Pilotes licenciés : RAM verrouille des dossiers clés après deux cassations

Après un revirement favorable en cassation, Royal Air Maroc a obtenu une issue définitive dans son litige avec un groupe de pilotes évincés lors de la vague de licenciements économiques de 2020. Les décisions ont été rendues le 6 janvier 2026 par la Cour d’appel de Rabat, statuant en tant que juridiction de renvoi après cassation.

Les arrêts repérés par nos soins concernent précisément les dossiers de quatre anciens employés. Après leur licenciement, les pilotes avaient saisi le tribunal social pour obtenir notamment des indemnités pour licenciement abusif, comprenant des dommages-intérêts pour préjudice, des indemnités de licenciement et de préavis, ainsi que, selon les dossiers, des droits liés à l’ancienneté et à certains avantages contractuels. Leurs demandes avaient toutefois été rejetées en première instance puis en appel en 2021.

Un premier pourvoi en cassation avait ensuite conduit au renvoi des affaires devant la Cour d’appel de Casablanca, laquelle avait accordé, au printemps 2025, des indemnités oscillant entre 790.079 dirhams et plus de 8,15 millions de dirhams, selon les dossiers. Au total, les montants alors alloués dépassaient 16,3 millions de dirhams.

À la suite de ces décisions, Royal Air Maroc s’est à son tour pourvue en cassation. La haute juridiction a cassé les arrêts rendus à Casablanca et ordonné un nouveau renvoi, cette fois devant la Cour d’appel de Rabat. Statuant après ce second renvoi, cette juridiction a finalement confirmé les jugements de 2021, rejetant les demandes d’indemnisation des pilotes et mettant un terme définitif à ces quatre dossiers.

Ces décisions ne couvrent toutefois pas l’ensemble du contentieux né des licenciements de 2020. D’autres affaires sont encore au stade de la décision rendue après un premier renvoi, avec des arrêts accordant des indemnités aux salariés. Les quatre dossiers récemment jugés s’en distinguent, en ce sens qu’ils ont été examinés après un second renvoi, ayant abouti à une solution inverse.

En réalité, la RAM entend calquer la stratégie suivie dans ces quatre affaires sur les autres dossiers encore pendants, en cherchant à les porter à leur tour au stade d’un second renvoi. Sur le fond, le contentieux demeure centré sur un point de droit précis : la charge de la preuve du respect des critères du licenciement pour motif économique, prévue par l’article 71 du Code du travail et reprise par le règlement intérieur de la compagnie.

CAN 2025 : la RAM, entre transport et cohésion nationale

La compagnie nationale, désignée partenaire global officiel de la Confédération Africaine de Football (CAF), a entamé une mobilisation sans précédent pour accompagner la compétition qui se tiendra au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Ce rôle ambitieux s’inscrit dans une dynamique d’affirmation du positionnement de la RAM comme pont aérien entre l’Afrique, l’Europe et le monde.

Un réseau mondial au service de la compétition

S’appuyant sur un réseau déjà très étendu, la RAM relie le Maroc à plus de 99 destinations dans près de 57 pays à travers le monde, couvrant l’Afrique, l’Europe, l’Asie et les Amériques depuis son hub de l’aéroport de Mohammed V de Casablanca : un maillage conçu pour capter les flux de supporters, de médias et de délégations à l’échelle planétaire.

Dans ce contexte, la compagnie a ajusté son programme pour la CAN 2025 : plus de 660 vols supplémentaires ont été planifiés pour répondre à la forte demande attendue sur toute la période du tournoi, soit une hausse de capacité estimée à plus de 50 % par rapport à l’offre habituelle.

Une expérience immersive dès l’aéroport

À l’aéroport Mohammed V de Casablanca, l’expérience des supporters est pensée pour prolonger la magie de la CAN dès l’arrivée. Les comptoirs d’enregistrement, navettes, bus et écrans d’affichage sont entièrement brandés aux couleurs du tournoi, plongeant immédiatement les voyageurs dans l’univers footballistique.

La zone d’arrivée ne déroge pas à l’ambiance festive : un stand dédié propose des animations variées, du tire-au-but aux ateliers make-up aux couleurs des équipes, offrant un premier moment de divertissement et de communion entre les fans.

À bord des appareils, la compagnie aérienne prolonge également cette immersion avec tout un tas de goodies et de divertissements autour de la culture africaine et de l’actualité sportive. Objectif : transformer le vol en une véritable expérience autour de la compétition.

Présence et activations dans les stades

Mais la RAM ne se limite pas aux aéroports : elle affirme sa présence dans les stades Moulay Abdellah à Rabat et Mohamed V à Casablanca, en participant au protocole officiel et en proposant des activations qui captent l’attention des supporters. Les hôtesses de la RAM accompagnent l’entrée des joueurs, la présentation du trophée et la remise des médailles lors de la finale, ajoutant un soutien logistique et symbolique à l’événement.

L’activation “The Winner Seat” illustre l’approche innovante de la RAM. Chaque mi-temps, un siège est tiré au sort et le gagnant reçoit un billet d’avion remis directement en tribune, transformant un simple spectateur en ambassadeur du voyage et du tournoi.

Parallèlement, le spot publicitaire RAM est diffusé sur les écrans géants et les panneaux LED, assurant une visibilité maximale tout au long des matchs.

Dans les Fan Zones des six villes hôtes : Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech et Agadir, la compagnie déploie aussi des animations et des jeux interactifs, notamment le célèbre tire-au-but avec distribution de goodies, renforçant la proximité avec les supporters et leur engagement envers le tournoi.

Fan zone RAM
la RAM installe une Fan Zone entièrement dédiée, active tout au long de la compétition. Ph : Medias24

La Fan Zone RAM : le cœur battant de l’événement

Au Fan Park Village d’Anfapark, la RAM installe une Fan Zone entièrement dédiée, active tout au long de la compétition.

Douze matchs sont diffusés en direct dans un cadre festif, complétés par des concerts de stars internationales, des simulateurs de vol, des animations ludiques et des espaces de restauration.

Cette Fan Zone transforme le village en point de convergence des passions, capturant l’énergie et l’enthousiasme des supporters tout en reflétant l’esprit festif et inclusif de la CAN.

Licenciements économiques : la RAM obtient gain de cause contre des pilotes

À la Cour de cassation, Royal Air Maroc vient d’obtenir gain de cause dans son litige face à des pilotes évincés lors de la vague de licenciements économiques de 2020, apprend Médias24 de source judiciaire.

La haute juridiction, qui s’est prononcée le 15 juillet, a validé plusieurs pourvois formulés par la compagnie nationale contre des arrêts d’appel qui l’avaient condamnée à indemniser d’anciens employés.

Il s’agit d’un rebondissement majeur dans ce contentieux démarré il y a cinq ans et marqué par une succession de décisions contradictoires. Après les licenciements économiques décidés par la compagnie, de nombreux pilotes avaient engagé des recours pour contester la mesure et réclamer réparation.

La plupart d’entre eux avaient été déboutés en première instance, puis en appel, ce qui les avait conduits à se pourvoir en cassation. En décembre 2024, la Cour de cassation leur donne raison, casse les arrêts d’appel favorables à la RAM, et renvoie les dossiers devant la cour d’appel de Casablanca pour réexamen.

À partir d’avril 2025, cette juridiction rend de nouveaux arrêts, cette fois-ci en faveur des pilotes, condamnant la compagnie à leur verser des indemnisations pouvant atteindre jusqu’à 8 millions de dirhams par dossier.

Assistée par le cabinet d’avocats Bassamat & Laraqui, la RAM se pourvoit alors à son tour en cassation. La Cour de cassation vient de trancher en sa faveur, en cassant les dernières décisions de la cour d’appel de Casablanca.

Fait intéressant : cette fois-ci, la haute juridiction a choisi de renvoyer les affaires non pas devant la même cour, mais devant la cour d’appel de Rabat, chargée de statuer en tant que juridiction de renvoi.

Selon nos informations, ces arrêts concernent pour l’instant quatre cas de licenciements. Mais, la RAM envisage de capitaliser sur cette victoire pour la faire valoir dans les autres dossiers similaires encore pendants. Si chaque affaire est jugée individuellement, la grille juridique reste relativement similaire.

Pour l’heure, nous n’avons pas encore pu consulter les arrêts rendus par la Cour de cassation, ce qui ne permet pas d’en restituer les motivations détaillées.

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Retard des vols : comment la justice marocaine calcule-t-elle l’indemnisation des passagers ?

Le droit est clair : le retard d’un vol engage la responsabilité du transporteur, sauf en cas de force majeure. C’est ce que confirme un jugement rendu le 18 juin 2025 par le tribunal de commerce de Casablanca, qui tranchait un litige opposant une passagère à Royal Air Maroc (RAM).

La condamnation de la RAM est, en soi, un fait presque anodin. Mais ce jugement mérite le détour : il éclaire avec précision les règles applicables aux retards des vols. Il rappelle les fondements de la responsabilité du transporteur, clarifie le rôle des agences de voyages dans ce type de contrats, et fournit un exemple chiffré du mode de calcul de l’indemnisation selon la Convention de Montréal. Une décision à forte portée pédagogique, susceptible de concerner tout voyageur.

Le vol en cause devait relier Casablanca à Porto au Portugal, le 23 août 2024 à 16 h 15.  Le départ n’a finalement eu lieu qu’à 19 h 30, soit trois heures de retard. D’où l’action initiée par la demanderesse. Face aux juges, l’intéressée a affirmé n’avoir été informée du changement qu’à 18 h 37, soit plus de deux heures après l’horaire de départ prévu.

La RAM responsable en tant que transporteur effectif, l’agence n’est qu’un intermédiaire 

De son côté, Royal Air Maroc a contesté sa qualité de partie au contrat de transport, affirmant que le billet avait été émis par une agence de voyages externe. Elle a également soutenu que le vol était initialement prévu à 19 h 00, et que le retard réel n’excédait pas 30 minutes, dû à un incident technique.

Mais les juges n’ont pas été convaincus. Ils ont rappelé que, même si une agence a émis le billet, la RAM reste le transporteur effectif, tenu d’une obligation de résultat. La compagnie a elle-même reconnu, par e-mail, que le vol avait été reprogrammé à 19 h 30, soit un écart de trois heures. L’argument de l’aléa technique a été écarté, faute de preuve.

Le jugement rappelle un principe fondamental : le simple retard constitue, en lui-même, un manquement ouvrant droit à réparation, même en l’absence de dommage matériel prouvé. Le juge précise que la responsabilité du transporteur est fondée sur une présomption de faute, et que seule une cause étrangère ou la preuve d’un cas de force majeure permettrait d’exonérer la compagnie – preuve qui, en l’espèce, n’a pas été apportée.

 Éclairage sur le mode de calcul de l’indemnisation

Au-delà du principe de responsabilité, la décision précise avec clarté le mode de calcul de l’indemnité due en cas de retard aérien. Elle s’appuie à la fois sur la Convention de Montréal du 28 mai 1999, le Code de commerce marocain (article 479), et un texte stratégique mais encore méconnu du public : l’article 221 du Code de l’aviation civile.

Ce dernier prévoit que les plafonds d’indemnisation fixés par la Convention sont exprimés en droits de tirage spéciaux (DTS) – l’unité monétaire du Fonds monétaire international – et convertis en dirhams au taux publié par Bank Al-Maghrib à la date du jugement.

Concrètement, le plafond applicable en cas de retard de vol est fixé à 4.150 DTS par passager (article 22 de la Convention). Le tribunal a appliqué le cours du DTS en vigueur au 17 juin 2025, soit 0,731.945 dollar, puis a converti ce montant en dirhams sur la base du taux en vigueur ce jour-là. Résultat : 27.763,40 dirhams.

Airbus affiche ses ambitions au Maroc

Airbus souhaite renforcer sa présence au Maroc dont le secteur aérien présente « plein d’opportunités », a indiqué le mardi 17 juin le vice-président exécutif international du groupe, Wouter Van Wersch, cité par la MAP.

« Nous avons une présence de longue date au Maroc. Le Royaume est un partenaire très proche d’Airbus », a déclaré Wouter Van Wersch à la presse, à l’issue d’une réunion avec les membres de la délégation d’officiels représentant le Maroc à la 55e édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, qui se tient en banlieue parisienne (16-22 juin).

Qualifiant d’ »excellentes » les discussions avec les membres de la délégation marocaine, le responsable d’Airbus a relevé une volonté commune des deux parties de voir se renforcer davantage la présence du groupe et sa collaboration avec le Maroc où le constructeur européen compte près 2.000 employés depuis la récente acquisition de l’usine de Casablanca de Spirit AeroSystems.

Reçue au sein du stand Airbus au Salon du Bourget, la délégation marocaine était composée notamment du ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, du ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, du ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, et du directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Ali Seddiki.

Ryad Mezzour a rappelé, dans une déclaration similaire, les accords stratégiques liant le Maroc à Airbus, un des leaders mondiaux de l’aéronautique. « Nous travaillons ensemble sur les perspectives d’avenir de la plateforme marocaine« .

« Airbus vient d’acheter l’usine Spirit qui fait des fuselages d’avions, notamment de l’A220 au niveau de Nouaceur », a-t-il précisé, relevant que les deux parties œuvrent pour réaliser l’ambition de mettre en place « un assemblage final d’avions au Maroc ».

Cité par le journal français Le Point, Ryad Mezzour a confirmé qu’une commande d’avions par Royal Air Maroc est bien en cours d’étude, notamment pour des Airbus A220, un moyen-courrier qui correspond au réseau européen de la RAM.

De son côté, Karim Zidane a souligné que la rencontre avec les responsables d’Airbus intervient à point nommé alors que le Maroc se prépare à organiser de grands événements.

En effet, la compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) est en train de renforcer sa flotte d’avions de 50 à 200 appareils à l’horizon 2037. Le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques a souligné que, pour « ce grand marché » qui suscite d’ores et déjà l’intérêt des leaders mondiaux de l’aéronautique, le gouvernement marocain insiste sur « un partenariat gagnant-gagnant ».

« Airbus est consciente de cet enjeu. Nous souhaitons qu’une partie de l’investissement du groupe dans l’aérien soit au Maroc pour le transfert de l’expertise et du savoir-faire », a-t-il ajouté, se félicitant de la disposition d’Airbus à investir davantage au Maroc.

Abondant dans le même sens, Abdessamad Kayouh a évoqué une réunion « très fructueuse » avec les responsables d’Airbus, notamment dans la perspective du renforcement de la flotte de la RAM. Le ministre du Transport et de la logistique a mis l’accent sur l’importance des nouvelles technologies pour « répondre aux besoins, surtout avec le nouveau hub de Casablanca qui sera un vrai hub international et de l’Afrique ».

Pour sa part, le directeur général de l’AMDIE a mis en avant les atouts du Maroc qui, « grâce à ses forces vives, son capital humain de qualité, ses infrastructures de classe mondiale et une stratégie industrielle qui se déploie sur l’ensemble des secteurs, est à même de sécuriser le groupe européen et de l’accompagner dans sa forte montée de production ».

24 Dreamliner, 50 Boeing 737 et une vingtaine d’Airbus A220

Médias24 avait préalablement révélé que Royal Air Maroc était sur le point de conclure une importante commande d’avions auprès de Boeing, accompagnée d’un accord avec Airbus, dans le cadre de son ambitieux plan d’expansion.

Citant des sources proches du dossier, l’agence Bloomberg avait détaillé la répartition de la commande : environ 24 Boeing 787 Dreamliner pour les liaisons long-courrier, jusqu’à 50 Boeing 737 pour le réseau court-courrier, ainsi qu’une vingtaine d’Airbus A220 destinés aux dessertes régionales.

Selon les mêmes sources citées par Bloomberg, une annonce officielle concernant la commande Airbus « pourrait intervenir à l’occasion du Salon du Bourget », actuellement en cours.

Quant à la finalisation de l’accord avec Boeing, « elle pourrait dépendre d’une rencontre ultérieure entre le Roi Mohammed VI et le président américain Donald Trump », toujours selon Bloomberg.

Dans le cadre de l’appel d’offres international lancé en avril 2024, la compagnie nationale prévoit d’acquérir entre 188 et 200 appareils à l’horizon 2037. Au moins trois constructeurs devraient être retenus parmi les quatre actuellement en lice : Boeing, Airbus, Embraer et ATR.

Cette stratégie de diversification vise à réduire la dépendance historique vis-à-vis de Boeing, à accélérer les délais de livraison et à créer des synergies opérationnelles sur le long terme.

Bien qu’Airbus ne fasse plus partie de la flotte actuelle de RAM, des modèles comme l’A320 et l’A350 sont désormais sérieusement envisagés pour les segments moyen-courrier et long-courrier. Selon nos sources, les négociations avec l’avionneur européen sont jugées « avancées ».

Un contrat phare avec Boeing

Le Salon du Bourget 2025 a démarré le 16 juin et se poursuit jusqu’au 22 juin. Si l’annonce officielle prédite par les sources de Bloomberg se fait attendre, le Maroc a déjà marqué des points avec un contrat d’envergure, estime Le Point. Un accord de partenariat a en effet été signé en marge du Salon entre Boeing et Casablanca Aéronautique, filiale du groupe français Figeac Aero, pour la production de pièces de structure usinées destinées au programme 737 MAX.

Cet engagement s’inscrit dans la continuité du protocole d’accord signé en 2016 entre le constructeur aéronautique américain et les autorités marocaines et marque sa volonté de renforcer la base industrielle marocaine et d’ancrer durablement ses chaînes d’approvisionnement dans le Royaume.

« 150 entreprises aéronautiques ont au moins une usine au Maroc », rappelle Ryad Mezzour, cité par le journal français, « ce qui génère 26.000 emplois à temps plein principalement autour de Casablanca, de Tanger, de Rabat et de Fès. Le chiffre d’affaires annuel est de 2,5 milliards d’euros réalisés dans la production de fuselages, d’éléments de structure, d’aménagements intérieurs, de câblages, etc. ».

« Nous allons élargir notre offre à l’aménagement de cabines et à la fabrication de trains d’atterrissage, et pensons pouvoir proposer d’ici à dix ans une ligne d’assemblage finale d’avions commerciaux« , indique le ministre, qui prévoit un doublement du chiffre d’affaires du secteur d’ici à 2030.

RAM : un programme estival avec plus de 6,6 millions de sièges pour desservir 95 destinations

« Afin d’accompagner le retour massif des Marocains du monde à l’occasion des grandes vacances d’été 2025, Royal Air Maroc renforce son offre et lance un programme de vols inédit. Ce dispositif est marqué par une offre record de plus de 6,6 millions de sièges, représentant une hausse significative de plus de 700 000 sièges, comparée à l’offre de l’année 2024. La compagnie desservira 95 destinations à travers le monde », indique un communiqué de la compagnie nationale.

L’objectif est d’ouvrir de nouveaux horizons pour répondre aux besoins croissants d’une clientèle diversifiée, incluant les Marocains, les diasporas africaines ainsi que les touristes internationaux, fait savoir la même source.

Ainsi, RAM a étoffé son réseau avec quatre lignes internationales vers des destinations majeures telles que Sao Paulo, Pékin, Toronto et Catane, tout en renforçant sa desserte intérieure avec la récente liaison entre Rabat et Dakhla.

Par ailleurs, la compagnie nationale a également intensifié sa présence sur Londres en proposant une nouvelle ligne directe et régulière sur l’aéroport de Stansted, qui vient renforcer les deux lignes existantes (Heathrow et Gatwick) desservant la capitale du Royaume-Uni avec Casablanca, en plus de la ligne directe Casablanca-Manchester lancée récemment.

« Avec une offre élargie, une flotte modernisée et des innovations opérationnelles, nous réaffirmons notre engagement envers nos passagers et consolidons la position du Maroc comme hub aérien stratégique », a souligné le président directeur général de RAM, Hamid Addou, cité dans le communiqué.

Et de poursuivre : « Ces efforts reflètent notre volonté d’offrir des voyages toujours plus fluides et agréables, tout en élargissant notre réseau. Toutes les équipes de Royal Air Maroc sont mobilisées pour réussir cette saison estivale, notamment au profit de nos concitoyens établis à l’étranger, en leur garantissant la meilleure expérience client ».

Par ailleurs, Royal Air Maroc consolide sa position de leader en Afrique avec deux fréquences additionnelles vers Nouakchott, portant à neuf le nombre de fréquences par semaine. La desserte de Dakar passe, quant à elle, à deux vols par jour, soit 14 vols par semaine.

Les quatre lignes directes reliant Casablanca à Malaga, Valence, Lisbonne et Porto seront opérées par des appareils moyen-courrier de type Boeing 737 et Embraer 190, offrant de meilleures conditions de confort et un temps de vol plus court.

Modernisation de la flotte et amélioration des opérations pour l’été

Pour le déploiement de ce dispositif dans les meilleures conditions, Royal Air Maroc procédera à l’affrètement de quatre appareils auprès de compagnies aériennes de renommée internationale. Il s’agit d’un avion long-courrier basé à Casablanca et trois avions moyen-courriers répartis entre Tanger, Nador et Oujda.

Les avions affrétés par Royal Air Maroc sont des appareils de dernière génération et sont sélectionnés selon les critères de sécurité et de confort imposés par la Compagnie Nationale, respectant les normes internationales.

Ainsi, le nombre d’avions affrétés par Royal Air Maroc a été réduit cette année grâce à l’entrée en service de huit nouveaux appareils dans la flotte de Royal Air Maroc (deux Boeing Dreamliner 787-900 pour les vols long-courriers et six Boeing 737-8 MAX pour les liaisons moyen-courrier).

Par ailleurs, Royal Air Maroc mettra en place une nouvelle structure de plages horaires sur son hub de Casablanca dans le but d’optimiser les correspondances et d’améliorer l’expérience client.

Une plage de nuit dédiée aux vols vers l’Europe (Bruxelles, Paris Orly, Paris CDG, Milan, Bologne et Londres Stansted) permettra une meilleure connexion avec les vols domestiques via le hub de la compagnie à Casablanca. En outre, une plage de jour sera réservée aux vols vers l’Afrique (Dakar, Abidjan, Bamako, Lagos et Conakry).

https://medias24.com/2025/06/14/flotte-nouvelles-lignes-low-cost-addou-le-pdg-de-la-ram-se-confie-a-cnn/

Flotte, nouvelles lignes, low cost… Addou, le PDG de la RAM, se confie à CNN

Lors de cette interview, Abdelhamid Addou a commencé par faire ressortir les points forts de Royal Air Maroc sur l’échiquier international et la rude concurrence que connaît le secteur.

« Les compagnies aériennes du CCG (Golfe, NDLR) sont beaucoup plus orientées vers l’Asie. Nous sommes beaucoup plus forts au sud et au nord, entre l’Afrique et l’Europe ». Mais M. Addou profite de son passage sur la célèbre chaîne américaine pour souligner l’inique concurrence des compagnies low cost.

Low cost et qualité de service

« Là où il est difficile pour nous de rivaliser, c’est face aux compagnies low-cost. Nous avons plus de 40 concurrents dans notre pays et nous avons donc dû créer un nouveau modèle et un nouveau marché, et c’est pourquoi nous réussissons aujourd’hui. Je pense que nous réussissons grâce à cette vision et aux équipes qui ont déployé beaucoup d’efforts pour développer ce nouveau marché », explique le PDG de la RAM.

Nous sommes beaucoup plus forts au sud et au nord, entre l’Afrique et l’Europe.

Mais encore, comment rivaliser avec Wizz Air, EasyJet et Ryanair, qui disposent de ressources européennes aussi phénoménales ?, relance Richard Quest, le journaliste de CNN.

« Tout d’abord, nous développons un marché différent, celui de l’Afrique, plutôt que de nous limiter au simple transport point à point. Et même sur ce marché, notre produit est différent. Nous ne sommes pas une compagnie low cost. Dès que vous franchissez une étape, dès que vous franchissez une première étape dans une ligne comme la nôtre, vous ressentez l’atmosphère du pays, sa culture, et vous vivez une expérience différente, et c’est important pour nous », se félicite M. Addou.

« Notre produit est différent, complètement différent. Nos équipes de service sont différentes. Et c’est ce qui fait la différence », poursuit-il.

Les passagers seraient-ils prêts à payer plus cher pour une meilleure expérience qu’une compagnie low cost ? La réponse M. Addou est sans détour. « Je pense que oui. Je pense qu’il y a un marché pour tous. Je pense que, pour revivre la première expérience du pays, la compagnie aérienne est le meilleur moyen de commencer un bon voyage », réplique-t-il.

Ambitions d’avenir

Quant aux perspectives d’avenir, Abdelhamid Addou affirme que la compagnie qu’il dirige a de grandes ambitions. « L’Ouest. Beaucoup plus. Donc le Sud, le Nord, puis le Sud-Ouest. L’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, c’est là que nous pouvons apporter une réelle valeur ajoutée : rassembler les diasporas, faire voyager un Sénégalais qui vit et travaille à Los Angeles, de Dakar à Los Angeles, ou un Italien de Milan. Oui, de Milan à Rio en passant par Casablanca », répond M. Addou.

Lorsque vous transportez quelqu’un en Dreamliner de New York à Casablanca, puis de Casablanca à Lagos en 737, l’expérience peut être complexe.

« C’est là que réside notre valeur ajoutée. Nous sommes géographiquement au centre et nous pouvons capitaliser sur cette diaspora pour la transporter, en plus du tourisme, bien sûr », ajoute le patron de la RAM. Et au journaliste de CNN d’en profiter pour parler des moyens financiers que la RAM devrait mobiliser pour ces ambitions.

« Lorsque vous transportez quelqu’un en Dreamliner de New York à Casablanca, puis de Casablanca à Lagos en 737, l’expérience peut être complexe. Nous allons commencer à moderniser nos 737 pour les équiper de sièges Business totalement allongés (Full flat seats), ce qui nous permettra de maintenir la même expérience sur les vols long-courriers et court-courriers », explique M. Addou. Mais cela se passera sans remettre en question la qualité du service.

Lors de cet entretien, le PDG de la RAM n’a pas caché sa frustration face aux délais de livraison des appareils par les principaux constructeurs, qui ne sont pas légion.

« Bien sûr. Quand on a des retards de livraison de 15 à 18 mois, on est frustré. Mais nous sommes tous confrontés au même problème. J’ai le sentiment que les choses évoluent dans la bonne direction. Oui, nous venons de recevoir trois MAX cette semaine. Nous devrions en recevoir sept autres d’ici à la fin décembre. Donc, d’après mes informations, la situation s’améliore, le rythme de production s’accélère, ce qui est bon signe », rassure, pourtant, Abdelhamid Addou.

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La RAM a transporté 7,4 millions de voyageurs en 2024

77% de taux de remplissage moyen des vols : c’est le taux record que RAM maintient deux années de suite, en 2023 et 2024.

Au cours de l’année écoulée, 7,4 millions de passagers ont été transportés, approchant du record de 2019 qui était de 7,5 millions de passagers. La hausse du nombre de passagers s’est élevée à 2,8% entre 2024 et 2023.

L’objectif de chiffre d’affaires a été atteint : 20 milliards de DH.

Ces différents chiffres ont été annoncés par Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la logistique, le mardi 3 juin. Le ministre s’exprimait devant une commission parlementaire à la Chambre des représentants.

Les nouvelles lignes aériennes au programme de la RAM d’ici 2027

Beyrouth, Amman, Los Angeles, Rio de Janeiro, Munich, Johannesbourg… Voici quelques-unes des destinations que Royal Air Maroc devrait desservir d’ici à 2027.

Ce programme a été annoncé par le ministre du Transport et de la logistique. Abdessamad Kayouh s’exprimait le lundi 3 juin, devant les membres de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable à la Chambre des représentants.

Le ministre a appelé les objectifs de la RAM dans le cadre de son plan à court terme 2023-2027. Ce plan prévoit de renforcer l’offre actuelle et de développer les réseaux moyen et long courrier.

Des lignes non-stop touristiques et d’autres destinées aux MRE sont prévues ; ainsi que l’ouverture de nouvelles lignes long courrier.

Les nouvelles ouvertures dans le cadre de ce plan 2023-2027 sont les suivantes, telles qu’annoncées par le ministre du Transport :

– en Europe : Manchester , Munich, Zurich et Naples.

– en Afrique : Tripoli, N’Djamena, Abuja, Nairobi, Johannesburg, Le Cap-Vert.

– au Moyen-Orient : Beyrouth et Amman.

– en Amérique : Los Angeles, Sao Paulo, Rio de Janeiro.

– en Asie : Pékin, Canton.

Une partie de ces lignes ont déjà été programmées en 2024-2025 ou lancées, telles que Naples, Manchester, Catane et Sao Paulo.

Reprise ce mardi du trafic aérien dans sa cadence normale à l’aéroport de Paris-Orly

Le trafic aérien reprendra normalement ce mardi 20 mai à l’aéroport de Paris-Orly, après la panne survenue dimanche dans les systèmes de contrôles des airs, a annoncé sur son compte X la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) en France.

« L’ensemble des actions conduites par les équipes de la DGAC a permis un retour à un état technique normal », explique la même source, notant que « des retards pourraient néanmoins être temporairement constatés ».

À la suite de la panne technique survenue dans les radars de la tour de contrôle de l’aéroport, plusieurs vols avaient été annulés ou retardés dimanche et lundi.

La DGAC n’a pas encore expliqué l’origine de cette panne.

La flotte de RAM ne sera pas repeinte en rouge (Source autorisée)

« Le changement de couleurs de la flotte n’est absolument pas d’actualité, sachant que la combinaison actuelle reflète l’identité nationale propre au Maroc tout en assurant une reconnaissance facile de la compagnie », tient à corriger une source proche du transporteur public qui s’étonne de la vitesse de circulation d’une « rumeur totalement infondée ».

Tout en reconnaissant que certaines livrées spéciales avaient été introduites sur des Boeing de type 787-9 Dreamliner et 737 MAX 8 pour marquer des événements particuliers comme le 60e anniversaire de la compagnie, notre interlocuteur rappelle que ces initiatives étaient limitées à quelques avions et ne représentaient pas une refonte complète des couleurs de la flotte.

Après avoir insisté sur le fait qu’une livrée entièrement rouge pourrait altérer, voire ruiner la reconnaissance de la marque Royal Air Maroc, notre source a conclu son propos en affirmant que la cohérence visuelle était essentielle pour maintenir une image forte et identifiable dans un secteur aussi concurrentiel que celui de l’aéronautique.

Panne à Paris-Orly : RAM annonce des vols annulés ou retardés

Dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux, Royal Air Maroc (RAM) a informé ses clients de perturbations affectant ses vols à destination et en provenance de Paris-Orly. « En raison d’une panne radar survenue à l’aéroport de Paris-Orly, plusieurs vols à destination et en provenance de cet aéroport sont annulés ou retardés. Royal Air Maroc informe ses clients que ces perturbations, indépendantes de notre volonté, pourraient se prolonger durant les prochaines 48 heures. Nous invitons vivement nos clients à consulter régulièrement le statut de leur vol », a précisé la compagnie.

De son côté, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) indique que la panne affectant le radar de l’aéroport n’est toujours pas résolue ce lundi matin. Elle a demandé aux compagnies aériennes de réduire de 15% leur programme de vols au départ et à l’arrivée d’Orly pour la journée.

« Des retards sont à prévoir », a ajouté la DGAC sur le réseau social X, tout en soulignant que la situation est « en voie d’amélioration », mais nécessite « le maintien d’une régulation du trafic aérien ».

Dimanche 18 mai, environ 130 vols ont été annulés, entraînant de longues files d’attente aux guichets et une désorganisation importante dans l’un des principaux aéroports parisiens.

Les voyageurs sont invités à vérifier le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport et à anticiper des délais supplémentaires.