
Le technicien sud-africain serait également bien inspiré d’intégrer les recrues estivales dans son schéma tactique. Ce que n’a pas su faire son prédécesseur et qui en a certainement pâti au moment de l’évaluation de la direction sportive.
Mais avant de vous proposer une présentation du profil de ses adjoints, quels sont les préceptes tactiques du nouveau coach du Raja ? L’entraîneur de 44 ans, à la carrière de joueur modeste, est un adepte du jeu de possession et de position.
Ce qui n’est pas sans rappeler le style de jeu prôné par Josef Zinnbauer, dont il était adjoint au Raja, lors de la saison du doublé Coupe-Championnat. À la perte du ballon, le natif de la ville du Cap demande à ses joueurs de défendre en avançant afin de le récupérer le plus rapidement possible.
Si l’on se fie à la finale de la Coupe de la Confédération, perdue face à la Renaissance sportive de Berkane, il y a matière à redire sur la manière dont Simba SC a été surclassé par le champion du Maroc, avec une défaite 2 à 0 à l’aller et un nul (1-1) à Zanzibar.
Jeu de possession et de position sont privilégiés
Mais pour atteindre la finale, le club tanzanien s’est montré à son avantage grâce à une maîtrise collective intéressante, avec le deuxième plus haut pourcentage de possession de la compétition (58,1 %).
Simba SC a fini 4e meilleure attaque (12 buts) de la Coupe de la CAF, mais aurait pu en marquer davantage avec plus d’efficacité devant le but. Du moins au vu du score xG (15). Alors comment l’équipe de Fadlu Davids a-t-elle pu être la plus menaçante de la compétition avec 167 tirs, plus haut total ?
Pour l’entraîneur sud-africain, l’implication du gardien est indispensable en phase de construction. La stratégie mise en place ressemble à s’y méprendre à celle instaurée par Roberto de Zerbi avec l’Olympique de Marseille (Ligue 1), mais aussi à Côme (Serie A), sous la houlette de Cesc Fabregas. Toutes proportions gardées bien évidemment.
En phase de construction basse, Fadlu Davids dispose son équipe en 1-4-2-2-2, avec des joueurs qui écartent le bloc adverse afin de faciliter la progression en trouvant l’une des quatre options libres dans l’axe.
C’est-à-dire un jeu de position qui se matérialise à travers un positionnement en 1-4-2-2-2. L’idée est d’attirer l’adversaire pour créer des espaces dans le dos de la défense, tout en essayant de trouver des passes à l’intérieur du jeu pour faire progresser le ballon.
Ce n’est pas un hasard si Simba SC a été l’équipe ayant effectué le plus de passes progressives (971) dans le tournoi continental.
Une fois le premier rideau du pressing dépassé, Fadlu Davids demande, entre autres, à ses joueurs de ne pas se précipiter et de multiplier les temps de possession.
Un peu plus haut sur le terrain, les ailiers ou les latéraux rentrent dans le cœur du jeu afin de fixer la défense et de créer des espaces sur les côtés.
Sans surprise, Simba SC avait le 3ᵉ meilleur total en termes de passes dans le dernier tiers par 90’, mais aussi le meilleur pourcentage de réussite (77,1 %). Son objectif la plupart du temps est de fixer la défense adverse dans l’axe en trouvant des relais dans le cœur du jeu pour libérer les joueurs de côté.
Généralement, les actions se finissent par des centres dans la surface où l’on dénombre une forte présence. Raison pour laquelle Simba SC avait le 2ᵉ plus haut total de ballons touchés dans la surface de réparation (193).
Un pressing intense à la perte du ballon
Sur le plan défensif, chaque perte du ballon est suivie d’une réaction dans les secondes qui suivent pour le récupérer rapidement. Les rôles défensifs sont bien répartis, avec des joueurs qui harcèlent le porteur du ballon, tandis que d’autres assurent un marquage préventif au cas où la sortie de balle adverse est réussie.
Sous la houlette de Fadlu Davids, les attaquants du Simba SC étaient proactifs à la perte du ballon pour le récupérer le plus rapidement possible, tandis que la charnière centrale défendait en avançant afin de réduire l’espace entre les lignes. Ici, les dix joueurs de champ se situent dans un espace restreint d’une quinzaine de mètres entre le joueur le plus haut et celui le plus bas sur le terrain.
Mais globalement, le pressing instauré par Fadlu Davids est assez performant. Son ancienne équipe a ainsi été la meilleure de la compétition dans l’intensité des challenges défensifs (6,3) et de passes permises par possession adverse (8,4).
Cette stratégie comporte toutefois des risques, avec une compacité du bloc qui n’est pas toujours facile à conserver, et surtout des espaces dans le dos des latéraux. Mais sa philosophie promet, même s’il lui faudra du temps pour infuser dans le groupe. Pour cela, il compte sur un staff qu’il a lui-même constitué.
À commencer par Darian Wilken, entraîneur adjoint. Titulaire des licences UEFA A et A Élite Youth, il a collaboré avec Fadlu Davids au Simba SC et à Maritzburg United. En juillet 2023, il a également été de l’épopée du doublé Coupe-Championnat au Raja, en qualité d’adjoint de Josef Zinnbauer.
« La saison 2023-2024 restera gravée à jamais dans ma mémoire. Remporter la Botola et soulever la Coupe du Trône ensemble comptent parmi les plus grands moments de fierté de ma carrière. Ces souvenirs sont inscrits dans mon cœur et dans l’histoire de ce grand club », s’est réjoui Wilken au moment d’annoncer son retour au Raja sur ses réseaux sociaux.
I’m so happy to be returning to Raja SC as first-team assistant coach! 💚
The 2023/24 season was something truly unforgettable. Winning the Botola and lifting the Throne Cup together will forever stay with me as some of the proudest moments of my career. Those memories are… https://t.co/GKUeie40wy
À l’image de Davids, il a donc pour lui une connaissance assez poussée du championnat et des joueurs marocains. Idem pour Mueez Kajee, l’analyste vidéo, diplômé de Grey College, qui était également de l’aventure du doublé. En revanche, Durrell Butler et Wayne Sandilands ne sont pas des habitués du centre d’entraînement du Raja.
Mueez Kajee, nouvel analyste vidéo du Raja.
Le poste de préparateur physique est souvent sous-estimé par les observateurs et le grand public. Il est pourtant l’un des rouages essentiels au bon déroulement d’une saison. C’est Durrell Butler qui aura désormais cette charge au Raja Club Athletic.
Le biokinésiste et préparateur physique sud-africain, diplômé en psychologie du sport et en biokinésithérapie de l’Université de Johannesburg, a précédemment travaillé avec Fadlu Davids à Simba SC en Tanzanie.
🤝Pumped to welcome Durell Butler as our new Fitness Coach at Raja Club Athletic🦅
Good luck and all the best in your new mission! 💚 pic.twitter.com/Kb1P3siPeh
Son arrivée au Raja, à la place du Tunisien Lotfi Marzouk, devrait redonner un second souffle à une équipe qui a montré quelques difficultés à répéter les efforts à haute intensité lors des deux premières rencontres de la saison.
Pour sa part, Wayne Sandilands remplace au pied levé Issam Trabelsi. L’ancien gardien de but sud-africain a notamment évolué à Supersport United, Platinum Stars, Mamelodi Sundowns et Orlando Pirates.
🧤Let’s give a warm welcome to Mr. Wayn Sandilands, our new Goalkeeper Coach 🦅
Wishing him all the best in this exciting journey! pic.twitter.com/7IljlAvpTU
Une fois à la retraite en 2022, il est devenu entraîneur des gardiens. Une fonction qu’il a occupée au Simba SC dans le staff de Fadlu Davids, le nouveau maître à bord. Ce dernier sera attendu sur les résultats tout comme sur sa faculté à gérer un effectif composé de joueurs qui l’ont connu dans un rôle d’adjoint.
Foot. Centres de formation : penser aussi aux 40% qui ne deviendront pas professionnels
Même si le ballon rond reste le cœur battant du nouveau programme de formation, lancé par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), la scolarité n’est pas négligée pour autant. Et pour cause, tous les jeunes ne réussissent malheureusement pas à vivre de leur passion.
Géré par Evosport, filiale de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), le programme sport-études prépare ses recrues pour le football de haut niveau, mais leur assure également une scolarité complète, du collège au lycée. D’autant que l’un ne va pas sans l’autre.
« Pour être un bon joueur, il faut être un bon élève. Il faut avoir une endurance de motivation, être persévérant, structuré et organisé. Aimer aborder des problèmes et essayer de les résoudre”, explique à Médias24 Demba Mbaye, directeur technique du centre de formation de la Renaissance sportive de Berkane.
Les enseignants se déplacent dans l’Académie du Raja pour prodiguer des cours aux jeunes.
De fait, lorsqu’ils déchaussent leurs crampons, c’est généralement pour redevenir des élèves, le matin ou l’après-midi, selon un planning qui diffère d’une structure à l’autre.Parmi les quatre centres fédéraux et les onze clubs professionnels dont les académies participent au nouveau programme de formation, certains disposent de salles de classe où des enseignants prodiguent des cours aux apprenants.
C’est notamment le cas des centres de formation du Raja Athletic Club et de la Renaissance sportive de Berkane. Pour d’autres, à l’image de l’Académie du Fath Union Sport (FUS), des cours de rattrapage et de soutien sont programmés, mais au quotidien les jeunes se déplacent dans les établissements scolaires.
En plus des enseignants, les directeurs pédagogiques suivent à la lettre le parcours scolaire des jeunes, car “la scolarité est le pilier central de notre projet de formation”, affirme Brahim El Yamani, directeur technique du centre de formation du FUS. “Si un jeune s’absente des cours le matin pour une raison ou une autre, il ne s’entraîne pas l’après-midi”.
Une position compréhensible, car aussi talentueux qu’ils soient, les jeunes footballeuses et footballeurs en herbe n’auront pas tous la chance de signer en pro. Dès lors, éviter tout décrochage scolaire est impératif. “Nous pensons constamment à notre avenir sportif. Mais nous devons obtenir un diplôme au cas où nous ne réussirions pas dans le foot”, souligne Karim Saadi, attaquant en catégorie U17 à l’Académie du Raja.
“Allier le sport et les études n’est pas toujours évident”, assume Rougui Abdelaziz, directeur pédagogique du centre de formation de la RSB. “En particulier lorsqu’il y a des déplacements. Raison pour laquelle nous avons mis en place plusieurs mesures administratives et pédagogiques, dont l’enseignement à distance et les cours de renforcement”, poursuit-il.
Pour l’heure, même s’il n’est pas aisé d’allier au quotidien la pratique footballistique et le parcours scolaire, les résultats sont pour le moins encourageants. “L’année dernière, nous avons enregistré un taux de réussite proche de 100% au collège comme au lycée”, se félicite notre interlocuteur.
À l’Académie de la Renaissance sportive de Berkane, le taux de réussite frôle les 100% au collège comme au Lycée.
Des filières dans les métiers du sport
Concernant les élèves qui éprouvent des difficultés, “on essaie d’être pragmatique et au moins de donner au joueur ce dont il a besoin pour faire une carrière de haut niveau. Certains éléments prennent des cours de langue, d’autres sont trop en retard au niveau scolaire pour espérer obtenir leur baccalauréat et sont orientés vers la formation professionnelle”, affirme Demba Mbaye.
En effet, des institutions comme la Fondation Mohammed VI pour la santé, l’OCP et l’UM6P ont prévu des filières dans les métiers du sport. Les jeunes qui n’auront pas la chance de signer un contrat professionnel auront l’opportunité d’obtenir des diplômes. Car même dans les meilleurs modèles internationaux, seuls 60% des jeunes issus des centres de formation signent un contrat professionnel.
“Nous avons donc pensé aux 40% restants dès la genèse du projet”, assure le directeur général d’Evosport. “En ce sens, nous œuvrons avec la FRMF et le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports au développement des programmes sport-études, pour assurer un équilibre entre la performance sportive et académique”.
“À l’UM6P, des cursus axés sur les métiers du sport voient le jour pour structurer l’offre de formation post-bac. Les centres de formation regroupent déjà de nombreux jeunes qui excellent sur le plan académique, et le but est de leur offrir la possibilité d’allier excellence sportive et académique pour aboutir à des modèles de réussite intégrée”, conclut Ismaïl Lyoubi.
Football. Nouveau modèle de formation. Dans les coulisses de l’Académie du Raja
Nichée sur les collines de Bouskoura, à une quinzaine de kilomètres au sud de Casablanca, l’Académie du Raja Athletic Club vit un tournant. En adhérant au nouveau modèle de formation initié par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), le Raja délègue la gestion de son centre de formation, créé en 2021, à Evosport, filiale de l’UM6P, afin de renouer avec son glorieux passé de club formateur.
Les Verts ne sont pas des bleus en matière de formation de jeunes. Accrochés aux murs, les portraits de Abdelmajid Dolmy et Badr Benoun témoignent d’une époque où l’institution était une fabrique à talents. Cependant, ce savoir-faire s’est quelque peu effrité au fil du temps, sous l’effet des difficultés économiques et de la pression populaire.
Ces contraintes récentes ont poussé le club à privilégier les résultats immédiats et à consacrer l’essentiel de ses ressources financières à l’équipe première, au détriment de la formation. Sans surprise, les joueurs préformés ou formés qui sont régulièrement convoqués chez les professionnels cette saison ne sont pas légion.
Une anomalie à laquelle tente de remédier le nouveau projet de formation, déclinaison d’une vision de la FRMF, qui aura un impact positif et durable sur le football national ainsi que sur l’avenir des footballeurs en herbe. En contrepartie, le Raja profitera d’une mise à niveau de son centre de formation, lui permettant d’atteindre les standards de la haute performance.
Le club aux trois « Ligue des champions » aura également la possibilité de signer un joueur professionnel contre une somme forfaitaire. Qui sait, ce pourrait être l’un de ces deux jeunes, vêtus de survêtements aux couleurs du Raja. Cartable sur le dos, ils se dirigent vers le restaurant, longeant un espace vert où une dizaine de leurs camarades ramassent les déchets qui jonchent le gazon, dans le cadre d’une opération de sensibilisation à l’écocitoyenneté.
Leurs pas pressés trahissent une forme d’impatience. Après une matinée passée en classe, ils ont sans doute hâte de recharger leurs batteries avant d’aller fouler l’une des cinq pelouses que compte l’Académie pour l’entraînement de l’après-midi. Derrière leur air détendu se cache un grand talent. Ils font partie des 120 jeunes qui ont le privilège d’intégrer la première promotion du nouveau modèle de formation.
Répartis en six catégories, des U13 aux U18, certains étaient déjà présents l’année dernière, tandis que d’autres ont dû passer des tests cet été pour gagner leur place. « Lors de notre évaluation initiale à l’Académie du Raja et au centre de formation du Wydad, nous avons constaté que le niveau des jeunes était moyen. Pour y remédier, nous avons organisé des journées de détection à l’échelle du Grand Casablanca », se remémore Fathi Jamal, directeur technique national adjoint chargé de l’optimisation de la formation.
Ces journées ont permis de sélectionner 64 joueurs nés en 2008 et 2009, invités par la suite au Complexe Mohammed VI pour un second rassemblement. « Nous avons alors procédé à une nouvelle sélection en intégrant les joueurs issus des centres de formation des deux clubs. C’est ainsi que nous avons constitué les noyaux des groupes actuellement en formation au Raja et au Wydad », explique Fathi Jamal. Ils ont tous pour point commun un grand potentiel footballistique. Près de la moitié réside en permanence à l’Académie.
« Les plus jeunes habitent avec leurs parents afin de grandir dans un environnement familial », explique Maha Nabil, directrice du centre de formation, sous l’ombrelle d’Evosport et de la FRMF. « Notre objectif n’est pas uniquement de former des joueurs, mais aussi des citoyens respectés et respectables », assure-t-elle avec conviction. C’est dans cette optique que s’inscrit ce programme ambitieux, fondé sur un modèle sport-études alliant excellence académique et développement sportif de haut niveau.
Les plus talentueux et persévérants réaliseront leur rêve en devenant footballeurs professionnels. Ceux qui n’auront pas cette chance auront certes le cœur brisé, mais ils quitteront le centre avec un solide bagage scolaire, leur ouvrant la voie vers un diplôme d’études supérieures ou une formation professionnelle.
Une nécessité, au regard du taux de professionnalisation en sortie de centre qui reste faible comparé à d’autres secteurs d’activité. « Nous estimons qu’il faudra au moins trois ans pour récolter les premiers fruits de nos efforts », annonce Maha Nabil. « L’objectif principal de cette première année est d’établir un cadre et une structure professionnels, tout en développant les compétences des entraîneurs marocains », précise Jean-Marc Nobilo, directeur technique du centre de formation du Raja, où Médias24 vous plonge à travers un reportage en immersion exclusive.
« Être au contact des pros au quotidien est une source de motivation pour nos jeunes », Maha Nabil
Des étoiles plein les yeux, les jeunes du centre de formation n’hésitent pas à s’adresser poliment à leurs aînés de l’équipe première, qui flânent dans les couloirs en attendant le début de leur séance d’entraînement. « Être au contact des pros au quotidien est une source de motivation pour nos jeunes », affirme Maha Nabil, tout en signalant à deux retardataires qu’ils sont attendus pour le déjeuner, l’un des quatre repas servis quotidiennement. Animée d’une mission, Maha Nabil ne lâche pas ses protégés d’une semelle.
« Lorsqu’on gère 120 jeunes, chaque jour apporte son lot de surprises », sourit-elle. « Le matin, je m’assure que tous les joueurs sont bien présents en classe et que la discipline y règne. J’effectue ensuite une tournée dans les chambres pour vérifier que les chambres sont faites. Un surveillant m’appuie dans ces tâches ».
Maha Nabil veille à la bonne marche de tous les aspects de la vie quotidienne des jeunes en formation, financés par un Fond national de formation et géré par Evosport. Du transport à l’alimentation, en passant par la scolarité et l’hébergement. « Nous sommes également amenés à rencontrer des parents à la suite d’incivilités ou d’un mauvais comportement d’un joueur. Une réunion est alors organisée avec le directeur de la formation, Jean-Marc Nobilo, l’entraîneur du joueur et ses parents afin d’en débattre et de décider de la sanction appropriée », souligne-t-elle.
Des sanctions qui peuvent aller jusqu’à une suspension des entraînements pour une période déterminée. Un crève-cœur pour des footballeurs qui ne vivent que pour le ballon rond. C’est également une manière de leur rappeler qu’il n’y a pas que le foot dans la vie. Le message semble avoir été reçu.
« Il est parfois difficile de gérer le stress du football et des études, car nous pensons constamment à notre avenir sportif », avoue Karim Saadi, attaquant en catégorie U17. « Mais nous nous efforçons d’obtenir un diplôme pour assurer notre avenir, au cas où nous ne réussirions pas dans le foot », poursuit ce fan de l’avant-centre uruguayen Luis Suarez, qui se décrit comme un attaquant moderne sans pour autant ignorer sa marge de progression.
« Je suis puissant, rapide et possède une bonne détente, mais je dois améliorer mon accélération et mon pied gauche », concède-t-il avant de s’éclipser pour se préparer aux cours de l’après-midi, après une séance d’entraînement matinale intense. « Nous insistons sur l’importance de la scolarité, car avoir un plan B est indispensable. L’école étant sur place, les joueurs bénéficient d’un encadrement scolaire renforcé, avec des cours de soutien et des professeurs qui se déplacent jusqu’ici », affirme Maha Nabil.
Le matin, les U13, U14 et U15 s’installent dans des salles de classe spacieuses et ensoleillées. Même si les téléphones sont confisqués le temps du cours, les professeurs doivent parfois redoubler d’efforts pour maintenir l’attention des élèves, dont la concentration est mise à rude épreuve par l’écho des séances animées sur les terrains, où les U16, U17 et U18 s’époumonnent sous les instructions des coachs.
« Nous avons également instauré un suivi psychologique, avec une psychothérapeute qui offre bénévolement ses services deux fois par semaine. Au départ, nous établissons une liste des joueurs nécessitant un suivi, mais petit à petit, ce sont les joueurs eux-mêmes qui en font la demande », nous explique la directrice du centre.
Bref, rien n’a été laissé au hasard pour guider ces jeunes vers les sommets. En matière de nutrition, les repas sont soigneusement préparés pour répondre aux besoins spécifiques de chaque catégorie et sont servis dans un espace où résonnent les rires des jeunes. Réminiscence de son passé de formateur, Lassaad Chabbi, l’entraîneur de l’équipe première, n’hésite jamais à partager un repas et engager la discussion avec les jeunes de l’Académie.
Bien que la plupart des infrastructures de formation soient déjà prêtes, l’Académie du Raja nécessite encore quelques retouches, comme un coup de peinture et la réfection de certaines zones. Toutefois, des progrès notables sont à signaler, même si les travaux ne sont pas encore totalement achevés.
En attendant la livraison du terrain en pelouse naturelle, « l’ajout d’un second terrain synthétique a grandement facilité l’organisation des entraînements », se réjouit Jean-Marc Nobilo. Nommé pour une durée de trois ans en septembre 2024 par la FRMF et Evosport à la tête du centre de formation du Raja, le technicien français apporte dans ses bagages une riche expérience acquise dans les centres de formation les plus réputés de France, tels que Le Havre, Auxerre et le Paris FC.
La formation des jeunes n’a plus de secret pour Jean-Marc Nobilo, qui sait pertinemment que pour former de grands joueurs, il faut d’abord former de bons éducateurs. « Les entraîneurs évoluent dans un cadre précis, avec une méthodologie claire, un programme d’entraînement défini et des objectifs bien établis », explique-t-il.
« Ils sont également soumis à une évaluation pédagogique à travers des séances supervisées. Depuis janvier, j’interviens directement sur le terrain pour illustrer les principes que nous souhaitons mettre en place », ajoute-t-il. Amine Bourkadi, Rachid Soulaimani, Hamid Nater et tant d’autres ex-joueurs du Raja ont la lourde tâche de préparer les jeunes du centre au plus haut niveau. Un honneur mais aussi une pression de tous les instants.
Amine Bourkadi, Rachid Soulaimani, Hamid Nater…plusieurs anciens joueurs du Raja composent le staff technique à l’Académie des Verts
D’autant que dans ce nouveau modèle de formation, aucun formateur n’a la garantie de poursuivre l’aventure au-delà de la fin de saison en cas de mauvaise évaluation. « Nous essayons d’appliquer les instructions du directeur technique à la lettre », promet Rachid Soulaimani, entraineur des U17, ancien joueur du Raja et ex-international marocain.
« Nous bénéficions d’une formation rigoureuse, ce qui nous permet d’offrir aux jeunes un encadrement de qualité. Notre priorité est de les faire progresser tactiquement, mentalement et techniquement. Les premiers résultats sont très encourageants », souligne-t-il. Jean-Marc Nobilo, qui nous a chaleureusement accueillis quelques minutes plus tôt pour nous présenter les principes qui guident ce nouveau modèle de formation, est totalement dévoué à sa mission, « Car quand on aime, on ne compte pas », affirme-t-il.
Jean-Marc Nobilo, directeur technique en réunion avec le staff technique de l’Académie du Raja
« Notre journée type débute à 8h30 avec une réunion entre entraîneurs, suivie de la supervision des entraînements », détaille-t-il. « Nous gérons également tout l’aspect hors sportif, incluant la scolarité, l’internat et la restauration. Le week-end est consacré à l’observation des matchs pour évaluer les joueurs et les entraîneurs, en lien avec nos orientations de travail”, ajoute-t-il.
Une maîtrise technique spécifique à chaque poste
Le profil de joueur que cherche à former Jean-Marc Nobilo doit avant tout se distinguer par une maîtrise technique spécifique à son poste. Pour lui, les défenseurs doivent avant tout savoir défendre, alors que les attaquants doivent être performants dans les derniers gestes. « Même si cela ne doit pas empêcher le défenseur de savoir contre-attaquer et l’attaquant de bien se replacer dans les différentes formes de pressing », précise-t-il. En tout cas, il est essentiel d’avoir un point fort pour réussir au plus haut niveau.
« Ce point fort peut être athlétique, technique, en termes d’efficacité, de volume de jeu, ou encore l’intelligence de jeu. Tous ces atouts, combinés à un programme d’accompagnement adapté, permettent de faire progresser le joueur vers le plus haut niveau », promet-il. Pour y parvenir, l’approche est délibérément simplifiée, afin de partager l’expérience avec des entraîneurs possédant des CV solides en leur qualité d’anciens joueurs.
Ce vécu leur permet de mieux assimiler les méthodologies d’entraînement, qui reposent sur une préparation technique et athlétique, tout en restant centrée sur l’utilisation du ballon. « Nous travaillons selon les principes de l’ADN du Raja, notamment le jeu de possession », explique Rachid Soulaimani.
« Un projet de jeu doit être adapté à la mentalité du pays, tant sur le plan culturel que sportif. Le Raja est un club qui privilégie la possession du ballon, ce que j’apprécie, à condition qu’elle soit accompagnée de progression, de déséquilibre et d’un jeu vers l’avant », ajoute le Directeur technique.
En phase défensive, une alternance entre pressing haut, médian et bas est favorisée pour développer la capacité des joueurs à s’adapter aux différents scénarios de match. Techniquement, les jeux en grand espace sont encouragés, « avec des joueurs placés à leur poste. Des séances dynamiques et intenses. Une recherche constante de plaisir dans l’entraînement », affirme Jean-Marc Nobilo.
Anas Benomar, défenseur central U17, a attiré l’attention des recruteurs lors d’une rencontre opposant le Raja à son ancien club, le Chabab El Hay Hassani. « J’ai réalisé une bonne performance qui m’a ouvert les portes du club. Depuis que je suis ici, j’ai énormément progressé, notamment sur les plans tactique et physique. Avant, je travaillais surtout la technique, mais ici, l’apprentissage est beaucoup plus complet », se réjouit-il.
Celui qui prend pour modèle le défenseur central de Liverpool, Virgil Van Dijk, voit son expérience au Raja comme une étape déterminante dans son développement. Concrètement, ils bénéficient d’un programme d’entraînement intensif réparti sur la semaine, avec quatre séances l’après-midi.
Le lundi étant réservé à la récupération après les efforts du match du dimanche, les joueurs enchaînent le mardi, mercredi, jeudi et vendredi avec des entraînements d’une durée de 1h15 à 1h30. Le samedi, quant à lui, est dédié à la préparation du match à venir. Au programme : principes de jeu offensifs et défensifs, transitions, coordination technique et attitudes de course. C’est dans ce cadre que le préparateur physique, Ahmed Oukili, entre en action.
Une préparation physique sur mesure
Très volubile sur le terrain, Ahmed Oukili ne cesse d’encourager, de guider et de corriger les postures des joueurs. « Nous avons un programme précis en vue d’optimiser la formation des joueurs, en tenant compte de la morphologie de chacun, car certains sont précoces, d’autres ont un développement plus tardif », nous explique-t-il.
Ahmed Oukili a élaboré, en étroite collaboration avec le Directeur technique du centre, un programme structuré qui débute par une phase de préparation générale (PPG) avant de se concentrer sur une préparation physique spécifique (PPS), adaptée au poste et à la morphologie du joueur.
« Certains postes exigent davantage de vitesse, tandis que d’autres nécessitent plus d’explosivité. Nous intégrons également une routine préventive contre les blessures avant chaque séance d’entraînement. La musculation fait partie de notre programme dès 16 ans, bien que certains cas particuliers puissent être initiés plus tôt », souligne-t-il.
Les jeunes joueurs, avides de conseils, n’hésitent pas à poser des questions pour améliorer leur compréhension du jeu et perfectionner leurs compétences techniques. Cette évolution est constamment surveillée à travers des évaluations détaillées qui prennent en compte chaque aspect de leur évolution.
Sous l’impulsion de la Fédération royale marocaine de football, le Raja a pris conscience que la formation des jeunes n’est pas un mal nécessaire, mais un bien essentiel pour l’avenir du club, tant sur le plan sportif que financier. Cette réforme structurelle offrira à des talents prometteurs comme Karim Saadi et Anas Benomar un terreau fertile pour s’épanouir et réaliser leurs rêves.
« Si je suis ici, c’est pour réussir une belle carrière, aider ma famille et, avant de partir à l’étranger, marquer l’histoire du Raja », ambitionne Karim Saadi. De son côté, Anas Benomar nourrit l’espoir de jouer en équipe première avant de rejoindre la sélection nationale. Ces aspirations sont le reflet de la détermination et de la passion qui animent ces jeunes talents. Cela tombe bien, le nouveau modèle de formation les aidera à les concrétiser.
Les détails de l’entrée de Marsa Maroc dans le capital du Raja
En gestation depuis 2 ans, le projet vise à sortir le club de sa crise structurelle à travers l’activation de la société Raja SA, indique un communiqué du club. Cette dernière verra l’arrivée d’un investisseur institutionnel (Marsa Maroc) et sera dotée d’un management permanent de qualité, permettant la gestion de l’activité professionnelle aux standards internationaux.
Ce projet conforme à la loi 30-09 a obtenu l’appui de la Fédération royale marocaine de football ainsi que des autorités de la ville de Casablanca, poursuit la même source.
Le projet du Raja Club Athletic s’inscrit, selon les termes du communiqué du Raja, dans le cadre de la mise en œuvre des hautes directives royales contenues dans le message royal adressé aux participants au débat sportif national à Skhirat le 24 octobre 2008. Ce message soulignait la nécessité de diversifier les sources de financement des équipes nationales à travers des partenariats entre les secteurs public et privé et d’améliorer les niveaux de gestion professionnelle des clubs marocains.
A cet égard, et au vu de la crise structurelle que traverse le club depuis des années (instabilité administrative, succession de présidents et de bureaux administratifs, crise financière étouffante permanente…), il devient nécessaire d’apporter une solution radicale au problème de la gestion associative du Raja. Les contours de ce projet ont été présentés, début 2025, aux autorités de la ville de Casablanca et au président de la Fédération royale marocaine de football. Les deux parties ont « salué et soutenu l’initiative dans l’espoir de sortir le club de sa crise actuelle et de construire les bases d’une gestion efficace et durable ».
Ledit projet représente une rupture avec l’ancien. En effet, le club passe à un modèle institutionnel et professionnel qui assure la pérennité sportive, financière et administrative, et renforce la compétitivité du club aux niveaux national, continental et mondial.
À cet égard, le partenaire historique du club, qui était auparavant son parrain, a été contacté afin d’étudier la possibilité d’investir dans ce nouveau projet, note le communiqué. Après une série de réunions et de négociations, dont une étude d’évaluation menée par une institution spécialisée, il a été convenu que ce partenaire [Marsa Maroc, ndlr] entrera dans le capital du Raja SA, lors d’une réunion officielle tenue le 9 mai dernier en présence du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF).
Le communiqué du Raja détaille la structure finale convenue comme suit :
>Évaluation financière du patrimoine du Raja Sports Club sur la base des éléments suivants :
« Actifs » :
Joueurs professionnels (80 millions de DH)
Utilisation de la marque du club (150 MDH)
Académie (280 MDH) Total des actifs bruts : 510 MDH
Total de l’encours des dettes ou passifs : 130 MDH
Évaluation nette totale du club : 380 MDH.
Valorisation nette des actifs transférés à la société sportive RAJA SA, après déduction de la valeur de l’académie du club : 100 MDH.
>La « Raja Academy » restera la propriété de l’association et sera placée sous le giron de la société sportive.
Activation de la société sportive Raja SA à travers l’investissement du partenaire institutionnel via une augmentation de capital qui passe de 300.000 dirhams à 250.000.000 dirhams.
>L’Association sportive du Raja Club Athletic contribuera au capital de la société sportive à hauteur de 100 MDH (c’est-à-dire la valeur des actifs transférés), et l’investisseur institutionnel apportera 150 MDH à payer sur trois saisons.
La distribution du capital de la société sportive sera la suivante :
60% pour l’investisseur institutionnel.
40% pour l’Association Raja Club Athletic.
Un contrat de gestion sera conclu entre l’association sportive et l’entreprise sportive, précisant les mécanismes de fonctionnement de l’entreprise, la durée du contrat et les revenus à transférer à l’association, conformément aux dispositions de la loi 30.09 sur l’éducation physique et le sport.
Ce partenariat stratégique vise à combiner l’expertise technique sportive de l’association avec les compétences managériales et financières de l’investisseur, et grâce à cette intégration, des instances de gouvernance stables et durables seront adoptées, ce qui constitue un saut qualitatif par rapport à la gestion associative traditionnelle.
Le Conseil consultatif estime que ce plan représente la solution la plus appropriée pour sortir le club de sa crise profonde, et constitue une opportunité historique pour construire un club organisé et structuré, qui sera pionnier sur le continent africain. Le Raja sera le premier club marocain à ouvrir le capital de sa société sportive à un investisseur institutionnel.
Après des discussions entre les membres du Conseil, les adhérents de l’Association Raja Club Athletic et les membres du Bureau administratif intérimaire, il a été décidé d’annoncer dans les prochains jours la tenue d’une assemblée générale de l’Association Raja pour :
Présenter les rapports moral et financier pour la saison sportive 2024-2025.
Présenter ce projet structurel pour validation.
Election d’un nouveau bureau de l’Association Raja dont la première tâche sera la mise en œuvre et l’activation de ce projet à travers notamment la préparation des documents juridiques (contrat de gestion, pacte d’actionnaires…).
Football : comment sont détectés les jeunes talents
La détection des jeunes footballeurs est au cœur du nouveau modèle de formation lancé par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et géré par la société Evosport, filiale de l’UM6P.
Chaque détail a été soigneusement pensé pour ne laisser échapper aucun talent issu du riche vivier marocain. En plus des opérations de détection régionale organisées chaque mois d’avril, des recruteurs scrutent attentivement les tournois régionaux et nationaux. Ils arpentent aussi les quartiers pour repérer les pépites de demain.
Une vision transversale et incontournable pour alimenter en joueurs de qualité les quatre centres fédéraux et onze centres de formation des clubs professionnels ayant adhéré à ce programme.
À terme, le système profitera aux équipes nationales. Une organisation parfaitement rodée, bâtie sur des critères rigoureux d’excellence.
C’est au mérite, et rien d’autre, que les apprentis footballeurs pourront franchir les portes de ces structures d’excellence. Les places y seront chères, car seules les qualités footballistiques feront la différence.
Médias24 fait le point avec Fathi Jamal, directeur du développement et du pôle formation au sein de la direction technique nationale.
En avril, des journées de détection dans chaque région
Un jeune de 12 à 17 ans, doté d’un talent pour le ballon rond, a désormais toutes ses chances d’intégrer le nouveau modèle de formation mis en place par la FRMF. Une égalité des chances bienvenue dans un milieu où, jusqu’ici, être pétri de talent ne garantissait pas toujours l’accès à un centre de formation, et inversement.
« Nous prévoyons, à chaque mois d’avril, une tournée à travers toutes les régions du Royaume pour organiser des journées de détection avec le staff de la Direction technique nationale », affirme à Médias24 Fathi Jamal.
« Par exemple, dans la région de Souss-Massa », poursuit-il, « une période de détection sera consacrée aux U13 jusqu’aux U18, avec une catégorie évaluée tous les deux jours ». Cette opération permettra au centre de formation du Hassania d’Agadir d’intégrer les meilleurs talents de la région.
Les critères de sélection se définissent à travers divers aspects tels que la technique, l’intelligence de jeu, ainsi que la rapidité de prise de décision et d’analyse. « Si un jeune possède ces qualités et bénéficie d’un bon accompagnement, il a de grandes chances de devenir professionnel. Mais, sans un encadrement adéquat et de qualité, il risque de passer à côté de son potentiel », souligne notre interlocuteur.
À l’issue du processus de détection, les jeunes sélectionnés s’additionnent à ceux déjà présents dans les centres de formation des clubs adhérents au programme. Une nouvelle phase d’observation et de tri permettra ensuite de ne conserver que les meilleurs. Ce fut le cas pour le Raja et le Wydad au printemps dernier.
« Nous avons d’abord organisé des journées de détection à Casablanca, en évaluant uniquement les jeunes de la région afin de favoriser leur épanouissement, car il est préférable qu’ils restent proches de leurs familles », explique Fathi Jamal. Au total, 64 joueurs nés en 2008 et 2009 ont été sélectionnés.
Trois joueurs de l’équipe nationale U17 issus des détections dans les matchs de quartiers
Les 64 joueurs ont tous été conviés à un rassemblement d’une semaine au complexe Mohammed VI de football à Salé. « Nous avons également invité les directeurs techniques des centres de formation du Raja et du Wydad afin qu’ils puissent observer ces jeunes talents », précise Fathi Jamal. Par la suite, « un second tri a été effectué, intégrant les joueurs des deux centres de formation, afin de constituer les noyaux des promotions actuellement en place au sein du Raja et du Wydad. Notre objectif est de sélectionner uniquement les meilleurs », ajoute-t-il.
Une incessante quête d’excellence, qui a fait et fera des déçus à la fin de chaque saison. Pour les jeunes qui ont dû quitter les centres de formation, rien n’est perdu. Le chemin vers le monde professionnel est rarement un long fleuve tranquille. Les plus déterminés auront sans doute une seconde chance.
D’ailleurs, plusieurs anciens pensionnaires de l’Académie du Raja brillent et s’épanouissent actuellement au sein d’associations sportives. Il ne serait pas surprenant qu’ils attirent l’attention des recruteurs après avoir travaillé sur leurs points faibles et renforcé leurs atouts.
« Plusieurs associations sportives font du très bon travail, à l’image de l’Académie Chippo de football à Kénitra, du club Lanoria à Mohammédia et du Prestigia football club à Bouskoura », assure Fathi Jamal. Ces structures offrent non seulement une seconde chance aux jeunes recalés d’un centre de formation, mais elles révèlent également de jeunes pépites pour qui le football n’était au départ qu’un simple loisir.
« De nombreux joueurs ont pratiqué le football par passion, sans forcément envisager une carrière professionnelle. Cependant, ils ont réussi à atteindre l’élite en se formant au sein des associations sportives et de loisirs. Chaque année, deux ou trois d’entre eux intègrent des centres de formation de renom comme le FUS, les FAR ou la RSB », révèle-t-il.
Les référents techniques régionaux négligent encore moins les quartiers, conscients que le sport le plus populaire du pays se pratique d’abord dans la rue, là où se développent une combativité et des compétences techniques essentielles au plus haut niveau.
Preuve en est, trois joueurs de l’équipe nationale U17 ont été repérés alors qu’ils brillaient sur l’asphalte, en bas de chez eux.
Le Raja veut s’associer à Marsa Maroc pour une société sportive à 250 MDH
On en sait un peu plus sur le projet en discussion de l’entrée de Marsa Maroc dans le capital de la société sportive du club du Raja, révélé par Médias24.
Avec un capital projeté de 250 millions de DH, le Raja Club Athletic veut s’imposer comme une référence sur la scène africaine.
Cette ambition qui repose sur la restructuration du club a fait l’objet d’une présentation ce samedi 24 mai par le conseil consultatif du club.
À l’occasion d’une réunion communicationnelle, les anciens présidents du club ont présenté aux adhérents le fruit d’un travail de deux ans visant à activer la société sportive du club, “avec l’appui du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et les autorités de Casablanca”. C’est ce qu’a indiqué JawadZiyat, dans une déclaration à la presse.
Ce dernier est pressenti comme futur dirigeant de la société sportive, même s’il assure que sa priorité est l’aboutissement de ce projet. Jawad Ziyat a confié ne pas avoir encore pris de décision concernant son avenir dans les instances du Raja.
En tout cas, le projet, défendu par le conseil consultatif composé d’anciens présidents du club, vise à amorcer un tournant stratégique pour le Raja. L’un de ses membres, Ahmed Ammor, a rappelé que Marsa Maroc n’est pas un acteur nouveau dans l’écosystème du Raja, ayant déjà parrainé le club par le passé. Pour lui, cette opération constitue le renouvellement d’une relation historique.
De son côté, Jawad Ziyat a dressé un constat sévère de la gestion associative du club : “En huit ans, neuf présidents se sont succédé. Cela a conduit à l’instabilité chronique et à l’endettement. Il est temps de tourner définitivement la page”. L’objectif affiché est clair : faire du Raja un modèle de gouvernance sportive moderne.
“L’association aura 40% de la société sportive”
Selon Jawad Ziyat, l’association du club apportera à la société les droits d’usage de la marque ainsi que l’équipe professionnelle et l’élite des jeunes, valorisés à 100 MDH. En face, Marsa Maroc injectera 150 MDH. Le capital social de la société passera ainsi de 300.000 DH actuellement à 250 MDH, faisant du Raja la plus grande société sportive du Maroc.
Jawad Ziyat rappelle que la société sportive du Raja a été créée “il y a cinq ans”, mais elle est restée “endormie” depuis. Selon lui, la création de cette structure dotée d’un directeur général, d’un directeur financier, commercial, marketing et de formation permettra de passer d’un chiffre d’affaires annuel de 100 MDH à 200 MDH, voire 300 MDH.
Une ambition nécessaire, selon lui, pour concurrencer les grands clubs africains, notamment les Égyptiens dont les budgets sont largement supérieurs. Surtout que, comme le déplore l’ancien président du Raja, “le Maroc va accueillir la Coupe du monde 2030, mais aucune de ses équipes ne participe à la demi-finale ou à la finale de la Ligue des Champions”. “Nous avons un grand retard au niveau des clubs”, a-t-il déploré, en espérant que les clubs nationaux emboîtent le pas au Raja en activant, à leur tour, leur société sportive.
Jawad Ziyat a également révélé que l’association du club aura 40% des parts de la société sportive, mais n’a pas indiqué le pourcentage qui sera dédié à l’investisseur, Marsa Maroc.
À la suite de cette réunion d’information du 24 mai, les prochaines étapes consistent, selon Ahmed Ammor à “arrêter les comptes, élire le nouveau bureau et finaliser les documents juridiques avec Marsa Maroc”.
Cette société a d’ailleurs enregistré une hausse de 12% de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2025, à 1,28 MMDH. Le trafic global progresse de 6%, et les investissements atteignent 890 MDH.
La société a même franchi, pour la première fois, la barre des 5 MMDH de chiffre d’affaires en 2024. Une situation financière qui met en confiance le public, agacé par l’instabilité chronique du club depuis une décennie.
Mercato d’hiver. Les principaux transferts des joueurs marocains
Le mercato hivernal, qui s’est clôturé le lundi 3 février dans les principaux championnats européens, a été loin de battre des records, mais il aura permis à certains clubs d’ajuster leurs effectifs et à plusieurs joueurs marocains de changer d’air pour donner un coup de fouet à leur carrière.
À commencer par Hakim Ziyech. L’ancien capitaine de l’équipe nationale semble avoir renoncé au football de très haut niveau, où il n’avait plus son rond de serviette (330 minutes disputées en 2024-2025), en optant pour un championnat moins exigeant, où il aura bien plus de temps de jeu, avec à la clé un dernier gros contrat.
Même si la valeur marchande de l’international marocain est estimée à 5 millions d’euros, Galatasaray (Turquie) a accepté de libérer Hakim Ziyech pour se délester d’un gros salaire, de l’ordre d’environ 400.000 euros par mois.Le gaucher s’est engagé dans la foulée avec Al-Duhail qui a dû mettre la main à la poche pour offrir à Ziyech une prime à la signature ainsi qu’un salaire au moins aussi important que celui que percevait le Marocain en Turquie. Un investissement que l’attaquant a commencé à rentabiliser dès sa première apparition.
À quelques centaines de kilomètres de distance, Tarik Tissoudali découvrira lui aussi un nouveau championnat au crépuscule de sa carrière. L’avant-centre de 31 ans, qui avait fait les beaux jours de l’équipe nationale sous les ordres de Vahid Halilhodžić notamment, évoluera désormais avec le maillot du club émirati Khor Fakkan, qui a obtenu son prêt du PAOK Salonique (Grèce).
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الأسد المغربي طارق تيسودالي مهاجماً لخورفكان هذا الموسم 🔥
Justement, en citant le championnat grec, ce sera la prochaine destination de Hamza Mendyl, qui a disparu des radars de l’équipe nationale et qui s’est engagé en faveur de l’Aris Salonique. Le gaucher de 27 ans a rompu son contrat avec le club belge de Louvain pour donner un nouvel élan à sa carrière chez le 6ᵉ de la Super League.
Le championnat d’Arabie saoudite n’est pas en reste, puisque le club Al-Taawoun a validé l’arrivée en prêt de l’international marocain Abdelhamid Sabiri, dont la trajectoire est quelque peu décevante. Promis à un bel avenir après une Coupe du monde 2022 réussie, le milieu offensif n’a jamais pris son envol, enchaînant les prêts sans pouvoir s’imposer.
✍️| صانع الألعاب المغربي عبد الحميد صابيري (28 عامًا) ينضم إلى الذئاب معارًا من نادي فيورنتينا الإيطالي حتى نهاية الموسم الحالي.
وسوف ينضم اللاعب إلى تدريبات الفريق الأول خلال الأيام القادمة.
Pour sa part, Réda Belahyane poursuit sa progression linéaire en signant dans l’un des plus grands clubs en Italie, la Lazio de Rome, en provenance du Hellas Vérone. Les pensionnaires du Stadio Olimpico ont dû ferrailler pour attirer le néo-international marocain dans leurs filets.
Pressenti à Lens, Monaco ou encore en Espagne, le milieu de terrain de 20 ans n’a finalement eu qu’à parcourir les 500 km qui séparent Vérone de Rome pour franchir un palier dans sa carrière. Malgré un entrejeu fourni, les Biancazzurri, 4ᵉ de Serie A, n’ont pas hésité à mettre 10 millions d’euros sur la table pour attirer le jeune Marocain.
Le technicien italien Marco Baroni a sans doute été séduit par la finesse technique (73 % de passes réussies dans les 30 derniers mètres) et l’activité de Réda Belahyane au milieu de terrain (6,7 ballons récupérés par match). À peine moins âgé, Adam Aznou (18 ans) est quant à lui parti s’aguerrir dans le championnat espagnol, sous les couleurs du Real Valladolid.
Le latéral gauche, adoubé par le sélectionneur national Walid Regragui, était barré par la concurrence en Allemagne, où il n’a disputé qu’une quinzaine de minutes avec l’équipe première du Bayern Munich. C’est quasiment un retour aux sources pour le natif de Barcelone, dans un pays où le rythme des rencontres et le style de jeu correspondent à ses qualités.
De ce côté-ci de la Méditerranée, plusieurs transferts ont également fait grand bruit, à l’image de celui d’Achraf Bencharki, qui signe son retour à Al Ahly (Égypte) dans le cadre d’un transfert libre après une expérience de deux ans à Al-Rayyan SC (Qatar). Il devient ainsi le 4e joueur marocain dans l’effectif du dernier vainqueur de la Champions League, après Achraf Dari, Yahya Attiat-Allah et Réda Slim.
Au Maroc, la rubrique transferts a principalement été animée par les mouvements des gardiens de but. Pendant que le Raja de Casablanca perdait son portier emblématique, Anas Zniti (Al-Wasl FC), sans pour autant le remplacer, le WAC a de son côté fait de la place à l’international marocain El Mehdi Benabid.
Après avoir prêté Abdelali Mhamdi au club saoudien d’Al-Batin pour 182.000 euros, selon TransferMarkt, le Wydad a déboursé une somme légèrement inférieure afin de s’attacher les services de Benabid, qui avait perdu sa place aux FAR de Rabat au profit de Ayoub El Khayati, le meilleur gardien en termes d’arrêts en Ligue des champions africaines (3,6 par match).
Par ailleurs, le Wydad Casablanca s’est également attaché les services du latéral droit Fahd Moufi, qui évoluait jusque là au Hajduk Split (Croatie). Les Rouge et Blanc ont été particulièrement actifs lors de ce mercato, enregistrant notamment les arrivées de neuf arrivées pour 12 départs, dont celui de Sidi Bouna Amar, qui a rapporté 480.000 euros au WAC, en signant en Lybie, à Al Ittihad.
Le président du Raja annonce sa démission
En invoquant des “raisons personnelles”, Adil Hala, président élu depuis septembre 2024, annonce sa démission via un communiqué publié ce lundi 27 janvier.
Le départ de Adil Hala était attendu pour le 5 février prochain, puisqu’un communiqué publié le 19 janvier dernier annonçait la tenue de l’AGE avec, à l’ordre du jour, la démission du bureau dirigeant.
Survenu plus tôt que prévu, le départ du président a peut-être été précipité par la défaite du Raja face au FUS, la veille. En outre, la gestion du club est très critiquée depuis plusieurs mois par le public des Verts qui la qualifie de “défaillante”.
Également sous le feu des critiques, le responsable du projet sportif, Adil Baqili, avait, lui, démissionné en décembre dernier.
Finale de la Coupe du trône : où et quand regarder le match RCA vs l’AS FAR
Cette rencontre, prévue au Grand Stade d’Agadir à 17 h, sera diffusée sur la chaîne Arryadia.
Les « Verts et Blancs », toujours invaincus cette saison, aborderont la finale de la Coupe du Trône avec le moral au beau fixe, après avoir décrochés le championnat national au terme d’un parcours exceptionnel ponctué de 21 victoires, 0 défaite et 9 matchs nuls.
La confiance acquise tout au long de la saison a d’ailleurs permis aux protégés du coach allemand Josef Zinnbauer de faire une remontada en demi-finale de la Coupe du Trône contre la Mouloudia d’Oujda après avoir été menés 3-2. Les Casablancais ont fini par l’emporter sur le score de 4 buts à 3 après prolongations, faisant montre d’un état d’esprit gagnant et d’une détermination irréprochable.
Le club militaire, en quête d’une 13è Coupe du Trône, un record, jouera, pour sa part, le tout pour le tout afin de s’adjuger un nouveau titre dans cette compétition, et chasser le spectre d’une saison blanche.
L’AS FAR, qui a accédé en finale après avoir pris le meilleur sur le Maghreb de Fès par 2 buts à 0, espère prendre sa revanche face au Raja qui l’a privé du privilège de conserver son titre en Botola, au terme d’un parcours brillant avec 22 victoires, 5 nuls, et seulement trois défaites.
Le spectacle sera certainement au rendez-vous dans cette finale qui s’annonce très relevée entre deux grandes équipes du football national.
Litige : Ola Energy devra indemniser le Raja
Ola Energy devra payer plus de 4 millions de dirhams au Raja Club Athletic. La cour d’appel de commerce vient de rejeter son recours en annulation contre une sentence arbitrale qui l’avait condamnée, en septembre 2023, à dédommager le club casablancais pour la « rupture abusive » d’un contrat de sponsoring.
L’arrêt de la cour d’appel a été prononcé ce mercredi 5 juin, vers midi. Tout en rejetant le recours en annulation, la juridiction a ordonné l’exécution de la sentence en question. Une décision qui met Ola Energy devant deux options : payer spontanément l’indemnisation ou s’exposer au risque d’exécution forcée, notamment via des saisies.
Ola Energy devra également régler les honoraires des trois arbitres, ainsi que les frais de procédure. Le dossier est né d’un désaccord ayant entraîné la résiliation du contrat de sponsoring signé en mai 2021, et qui devait prendre fin en juin 2023. Le Raja accuse son ancien partenaire d’avoir resilié « abusivement » et « sans préavis » leur lien contractuel.
Cette résiliation avait été notifiée le 6 novembre 2022 par Ola Energy, quelques jours après la signature, par le Raja, d’un contrat record (trois millions d’euros) avec 1Xbet, géant des paris sportifs en ligne.
Raja-CR Belouizdad : à quelle heure et sur quelle chaîne
Cette rencontre sera diffusée sur la chaîne saoudienne SCC HD à partir de 14h.
Le Raja de Casablanca, champion en titre, évolue dans le groupe D, avec la CR Belouizdad (Algérie) et les clubs Al Koweït et Al Wahda émirati, issus du tour préliminaire.