Un nouveau schéma directeur pour repenser l’aménagement urbain de l’axe littoral Fnideq-Tétouan

Après le lancement du SDAU du Grand Tanger, c’est au tour de la bande littorale méditerranéenne, entre la province de Tétouan et la préfecture de M’diq-Fnideq, de faire l’objet d’un nouveau projet de schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU).

Ce projet d’aménagement s’étend sur une superficie de 1.080 km² et concernera une population de 799.543 habitants de 17 communes (5 communes de la préfecture de M’diq-Fnideq et 12 communes de la province de Tétouan). Il devrait particulièrement décider d’ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisation et déterminer de nouveaux choix pour catalyser un développement socio-économique de ce territoire stratégique avoisinant la ville de Sebta.

Avec un coût global de 4,8 millions de dirhams, la mise en œuvre de ce SDAU devra intervenir dans un délai total de 20 mois suivant l’attribution du projet.

Carte des communes concernées par ce projet de schéma directeur

En effet, le territoire concerné fait face à plusieurs dysfonctionnements actuels qui se résument notamment dans les disparités socio-économiques et l’enclavement de l’arrière-pays, le faible impact des grands projets structurants et la pression urbaine ainsi que les déséquilibres spatiaux, les habitats inadaptés et plusieurs problématiques foncières

Afin de répondre à ces problématiques, le projet conçu devrait présenter des solutions concrètes et durables en tenant compte de l’équilibre naturel à préserver, et ce à travers un nouveau dessin territorial fonctionnel qui facilitera la convergence des approches sectorielles et la prise de décisions stratégiques.

En sa qualité d’outil réglementaire de planification urbaine, ce nouveau projet doit s’orienter autour des recommandations du Nouveau Modèle de développement (NMD), des principes de la bonne gouvernance territoriale, et s’atteler à déchiffrer les obstacles et les opportunités en exploitant les nouvelles approches des NTIC qu’offrent la Data Science et l’intelligence collective

La préparation du projet de ce plan se basera sur une analyse territoriale du périmètre du SDAU qui doit nécessairement faire ressortir de nouvelles solutions d’aménagement urbain d’intérêt économique, catalyseur de projets d’investissements.

Elle devrait intégrer une analyse spatiale et socioéconomique approfondie incluant l’impact d’événements majeurs passés et futurs, dont l’impact de la pandémie de COVID-19, les nouvelles tendances démographiques relevées par le dernier recensement de la population de 2024 et les retombées de l’organisation de la Coupe du monde 2030

Parmi les options stratégiques pour catalyser le développement de cette zone, l’organisation de la Coupe du monde 2030, avec Tanger comme l’une des villes hôtes, constitue une opportunité majeure pour l’ensemble de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

La bande littorale entre Oued Laou et Ras Leona (Belyounech) présente une complémentarité fonctionnelle avec Tanger. Elle se distingue par la diversité de ses milieux naturels et offre de fortes potentialités de développement qui n’ont pas encore été pleinement exploitées. Il s’agit donc, à travers cette organisation, de renforcer les infrastructures, d’améliorer la qualité et la capacité des services de transport, et de stimuler l’attractivité économique et touristique de cet axe stratégique.

Tout au long de l’élaboration de ce SDAU, l’agence urbaine de Tétouan a fait le choix judicieux et innovant de privilégier la participation citoyenne, et ce, avant même la phase juridique de l’enquête publique. Pour cela, une page web destinée à recueillir les avis, attentes et besoins des différentes catégories de la population sera déployée dès le lancement des études.

La région Tanger-Tétouan-Al Hoceima se dote d’un observatoire d’intelligence territoriale

La rencontre a rassemblé les membres du conseil régional, les représentants des partenaires institutionnels, les services extérieurs ainsi que les représentants des instances consultatives du conseil.

Un observatoire à vision prospective pour accompagner les transformations régionales

La création de cet observatoire répond à la dynamique démographique et à l’ouverture croissante de la région sur les chaînes de valeur mondiales, précise dans un communiqué la direction générale des services de la région TTA. Il se positionne comme « un levier stratégique pour soutenir le développement multisectoriel et renforcer la compétitivité territoriale », en harmonie avec les orientations du schéma régional d’aménagement du territoire 2021-2046.

Conçu comme une entité consultative reposant sur une méthodologie scientifique et prospective, poursuit la même source, l’observatoire vise à « surveiller les dynamiques ayant un impact territorial, produire des informations stratégiques à forte valeur ajoutée et soutenir la prise de décision ». Il œuvre également à renforcer la coopération entre les acteurs publics pour « promouvoir une gouvernance participative et efficace à l’échelle régionale ».

Axes stratégiques intégrés et approche de gestion agile

L’Observatoire organise son action autour de trois axes principaux :

Ses activités s’articulent autour de quatre domaines clés :

L’Observatoire adopte une approche dynamique de développement continu, reposant sur une structure organisationnelle agile, un programme de renforcement des compétences, l’intégration des dernières innovations technologiques et une évaluation régulière de la performance pour assurer l’atteinte des objectifs et la durabilité de l’efficacité opérationnelle, conclut-on.

Plateforme de réserves de première nécessité de la région TTAH : 100 MDH pour la construction de 4 entrepôts

Un nouveau marché du projet de plateforme de réserves de première nécessité de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima vient d’être attribué par la wilaya de la région à la société Benelhou Frères.

Ces travaux de construction vont coûter un peu plus de 100 MDH et l’offre de la société Benelhou Frères a été jugée « économiquement la mieux-disante ».

Jet Contractors, qui a soumissionné pour le même marché, avait fait une offre de plus de 110 MDH.

La plateforme régionale de réserves de première nécessité de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima sera construite dans la ville de Tanger, plus exactement à Douar Daidaât.

Après les dernières pluies, une saison agricole « prometteuse » dans le Nord

Les précipitations abondantes enregistrées au cours du mois de mars laissent augurer une bonne saison agricole, a indiqué la Direction régionale de l’agriculture à Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

La pluviométrie moyenne dans la région durant la saison agricole 2024-2025 a atteint, jusqu’au 20 mars, environ 500 mm, soit une hausse de plus de 50% par rapport à la même période de la saison précédente, a fait savoir la Direction dans un communiqué, notant que les niveaux les plus élevés ont été enregistrés dans les provinces d’Ouezzane (716 mm), Chefchaouen (691 mm), Tanger-Assilah (592 mm), Tétouan (432 mm), Larache et Al Hoceima (406 et 152 mm, respectivement).

Ces précipitations ont eu un « impact très positif sur le déroulement de la saison agricole actuelle », notamment sur l’état général des cultures d’automne et d’hiver (céréales et légumineuses), des plantes sucrières et des légumes, ainsi que sur la croissance des arbres fruitiers et l’amélioration de la qualité de ces fruits, en plus de l’amélioration du couvert végétal dans les zones pastorales. Cela contribuera à augmenter les réserves fourragères pour le bétail, ainsi que les légumineuses, le fourrage et toutes les cultures connues dans la région, comme les olives, les agrumes et les roses, en plus de créer des conditions favorables pour les cultures de printemps, a ajouté la même source.

Les récentes précipitations enregistrées dans la région, en février et mars, ont également entraîné une amélioration de la nappe phréatique et une augmentation des retenues des barrages.

En effet, le taux de remplissage des barrages a enregistré une hausse considérable, atteignant, jusqu’au 20 mars, plus de 96% pour le barrage Oued El Makhazine, 21,8% pour le barrage Dar Khrofa et 100% pour les barrages de Chefchaouen et de Charif Al Idrissi à Tétouan.

Une aubaine pour les cultures céréalières et légumières

Par ailleurs, les précipitations des trois derniers mois ont bénéficié à la culture des céréales, avec une superficie semée de plus de 340.000 hectares, en plus de 20.600 hectares dédiés à la culture des légumineuses, 66.140 hectares aux cultures fourragères et 6.733 hectares aux cultures sucrières, a fait savoir la Direction régionale.

En ce qui concerne les légumes d’automne et d’hiver, plus de 32.500 hectares de légumes ont été cultivés, avec un taux de réalisation dépassant les 102%, dont plus de 12.800 hectares de pommes de terre, 200 hectares de tomates et 1.450 hectares d’oignons.

Compte tenu des précipitations importantes enregistrées dans la région en février et mars, la Direction régionale de l’agriculture a mis en place un programme important de cultures de printemps couvrant une superficie de 60.000 hectares, soit une augmentation de 35% par rapport à la saison agricole précédente.

Ce programme comprend principalement les légumes (plus de 18.000 hectares), les céréales de printemps (maïs et riz ; 3.125 hectares), les légumineuses (plus de 20.500 hectares), ainsi que les cultures fourragères (10.375 hectares) et les oléagineux (8.000 hectares).

À cet égard, le Fonds de développement agricole encourage les agriculteurs à cultiver des légumes et à étendre les superficies plantées, à travers des subventions pour l’achat de semences et de plants de tomates certifiés plantés en serre ou en champ, ainsi que de semences de pommes de terre et d’oignons (sélectionnées et régulières).

En outre, environ 35.000 quintaux de semences de céréales d’automne certifiées ont été distribués pendant la campagne agricole en cours à des prix incitatifs.

En ce qui concerne les engrais azotés subventionnés, une quantité allant jusqu’à 150.000 quintaux a été mise à disposition à travers 11 centres de distribution, en maintenant les mêmes prix que la saison précédente et en mettant en œuvre un programme quotidien pour éviter les ruptures de stock.

La région Tanger-Tétouan-Al Hoceima invitée d’honneur de l’IMEX de Madrid

La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima sera l’invitée d’honneur du Salon international des affaires et du commerce extérieur (IMEX), accueillant la 6ᵉ escale des rencontres d’affaires « Doing Business in Tangier-Tetouan-Al Hoceima Region ».

Cet événement rassemblera des hauts responsables et des acteurs économiques majeurs, tant au niveau régional que national, notamment le conseil régional, la CGEM TTA, l’ANAPEC, l’AMDIE, TMSA, MEDZ, CEMAES et bien d’autres.

L’événement comprendra un pavillon dédié aux atouts de la région, ainsi que des conférences thématiques portant sur ses potentiels économiques, les mécanismes d’incitation et le cadre réglementaire et fiscal. Des success stories seront mises en avant et des rencontres B2B seront organisées entre les acteurs économiques de la région et leurs homologues espagnols afin de renforcer les partenariats et les synergies entre les deux territoires.

Cette initiative se veut une plateforme stratégique mettant en valeur les secteurs phares de la région, notamment l’automobile, l’offshoring, la logistique, les énergies renouvelables, le tourisme et l’agro-industrie.

Cette rencontre constituera une opportunité unique pour promouvoir les atouts d’investissement et l’offre territoriale de la région, ainsi que les mécanismes d’accompagnement et d’incitation proposés par l’écosystème régional, en complément du nouveau cadre incitatif national offert par la nouvelle Charte de l’Investissement.

L’événement s’adresse aussi bien aux investisseurs espagnols qu’à la diaspora marocaine en Espagne souhaitant entreprendre dans leur pays d’origine.

Plateformes régionales de réserves de première nécessité : attribution de nouveaux marchés pour TTAH et Souss-Massa

C’est officiel. Les travaux de construction de la plateforme régionale de réserves de première nécessité de Souss-Massa ont été confiés au groupement ESE Oukhaf de construction et Soketradoz. Il s’agit du lot portant sur les gros œuvres et la charpente métallique, dont le coût a été arrêté à 85 millions de DH.

Pour rappel, d’autres marchés restent à attribuer pour la plateforme de cette région. Il s’agit, entre autres, des :

– travaux de voirie, réseaux divers et aménagement extérieur (560.000 DH) ;

– travaux d’électrification 2e catégorie (2,6 MDH) ;

– travaux de voirie, réseaux divers et aménagement extérieur (37,3 MDH).

La plateforme de cette région se situera dans la commune de Drarga, préfecture d’Agadir Ida-Outanane, au niveau de la forêt M’seguina.

La maquette de la plateforme régionale de Souss-Massa.

Pour la plateforme régionale de réserves de première nécessité de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, dotée d’un budget global de 110 MDH, on apprend que le lot portant sur les terrassements généraux et les aménagements extérieurs a été remporté par GTR (Grands Travaux Routiers), pour 28,4 MDH.

Les travaux de ce lot englobent la voirie, l’assainissement, les réseaux, les aires de manœuvres, le parking… Cette plateforme sera construite dans la ville de Tanger, à Douar Daidaât.

Dans un avenir proche, le ministère de l’Intérieur (wilaya de la région) devra trancher au sujet d’un second marché qui a trait à la construction de 4 entrepôts et d’une administration, pour plus de 90 MDH.

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Tanger-Tétouan-Al Hoceima : un budget de plus de 900 MDH pour l’année 2025

Lors de cette session, présidée par Omar Moro, en présence du wali de la région, Younes Tazi, le conseil a approuvé un budget de 904,5 MDH pour 2025, dont 615,918 MDH alloués aux dépenses d’équipement et 288,582 MDH alloués aux dépenses de gestion.

S’exprimant à cette occasion, le président du conseil s’est félicité du bilan à mi-mandat du conseil, dont le rapport sera bientôt publié et présenté lors d’une rencontre avec les élus et les citoyens, notant que ce rapport permettra de rendre compte des avancées réalisées dans la région et de corriger les trajectoires de certaines politiques en vue d’en augmenter l’efficacité, sur des bases de réalisme et de bonne gouvernance.

Les membres du conseil ont, par ailleurs, examiné et approuvé 45 projets et conventions à impact économique, social, culturel et environnemental, annoncés dans l’ordre du jour de la session.

Dans ce cadre, le conseil a examiné et approuvé le projet de convention de partenariat relatif au financement et à la réalisation du programme complémentaire d’approvisionnement en eau potable des communes relevant de la région, ainsi que le projet de l’avenant n° 1 de la convention de partenariat relative au financement et à la réalisation des projets d’approvisionnement en eau potable des centres ruraux et douars de la région.

Le conseil a également examiné et approuvé le projet de convention de partenariat portant sur l’extension du réseau d’eau et la réutilisation des eaux usées de la station d’épuration de Tamuda Bay au profit des espaces verts dans les communes de Tétouan, de Saddina et de Sahtryine, la convention de partenariat relative à l’équipement des zones enclavées et des quartiers sous-équipés en réseaux d’eau potable et d’assainissement à Tétouan, ainsi que la convention visant l’aménagement et la dépollution des dernières tranches des oueds Mghogha et Souani, à Tanger.

S’agissant des infrastructures, le conseil a procédé à l’examen et l’approbation de projets de conventions de partenariat portant sur le financement et la réalisation du programme d’aménagement du centre de la commune de Mokrisset dans la province de Ouezzane, du centre de la commune de Dar Bni Karrich dans la province de Tétouan, de la commune de Rissana Janoubia, dans la province de Larache, ainsi que la réhabilitation et l’aménagement de la commune de Oued Laou (2024-2025), en plus d’une convention de partenariat relative au financement et à la réalisation d’un projet de construction d’un point de débarquement aménagé dans la zone de Diki relevant de la commune de Ksar Sghir (province de Fahs-Anjra).

Projets socioculturels

Le conseil a examiné et approuvé une convention de partenariat relative au traitement des bâtiments menaçant ruine dans la médina de Tanger (2025-2028), un avenant de la convention de partenariat relatif au doublement de la voie de la route nationale n° 2 reliant Zinat (douar Achekrad) et douar Aqoubaa sur une longueur de 21 km, un avenant de la convention de partenariat relative au financement et à la réalisation d’un projet de relogement des habitants des bâtiments menaçant ruine près de l’aéroport Sania R’mel à Tétouan, ainsi que le projet de convention cadre pour la protection et la valorisation de la lagune de Smir à M’diq.

Au niveau de la santé, le conseil a adopté les projets de conventions de partenariat visant à soutenir les patients atteints d’insuffisance rénale, de maladies cardiovasculaires, d’hémophilie, de la maladie cœliaque et les personnes souffrant d’intolérance au gluten, ainsi que des conventions de partenariat relatives au soutien et à la gestion des centres pour les personnes atteintes d’autisme et un centre d’hébergement des patients atteints de cancer, en plus d’une convention de partenariat portant sur l’amélioration des conditions sanitaires des enfants épileptiques dans la région.

S’agissant du volet sportif, les membres du conseil ont approuvé des conventions de partenariat relatives au soutien des clubs et équipes sportives de football, de handball, de basketball, de volleyball, de cyclisme, ainsi que des clubs et équipes de handisport.

Concernant les projets culturels figurant à l’ordre du jour, le conseil a procédé à l’adoption de conventions de partenariat relatives à la dynamisation des centres et institutions sociales de proximité, au soutien des associations organisant des festivals culturels dans la région, à la contribution au capital de la société de développement local « Culture de Tanger », ainsi qu’à l’adoption de son statut, en plus de la création et la gestion du théâtre municipal de Chefchaouen.

Le conseil a par ailleurs adopté deux conventions de partenariat visant à renforcer la liaison aérienne Tanger-Agadir, ainsi que la liaison aérienne Tanger-Nador, en plus de l’adoption de deux conventions de partenariat relatives à la réalisation des travaux d’extension du réseau électrique en dehors du site du centre de formation et d’insertion professionnelle de Larache et de Ouezzane.

S’agissant du volet touristique, le Conseil a approuvé le projet d’avenant de la convention de partenariat portant création et application du programme d’aménagement de la forêt périurbaine Aïn Abid et du parc de la route de Tatoft dans la province de Larache, ainsi que la convention de partenariat portant sur le financement et la réalisation du projet d’aménagement du parc touristique de Bouhachem.

Il a également adopté la modification de la décision n° 92/022 relative à la régularisation de la situation des appartements appartenant au conseil de la région dans la ville d’Imzouren relevant de la province d’Al Hoceima, et à la réalisation des procédures nécessaires pour l’enregistrement des contrats de propriété au registre foncier en faveur des bénéficiaires restants dans le cadre de l’opération de logement.

Les membres du conseil ont, en outre, procédé à l’examen d’une pétition de l’Association Oued méditerranéen pour l’éducation, le développement et l’environnement, relative à l’aménagement du parc forestier Dalia, ainsi qu’à l’examen et l’adoption de l’amendement à la convention portant création du groupement de collectivités territoriales Talassemtane à Chefchaouen, et l’adhésion du conseil régional au groupement.

Au niveau des partenariats, le conseil a examiné et adopté le projet de convention de partenariat pour la mise en œuvre du programme d’action entre le conseil régional et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en France, un mémorandum d’entente avec la région de Basse Saxe en Allemagne, ainsi qu’une convention de partenariat avec le commandement régional de la Gendarmerie royale.

Les opportunités d’investissement dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima exposées à Valence

Organisé en collaboration avec le conseil de la région, la chambre de commerce espagnole à Tanger, le consulat général du Maroc à Valence, la chambre de commerce de Valence, et le Conseil économique Maroc-Espagne (CEMAES), cet événement, auquel participent plus de 300 investisseurs et hommes d’affaires, représentant divers secteurs d’activités tant marocains qu’espagnols, vise à promouvoir les opportunités d’investissement dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

La proximité géographique et les similitudes culturelles mises en avant

Après avoir remercié toutes les parties prenantes à l’évènement « Doing Business Tanger-Tétouan-Al Hoceima », Jalal Benhayoun a, lors de son allocution d’ouverture, mis en lumière l’affinité exceptionnelle entre la région et celle de Valence. « Cette dynamique est soutenue par notre proximité géographique ainsi que par les similitudes économiques, culturelles, environnementales et humaines », a-t-il déclaré. « Nos régions ont uni leurs forces autour de secteurs clés tels que l’industrie, le tourisme, la logistique, le développement durable et les nouvelles technologies, établissant ainsi des partenariats fructueux ».

Le Maroc et l’Espagne partagent depuis longtemps des relations solides, enrichies par une coopération accrue et continue, ainsi que par des échanges culturels et commerciaux fructueux. L’année dernière, ces échanges commerciaux ont atteint un sommet historique de 17,4 milliards d’euros.

Les échanges de bonnes pratiques, les initiatives pour encourager la convergence et l’innovation, ainsi que les événements économiques bilatéraux ne font que consolider davantage ces relations. « Cette coopération renouvelée ouvre de nouvelles opportunités commerciales, favorisant la croissance mutuelle et le renforcement des liens entre nos deux régions dynamiques », a souligné Jalal Benhayoun.

La complémentarité, facteur essentiel de la collaboration économique

Le directeur général du CRI Tanger-Tétouan-Al Hoceima a également mis en avant la complémentarité en savoir-faire, en ressources et en compétences entre les deux régions, conjuguée à un engagement transparent et durable exprimé par les hautes instances des deux pays. « Cette collaboration renforce non seulement nos relations bilatérales, mais génère également des impacts positifs favorisant la stabilité et la prospérité à l’échelon régional et au-delà ».

Les investissements mutuels entre le Maroc et l’Espagne sont également très significatifs. « Les entreprises espagnoles, de plus en plus présentes au Maroc, notamment dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, investissent dans des secteurs clés tels que l‘agroalimentaire, l’automobile, le textile, l’énergie, le tourisme, la logistique et le digital, témoignant de leur confiance et de leur engagement envers notre développement économique, » a précisé Jalal Benhayoun. « De même, les entreprises marocaines investissent activement en Espagne, renforçant ainsi nos liens économiques en créant davantage d’opportunités bilatérales ».

La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima bénéficie d’une proximité géographique exceptionnelle, se situant à seulement 14 km de l’Espagne. « Cela en fait une destination privilégiée pour les investisseurs espagnols, offrant un accès optimal aux marchés marocain, arabe et africain, notamment grâce aux multiples accords de libre-échange dont dispose notre Royaume, » a-t-il expliqué.

Tanger Med, locomotive de l’investissement dans la région

Grâce à la vision éclairée du Roi Mohammed VI et aux chantiers structurants qu’il a impulsés, notamment Tanger Med et ses différentes composantes, l’attractivité de la région a été renforcée par des infrastructures d’accueil de classe mondiale. « Ces infrastructures offrent aux investisseurs une compétitivité accrue, associée à une qualité de vie exceptionnelle, » a déclaré Jalal Benhayoun. « Ces avantages font de Tanger-Tétouan-Al Hoceima une plateforme stratégique pour les entreprises espagnoles en quête de compétitivité, de croissance et d’internationalisation. »

La région se distingue dans des secteurs stratégiques diversifiés et à forte valeur ajoutée, « se dressant fièrement en tant que première plateforme pour le secteur automobile au Maroc, première région en matière de concentration du capital étranger au Maroc, premier hub logistique à l’échelle continentale et deuxième pôle industriel du pays avec une contribution de 17% au PIB industriel national, » a-t-il précisé.

« La création de plusieurs plateformes d’accélération économique, telles que la grande plate-forme industrielle et portuaire intégrée Tanger Med, et la présence d’un écosystème d’investissement extrêmement mature répondant aux exigences les plus élevées des investisseurs internationaux, combinée à une main-d’œuvre hautement qualifiée et disponible à un coût très compétitif, ont contribué considérablement à attirer massivement des investissements internationaux, espagnols en particulier, » a-t-il conclu.

Depuis 2020, les équipes du Centre régional d’investissement ont approuvé et accompagné 1.700 projets d’investissement, totalisant un investissement consolidé d’environ 18 milliards d’euros.

Adoption du plan d’aménagement d’Akchour à Chefchaouen

L’Agence a souligné, dans une note d’information, que le centre d’Akchour, situé dans la commune territoriale de Talambote, recèle de nombreux atouts naturels et environnementaux, qui en font une destination touristique de choix aux niveaux régional et national.

Le site fait partie du Parc national de Talassemtane et connait une forte affluence de touristes marocains et étrangers, d’où la nécessité de couverture en un document d’urbanisme, visant à tirer profit de ses atouts territoriaux et à organiser sa dynamique urbaine, de manière à préserver le cadre naturel et environnemental du centre.

Les services de l’Agence ont ainsi élaboré le plan d’aménagement du centre, afin de réaliser plusieurs objectifs, notamment la mise en valeur de son territoire, le renforcement de sa fonction touristique et la promotion de sa dynamique économique, à travers le soutien des activités commerciales orientées vers la commercialisation des produits locaux, a indiqué la même source.

Ce document d’urbanisme vise également à programmer les services publics et les infrastructures essentielles, pour répondre aux besoins du centre pour les dix prochaines années, améliorer la circulation, préserver les zones forestières et les terres agricoles, et à créer des espaces verts.

(Avec MAP)

« Une Région, Une Entreprise ». À Tanger, les boussoles de FTA Logistics pointent vers la croissance

Bastion industriel et logistique par excellence, Tanger-Tétouan-Al Hoceima revendique en 2021 la stature de 3e pôle contributeur au PIB, derrière les régions Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra. C’est connu : cette région jouit d’une situation géographique exceptionnelle, lui conférant un avantage comparatif indéniable dans le secteur du transport et de la logistique.

La ville de Tanger, chef-lieu de cette région du Nord, abrite plusieurs entreprises leaders dans le secteur très concurrentiel et capitalistique du transport et de la logistique.

L’entreprise marocaine Futur Trans Atlantic (FTA) Logistics, implantée dans la ville du Détroit et employant 287 salariés, s’est fixée l’objectif de doubler ce nombre d’ici cinq ans. Elle fait partie des structures modèles en pleine expansion qui tirent profit du dynamisme économique du pays et de l’attractivité ascensionnelle du complexe portuaire de Tanger-Med.

Il faut dire que Tanger-Med a affiché une belle performance en 2023. Le port a traité plus de 8,6 millions de conteneurs, soit une croissance de 13,4% par rapport à 2022. De plus, 477.993 camions TIR ont été traités en 2023, soit une évolution de 4,1% par rapport à l’année 2022.

Au micro de Médias24, El Mootamid Abbad Andaloussi, directeur général de FTA Logistics, explique les principaux moteurs de la croissance de l’entreprise, qui mise également sur la formation professionnelle.

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Une plateforme logistique bien située

FTA Logistics s’appuie sur des installations adaptées aux différents besoins des professionnels pour faire la différence.

Outre la mise en place de chambres froides avec des températures allant de -22°C à +22°C (avec une capacité de stockage de 500 m² et plus de 200 tonnes), l’opérateur intégré de transport international et de logistique s’est doté d’une plateforme sous douane de près de 19.000 m², d’un port sec de 13.000 m² (avec une capacité de stockage de 840 conteneurs) et d’un parking de plus de 75.000 m². Ce dernier est équipé pour le stationnement de courte et longue durées des remorques, des tracteurs et des conteneurs.

Autre atout de taille : bien connectée au réseau routier de la région, la plateforme FTA Logistics est idéalement située près des zones industrielles de Tanger, à seulement 15 minutes de la zone franche de Tanger (TFZ) et de la zone industrielle de Mghogha, et à moins de 45 minutes du port de Tanger-Med et de la zone logistique Med Hub.

En matière de croissance, FTA Logistics fait mieux que le marché

Au sujet des perspectives de croissance du secteur et de FTA Logistics, El Mootamid Abbad Andaloussi, qui se montre optimiste pour l’avenir, apporte des précisions édifiantes. Selon lui, le secteur du transport et de la logistique a affiché une croissance naturelle de l’ordre de 10% au cours des dix dernières années.

En outre, FTA Logistics, grâce à ses efforts et ses multiples services adaptés aux besoins des exportateurs, des professionnels de l’industrie automobile et des exportateurs de fruits et légumes, affiche en moyenne une croissance de 20%, soit le double de celle du marché.

Tanger-Med, une valeur sûre pour FTA Logistics

Concernant la centralité de Tanger-Med pour l’activité de FTA Logistics, notre source explique : « Tanger-Med, un passage portuaire obligé, nous offre beaucoup d’opportunités de connectivité avec plusieurs ports, avec l’avantage de la proximité avec Algésiras et l’existence des lignes RORO [Roll-On, Roll-Off, des navires dotés d’une rampe d’accès mobile permettant un chargement/déchargement de la marchandise par tractage entre le bord et le quai, ndlr] à grande distance. En clair, le port nous permet de répondre à plusieurs besoins clients en termes de destinations. »

« La région Tanger-Tétouan-Al Hoceima est à la croisée des chemins. Son positionnement sur le détroit de Gibraltar permet aux opérateurs du secteur de capter les flux du Maroc et ceux de l’Afrique subsaharienne. Mais pas seulement, puisque nous disposons d’un service logistique qui capte les flux monde-monde, à l’instar de ce qui se passe à Med Hub, mais à moindre échelle », assure notre interlocuteur.

Pour rappel, en plus des activités de distribution, Med Hub, zone adossée à Tanger-Med et dédiée à la logistique à l’échelle des flux mondiaux, constitue un point de stockage pour une distribution vers d’autres zones franches au Maroc et la mise à la consommation sur le territoire national.

Optimiser le transit time pour limiter l’impact de la hausse des prix du fret maritime

L’insécurité qui prévaut dans la mer Rouge, ayant perturbé le transport maritime avec comme corollaire la flambée des prix du fret maritime, n’est pas sans conséquence sur l’activité de la structure de transport et de logistique.

« L’impact est réel sur l’activité de FTA Logistics, d’autant que l’entreprise est liée avec certains clients par des contrats fixes signés avant les perturbations du transport maritime au niveau de la mer Rouge », soutient El Mootamid Abbad Andaloussi, dont l’entreprise s’évertue à atténuer les méfaits liés à la situation prévalant dans la mer Rouge, par des propositions logistiques multimodales, de nature à optimiser le transit time en faveur des clients.

Une mobilisation du financement auprès d’une kyrielle de partenaires dont Tamwilcom

La branche du transport international et de la logistique est réputée pour être un secteur fortement capitaliste en termes d’investissements. Pour avoir un ordre de grandeur, le prix d’un camion neuf (tracteur routier), utilisé pour le transport de marchandises ou de produits, peut atteindre plus de 1,3 MDH. Notons que FTA Logistics dispose d’un parc d’une centaine de camions.

A la question de savoir comment FTA Logistics parvient à mobiliser le financement nécessaire pour son expansion, son DG répond : « Aujourd’hui, nous avons beaucoup de partenaires financiers qui nous soutiennent constamment et nous font confiance. Tamwilcom est un partenaire de première classe qui ne ménage aucun effort afin d’accompagner FTA Logistics pour la mobilisation du financement nécessaire à ses besoins d’investissement. »

Des travaux d’extension en cours

La structure basée à Tanger a investi pour l’extension de ses locaux, dont les travaux sont en cours. Selon son DG, ce projet permettra à la société de répondre aux futurs besoins logistiques du pays et d’être à même de capter les prochains flux d’un secteur prometteur au regard des grands projets qui se profilent dans le Royaume. Toujours sur le registre financier, il est utile de rappeler que l’entreprise tangéroise fait partie de la 7e cohorte du Programme ELITE de 2020 de la Bourse de Casablanca.

 

Cette initiative a influencé El Mootamid Abbad Andaloussi sur la façon d’ouvrir le capital de l’entreprise, via, notamment le mécanisme d’une introduction en bourse ou d’une prise de participation d’investisseurs (fonds d’investissement). « FTA est arrivée à une maturité pour laquelle il est souhaitable de diversifier le tour de table pour répondre aux besoins d’investissements et de pérennité de l’entreprise », confie-t-il.

Dans l’optique de pallier le déficit de compétences nécessaires pour son expansion, FTA Logistics a misé sur la formation, en mettant sur pied une académie spécialisée dans la formation professionnelle. Cette dernière, qui se base sur l’expérience allemande (cours théorique et apprentissage en milieu de travail), forme des agents logistiques (3e promotion) et des agents d’exploitation (2e promotion), avec le soutien de l’agence de coopération internationale allemande GIZ.

 

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Le conseil communal de Tanger approuve son programme d’action de plus de 24 MMDH

Le programme d’action de la commune, qui constitue un document de référence pour la programmation des projets et activités prioritaires à réaliser dans la commune, comprend 16 programmes et 185 projets, qui nécessitent une enveloppe de 24,661 MMDH, a indiqué la commune dans un communiqué, publié à l’issue de cette session présidée par le maire de Tanger, Mounir Laymouri.

Ce programme ambitieux s’articule autour de 5 axes stratégiques, à savoir « la gouvernance et le marketing territorial« , « le développement culturel et sportif », « la commune ouverte et l’inclusion sociale« , « le développement économique et les initiatives durables« , et « le développement de l’espace urbain et le renforcement de la flexibilité territoriale« .

Les membres du conseil ont, par ailleurs, approuvé la révision et l’amendement de la décision fiscale, afin « d’améliorer l’efficacité et l’équité du système fiscal, de faciliter les procédures fiscales pour les citoyens et les entreprises, et de promouvoir l’activité économique et l’investissement ».

S’agissant du domaine de l’urbanisme et de l’immobilier, le conseil a approuvé 12 points concernant des projets de décisions relatives au retrait de fonciers situés dans les quartiers de Bni Makada, d’Aouama et de Nzaha du domaine public communal pour les intégrer dans le domaine privé communal, en vue de les céder à des particuliers, selon le prix fixé par la commission administrative d’expertise.

Le conseil a également adopté des projets de décisions relatives à l’autorisation à la société Amendis d’acquérir ou d’exproprier des biens immobiliers pour mettre en place et renforcer des transformateurs électriques, construire un réservoir d’eau potable, en plus de l’examen et l’adoption de la nomination d’avenues et de rues, ainsi que la planification de la délimitation des voies publiques.

Les membres du conseil ont, par ailleurs, approuvé, une convention visant à soutenir les programmes d’enseignement au profit des détenus des deux établissements pénitentiaires situés dans la commune de Tanger, et un accord de partenariat pour l’achèvement de l’aménagement et l’équipement du centre de médecine légale à Tanger, ainsi qu’une convention pour la régularisation immobilière relative au projet du centre de santé de proximité au quartier de Mers Achennad, et un accord pour la mise en œuvre du programme de réhabilitation et de renforcement de la protection des forêts contre les incendies.

Ils ont également approuvé l’annexe à la convention relative au financement des opérations de maintenance du système de caméras de surveillance installées dans les espaces publics, ainsi que les équipements électriques.

De même, le conseil a approuvé le projet de cahier de charges pour le soutien des associations sociales, culturelles et sportives, et a examiné une pétition présentée par l’association Mouvement de la jeunesse verte pour la cessation de toute forme d’exécution des chiens errants.

Le conseil de la commune a également examiné cinq projets dans le domaine des installations publiques et des services, portant notamment sur la mise à jour du projet de cahier des charges relatif à l’occupation temporaire des plages de la commune, la réaffectation du marché à bétail de Sidi Hssain, et l’examen du cahier des charges pour l’exploitation du marché hebdomadaire de Sidi Hssain.

Il a aussi examiné une convention de partenariat pour l’implémentation du programme de mise à niveau des quartiers sous-équipés dans la commune et leur intégration dans le tissu urbain (2e tranche 2024-2025), ainsi qu’une convention relative à la ville hôte de la Coupe du monde 2030 « Host City Agreement ».

Plus de 1,26 MMDH pour la valorisation de projets agricoles dans le Nord

Une enveloppe budgétaire de plus de 1,26 milliard de DH a été allouée au financement d’une convention de partenariat relative aux projets agricoles dans le cadre du Programme de développement de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

La cérémonie de signature de cette convention, tenue jeudi 28 décembre, s’est déroulée en présence du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohamed Sadiki, du wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, gouverneur de la préfecture de Tanger-Assilah, Younes Tazi, du président du Conseil de la région, Omar Moro, et du secrétaire général du ministère de l’Industrie et du commerce, Taoufik Moucharraf.

Selon un exposé présenté à cette occasion, l’enveloppe de plus de 1,26 MMDH allouée à ladite convention vise à améliorer les chaînes de distribution des produits agricoles en modernisant les circuits de distribution et de commercialisation à travers l’aménagement, l’équipement et la mise à niveau des infrastructures telles que les marchés de gros, les abattoirs, les souks hebdomadaires et les souks à bestiaux.

Ce partenariat a également pour objectif de valoriser et de commercialiser les produits du terroir à travers la création et l’équipement de nouvelles unités de valorisation, la mise à niveau des unités existantes pour qu’elles soient agréées par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et la mise en place de plateformes de commercialisation des produits du terroir.

Cette convention s’inscrit dans le cadre du Programme de développement de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima 2023-2027 et de la mise en œuvre de la Stratégie « Génération Green ».

Un meilleur rendement de pomme de terre

En marge de la signature de cette convention, le ministre a visité une exploitation agricole de pomme de terre d’une superficie de 5,18 ha dans la commune territoriale de Laouamra, dans la province de Larache, ainsi qu’un entrepôt frigorifique de stockage de pomme de terre d’une capacité de 7.000 T. Ces visites s’inscrivent dans le cadre du suivi de la production de la pomme de terre.

La culture de pomme de terre occupe 14.200 ha sur les 58.900 ha dédiés à la culture maraichère dans la région, soit 24% de la superficie globale cultivée en maraichage. De plus, 60% de la superficie est réalisée au niveau du périmètre du Loukkos, qui dispose d’un potentiel important en matière de terrains agricoles irrigués, en plus de ressources hydriques importantes et d’équipements hydro-agricoles modernes.

Le Loukkos se caractérise également par des conditions climatiques favorables au développement de différentes cultures, notamment les cultures maraichères, les fruits rouges, les cultures fourragères et les arbres fruitiers.

Les superficies annuelles dédiées à la pomme de terre sont autour de 9.000 ha, réparties en deux saisons, la saison d’automne qui s’étend du mois de septembre au mois de février et la saison d’hiver qui s’étend du mois de décembre au mois de mai.

Le ministre de l’Agriculture, Mohammed Sadiki, en visite de terrain dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Il est à noter que la culture de la pomme de terre est localisée principalement au niveau des régions de Rabat-Salé-Kénitra, Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Pour la campagne actuelle, on note une augmentation de superficie emblavée en pomme de terre d’arrière-saison de +12% par rapport à la campagne précédente et une augmentation du rendement moyen de plus de 25% (30 tonnes/ha). Le programme prévisionnel de pomme de terre de saison est de 6.500 ha, avec une production de plus de 300.000 tonnes.

Dans le détail, à l’échelle nationale, la culture de la pomme de terre occupe une superficie moyenne de l’ordre de 57.540 ha (moyenne 2018-2022), soit 25% de la superficie maraichère globale, avec une production moyenne de l’ordre de 1,8 million de T/an.

Cette amélioration du rendement est due, entre autres, à la disponibilité des semences de pomme de terre locales et importées en quantités suffisantes, ainsi que des engrais nécessaires pour la réussite des programmes d’emblavement.

Les travaux d’aménagement de l’agropole du Loukkos bientôt achevés

Dans la commune territoriale de Zouada, dans la province de Larache, le ministre de tutelle a pris connaissance de l’état d’avancement des travaux d’aménagement de l’agropole du Loukkos et du chantier de construction du Qualipole.

L’agropole du Loukkos s’étend sur une superficie de 150 hectares, dont la première tranche couvre 53 ha. Il a pour objectif de structurer le secteur des industries agro-alimentaires, d’améliorer la valorisation des produits agricoles et de renforcer la compétitivité des entreprises agro-alimentaires. 

Il vise également à offrir un environnement propice aux acteurs industriels nationaux et internationaux en leur facilitant l’accès à des terrains adéquats.

Chantier de l’agropole du Loukkos, dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Quant au Qualipôle, il est installé sur une superficie de 2 hectares au sein de l’agropole du Loukkos. Il abritera les laboratoires de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), de Morocco Foodex ainsi que le Centre régional des jeunes entrepreneurs agricoles (CRJEA).

D’un investissement de 97,8 millions de DH, il fournira un large éventail de services de proximité aux entreprises agroalimentaires, notamment la délivrance de certificats d’exportation, les analyses de laboratoire, ainsi que des conseils spécialisés dans le domaine agricole.