Contrôle des marchés : 531 magasins fermés et plus de 239 tonnes de produits impropres saisies

Dans le cadre des missions de vigilance, de suivi et de maintien de la mobilisation pour garantir la santé publique des citoyens et préserver leur pouvoir d’achat, les commissions provinciales mixtes ont veillé à renforcer les mécanismes de suivi, de contrôle et de régulation des marchés, tout en faisant preuve de fermeté pour lutter contre toutes les formes de spéculation, de manipulation des prix et autres pratiques illégales pouvant porter atteinte à la sécurité et aux droits des consommateurs, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Au total, 4.988 interventions sur le terrain ont été menées par les commissions provinciales mixtes durant la période allant du 2 au 26 mars courant, entraînant l’inspection et la fermeture de 531 magasins non réglementaires dédiés à la production, au stockage, à la vente en gros et au détail, indique un communiqué du ministère.

Suite à ces opérations, 239.402 kg de produits non conformes aux normes réglementaires en vigueur ont été saisis, dont 65% étaient périmés ou impropres à la consommation, ajoute la même source, notant que des procédures juridiques et judiciaires ont été engagées à l’encontre de 327 contrevenants.

Ces commissions poursuivront leur travail de manière régulière, selon une approche axée sur le renforcement des mesures de coordination et de vigilance, l’intensification des contrôles et l’application stricte des dispositions légales relatives aux prix, à la concurrence et à la protection des consommateurs, souligne le ministère.

La HACA met en garde contre l’encombrement publicitaire dans l’audiovisuel

Cette période est traditionnellement marquée par un pic d’investissements publicitaires, une situation compréhensible sur le plan économique. Toutefois, le régulateur souligne que cette intensification ne doit pas se faire au détriment de l’intérêt du public, en particulier des enfants et des jeunes, vulnérables à la surexposition aux messages commerciaux, rappelle-t-on dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion plénière tenue le mardi 25 mars.

Une surcharge publicitaire préjudiciable

Le communiqué dénonce la forte présence de la publicité durant les heures de grande écoute, nuisant à l’expérience du public et altérant la valeur perçue des contenus audiovisuels. Cette situation peut entraîner une érosion de l’engagement du public envers les programmes et affecter l’image des médias, notamment ceux du service public.

Le CSCA signale également que plusieurs plaintes de citoyens et d’associations ont été reçues concernant des pratiques discutables en matière de communication publicitaire. Parmi celles-ci figurent des publicités non déclarées ou interdites, des confusions entre contenus sponsorisés et programmes éditoriaux, ainsi qu’un manque de transparence sur le placement de produits. Ces dérives compromettent la qualité des programmes et minent la confiance du public, souligne la même source.

Un appel à des pratiques éthiques et innovantes

Au-delà des sanctions qu’il peut prononcer, le CSCA insiste sur la nécessité d’une autorégulation plus rigoureuse de la part des opérateurs audiovisuels. Il invite les acteurs du secteur à adopter des pratiques publicitaires innovantes et éthiques, afin de concilier les exigences éditoriales, les attentes du public et les besoins économiques des annonceurs.

Le communiqué met en exergue l’importance d’un modèle économique viable et durable pour les médias audiovisuels, à un moment où les écosystèmes médiatiques évoluent rapidement.

Au vu de son importance et des problématiques soulevées, voici le texte intégral de ce communiqué :

« Publicité audiovisuelle pendant Ramadan :

« Le Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle rappelle l’importance de concilier les droits du public et les impératifs économiques des opérateurs

« Telle que définie dans son mandat, la régulation des contenus publicitaires assurée par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle a pour objectif d’assurer un équilibre entre les droits des citoyens usagers des médias et les intérêts économiques des opérateurs audiovisuels.

« Dans ce cadre, en se fondant sur les règles en vigueur en matière d’encadrement de la programmation publicitaire et de régulation des contenus, le Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle (CSCA) a décidé, lors de sa réunion plénière du 25 mars 2025, de rappeler les éléments suivants :

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Aïd al-Fitr 2025 au Maroc: lundi 31 mars selon le calcul astronomique

La nouvelle lune du mois de Chaoual 2025/1446 sera visible le dimanche 30 mars, correspondant au 29ᵉ jour de Ramadan. Son apparition marquera la fin du mois de Ramadan qui aura donc duré 29 jours et Aid Al Fitr au Maroc sera fêté le lendemain, lundi 31 mars 2025.

Il s’agit de calculs astronomiques et non d’une date officielle. La date officielle sera annoncée par les autorités le dimanche 30 mars précisément. Les calculs astronomiques précis coïncident selon nos observations avec les dates officielles. Au Maroc, les méthodes d’observation suivies sont très rigoureuses et couvrent tout le territoire. Elles sont basées sur l’observation à l’œil nu comme le veut la Tradition.

La conjonction (alignement du Soleil, de la Lune et de la Terre) aura lieu le samedi 29 mars 2025 (correspondant au 28 Ramadan 1446 de l’Hégire) à 23 h, selon les conclusions établies par Hassan Talibi, astronome membre du Projet islamique d’observation du croissant lunaire. Elle coïncidera avec une éclipse partielle visible dans l’hémisphère nord.

Au coucher du soleil, la hauteur du croissant par rapport à l’horizon sera d’environ 3 degrés, ce qui est insuffisant pour permettre son observation. Son âge sera d’environ 7 heures, un délai bien inférieur au minimum requis pour qu’il soit visible. Le croissant ne sera donc pas visible à l’œil nu de manière claire dans aucune région du monde. Rappelons que ce jour-là correspondra au 28 Ramadan 1446 au Maroc.

Quant au dimanche 30 mars, correspondant au 29 Ramadan, l’observation du croissant lunaire sera claire et aisée.

Toutes les conditions seront largement réunies : l’âge du croissant dépassera 31 heures dans toutes les régions du Maroc, son altitude par rapport à l’horizon sera comprise entre 16 et 17 degrés, et sa durée de séjour variera entre 85 et 93 minutes. Ces paramètres permettent une observation aisée.

Ramadan va donc durer 29 jours. Ainsi, Aïd al-Fitr correspondant au 1ᵉʳ Chaoual 1446 sera fêté le lundi 31 mars 2025.

Rappelons que la date officielle de l’observation de la nouvelle lune sera annoncée par le ministère des Habous et des affaires islamiques.

Prix des œufs : après la flambée, une baisse de 30% à la mi-Ramadan

Chaque année, le mois de Ramadan est synonyme d’une forte hausse de la consommation d’œufs au Maroc. Cette année ne fait pas exception, mais la flambée des prix a suscité des tensions entre les différents acteurs du secteur.

Baisse des prix après une forte augmentation

Contacté par Médias24, Abdellatif Zaim, vice-président de l’Association nationale des producteurs d’œufs de consommation (ANPO), relevant de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), nous explique que le prix des œufs a enregistré une hausse significative avant ce mois sacré. Toutefois, « il a depuis chuté de 30%. Aujourd’hui, le prix de gros de l’unité varie entre 1 DH et 1,05 DH sur le marché de gros de Casablanca », nous confie notre source.

« Pour le producteur, ce prix couvre à peine les frais de production, en plus d’une marge qui reste faible. Le coût de revient d’un œuf varie entre 0,80 DH et 1 DH, en fonction de plusieurs facteurs, notamment l’amortissement des équipements, la productivité ainsi que la hausse des prix des aliments et des intrants. Ainsi, le prix pratiqué sur le marché de gros permet à peine aux producteurs de maintenir leur activité ».

Malgré cette baisse, le prix final payé par le consommateur reste légèrement plus élevé, avoisinant 1,2 DH/l’unité chez les épiciers et les petits commerçants, et pouvant atteindre jusqu’à 2 DH en grande surface, notamment pour certaines marques. Cela s’explique principalement par la structure du circuit de distribution des œufs, qui passe par plusieurs intermédiaires avant d’atteindre le client final, comme c’est le cas pour la plupart des produits alimentaires.

En effet, les œufs ne sont pas directement vendus aux détaillants. Ils passent par des grossistes et des semi-grossistes, ce qui ajoute des marges au prix sortie ferme. Résultat : le prix final au consommateur est supérieur d’au moins 0,50 DH à celui de gros.

Une production suffisante pour couvrir la demande

Malgré ces tensions sur les prix, la production reste à un niveau élevé, nous fait savoir Abdellatif Zaim. « Actuellement, elle atteint une moyenne de 20 millions d’unités par jour, assurant une disponibilité suffisante pour le reste du Ramadan ».

« Le contrat-programme signé entre l’État et les professionnels du secteur a permis une augmentation de la production de 30% ces deux dernières années, contribuant à assurer l’offre sur le marché ».

En effet, signé en mai 2023, le contrat-programme pour le secteur avicole prévoit l’augmentation de la production des œufs de consommation, pour atteindre 7,6 milliards d’unités à l’horizon 2030, contre 6,9 milliards en 2020.

Cette hausse de la production s’accompagne toutefois de l’augmentation de la consommation, notamment durant ce mois sacré. En moyenne, un Marocain consomme environ 195 œufs par an, soit entre 16 et 17 œufs par mois, un chiffre en légère hausse pendant le Ramadan.

Cela s’explique notamment par son prix bas. « L’œuf reste une source de protéines d’origine animale plus abordable que d’autres alternatives. Son prix demeure deux à trois fois inférieur à celui des autres sources de protéines animales, ce qui en fait un aliment essentiel pour de nombreuses familles marocaines », souligne notre interlocuteur.

Réduire les intermédiaires pour stabiliser les prix

Le principal point de friction entre producteurs et commerçants reste la structure du circuit de distribution. « Il y a un déséquilibre des intérêts entre les producteurs et les consommateurs en raison du grand nombre d’intermédiaires », nous explique un professionnel du secteur.

Pour alléger cette pression, des efforts doivent être consentis pour réduire le nombre d’intermédiaires et encourager la vente directe aux commerçants ou aux consommateurs. « Une meilleure coordination entre les professionnels et le ministère de tutelle est nécessaire pour promouvoir la vente directe, ce qui permettrait de faire baisser les prix au consommateur final », conclut notre source.

Un programme culturel et spirituel spécial Ramadan à Casablanca

Organisé en collaboration avec le Conseil supérieur des Oulémas, le Concours de psalmodie, de récitation et de samaâ constitue l’un des événements majeurs de cette édition. Après la phase de candidature du 24 février au 4 mars, la compétition se déroulera du 6 au 16 mars. La finale, prévue le 20 mars au complexe administratif et culturel du ministère des Habous et des affaires islamiques, désignera les lauréats.

En parallèle, un programme culturel diversifié est proposé. Depuis le 8 mars, plusieurs représentations théâtrales sont organisées dans les centres culturels d’El Fida, Hay Hassani, Ben M’sick et Maârif. Ces pièces, inspirées du patrimoine marocain, visent à conjuguer tradition et modernité. Le cycle théâtral se clôturera le 27 mars, à l’occasion de la Journée internationale du théâtre.

Des ateliers artistiques seront également mis en place en partenariat avec l’École supérieure des beaux-arts de Casablanca (ESBAC). Chaque week-end, des sessions de calligraphie, de poterie et de peinture seront proposées aux participants, encadrées par des professionnels.

Par ailleurs, plusieurs soirées sont dédiées au samaâ et au madih, avec des artistes tels que Saâd El Kouhen, Bilal El Houaj, Brahim Cherif Ouazzani et Ali El Madydy.

La Garde royale lance l’opération « Iftar Ramadan 1446-2025 », 5.000 repas distribués par jour

Il s’agit de la préfecture de Rabat, au niveau de Dar Es-Salam, Touarga, Souissi, hôpital Moulay Abdellah d’oncologie et l’Hôpital des enfants Avicenne, ainsi que de la préfecture de Salé, au niveau de Kariat Oulad Moussa, Hay Essalam et Maâmoura, indique un communiqué de la Garde royale.

Bénéficieront aussi de cette opération la préfecture de Tanger au niveau du quartier Charf, la préfecture de Tétouan au niveau de Hafat Rkina, la préfecture de Marrakech au niveau du Mechouar et la préfecture de Khémisset au niveau du centre N’Khilat, relevant de la commune de Rommani.

Au total, 150.000 repas du ftour seront distribués tout au long de ce mois sacré de Ramadan, précise le communiqué.

Afin d’assurer le bon déroulement de cette initiative humanitaire, des cadres de la Garde royale seront mobilisés, en étroite coordination avec les représentants des autorités locales aux différents points de distribution, pour superviser l’opération et veiller à ce que les bénéficiaires reçoivent les repas dans les meilleures conditions.

Ramadan : la filière laitière marocaine augmente sa production pour répondre à la forte demande

Durant le mois de Ramadan, la demande en lait, yaourts, beurre et autres produits dérivés connaît une augmentation significative, pouvant même doubler par rapport à la consommation d’un mois ordinaire.

Face à cette dynamique, les acteurs de la filière laitière se sont organisés en amont, en augmentant la production durant le mois de Chaâbane (soit pratiquement durant tout le mois de février) d’au moins 5%, afin d’assurer un approvisionnement stable et suffisant pour les consommateurs marocains.

Une augmentation de la production entre 5 et 8%

Contacté par Médias24, Rachid Khattate, président de la Fédération interprofessionnelle Maroc Lait, nous confie qu' »en général, la consommation du lait et des produits laitiers pendant le mois sacré du Ramadan croît fortement par rapport au reste de l’année. Ces produits font partie intégrante du ftour dans notre pays ».

« En termes de chiffres, la consommation peut quasiment atteindre le double de celle d’un mois normal. C’est donc la haute saison pour le secteur ».

Anticipant cette hausse saisonnière, les opérateurs ont pris des mesures spécifiques pour accroître leur production. « À l’instar de tout le secteur de l’alimentaire, les opérateurs du secteur laitier se sont bien préparés pour subvenir à la demande spéciale du mois sacré du Ramadan », nous explique le président de Maroc Lait.

« Comme nous l’avons signalé aux autorités de tutelle, notamment le ministère de l’Agriculture, durant le mois de Chaâbane, les opérateurs ont planifié d’augmenter leur production entre 5% et 8% par rapport à l’année précédente ».

La collecte du lait a également été intensifiée dès le mois de Chaâbane. « Que ce soit pour le lait frais pasteurisé, le lait UHT, le beurre ainsi que les autres produits laitiers, tous les opérateurs maximisent la collecte du lait depuis le mois de Chaâbane pour mettre à disposition des citoyens des produits laitiers en quantité et en qualité adéquates », ajoute notre interlocuteur.

« Afin d’encourager la consommation, le mois de Ramadan représente aussi une opportunité pour lancer de nouveaux produits innovants dans toutes les catégories. Cela vise à diversifier l’offre et à permettre aux consommateurs de choisir les produits les plus adaptés à leur régime nutritionnel. Ce mois sacré connaît donc une très bonne dynamique à tous les niveaux de la filière laitière ».

Stabilité des prix

Quid des prix ? Malgré l’augmentation de la demande, aucune hausse des prix n’a été constatée, d’après notre source.  « Nous n’avons pas observé d’augmentation des prix. Au contraire, durant le mois de Ramadan, les opérateurs industriels lancent diverses promotions en termes de qualité et de quantité dans leurs offres commerciales, ce qui entraîne des réductions de prix ».

« Les premiers jours de ce mois sacré ont d’ailleurs montré une disponibilité satisfaisante des produits dans tous les points de vente, ainsi qu‘une stabilité des prix accompagnée d’une activité promotionnelle notable », poursuit notre interlocuteur.

Le niveau de consommation est la locomotive du secteur laitier  

Et M. Khattate de souligner : « la filière des produits laitiers regroupe des acteurs industriels expérimentés et professionnels. Tous les opérateurs ont ainsi développé une grande expertise dans la maîtrise de la chaîne de valeur spécifique à ces produits », ce qui permet d’éviter la spéculation et de garantir l’accessibilité des produits à toutes les catégories de consommateurs.

« Il existe à la fois des acteurs nationaux et régionaux, tous experts en logistique et pratiques commerciales. Tout cela permet d’assurer la disponibilité des produits laitiers pour le consommateur à son point habituel d’approvisionnement. Il ne faut pas oublier non plus la saine concurrence dans ce secteur qui permet d’offrir des produits variés à des prix justes ».

La saisonnalité de la consommation et la dégradation du cheptel, principaux maux du secteur

Si le Ramadan est une période de forte activité pour le secteur, la consommation annuelle des produits laitiers au Maroc reste relativement faible et marquée par une saisonnalité importante. En effet, selon nos informations, la filière est confrontée à un déséquilibre entre l’offre et la demande, en particulier pour le lait frais.

« L’un des principaux défis de la filière laitière dans notre pays est une consommation annuelle relativement faible et saisonnière« , nous confie Rachid Khattate. « Ce sont des produits de grande qualité nutritionnelle et il faut encourager leur consommation de manière plus fréquente. Le niveau de consommation est la locomotive du secteur ».

L’autre défi auquel fait face le secteur laitier au Maroc est en relation avec la dégradation du cheptel. De manière générale, le cheptel marocain a perdu 38% de son effectif, selon une déclaration du ministre de l’Agriculture, le 13 février dernier, à l’issue d’un Conseil de gouvernement.

« Concernant la production laitière, nous luttons toujours contre une conjoncture défavorable caractérisée par la succession de sept années de sécheresse », nous explique M. Khattate. « Nous continuons à maintenir tous les efforts pour recapitaliser le cheptel national de bovins laitiers. Tout le programme agréé avec le ministère de l’Agriculture dans le cadre de la stratégie Génération Green est suivi de manière active et régulière, en concertation avec toutes les parties prenantes ».

« Nous étions d’ailleurs récemment avec notre ministre de l’Agriculture au Salon de l’agriculture de Paris, où nous avons pu faire des réunions de très haut niveau avec les opérateurs du secteur de l’élevage laitier pour un échange d’expériences, et pour établir les nouvelles voies de collaboration, que ce soit dans l’importation de génisses laitières, d’amélioration génétique ou d’insémination artificielle », conclut notre source.

Rappelons que, depuis 2022, la Fédération a déjà importé plus de 24.000 génisses. En ce qui concerne l’insémination artificielle, la Fédération, qui gère depuis le 4 octobre dernier le Centre régional d’insémination de Aïn Jemaâ, prévoit la production annuelle de 400.000 doses de semences bovines laitières congelées, pour répondre à 50% des besoins nationaux. Elle prévoit aussi d’importer annuellement 400.000 doses des principales races laitières, notamment les races Holstein, Montbéliarde et Jersey, de haute valeur génétique.

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Envolée des prix de la tomate : entre production, intermédiaires et facteurs climatiques

Le marché de gros de Casablanca affiche ce mercredi des prix de la tomate oscillant entre 3,5 et 8 DH le kilogramme, contre 4 à 6,80 DH/kg la semaine passée. Le consommateur final, lui, se retrouve à payer un tarif bien plus élevé, dépassant les 10 DH/kg et atteignant parfois jusqu’à 15 DH/kg dans certains quartiers de Casablanca.

Contactés par Médias24, divers professionnels du secteur expliquent cette situation par plusieurs facteurs, notamment l’explosion de la demande face à une production en baisse en raison d’un virus dévastateur qui affecte les plants, de la présence d’un champignon, ainsi que des températures fraîches.

Tous nos interlocuteurs soulignent par ailleurs l’écart considérable entre les prix fixés par les producteurs et ceux payés par les consommateurs, appelant à l’ouverture d’une enquête et à la mise en place d’un mécanisme visant à assurer davantage de transparence dans le secteur.

Chez l’agriculteur, le prix de vente de la tomate varie entre 2,5 et 7 DH

Selon une source de la Fédération interprofessionnelle marocaine de la production et de l’exportation des fruits et légumes (FIFEL) interrogée par nos soins, « le prix de vente de la tomate chez l’agriculteur tourne autour de 4 DH/kg pour les variétés standards, tandis que les tomates de meilleure qualité peuvent atteindre 6 DH/kg« . « Quand on parle de 4 DH, il s’agit d’un produit de masse », explique notre interlocuteur.

Des propos confirmés par Abdelaziz Maânaoui, président de l’Association des producteurs de Chtouka (ACPA), qui nous confie que « l’agriculteur vend entre 2,5 et 7 DH/kg selon la qualité, mais la majorité des transactions se situent entre 3 et 5 DH/kg. Seule une faible proportion, de qualité supérieure, se vend entre 6 et 7 DH/kg « , précise-t-il. « Celle-ci est destinée à une clientèle spécifique ».

Toutefois, pour le client final, le prix du kilogramme est au-delà de 10 DH, notamment dans la ville de Casablanca, où il atteint dans certaines zones jusqu’à 15 DH. 

L’éternelle problématique des intermédiaires

Plusieurs facteurs expliquent cette situation, dont la principale évoquée par l’ensemble de nos interlocuteurs a trait au rôle des intermédiaires dans l’escalade des prix. 

Pour Abdelaziz Maânaoui, la vraie problématique se situe entre la vente en gros et la vente au détail. « Il faudrait par exemple adopter la vente au kilo comme standard pour améliorer la transparence dans les souks ».

« Les intermédiaires ne se limitent pas à des individus prélevant une marge. Ils englobent également des coûts opérationnels, notamment le transport, le déchargement et l’entrée sur les marchés de gros. De plus, une part importante de la production, entre 20% et 30%, est perdue avant même d’atteindre les marchés, ce qui contribue à la tension sur les prix ».

Des problèmes sanitaires et climatiques aggravent la situation

Au-delà des intermédiaires, des problèmes sanitaires et climatiques ont aussi pesé sur l’offre. « Cette année, un souci au niveau des pépinières a entraîné un décalage significatif d’une grande partie de la production », nous confie un autre opérateur du secteur.

De plus, les cultures de tomate ont été touchées par plusieurs maladies, notamment un virus dévastateur, un champignon cryptogamique et la mineuse de la tomate (Tuta absoluta). « Ces problèmes ont forcé de nombreux agriculteurs à arracher les plants sur de vastes surfaces. Avant le mois sacré, environ 400 à 500 hectares attendaient d’être replantés, ce qui est anormal pour cette période de l’année », déplore-t-il.

Enfin, la baisse des températures a encore compliqué les choses, retardant la maturation des tomates et réduisant l’offre disponible sur le marché.

Par ailleurs, Ramadan est une période de forte consommation de tomates. L’explosion de la demande exerce ainsi une pression supplémentaire sur les prix.

Face à cette situation, les professionnels du secteur appellent à des mécanismes d’encadrement des prix. « Le gouvernement cherche souvent à réguler le marché en limitant les exportations, alors que c’est notre principal levier pour équilibrer notre activité. Il faudrait plutôt agir sur la chaîne de distribution et les coûts intermédiaires », plaident-ils.

Nos sources appellent également à la mise en place de mécanismes clairs, définissant le prix de la tomate sur toute la chaîne, depuis la production jusqu’au consommateur final.

Ramadan débute ce dimanche 2 mars 2025 au Maroc (officiel)

Comme prévu par le calcul astronomique, le croissant lunaire du mois de Ramadan n’a pas été observé ce vendredi 29 Chaâbane 1446 de l’Hégire, correspondant au 28 février, indique le ministère dans un communiqué.

« Tous les délégués du ministère dans le Royaume et les unités des Forces armées royales associées à l’observation ont confirmé la non-observation du croissant lunaire ».

De ce fait, le mois Chaâbane aura compté 30 jours et le 1er Ramadan correspondra au dimanche 2 mars 2025.

Nouveaux horaires des trains durant le Ramadan

A l’occasion de l’avènement du mois sacré, le programme de circulation des trains subira de légères modifications pour s’adapter aux horaires administratifs et mieux répondre aux besoins particuliers des voyageurs durant Ramadan, indique un communiqué de l’ONCF

Voici les principaux changements apportés :

Prix de gros. Baisse des tomates et hausse de la viande ovine à Casablanca

Les prix de gros des produits agricoles et des viandes à Casablanca pour la semaine du 26 février 2025, publiés par Casablanca Prestations, montrent une relative stabilité pour la majorité des produits par rapport à la semaine précédente. Cependant, des variations notables ont été observées, notamment une baisse significative du prix max des tomates et une hausse des prix de la viande ovine.

Voici en détail les principales évolutions de prix pour cette semaine.

Viandes 

Médias24

Légumes 

Médias24

Fruits 

Médias24
Médias24
Source : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

L’initiative « Poisson à prix raisonnable » est de retour : plus de 4.000 tonnes et près de 1.000 points de vente

L’initiative, qui s’inscrit dans le cadre des efforts visant à approvisionner les marchés nationaux en quantités suffisantes de produits halieutiques durant le mois sacré du Ramadan, couvrira environ quarante villes à travers le territoire national, y compris les zones rurales et reculées, a indiqué Zakia Driouich dans une déclaration à la presse à l’occasion du lancement de la 7ᵉ édition de cette initiative au marché de gros de poisson à Tamesna.

L’initiative, lancée en partenariat avec des armateurs de la pêche hauturière, vise à soutenir le pouvoir d’achat des citoyens et à assurer un équilibre entre l’offre et la demande, a-t-elle ajouté.

Pour sa part, le coordinateur de cette initiative, Abdelaziz Abbad, a souligné que plusieurs marchés à travers le Royaume ont adhéré cette année à cette initiative, ce qui a permis d’augmenter le nombre de points de vente, soulignant que l’initiative a permis l’année écoulée de fournir plus de 3.500 tonnes de poissons.

Lors des précédentes éditions, cette initiative, lancée en partenariat avec des armateurs de la pêche hauturière, a permis de mettre sur le marché d’importantes quantités de poisson d’excellente qualité à des prix raisonnables dans nombre de villes du Royaume, notant qu’elle a été favorablement accueillie par les consommateurs.

Le Secrétariat d’État chargé de la pêche veille à assurer le succès de cette initiative grâce à une coordination étroite avec tous les secteurs et partenaires concernés, y compris le ministère de l’Intérieur, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), les armateurs de la pêche hauturière et certaines grandes surfaces qui ont rejoint l’initiative pour renforcer l’offre en poisson congelé dans différentes régions du Royaume.

Les poissons congelés mis sur le marché sont soumis à un contrôle rigoureux de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires, qui veille au respect des normes de qualité et de sécurité.

Lancée en 2019 dans trois villes, l’initiative n’a cessé de se développer et de s’étendre pour englober, lors de l’édition écoulée, 22 villes, ce qui a permis d’écouler 3.800 tonnes de poissons congelés à travers 700 points de vente ayant bénéficié à 950.000 personnes.