Maroc-Algérie : « guerre de l’eau » ou guerre médiatique ?

En faisant abstraction des impacts du réchauffement climatique, une nouvelle campagne de désinformation a resurgi, accusant le Maroc de mener une « guerre de l’eau » en construisant des barrages dans le but d’assécher les ressources hydriques de son voisin oriental. L’exemple privilégié est celui du barrage de Keddoussa, prétendument responsable de bloquer le passage de l’eau dans l’oued Guir, empêchant ainsi son arrivée au barrage algérien de Djorf Torba.

En réalité, ces accusations ne résident que dans l’esprit des auteurs de cette désinformation, sans aucun fondement hormis les accusations algériennes. Il s’agit donc d’une guerre médiatique plutôt qu’une guerre de l’eau, et c’est ce que nous allons démontrer.

« Guerre de l’eau », cela sonne bien dans un titre. C’est ce qui est en train de se passer, des médias internationaux étant en train d’amplifier les accusations – infondées – de l’Algérie.

Dans un article précédent, nous avions démontré, preuves à l’appui, que les pénuries algériennes sont des effets du réchauffement climatique touchant l’ensemble du bassin méditerranéen, et non de la construction d’un barrage au Maroc. Étant donné la publication récente de plusieurs articles sur le sujet, dans des médias audibles et/ou influents, nous revenons sur cette question, de manière factuelle.

La situation actuelle du barrage algérien Djorf Torba, le réchauffement climatique et pas la « guerre de l’eau »

D’une capacité de 365 millions de mètres cubes, le barrage de Djorf Torba a été construit en 1973 près de la ville de Béchar, qui compte actuellement 270.000 habitants. Situé en milieu désertique, ce barrage a connu un assèchement en 2022, avant de retrouver sa capacité normale en 2024. Si le Maroc avait volontairement bloqué l’écoulement de l’oued, le barrage serait resté asséché.

Actuellement, le niveau d’eau du barrage est satisfaisant, comme en témoigne la plus récente image satellitaire :

Image satellitaire récente du barrage Djorf Torba révélant une réserve normale d’eau, contrastant avec la sécheresse intense observée entre 2022 et 2024 au niveau de ce barrage et qui résultait de l’intensification du réchauffement climatique dans l’ensemble des pays méditerranéens.

Il est vrai que le barrage de Keddoussa a été construit pour répondre à un besoin urgent : sauver l’agriculture oasienne dans la région de Figuig, qui repose principalement sur la culture des dattes, des maraîchages et des légumes (cultures vivrières et non des cultures à forte valeur ajoutée), face au manque croissant de pluies qui rechargent les nappes. Auparavant, l’agriculture oasienne dépendait de l’épandage des crues, une technique d’irrigation qui est devenue limitée en raison de la sécheresse.

L’idée de construire des barrages dans les régions orientales est plus sage que ne le prétendent nos voisins. Les décideurs estiment qu’il serait opportun d’en bâtir dans cette zone, compte tenu du climat local, caractérisé par des précipitations rares mais très violentes (l’exemple des pluies diluviennes de septembre 2024). Cela permet de remplir rapidement les barrages, sans pour autant bloquer le cours des oueds, souvent asséchés une grande partie de l’année. En somme, il s’agit de transposer le principe de l’épandage des crues à l’échelle des barrages.

D’autre part, un interlocuteur français, présenté en tant qu’expert, mais inconnu dans ce domaine, affirme que le barrage de Keddoussa a bel et bien causé l’assèchement du barrage de Djorf Torba au lieu des changements climatiques, dus à l’augmentation graduelle des émissions de gaz à effet de serre par les grandes nations industrielles.

Cet « expert » estime également qu’il est inacceptable, selon les principes internationaux de partage équitable des eaux transfrontalières, que le Maroc agisse de la sorte. Il tente de tirer cette conclusion pour présager un conflit transfrontalier comme celui opposant l’Éthiopie et l’Égypte, où cette dernière dépend exclusivement de l’eau du Nil, alors que le cas de l’Algérie est très différent, car ce pays ne dépend pas uniquement de cette source et il n’y a pas de blocage des eaux en réalité.

L’analyse de l’historique des images satellitaires du barrage de Djorf Torba révèle clairement l’impact des années de sécheresse sur ses capacités. Les exemples ci-dessous, datant d’années de sécheresse particulièrement sévères, illustrent l’assèchement quasi-total du barrage.

Diminution périodique des niveaux du barrage Djorf Torba bien avant la construction du barrage marocain de Keddoussa, sous l’effet de la sécheresse (exemples d’images satellitaires de 1981, 1984 et 2011).

Loin du barrage de Djarf Torba et loin des frontières marocaines, plusieurs barrages algériens ont connu durant les dernières années une grande diminution de leurs retenues, alors que d’autres ont été totalement asséchés.

C’est le cas du barrage situé près de la ville de Tiaret (au centre de l’Algérie). Nous avons, dans notre précédent article sur le barrage de Djorf Torba, cité un article paru dans le journal Le Monde qui évoquait des protestations des habitants de la ville en raison de la suspension de l’approvisionnement en eau potable. Nous avons également publié des images satellitaires dudit barrage datant d’avant et après cette période.

D’autres barrages algériens connaissent actuellement le même sort. Plusieurs exemples peuvent être cités, comme le barrage de Mefrouch, au sud de Tlemcen, qui est totalement asséché depuis au moins 2019, ou encore le barrage de Sarno, près de Sidi Bel Abbès, dont les réserves ont diminué de plus de 75 % entre 2018 et 2025. De même, le barrage de Sidi Abdelli a non seulement subi une baisse significative de ses réserves, mais a également eu un impact flagrant sur l’agriculture locale.

Barrage de Mefrouch (près de Tlemcen)

Comparaison des images satellitaires entre le 15 février 2017 et le 18 février 2025

Barrage Sarno (environs de Sidi Bel Abbès)

Comparaison des images satellitaires entre le 15 février 2018 et le 15 février 2025

Barrage Sidi Abdelli (entre Tlemcen et Oran)

Comparaison des images satellitaires entre le 05 février 2020 et le 18 février 2025

Finalement, le Maroc subit également des épisodes de sécheresse aigus qui ont affecté les réserves de ses barrages en raison de six années consécutives de faible pluviométrie.

L’Algérie dispose de 80 barrages, qui ne représentent que 33 % des ressources mobilisables, alors qu’un seul de ces barrages dépend d’un oued en provenance du Maroc, en l’occurrence Djorf Torba. L’Algérie se distingue du Maroc par ses immenses ressources souterraines, notamment grâce à la nappe régionale du système aquifère du Sahara septentrional, qui compte 5.000 points de forage répartis sur son territoire.

Il serait donc plus sage d’éviter d’utiliser le terme de « guerre de l’eau », car celui-ci relève davantage de la propagande que de la réalité.

Un plan d’urgence pour restaurer et valoriser la forêt urbaine de Sidi Maâfa à Oujda

Dans le cadre de la stratégie Forêts du Maroc 2020-2030, Abderrahim Houmy, DG de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), a présidé le lancement officiel du projet d’aménagement paysager et récréatif de la forêt urbaine de Sidi Maâfa.

Lors d’une réunion présidée par le wali de la Région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda Angad, Khatib El Hebil, l’ANEF a présenté aux partenaires institutionnels le projet d’aménagement paysager et récréatif de la forêt urbaine de Sidi Maâfa.

Selon un communiqué de l’ANEF, ce projet vise à concilier la préservation des écosystèmes forestiers et les besoins croissants des habitants en matière d’espaces verts et de loisirs.

S’étendant sur 1.650 hectares, le complexe forestier de Sidi Maâfa représente un patrimoine naturel exceptionnel, jouant un rôle essentiel dans l’équilibre écologique et l’amélioration du cadre de vie des habitants d’Oujda. Cependant, les effets du changement climatique, notamment la sécheresse prolongée, ont entraîné un dépérissement massif des peuplements de pins d’Alep, les rendant vulnérables aux pathogènes et altérant la qualité paysagère et sylvicole du site.

Face à cette situation alarmante, un programme d’urgence a été mis en place par l’ANEF afin d’enrayer la dégradation de la forêt et de restaurer son rôle écologique et récréatif.

Ce programme d’intervention structuré sur trois ans (2024-2026) s’articule autour de trois axes majeurs :

>Lutte contre le dépérissement et préservation du couvert forestier :

>Reboisement et diversification des essences adaptées au climat local :

>Aménagement paysager et valorisation éco-touristique

Barrage Mohammed V : un taux d’avancement de 54% pour les travaux de surélévation

Le Maroc connaît une accélération dans la mise en œuvre de grands projets de barrages, conformément aux directives royales. Actuellement, 16 grands barrages sont en cours de construction à travers le Royaume. Parmi ces projets figure en tête la surélévation du barrage Mohammed V dans la région de l’Oriental, « une étape cruciale pour renforcer la sécurité hydrique et soutenir le développement de la région », souligne le ministère de l’Équipement et de l’eau.

Construit en 1967 sur l’oued Moulouya à environ 55 kilomètres au nord de la ville de Taourirt et à 65 kilomètres au sud de la ville de Nador, le barrage Mohammed V « a joué un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau potable des populations de la région de l’Oriental, ainsi que dans l’irrigation et la production d’énergie hydroélectrique.

Cependant, au fil des décennies, ce barrage a fait face à d’importants défis, notamment une réduction de sa capacité de stockage due à l’envasement. « Sa capacité est passée de 730 millions de m³ à 651 Mm³, affectant ainsi sa capacité à répondre aux besoins croissants en eau ».

Le projet de surélévation et ses objectifs

Pour faire face à ces défis, le projet de surélévation du barrage Mohammed V a été lancé afin de porter sa capacité de stockage à 981 Mm³. Cela renforcera sa capacité à répondre aux divers besoins en eau, notamment pour :

– garantir l’approvisionnement en eau potable pour les habitants de la région ;

– fournir de l’eau pour l’irrigation dans la basse Moulouya, soutenant ainsi le secteur agricole et contribuant à la durabilité de la production agricole ;

– protéger contre les inondations en réduisant les risques de crues soudaines qui menacent certaines zones avoisinantes ;

– produire de l’énergie hydroélectrique, renforçant ainsi les sources d’énergie propre dans la région.

Fact checking. Non, les barrages marocains ne menacent pas la sécurité hydrique algérienne

En mars 2023, la ville de Bechar en Algérie a subi une rupture d’approvisionnement en eau potable, selon la presse algérienne. Grâce à 11 puits forés dans la nappe alentour, les robinets ont pu être alimentés un jour sur trois ou sur quatre.

Le bouc émissaire de cette situation, vous l’avez deviné, c’est le Maroc. Depuis cette date, le répertoire algérien de propagation de la haine contre le royaume s’est enrichi d’une nouvelle expression, « la guerre de l’eau ».

Il faut dire que l’expression est très médiatique et, de ce fait, elle a été reprise largement en Algérie et dans quelques titres internationaux. Dans des forums internationaux consacrés à l’eau, des délégués algériens se sont relayés régulièrement depuis cette période pour dénoncer le supposé assèchement d’un cours d’eau « commun », l’oued Guir, par le Maroc.

Un article paru récemment dans le journal Orient XXI, rédigé par un ingénieur agronome algérien, a remis une couche sur le sujet, en l’habillant d’objectivité. Une objectivité scientifique ou cosmétique, chacun se fera son idée à l’examen des faits. Seuls les faits comptent.

Les accusations de l’Algérie, catalyseur de tensions et source d’illusions

Lors de la 10ᵉ Réunion des Parties à la Convention sur l’eau, tenue à Ljubljana en Slovénie du 23 au 25 octobre 2024, le ministère algérien des Ressources en eau a saisi l’occasion pour formuler des accusations officielles à l’encontre du Maroc, qui « porte volontairement atteinte à la sécurité hydrique de la région » .

« Les régions occidentales et sud-occidentales de notre pays (l’Algérie) subissent les effets négatifs des pratiques de l’État voisin du Maroc, qui perturbent et détruisent les eaux de surface transfrontalières, entraînant des catastrophes environnementales qui ont conduit, en particulier, à la détérioration de la qualité de l’eau du barrage de Hammam Boughrara dans la wilaya de Tlemcen en raison de la pollution de l’eau qui y arrive depuis le territoire marocain, ainsi qu’à une forte baisse de l’approvisionnement en eau provenant de l’oued Ghir (ou Guir) vers le territoire algérien en raison des barrages construits du côté marocain de la frontière, ce qui a entraîné un assèchement systématique du barrage Djorf Torba pendant une longue période sur le territoire algérien », accuse le ministre algérien.

De son côté, l’auteur de l’article d’Orient XXI, qui se présente comme un ingénieur agronome – et qui, par conséquent, devrait être conscient de l’impact des changements climatiques sur l’ensemble de la région –, estime que le problème réside dans le barrage de Keddousa. Selon lui, ce barrage a réduit le débit de l’Oued Guir après son inauguration en 2021.

Quelle est la réalité de la situation dans le barrage de Djorf Torba?

Si l’on prend en compte la population, malgré la grande superficie de l’Algérie, l’urbanisation est concentrée dans la frange méditerranéenne, contrairement aux zones du sud qui couvrent 89 % de la surface du pays mais qui représentent une densité urbaine de moins de 20 habitants par km².

Mis en service en 1973, le barrage algérien de Djorf Torba, d’une capacité de 365 millions de mètres cubes, est l’unique barrage desservant la région de Béchar. Dans l’ouest algérien, le plus grand barrage est celui de Gargar, avec une capacité de 450 millions de mètres cubes. Quant au barrage de Hammam Boughrara, mentionné par le ministre algérien, il dispose d’une capacité de 177 millions de mètres cubes.

Le barrage de Djorf Torba est alimenté par l’Oued Guir qui prend sa source dans le Jebel Timjnatine dans la région marocaine de l’Oriental. L’assèchement depuis quelques années, avant la mise en service du barrage marocain, a causé la mort de milliers de poissons, provoquant une vraie catastrophe, une information vérifiée et qui date du mois de juillet de l’année 2022.

L’examen des images satellitaires du barrage Djorf Torba montre à différentes dates que son niveau connait périodiquement des années de sécheresse où plus du tiers de sa capacité disparait, notamment dans les années de sécheresse, avant qu’il reprenne rapidement son volume normal.

L’hypothèse d’un impact des barrages marocains sur le volume du barrage de Djorf Torba est à exclure. En effet, si cette cause était avérée, le barrage de Djorf Torba n’aurait jamais retrouvé son volume normal après la construction du barrage de Kedoussa au Maroc.

Une photo satellitaire prise au lendemain du discours du ministre algérien, et la situation maintenue jusqu’à ce jour, démontrent que la réalité est différente. Cette observation réfute clairement l’idée d’une influence des ouvrages marocains et suggère d’autres facteurs potentiels à considérer.

Images satellitaires montrant une évolution oscillante des retenues du barrage algérien Djarf Torba.

La cause la plus évidente de la diminution des ressources hydriques dans les barrages est l’évapotranspiration. Ce phénomène, accentué par le réchauffement climatique, peut rapidement réduire les réserves d’un barrage, et son impact s’est intensifié au cours des dernières années dans l’ensemble du bassin méditerranéen, notamment en Espagne, en Italie, en France et de manière particulièrement marquée au Maroc.

Le barrage Al Massira, au Maroc, est construit sur l’Oum Rabii, un des plus grands fleuves du pays. Bien que le cours d’eau soit toujours actif, les réserves du barrage n’ont pas pu se remplir et ne dépassent pas 2% de sa capacité maximale, même dans des conditions optimales. Peut-on, dans la même logique que l’argument algérien, considérer que le barrage Al Massira est asséché à cause des barrages situés en amont ?

Dans le contexte du bassin de l’Oum Rabii, c’est avant tout le manque de précipitations depuis plusieurs années qui empêche le remplissage des barrages. La dernière année pluvieuse significative au Maroc remonte à 2018, date à laquelle les barrages ont pu dépasser la moitié de leur capacité. Depuis, ce n’est plus le cas.

En revenant au barrage de Djorf Torba, l’auteur de l’article explique que Béchar a besoin d’approvisionnement hydrique  non seulement pour l’eau potable et l’irrigation agricole, mais aussi pour des raisons industrielles liées à la construction d’une grande unité de traitement des minerais de fer provenant de la mine de Gara-Djebilet. Entre parenthèses, cette mine est censée être exploitée par les deux pays à 50/50 selon une convention bilatérale, un accord jamais respecté par Alger. En même temps qu’il revendique de l’eau pour la boisson, l’agriculture et l’industrie de Bechar, l’auteur, de profession agricole, s’oppose aux projets agricoles des habitants des provinces d’Errachidia et de Figuig.

Depuis plus de six années, la situation hydrique au Maroc reste préoccupante, en particulier dans les régions orientales où l’agriculture oasienne constitue en grande partie la principale source de subsistance pour les habitants. Face à cette crise, les autorités marocaines s’efforcent de mettre en place des solutions durables, non pas pour attaquer l’Algérie, mais pour garantir l’accès à l’eau potable pour une population qui dépasse 2,2 millions d’habitants dans la région de l’Oriental seulement.

Le ministre algérien a également mentionné le barrage de Hammam Boughrara, situé près de Maghnia, et construit sur l’Oued Tafna. Contrairement au barrage de Djorf Torba, l’Oued Tafna prend sa source dans le Djebel Merchich, près de Sebdou en Algérie, et non au Maroc. La seule relation avec le Maroc se fait via l’Oued Isly, un petit affluent de l’Oued Tafna. Cette accusation, qui n’est étayée par aucune preuve scientifique, soulève une question : comment l’Oued Isly, qui alimente des centaines de parcelles du côté marocain, pourrait-il être pollué par le Maroc en vue de nuire à l’Algérie ?

Le Maroc est-il vraiment coupable ?

L’Algérie compte environ 81 barrages sur son territoire, capables de retenir jusqu’à 8,3 milliards de m³ d’eau. Si l’on considère uniquement les barrages ayant une relation avec le Maroc, on dénombre deux ouvrages, dont la capacité combinée n’excède pas 500 millions de m³.

Outre le barrage de Djorf Torba, un autre barrage, sans aucun lien hydrique avec le Maroc, a également été asséché jusqu’à la dernière goutte. Il s’agit du barrage Ben Khedda, situé près de la ville de Tiaret et qui était construit par la France en 1936.

Son assèchement a d’abord entraîné une dégradation de la qualité de l’eau potable distribuée, puis la suspension de l’approvisionnement en eau potable, provoquant ainsi des protestations violentes de la part de la population de Tiaret.

Situation du barrage Ben Khedda à Tiaret en Algérie

Dans un article du journal Le Monde consacré à cette « crise » , le journal a recueilli l’avis d’un climatologue spécialisé qui a expliqué que la sécheresse extrême a bel et bien débuté en 2022, et ce en raison du dérèglement climatique :

« Cette sécheresse extrême, qui a débuté vers 2022 et qui n’a jamais connu d’interruption, compromet gravement l’approvisionnement en eau, non seulement en Algérie, mais aussi en Tunisie, au Maroc, en Sardaigne et en Sicile » , explique David Feranda, climatologue au CNRS de France.

Il faut enfin préciser que les ressources en eau mobilisées en Algérie ne sont assurées qu’à 33% par les barrages. La majorité de l’approvisionnement repose sur les eaux souterraines, l’Algérie disposant d’une gigantesque nappe fossile dans le désert, connue sous le nom du « système aquifère du Sahara septentrional » qui compte 5.000 points de forage répartis sur son territoire.

L’existence de différends entre pays voisins est chose naturelle et courante dans le monde. Mais il s’agit de savoir gérer ces différends d’une manière pacifique et en se fondant sur les principes du droit international. La propagation de la haine et de la lutte armée rendent le recours à ces mécanismes extrêmement difficile.

La région de l’Oriental se rêve en pôle national de l’IA (Vidéos)

La région de l’Oriental connaît une effervescence dans le secteur de la formation et de la recherche dans le domaine du digital et de l’intelligence artificielle (IA). Après la création de l’Ecole nationale de l’intelligence artificielle et du digital à Berkane, le vice-président du conseil régional de l’Oriental, Alae Berkaoui, annonce la création d’un Centre de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé, dans le cadre d’une convention qui lie la région à celle du Grand-Est en France.

Celle-ci s’ajoute à d’autres projets qui ont été initiés dans le domaine du digital, à l’instar de l’Ecole de codage YouCode qui a ouvert ses portes cette année à Nador dans le cadre d’une convention qui lie la région au ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, au ministère de la Transition numérique ainsi qu’à l’UM6P, et qui vise à moderniser les Maisons de jeunes.

Considérant le capital humain comme « le principal moteur d’une société numérique, innovante et inclusive », Alae Berkaoui a exprimé la volonté de positionner la région comme un pôle d’excellence numérique au niveau national et international, lors de son intervention au Symposium africo-européen sur la gouvernance responsable de l’IA (SAE’IA 2024), le 28 novembre dernier à Oujda. Cela passe, d’après lui, par la création des conditions nécessaires à cette transition, notamment à travers la signature de plusieurs conventions qui soutiennent la recherche, l’innovation, la formation et l’intégration professionnelle dans les métiers du digital.

L’Université Mohammed Premier renforce son engagement envers l’IA et le digital

Au sein du Campus du savoir, relevant de l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda, une école de codage baptisée Zone01 a été inaugurée début 2024. D’après ses responsables, elle est portée par la même équipe qui est à l’origine de la pédagogie « Peer to Peer » adoptée par les écoles 42 (France), 1337 ou encore YouCode.

Zone01 se distingue par le fait d’enchaîner avec un stage professionnel, rémunéré 7.500 DH/mois pendant un an, pour déboucher sur un CDI avec un salaire mensuel de 20.000 DH. La formation est gratuite, et l’insertion professionnelle à ces conditions est garantie grâce à des conventions avec le secteur privé.

Dans ce Campus du savoir, l’école de codage côtoie un fablab équipé de machines et matériels variés qui servent au prototypage et au développement de produits technologiques. À proximité, la Maison de l’IA fait office d’espace de découverte et d’apprentissage des applications et usages divers de l’intelligence artificielle. Elle organise également le Miathon qui incite les étudiants et les jeunes de la région à lancer leur start-up dans les domaines variés de l’IA.

Organisé par l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda en partenariat avec l’UNESCO, le SAE’IA 2024 a permis à l’université de renforcer son positionnement dans les domaines de l’IA et du digital, à travers de nouvelles conventions qui visent à enrichir son offre de formation et de recherche.

Les jeunes de la région innovent et créent des start-up dans l’IA

Le symposium comprenait également un espace d’exposition où des start-up présentaient leurs innovations. Médias24 en a rencontré quelques-unes.

LSTA Technologie est une start-up créée par des étudiants représentant plusieurs établissements de l’UMP d’Oujda. Elle développe des produits et services basés sur l’IA. Après avoir conçu des lunettes intelligentes pour malvoyants, elle a créé une solution qui permet aux entreprises de gérer intelligemment leur stock. Grâce à un système de capteurs RFID, les espaces de stockage sont optimisés, et la gestion des flux de marchandises est facilitée et sécurisée.

Mr Genius est une autre start-up oujdie qui produit localement des robots programmables, dans un objectif éducatif, à l’intention des élèves et des étudiants. Au Maroc, c’est un marché en pleine expansion, tirant parti de la volonté des parents de préparer leurs enfants à cette transition vers les métiers de l’IA. Aujourd’hui, c’est un marché dominé par deux multinationales étrangères. Mohammed Bouziani, fondateur de la start-up, développe une solution purement marocaine, produite actuellement grâce à des imprimantes 3D.

D’autre part, il a conçu un robot avatar prenant la forme d’un homme vêtu d’habits traditionnels locaux, à même d’accueillir les touristes et de leur fournir toutes les informations liées à la région de l’Oriental. Son ambition est de développer davantage ce concept afin que chaque région puisse disposer de son propre avatar pour accueillir et guider les touristes lors de la Coupe du monde 2030 au Maroc.

Des start-up venant d’autres régions du Maroc ont également exposé leurs solutions. Comme DoctorIA de Jad Tounsi, qui a développé une IA qui assiste les radiologues lors de la détection d’anomalies dans les images radiologiques, permettant ainsi de mieux prévenir et soigner les patients.

Zynerator est une autre start-up innovante et fort prometteuse. Son cofondateur Khalid Zouan nous explique comment elle facilite la vie aux développeurs en faisant de la conception d’applications un jeu d’enfant. Zynerator revendique de meilleures performances que celles des leaders internationaux.

Éduquer et communiquer pour garder l’humain au centre du développement de l’IA

L’institut Afriq’IA, fondé par Saïda Belouali, professeur à l’UMP d’Oujda, est un autre établissement qui s’ajoute à cet écosystème. À l’image de son grand frère, l’institut EuropIA, il aura pour mission de fédérer et de communiquer autour de l’IA en mettant l’accent sur l’humain et l’utilisation éthique de ces nouvelles technologies.

Une autre mission de cette nouvelle entité, comme nous l’explique Marco Landi, fondateur d’EuropIA, sera de superviser la création de nouvelles Maisons de l’IA partout en Afrique, avec l’objectif d’éduquer et de stimuler l’apprentissage chez les jeunes autour de l’IA, dans un objectif de développement inclusif.

Il faut dire que le thème principal du SAE’IA 2024 concernait principalement la gouvernance responsable de l’IA, afin de rassurer autour des risques et d’éviter les dérives qui peuvent venir d’une utilisation malsaine de l’IA. Plusieurs sujets ont été abordés comme l’inclusion, la santé, l’éducation et la créativité à l’ère de l’IA.

Dans une discussion avec Hakim Boulouiz, directeur de l’Ecole nationale d’architecture (ENA) d’Oujda, nous abordons quelques-uns de ces enjeux dans les secteurs de l’enseignement et de l’architecture. Des domaines où l’IA prend du terrain et où des questions légitimes se posent sur la créativité et la responsabilité à l’ère de l’IA. La machine va-t-elle remplacer l’architecte ? Où s’arrête l’assistance et où commence le plagiat ?

SAE’IA 2024 a été organisé et soutenu par plusieurs organisations nationales et internationales, dont l’UNESCO, la Commission européenne, la Fondation Anna Lindh et le conseil régional de l’Oriental. Il contribue, selon ses organisateurs, à mettre la ville d’Oujda et la région de l’Oriental dans les radars de la communauté internationale de l’IA et à renforcer ce positionnement.

Gaz naturel : rachat finalisé de Sound Energy Morocco East Limited par Managem

Dans une opération marquant une nouvelle étape de développement du gaz naturel au Maroc, le groupe Managem vient de finaliser l’acquisition de la totalité du capital social de Sound Energy Morocco East Limited pour un montant pouvant atteindre 45,2 millions de dollars américains, annonce Sound Energy dans un communiqué. Cette acquisition porte sur la cession de :

Préalablement approuvé par le Conseil de la concurrence, cet accord a franchi plusieurs étapes majeures avant d’être finalisé. Le groupe Managem, en tant que nouveau propriétaire par le biais de sa récente filiale gaz naturel, deviendra l’opérateur de ce projet et s’engage à financer au moins deux puits : SBK-1 dans la concession de Grand Tendrara et M5 dans celle d’Anoual. Ces puits présentent des perspectives plus prometteuses que le champ TE-5 actuellement en développement, à condition de ne rencontrer aucun obstacle technique lors de leur exploitation. L’objectif de ce deal est de dynamiser et d’accélérer le développement de ce projet gazier.

En contrepartie, Sound Energy continuera d’apporter son soutien à Managem pendant une certaine période, afin d’assurer une transition sans interruption et recevra un paiement de production contingent à la Société et un paiement à la Société des dépenses passées engagées par SEME.

Le financement du projet, pouvant atteindre 45,2 millions de dollars, sera déboursé par tranches au fur et à mesure de l’avancement de ce projet gazier :

(1) Managem verse à Sound Energy 13,06 millions de dollars de coûts antérieurs liés à la concession et aux permis, avec une date d’effet de la transaction au 1er janvier 2022 (finalisé);

(2) Un financement net de 24,5 millions de dollars par Managem pour la participation restante de 20% du Groupe dans le futur développement de la Phase 2;

(3) Une contrepartie conditionnelle de 1,5 million de dollars payable au Groupe au plus tard un an après le premier gaz issu du développement de la Phase 2;

(4) Un financement net de 3,6 millions de dollars pour la participation restante de 27,5% du Groupe dans la zone de permis de Grand Tendrara pour le forage du puits d’exploration SBK-1;

(5) Un financement net de 2,6 millions de dollars pour la participation restante de 27,5% du Groupe dans la zone de permis d’Anoual pour le forage du puits d’exploration M5.

« Il s’agit d’une transaction transformatrice pour Sound Energy, débloquant une valeur significative et nous sommes impatients d’entamer un nouveau chapitre du développement de Tendrara et des activités d’exploration au Maroc », a déclaré Graham Lyon, Directeur exécutif de Sound Energy.

Avancement de la construction de la micro-unité de liquéfaction de gaz naturel (crédit: Sound Energy)

Rappelons que Sound Energy a précédemment annoncé que la première livraison de gaz naturel du Champ de Tendrara est prévue pour juin 2025, en attente de la finalisation de la construction d’une micro-unité de liquéfaction de gaz naturel qui devrait assurer une production annuelle d’environ 100 millions de mètres cubes dans cette première phase de projet.

Fact Checking. Nommé au gouvernement, Omar Hejira a-t-il des démêlés avec la Justice?

Nommé secrétaire d’Etat au Commerce extérieur lors du remaniement ministériel du mercredi 23 octobre, Omar Hejira n’est pas sous le coup d’une condamnation judiciaire. Poursuivi dans une affaire de dissipation de deniers publics, l’homme politique avait été acquitté par la Justice.

La décision d’acquittement remonte au 7 juillet 2023. Elle émane de la Chambre criminelle d’appel de Rabat. Cette juridiction avait réexaminé le dossier après son renvoi par la Cour de cassation qui avait annulé la condamnation de l’intéressé à deux ans de prison par la section des crimes financiers de la Cour d’appel de Fès.

Donc oui, Omar Hejira a bien été condamné, mais cette condamnation a été annulée et il a été innocenté des faits qui lui étaient reprochés.

Dans cette affaire, l’intéressé avait été poursuivi sur la base d’un rapport de la Cour régionale des comptes pointant la mauvaise gestion de la commune d’Oujda qu’il dirigeait à l’époque sous les couleurs de l’Istiqlal. Une dizaine de personnes avaient également été jugées et acquittées, dont Abdenbi Bioui, alors président de la région de l’Oriental, aujourd’hui impliqué dans une vaste affaire de trafic international de drogues.

Le Conseil de la région de l’Oriental approuve un budget de 772,5 MDH pour l’année 2025

Lors de cette session, il a été procédé à l’adoption du projet de budget pour l’exercice 2025, qui prévoit des recettes estimés à 772,5 millions de DH et des dépenses de fonctionnement d’environ 235 MDH, alors que l’excédent prévisionnel devrait s’établir à plus de 537,5 MDH.

Les membres du Conseil ont également approuvé des projets de conventions de partenariat relatives à la mise en œuvre de programmes d’appui aux activités génératrices de revenus au profit des femmes en situation difficile et des personnes en situation de handicap dans la préfecture d’Oujda-Angad et les provinces de Driouch, Nador et Jerada, avec une enveloppe financière de 24 MDH.

Le Conseil a de même approuvé une convention de partenariat visant la réalisation de projets de généralisation de l’approvisionnement en eau potable des zones rurales de l’Oriental au titre de la période 2024-2026. Ces projets, pour lesquels un montant estimé à 100 millions de DH est alloué, englobent la réalisation de forages d’exploration et d’exploitation et leur équipement en matériels de pompage, des panneaux solaires et leurs accessoires, des réservoirs, des fontaines et des structures techniques.

La session ordinaire a été marquée aussi par l’approbation d’un projet de convention de partenariat pour la réutilisation des eaux usées traitées de la ville de Taourirt dans l’irrigation des terres agricoles (52 Ha) et des espaces verts (64 Ha), en plus de la réalisation du projet de protection contre les inondations à l’échelle de la province de Guercif financé par le Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles, pour un montant de 26 MDH.

Economie sociale et solidaire

Les membres du conseil ont par ailleurs examiné et approuvé des projets de conventions de partenariat concernant l’appui à la création d’une unité industrielle dans la province de Nador, l’implantation d’une entreprise dans la zone franche du port de Nador West Med, et une autre dans la zone d’accélération industrielle de la technopole d’Oujda.

Ils ont également approuvé un projet d’accord de coopération et de partenariat portant sur l’accompagnement des acteurs du secteur de l’économie sociale et solidaire, et un autre visant la contribution au financement d’un programme d’appui dans le domaine de l’économie sociale et solidaire au niveau de la région pour la période 2024-2027, en plus de projets de conventions de partenariat pour soutenir des projets de coopératives et leurs fédérations annoncés en 2022.

De même, ont été approuvés des projets de conventions de partenariat pour la construction et l’équipement de complexes culturels dans des provinces de Nador, Guercif, Taourirt et Berkane pour un investissement qui s’élève à 135 MDH.

Deux liaisons aériennes internes

Dans le domaine du transport et de la mobilité, le Conseil a approuvé deux projets de conventions de partenariat entre la région de l’Oriental et Air Arabia pour programmer des vols intérieurs entre les aéroports de Nador El Aroui et d’Oujda-Angad et l’aéroport de Rabat-Salé, ainsi qu’un projet d’accord de partenariat relatif à la réalisation de l’étude de préparation d’un plan de mobilité durable à Berkane.

La session a connu aussi l’examen et l’approbation de projets de conventions de partenariat et de coopération entre la région de l’Oriental et ses partenaires de régions africaines. Le but est de renforcer les capacités, équiper et mettre en service des centres de formation, et ce dans le cadre du Fonds africain d’appui à la coopération décentralisée internationale (FACDI) des collectivités territoriales.

(Avec MAP)

Mohamed Bouarourou succèdera à Abdenbi Bioui à la présidence de la région de l’Oriental

Mohamed Bouarourou a été désigné par consensus par les coordinateurs des trois partis de la majorité au niveau de la région.

Les candidatures pour la présidence du conseil régional de l’Oriental ont été ouvertes par le wali jusqu’au 1er juillet 2024.

Selon nos sources, depuis l’arrestation de l’ancien président de la région, celle-ci est gérée par le bureau du conseil régional. Toutefois, le pouvoir de signature a été délivré à Omar Hejira, premier vice-président de la région, par les autorités gouvernementales concernées selon les lois en vigueur.

La session ordinaire du conseil de la région de l’Oriental, prévue initialement les 1er et 4 juillet, a été reportée jusqu’à l’élection d’un président.

Report de la session de juillet du conseil régional de l’Oriental jusqu’à l’élection d’un président

Lors de la séance d’ouverture de cette réunion, qui s’est déroulée en présence du wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda, Mouad Jamaï, il a été procédé à l’approbation, à l’unanimité des membres présents, de la proposition du report de l’ensemble des points à l’ordre à la prochaine session, qui sera convoquée par le président élu en compagnie des membres de son nouveau bureau.

La wilaya de la région de l’Oriental avait annoncé l’ouverture des candidatures (27 juin-1er juillet), pour l’élection du nouveau président de la région, à la suite de la vacance du poste.

Le président de la session ordinaire du conseil pour le mois de juillet, Mohamed Moknif, a indiqué que la conjoncture que vit la région « nécessite la mobilisation des efforts pour traverser cette phase délicate avec succès, et ce, en faisant preuve de sérieux et de responsabilité et en érigeant l’intérêt supérieur de la région en base de l’action du conseil ».

Figuraient à l’ordre de cette session l’examen et l’approbation de plusieurs projets de conventions de partenariat touchant à différents domaines.

Il s’agit notamment du projet de contrat d’exécution de la feuille de route touristique de la région, et des projets d’amendement des conventions de partenariat portant sur le développement de la station touristique de Saïdia et des médinas d’Oujda, Figuig et Debdou, outre la création et l’activation d’un mécanisme de soutien aux investissements et aux petites, moyennes et très petites entreprises touristiques de la région, et le développement d’un outil de soutien aux investissements pour réaliser de nouvelles unités hôtelières, infrastructures et équipements sportifs.

(Avec MAP)

Un nouvel abattoir de viandes rouges à Taourirt

A l’occasion de l’ouverture de la 2e édition du Salon de l’industrie de transformation agricole de Taourirt, du 14 au 19 janvier, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohammed Sadiki, a lancé plusieurs projets, samedi 14 janvier. Parmi eux, les travaux de construction d’un abattoir moderne de viandes rouges.

Cet abattoir répond à la nécessité de doter la région de l’Oriental et la province de Taourirt d’ »un abattoir moderne afin de promouvoir le secteur de l’élevage« , affirme le département de l’Agriculture dans un communiqué.  

L’objectif est aussi d’améliorer les conditions d’hygiène et sanitaires pour l’abattage, en vue de maintenir la qualité et de valoriser les produits de viande rouge, pour ensuite les commercialiser au niveaux provincial, régional, national et international. Il s’agit aussi d’accroître le revenu des éleveurs et de créer de l’emploi. 

Par ailleurs, une convention de partenariat a été signée entre le ministère de l’Agriculture, la province de Taourirt et l’Institution de coopération entre les communes. Une convention-cadre pour le partenariat et la coopération a également été paraphée.

Cette convention porte sur l’exécution des projets de réhabilitation, de modernisation et de reconstruction des souks hebdomadaires. Elle vise aussi à promouvoir les produits du terroir dans les communes de l’Oriental.

Nouvelle piste rurale de 6,5 km

Dans le cadre du programme de désenclavement des exploitations agricoles, le ministre de lAgriculture a inauguré la piste rurale « Lakrarma », reliant la route régionale n°14 et « Kasbat Moulay Ismail », sur une longueur de 6,5 km.

Située dans la commune d’Ahl Oued Za (province de Taourirt), cette piste entre dans le cadre du Programme d’aménagement et de revêtement des pistes agricoles dans la province (2019-2022).

« Ce programme a pour finalité de désenclaver la population rurale, de faciliter l’accès aux services de base et d’améliorer les conditions de vie de la population », souligne le département de l’Agriculture. Ce dernier a, par la même occasion, donné le top départ du Salon régional de l’industrie de transformation agricole de Taourirt.

Efficacité hydrique et résilience climatique

La deuxième édition du Salon régional de l’industrie de transformation agricole de Taourirt sinscrit sous le thème de « l’Industrie de transformation agricole : valorisation des ressources hydriques et efficience de l’investissement ». Dune superficie de plus de 4.000 m², ce salon prévoit la participation de 110 coopératives agricoles des différentes régions du Royaume, en plus de près de 40 exposants professionnels.

Si lévènement vise à créer une dynamique économique dans la province de Taourirt en particulier, et dans la région de l’Oriental de manière générale, l’objectif le plus urgent est de mettre en avant la composante eau et de prendre conscience de son importance.

« C’est lune des priorités des stratégies de développement, avec la nécessité d’atteindre l’efficacité hydrique pour gagner en résilience face aux aléas climatiques et dassurer la pérennité du développement agricole », assure le ministère de l’Agriculture.