Service militaire 2025 : le 23 juin, dernier délai pour remplir le formulaire de recensement

« Les jeunes ayant reçu l’avis pour remplir le formulaire de recensement relatif au service militaire de l’année en cours, et qui ne l’ont pas encore effectué, sont appelés à le remplir sur le site dédié, au plus tard le 23 juin 2025 à minuit« , indique le ministre de l’Intérieur dans un communiqué.

Les jeunes de sexe féminin et masculin qui veulent se porter volontaires pour accomplir le service militaire au titre de cette année sont appelés à remplir le formulaire sur le site susmentionné avant l’expiration du délai imparti à cette opération, le 23 juin 2025 à minuit, précise le communiqué.

Le ministre de l’Intérieur exhorte, par ailleurs, les jeunes souhaitant bénéficier de l’exemption, pour l’un des motifs fixés par la loi relative au service militaire, à déposer leurs demandes dans les plus brefs délais, au plus tard le 23 juin 2025.

La demande de dispense doit être jointe aux documents nécessaires prouvant le motif de l’exemption auprès des autorités administratives locales ou au siège de la province, de la préfecture ou de la préfecture d’arrondissement duquel relève leur résidence, ajoute le ministre.

Les demandes d’exemption seront soumises pour examen aux commissions provinciales dans chaque préfecture et province, qui prendront les décisions nécessaires immédiatement après l’expiration du délai imparti pour le processus de recensement, précise la même source.

Le recensement du cheptel est terminé, les chiffres bientôt dévoilés

Cette opération a concerné toutes les communes, préfectures, provinces et douars du Royaume, avec pour objectif de déterminer le nombre de têtes dans le Royaume, notamment celles qui seront dédiées à l’abattage pour Aïd al-Adha.

Les chiffres définitifs devraient être annoncés durant le mois en cours, selon notre source. Ils aideront ainsi le ministère de l’Agriculture dans la prise de décision, notamment à l’approche du mois de Ramadan.

Cette opération pourra éventuellement donner lieu à de nouvelles mesures pour équilibrer le secteur des viandes rouges.

Rappelons que le cheptel national est en déclin depuis quelques années, en raison de la succession des années de sécheresse, de la crise du Covid et de l’inflation qu’a connue le Royaume.

Ce manque de visibilité rend parfois difficile la prise de décision et, de ce fait, certaines mesures n’atteignent pas les objectifs escomptés.

Cette opération a été chapeautée par l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins (ANOC) et a connu la participation de toutes les Directions provinciales de l’agriculture ainsi que de l’Office national du conseil agricole (ONCA) et de plusieurs autres organismes concernés.

> LIRE AUSSI

https://medias24.com/2024/11/25/demarrage-imminent-du-recensement-du-cheptel-national/

RGPH 2024 : fin de l’opération de collecte des données auprès des ménages

Dans un communiqué, le HCP a exprimé sa « fierté pour la participation de l’ensemble des ménages et de la population à travers tout le Royaume au RGPH 2024, en réponse à l’appel du Roi Mohammed VI ».

Selon la même source, les données recueillies dans le cadre de cette opération ont été centralisées et sécurisées en forme numérique au Centre de gestion des données mis en place par le HCP à cet effet, et leur exploitation a déjà commencé.

À cette occasion, le HCP salue les « efforts déployés par les chercheurs, les observateurs et les superviseurs, qui ont fait preuve d’une grande éthique et d’un respect total des particularités et des traditions ».

L’institution salue également tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette opération nationale d’envergure « dans les meilleures conditions », en particulier aux agents des autorités locales ainsi qu’aux différents services de sécurité.

Réunion à Rabat sur les préparatifs du recensement général 2024

Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du Roi Mohammed VI pour la réalisation du prochain recensement général, contenues dans la lettre adressée par le Souverain au chef du gouvernement, le 20 juin courant, au sujet de la préparation du recensement général prévu tout au long du mois de septembre de cette année, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Elle a été l’occasion de passer en revue les directives royales visant à garantir une organisation rigoureuse de cette échéance nationale d’envergure, compte tenu des données et indicateurs importants et multiples qu’elle fournira sur la société marocaine. Ces dernières intéressent les institutions nationales et internationales, les acteurs politiques, sociaux et économiques, la société civile, les familles marocaines et les communautés étrangères résidant au Maroc, précise-t-on de même source.

La réunion a aussi été l’occasion de rappeler la ferme volonté du Roi de garantir la réussite du prochain recensement général que le Souverain souhaite novateur, de par l’approche et les moyens technologiques à mobiliser pour la collecte et le traitement des données, et ambitieux à travers l’élargissement des champs d’enquête pour inclure des thématiques d’actualité.

En outre, le prochain recensement général de la population et de l’habitat contribuera à la concrétisation du projet de société et au déploiement du modèle de développement, bâtis sur les principes de démocratie politique, d’efficience économique, de développement humain et de cohésion sociale et territoriale.

Mobiliser les ressources humaines

Partant des orientations royales, l’ensemble des mesures à mettre en œuvre ont été examinées afin de favoriser la pleine réussite de cette importante échéance nationale, qui nécessite, outre la mobilisation globale d’importantes ressources humaines et logistiques, une large adhésion et une coordination étroite et efficace de la part de l’ensemble des administrations, des établissements publics et des services déconcentrés, en plus des autorités et collectivités territoriales, régionales, provinciales et locales, relève le ministère de l’Intérieur.

A cet égard, l’accent a été mis sur l’importance de la coordination efficace entre les services du ministère de l’Intérieur et du Haut-commissariat au plan, ainsi qu’avec l’ensemble des départements gouvernementaux au niveau de l’accompagnement de toutes les étapes préparatoires et procédurales du recensement général, poursuit le communiqué. Le rôle essentiel des walis et gouverneurs, aux côtés des conseils élus et des services déconcentrés des ministères, a été souligné, pour ce qui est de l’appui logistique et humain et pour déterminer la manière de leur contribution à la réalisation du recensement.

S’agissant de l’état actuel des préparatifs, le HCP s’attelle à la mise en œuvre des mesures nécessaires à la mobilisation des ressources humaines, à travers le parachèvement de l’opération de sélection des équipes chargées des missions de terrain relatives à la collecte des données auprès des familles, au contrôle et à la supervision, ainsi qu’aux préparatifs pour la tenue d’une session de formation au profit des membres de ces équipes au cours des mois de juillet et d’août prochains, dans la perspective de collecter et d’exploiter ces données à l’aide des moyens technologiques déployés par le HCP pour le déroulement de cette opération nationale d’envergure.

Cette réunion a été aussi l’occasion de rappeler le contenu de la lettre adressée par le Roi Mohammed VI au chef du gouvernement, dans laquelle le Souverain appelle les citoyens et citoyennes à « faire preuve d’une totale coopération et d’une participation active à cet exercice d’intérêt général en fournissant des informations fiables et précises, qui seront exploitées dans l’élaboration de politiques publiques conformes aux intérêts du pays et en adéquation avec les projets et programmes de développement menés sous la conduite clairvoyante du Roi », conclut le communiqué.

Le Roi Mohammed VI appelle le gouvernement à une organisation opérationnelle optimale du recensement 2024

Voici le texte intégral de la lettre royale :

« Depuis que nous avons assumé la charge suprême d’assurer la conduite de la Nation, nous avons constamment attaché le plus grand intérêt au recensement général de la population et de l’habitat, et à la périodicité de son organisation.

Une opération qui, par la multitude et l’importance des données et des indicateurs qu’elle génère, constitue une aide précieuse à la concrétisation de notre projet de société et au bon déploiement de notre modèle de développement, bâtis sur les principes de démocratie politique, d’efficacité économique, de développement humain et de cohésion sociale et territoriale.

Le renouvellement périodique de cette opération, à intervalle régulier tous les dix ans, constitue un choix judicieux qui nous permet d’être mieux armés pour saisir avec justesse l’évolution démographique et socio-économique du pays, anticiper les besoins changeants de nos citoyens et élaborer des politiques pertinentes en conséquence.

Aussi, avons-nous décidé, avec l’aide de Dieu, de nous y atteler activement en organisant, à la fin de l’été, une nouvelle opération de recensement général de la population et de l’habitat, la 7e depuis 1960, qui se veut novatrice et ambitieuse.

Novatrice par l’approche et les moyens technologiques qui seront mobilisés pour la collecte et le traitement de l’information. Ambitieuse par l’élargissement des champs d’investigation à de nouvelles thématiques qui nous tiennent à cœur, dont notamment le projet sociétal structurant de la protection sociale.

Monsieur le chef du gouvernement,

Il ne t’échappe guère, au regard des objectifs poursuivis, l’importance stratégique de cet évènement décennal qui intéresse la Nation tout entière et au-delà : institutions nationales et internationales, acteurs politiques, syndicaux et économiques, société civile, et plus encore, familles marocaines et l’ensemble des résidents étrangers.

Aussi, avons-nous la conviction que tu ne ménageras aucun effort pour veiller scrupuleusement au plein succès de cette opération d’envergure nationale qui exige, au-delà de la large mobilisation d’importantes ressources humaines et logistiques, un engagement et une coordination étroite et efficace de toutes les administrations publiques, des établissements publics, des services déconcentrés ainsi que des autorités et des collectivités territoriales, régionales, provinciales et locales.

À cet égard, nous appelons le ministre de l’Intérieur, le haut-commissaire au Plan et l’ensemble des walis et gouverneurs à veiller à une organisation opérationnelle optimale de ce recensement, dans le respect des délais impartis et en étroite coordination avec les autres intervenants sur le terrain.

Pour la pleine réussite de l’opération de recensement général, nous exhortons nos fidèles citoyens à faire preuve, comme à l’accoutumée, d’une totale coopération et d’une participation active à cet exercice d’intérêt général en fournissant des informations fiables et précises. Par ailleurs, nous invitons le haut-commissariat au Plan, dès l’achèvement de la collecte des données, d’assurer avec diligence leur traitement et leur analyse en veillant à ce que les résultats soient accessibles et utilisables par les décideurs et les acteurs concernés dans les meilleurs délais.

Cette célérité dans l’exploitation des données permettra, entre autres, l’identification rapide des tendances émergentes en vue de l’élaboration des politiques publiques pertinentes et de l’adaptation de divers programmes au bien de notre Nation et au bien-être de notre peuple ».

Service militaire : réunion pour définir les critères d’établissement des listes des conscrits

Cette réunion, tenue à l’issue de la période consacrée au recensement relatif au service militaire qui a pris fin le 29 avril 2024, intervient en préparation de l’incorporation des appelés du prochain contingent, et en application des hautes instructions du Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces armées royales, indique le ministre de l’Intérieur dans un communiqué.

A la lumière des critères fixés par la Commission centrale, les listes comportant les noms des appelés concernés seront établies, tout en tenant compte du classement et des grades indiqués par les autorités militaires compétentes, précise le communiqué. Ces listes seront transmises aux autorités dans les meilleurs délais afin de leur permettre d’engager les démarches relatives à la convocation des appelés et à leur incorporation au service militaire en septembre 2024.

(Avec MAP)

Service militaire 2024 : le 29 avril, dernier délai pour remplir le formulaire de recensement

« Les jeunes ayant reçu l’avis pour remplir le formulaire de recensement relatif au service militaire de l’année en cours, et qui ne l’ont pas encore effectué, sont appelés à le remplir sur le site dédié, au plus tard le 29 avril 2024 à minuit », indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Les jeunes de sexes féminin et masculin qui veulent se porter volontaires pour accomplir le service militaire au titre de cette année sont appelés à remplir le formulaire sur le site susmentionné avant l’expiration du délai imparti à cette opération, précise le communiqué.

Service militaire 2024 : le recensement démarre le 1er mars prochain

Lors de cette réunion, la Commission centrale a fixé les critères nécessaires pour déterminer le nombre de personnes qui peuvent être appelées à remplir le formulaire du recensement pour accomplir le service militaire, à partir de la base des données du recensement, élaborée par le ministère de l’Intérieur, informe ce dernier dans un communiqué.

À la lumière des travaux de la Commission centrale, il sera procédé à l’arrêt des listes des personnes appelées à accomplir le service militaire selon les préfectures, provinces et préfectures d’arrondissement, dont elles relèvent.

Les services des préfectures, provinces et préfectures d’arrondissement dans l’ensemble du territoire national, procèderont à l’impression des avis de recensement et leur notification aux intéressés afin qu’ils puissent remplir le formulaire de recensement, via le site électronique www.tajnid.ma, et ce, à partir de la date prévue pour le lancement du recensement, fixée au 1er mars 2024 jusqu’au 29 avril 2024, conclut le communiqué.

Le gouvernement fixe les étapes, les conditions et les dispositifs du recensement 2024

Présenté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, ce projet de décret s’inscrit dans le cadre de la poursuite des mesures réglementaires qui encadrent généralement la réalisation du recensement au Maroc, prévu en septembre 2024, à travers le renouvellement des dispositifs relatifs à sa préparation et à sa réalisation, ainsi que les conditions à remplir par les participants à ce recensement. Parmi ces conditions :

– Etre titulaire de diplômes délivrés par des établissements universitaires et d’enseignement supérieur non affiliés aux universités, des établissements de formation des cadres supérieurs ainsi que des établissements de formation professionnelle, attestant de deux ans de formation au minimum après l’obtention du baccalauréat. Il s’agit également d’étudiants et de stagiaires de ces établissements ayant complété au minimum leur première et deuxième année après le baccalauréat, à condition de ne pas être âgés de moins de 20 ans au 1er janvier de l’année du recensement.

Fonctionnaires et agents des administrations publiques et des collectivités territoriales, y compris les retraités.

Ce projet vise à fixer les volets relatifs aux opérations et aux étapes principales nécessaires à la préparation et à la réalisation de cette opération nationale d’envergure. Il détermine aussi les préparatifs nécessaires à cet effet, à savoir l’étape de préparation et d’organisation du recensement dans tous les domaines y afférent, ainsi que les outils de formation, d’information et de communication, outre la mobilisation des moyens et des ressources financières, humaines et logistiques.

Le projet fixe également les étapes relatives aux travaux cartographiques et à la formation des participants, en présentiel et à distance, la collecte des données auprès des ménages, par l’usage des tablettes électroniques, outre l’exploitation et le traitement des données du recensement et leur publication selon les standards nationaux et internationaux.

Ce texte fixe aussi les conditions requises pour les participants à la réalisation du recensement, au regard du contexte de la digitalisation qui marque toutes les étapes de sa réalisation. Ce recensement adopte une nouvelle approche pour la sélection des catégories des participants à cette opération (superviseurs, contrôleurs et chercheurs) via une plateforme électronique leur permettant de s’inscrire à cette fin.

L’UM6P va former en ligne les 55.000 enquêteurs qui réaliseront le recensement 2024

Tous les dix ans, les Marocains se comptent. Autrement dit, ils organisent un recensement général de la population et de l’habitat. Un recensement qui gagne en sophistication d’édition en édition. Et entre celles de 2014 et de 2024, il y a eu une rupture qui s’appelle la digitalisation.

Le prochain recensement se déroulera du 1er au 30 septembre 2024. Il sera mené par 55.000 enquêteurs, chapeautés par des contrôleurs, eux-mêmes encadrés par des superviseurs. Bref, une organisation pyramidale, en étages…

Il était inconcevable que le RGPH2024 ne soit pas digitalisé. Depuis plusieurs mois, Ahmed Lahlimi, haut-commissaire au Plan, entrevoyait la tentation de sous-traiter tout le recensement, sans toutefois franchir le pas. C’est lui qui l’a raconté ce lundi matin 27 novembre devant quelques journalistes, ainsi que des cadres de son ministère, et d’autres de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) menés par Hicham El Habti, président de cette université. La scène s’est passée au siège du HCP à Rabat.

Donc, Lahlimi ne s’est pas résolu à suivre ce « conseil ». Un beau jour, « j’ai appelé le responsable informatique et je lui ai posé la question : ‘Ce département est-il capable d’assurer, de bout en bout, le recensement, avec tous les développements informatiques à réaliser ?’ ; donc un process digitalisé créé par des compétences marocaines ». Au bout de dix jours, le responsable informatique a non seulement donné une réponse positive, mais il lui a présenté le schéma général, ainsi que des solutions déjà développées ou en cours de développement en interne.

Restait alors un point pour lequel, comme nous allons le voir, l’UM6P est intervenue.

Pour les besoins d’un recensement, le Maroc est découpé en zones, appelées districts. Pour chacun des 55.000 districts du prochain recensement, il y aura un enquêteur. Puis des contrôleurs ; et enfin des superviseurs.

Qui va former les 55.000 enquêteurs ? Et comment ? Et en combien de temps ? Car le recensement ne consiste plus en des formulaires papier avec des cases à cocher. Le HCP a commandé 55.000 tablettes. Après le recensement, elles seront données au ministère de l’Education nationale. 55.000 tablettes et des logiciels dont on suppose qu’ils seront correctement développés et paramétrés: ce sera le premier recensement dont l’avancement pourra être suivi au jour le jour. Quasiment à la minute si la connexion est bonne. Et la cerise sur le gâteau, c’est que le ministère de Benmoussa paiera 40% de la facture d’achat des tablettes.

Comment les 55.000 enquêteurs seront formés

Sans noyer le lecteur dans les détails, un accord est finalement trouvé avec l’UM6P, ce qui explique la présence de Hicham El Habti à l’événement de ce lundi matin 27 novembre. Un marché de gré à gré est passé, avec toutes les caractéristiques d’un marché public, tels que le cahier des charges, les délais et autres prescriptions… Le financement est couvert par des dons internationaux.

À ce stade, et si vous avez bien suivi le déroulé de cet article, vous allez penser que l’UM6P va former 55.000 enquêteurs. Eh bien, pas du tout. Elle va en former… 200.000, en ligne, sur une plateforme dédiée et créée pour l’occasion. D’une part, il faut compter les enquêteurs, mais aussi les contrôleurs et les superviseurs. D’autre part, pour sélectionner 55.000 ou 60.000 personnes opérationnelles et performantes, il faudra être capable de délivrer une formation de trois mois à 200.000 candidats pré-sélectionnés. Car tous ne seront pas retenus.

L’opération est très complexe.

Un appel à candidatures pour les enquêteurs, contrôleurs, superviseurs, sera lancé vers le mois de janvier. Les candidats seront retenus sur la base d’un niveau bac+2 au minimum ; de leur capacité à utiliser les outils informatiques ; tout en tenant compte d’une répartition géographique, car il va sans dire que les dizaines de milliers de recrues ne sauraient toutes venir de la même région.

L’UM6P a développé une plateforme de formation à cette opération de recensement, capable de connecter jusqu’à 200.000 personnes en simultané. Tout sera automatisé et transparent. En d’autres termes : l’assiduité, la compréhension, la capacité de résolution des problèmes, la liste des tâches… Et donc la note finale de chacun, et son classement. De sorte que sur les 200.000 pré-sélectionnés, 55.000 enquêteurs seront retenus, en plus des contrôleurs et superviseurs.

Au cours de cette réunion où la convention de formation en ligne a été signée entre l’UM6P et le HCP, Hicham El Habti insistera à raison sur « la manifestation de la souveraineté technologique du Maroc » que représentera cette opération, qui s’inscrira au palmarès de « la mission d’utilité publique de l’UM6P, au service du Royaume et de son développement ». Il conclut joliment : « Le recensement n’est pas une simple collecte de données ». Il reflète « l’âme de notre nation et ses dynamiques sociales. Réussi, il est un instrument puissant de planification ».

https://medias24.com/2023/07/12/le-rgph-2024-une-rupture-avec-les-recensements-passes-hcp/

Séisme d’Al Haouz : le point sur les opérations de relogement d’urgence, de recensement et de reconstruction

Le recensement des habitats complètement ou partiellement détruits par le séisme est très avancé. Il devrait être achevé dans les deux ou trois prochaines semaines, au maximum, nous confirment des sources qui participent à cette opération sur le terrain.

Des sources autorisées nous ont, elles, confié que :

– Toutes les populations dont l’habitat a été endommagé par le séisme sont logées dans des tentes provisoires ou dans des sites d’accueil ;

– Les aides financières ont commencé à être distribuées ce 6 octobre ;

– Les écoliers sont tous scolarisés même quand les écoles ont été détruites et un millier d’écoles l’ont été;

– Le ravitaillement en denrées alimentaires est organisé de manière régulière, il est disponible au niveau des différents points de distribution.

En ce qui concerne la reconstruction définitive des logements, nos sources indiquent que l’opération ne pourra démarrer que lorsque l’Agence de développement du Haut Atlas entamera son travail, c’est-à-dire après la publication du texte relatif à sa création et de ses décrets d’application au Bulletin officiel. Ces derniers, adoptés au Conseil de gouvernement, respectivement les 27 septembre et 5 octobre derniers, en sont encore à la case Parlement.

La compréhension des risques pratiquement maîtrisée

D’après nos informations, une réunion a été tenue ce jeudi 5 octobre entre toutes les parties impliquées dans l’opération de recensement dans les provinces d’Al Haouz, notamment les autorités gouvernementales et les professionnels dans différents secteurs, principalement les topographes, les bureaux d’études et les laboratoires.

Il en ressort les trois points suivants :

– La première étape post-séisme, relative à la mise en place de logements d’urgence au profit des sinistrés, a été assurée ;

– La seconde, relative à la compréhension des risques, a pratiquement été maîtrisée. Les cartes d’aléas sont en cours d’élaboration et sont très avancées. Il en est de même pour le recensement des logements totalement ou partiellement détruits, très avancé également ;

– La troisième étape, qui est celle de la reconstruction finale des logements endommagés, ne démarrera que lorsque l’Agence du développement du Haut Atlas sera mise sur pied, sur les plans juridique et financier. C’est à ce moment-là que le cahier des charges pour la reconstruction sera publié, et l’argent débloqué.

Les opérations précédant la reconstruction finale devraient être achevées au plus dans trois semaines

Selon des sources participant aux opérations de recensement des habitats touchés par le séisme, ce dernier devrait s’achever dans les deux, voire trois prochaines semaines au maximum.

« Le recensement des habitations est très avancé. Il est réalisé par des laboratoires, des bureaux d’études, des architectes, des collectifs et des équipes mixtes supervisés par le ministère de l’Intérieur. Ils ont ratissé large. Dans les deux prochaines semaines, on devrait obtenir des listes claires d’habitats touchés, avec des incertitudes qui seront corrigées en chemin », indiquent nos sources.

« Les cartes d’aléas devront également être achevées dans les deux semaines qui suivent. Nous maîtrisons à présent les points du séisme, les zones sismiques, les endroits de failles et les caractéristiques techniques du terrain, à savoir les accélérations et le sol, ainsi que son aspect géologique, qui joue un rôle important dans l’amplification ou la réduction de l’aléa ».

« Le séisme a touché près de 60.000 km² dans les provinces concernées, mais son impact se fait sentir localement. Dans un même douar, on peut trouver deux maisons construites de la même manière par la même personne, l’une a été totalement détruite et l’autre n’a pas été impactée. Tout cela est dû à l’effet de site ».

« C’est pour cette raison que toutes les opérations en cours doivent être suivies d’une étude de constructibilité. Les investigations sur le terrain seront faites au fur et à mesure de la reconstruction. Pour construire une école, un pont ou un ouvrage routier, l’entreprise qui en sera chargée devra effectuer ses investigations pour pouvoir asseoir les fondations et minimiser le risque sismique ».

Pour résumer, « dans l’échéance de trois semaines au maximum, les projets de reconstruction finale pourraient être lancés », souligne notre interlocuteur.

La mise en place de l’Agence de développement du Haut Atlas nécessaire au lancement des constructions finales

D’après notre source, la reconstruction finale ne se fera que lorsque l’Agence de développement du Haut Atlas sera mise sur pied. Celle-ci, qui verra le jour en 2023, devrait être dissoute quelques années plus tard. Elle est donc temporaire.

« Il s’agit du maître d’ouvrage qui lancera tous les travaux de reconstruction décidés. Tant qu’elle ne sera pas mise sur pied, il n’y aura ni cahier des charges, ni projets concrets ».

Rappelons que le décret-loi portant création de cette agence a été adopté le mercredi 27 septembre en Conseil de gouvernement. Le texte a également été approuvé en commission des Finances au Parlement.

Le Conseil de gouvernement a aussi adopté le 5 octobre un décret en application du deuxième alinéa de l’article 4 dudit décret-loi, définissant les missions et le mode de fonctionnement de cette agence, ainsi que les autorités gouvernementales membres de son conseil d’orientation et la liste des institutions et des entreprises publiques dont les responsables seront désignés comme membres du même conseil.

Ces textes doivent à présent suivre le circuit législatif pour être publiés au Bulletin officiel, étape après laquelle la reconstruction effective pourrait démarrer, et l’argent débloqué.

La distribution de l’aide financière aux populations sinistrées a commencé ce vendredi 6 octobre 2023

Rappelons-le : une enveloppe budgétaire de 120 milliards de DH a été allouée au programme de reconstruction et de réhabilitation générale des zones impactées par le séisme d’Al Haouz. Le volet de relogement et de reconstruction coûtera 22 MMDH, dont 8 MMDH alloués aux aides directes aux ménages sinistrés. 98 MMDH seront pour leur part consacrés au développement global des régions touchées, dont 14 MMDH pour le désenclavement.

Lancement des aides financières aux familles

Entre temps, les sinistrés sont tous hébergés dans des tentes provisoires ou des centres d’accueil, nous confient des sources autorisées, qui nous assurent que ces derniers sont ravitaillés en produits alimentaires. Le ravitaillement se fait de manière régulière, dans des points de livraison notamment.

En ce qui concerne les écoles, la reconstruction n’a pas encore démarré. Toutefois, tous les écoliers sont scolarisés. Quant à l’opération d’attribution des aides financières aux familles, elle a démarré ce 6 octobre. Cette première phase se poursuivra jusqu’au 16 octobre.

Cette aide est fixée à 2.500 DH par mois pendant une année. Elle sera gérée par la Caisse nationale des retraites et d’assurances (CNRA), établissement géré par la CDG. Les aides seront versées dans les agences agréées, notamment Wafa Cash, Al Barid Bank, Cash Plus, Crédit Agricole, Tashilat, Chaabi Cash, Damane Cash, Inwi Money, Barid Cash, Lana Cash, Attawfiq et Al Filahi Cash.

Séisme. Les commissions techniques sur le terrain pour le recensement des logements touchés

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’urgence pour le relogement des sinistrés, des comités locaux ont été mis en place pour effectuer des visites sur le terrain dans les zones touchées, afin d’identifier et de recenser les habitants sinistrés ainsi que les logements qui se sont effondrés en totalité ou en partie, en vue de fournir une aide financière directe aux familles sinistrés.

Les comités locaux ont commencé à se mobiliser dans toutes les zones touchées sans exception pour effectuer les évaluations, afin de veiller à ce que l’aide parvienne aux bénéficiaires qui répondent aux critères d’éligibilité, nous avait assuré une source autorisée.

A Amizmiz, l’une des localités les plus touchées par le séisme, cette opération a été lancée au quartier « Sour Jdid », par le comité local, composé des représentants des autorités locales, de la collectivité territoriale d’Amizmiz, de la division de l’urbanisme à la province d’El Haouz, de l’agence urbaine de Marrakech, d’un laboratoire, de la protection civile, de la Gendarmerie royale et de la société civile.

Cette opération, qui s’étalera sur 12 jours, vise à recenser les habitations endommagées partiellement ou totalement au niveau de cette commune, qui compte 17.000 habitants répartis sur 3.500 familles et 5.000 maisons.

Dans une déclaration à la MAP, Abdelkbir Boujad, architecte au laboratoire public des essais et des études, a indiqué que cette opération concerne l’identification des maisons endommagées à cause du séisme d’Al Haouz, ajoutant qu’elle a été lancée au niveau du quartier « Sour Jdid » pour évaluer le degré des dégâts de ces bâtisses et du danger qu’elles présente pour la population.

Lors de la 3e réunion de la Commission interministérielle chargée du déploiement d’un programme d’urgence, tenue ce lundi 18 septembre, le chef du gouvernement a affirmé que les commissions techniques « s’activent actuellement sur le terrain pour le recensement des logements totalement ou partiellement effondrés ; données qui constitueront une plateforme importante pour déterminer la catégorie de soutien dont bénéficieront les ménages concernés, en application des directives royales ».